Posted in Sensibilisation Violences Conjugales

Sensibilisation Violences Conjugales #5

Au chapitre des violences, on en distingue plusieurs: la violence physique (la plus visible), la violence économique, sexuelle, morale, psychologique, dans certains cas la violence religieuse…

Les coups font mal, les mots font mal et le silence tout autant. Quand je parle de silence, je ne parle pas des quelques minutes ou parfois quelques heures pendant lesquelles deux personnes en conflit ne se parlent pas et boudent dans leur coin, ni du silence consenti entre deux conjoints qui ne souhaitent plus communiquer, ni du silence comme moyen de se protéger face à des personnalités toxiques et dangereuses (cette forme de silence est celle qui est préconisée aux individus qui fuient une relation d’emprise, de violence)

Je parle du silence qui s’impose pour une raison obscure, le silence comme punition parce qu’on a un peu trop souri au voisin de palier ou demander de baisser le son de la télévision au mauvais moment ou oublié de changer les draps, le silence méprisant qui écarte, met de côté, va jusqu’à nier l’existence, la réalité d’une personne.

Je parle du silence qui dure au-delà de quelques heures, qui peut atteindre des jours voir des semaines.

Je parle du silence qui renvoi une personne à l’état d’objet et encore un objet on en prendrait un peu plus soin, un silence oppressant qui vient grignoter tout ce qu’il peut rester d’humanité dans un corps, un silence qui porte atteinte à la dignité.

Je parle du silence qui creuse le lit de la peur à l’intérieur, peur du bruit dans la serrure, peur d’un regard, peur de l’assiette qui tombe par terre, peur de la nuit et des corps qui se rapprochent.

Je parle du silence comme un mur – les mots flottent et se cognent, les maux grandissent. Un silence comme un coup de poing à chaque tentative de dialogue. Un silence qui amplifie une crise.

Je parle d’un silence froid, inquiétant, que rient ne semble pouvoir briser, le silence qui quitte la pièce dans laquelle vous êtes, qui vous ignore dans la rue, qui refuse tout contact, qui prend ce qu’il a à prendre, qui vous tue à petit feu, sans que personne ne se rende compte de rien.

Le silence est un fléau, une violence sourde et muette, qui abîme l’intérieur des êtres et les pousse au bord de l’abîme.

Posted in Tout un poème

Créer demain

Photo by Noelle Otto on Pexels.com

Egrener les souvenirs
Pépites de vie se glissant dans la mer
Gisements de terre
Or, argent, pierres

Temps d’avant gardé
Comme un trésor sacré
Nos voix mêlées

La marée est passée
Vagues, à l’âme secouée
Sable par l’écume ensorcelé

Egrener les souvenirs
Pour faire revivre l’histoire
A la lumière des nuits d’ivoire
Moments d’intense espoir

Dessiner demain
Sans laisser nos mains
Se perdre aux confins
D’une histoire ancienne

Hier fut aux couleurs de l’été
Saison sans faille avérée
Cœurs scellés
Pour le meilleur

La vague a chahuté
Nos corps séparés
Tels des chiens enragés
Lâchées les peurs

Nouveau matin
Perles de pluie sur le chemin
Complicité aux creux des reins
Infatigables créateurs de notre destin

Posted in Carnets de route

Peut-on vraiment TOUT dire à ses ami(e)s?

Crédit Pixabay

Il y a 15 jours, je suis partie en Bretagne pour l’EVJF d’une amie. Une très bonne amie. Nous avons parlé mariage,  il arrive vite, souvenirs et sexe. Et bien oui, si on ne peut pas parler sexe avec ses amies, où va le monde!

Au cours de nos discussions, je me suis quand même demandée jusqu’à quel point on pouvait partager certaines données de sa vie. Est-ce que sur ce sujet il est de bon ton de rester superficiel? Ou peut-on se permettre des confidences un peu plus intimes?

Peut-on dire, par exemple, qu’on se pose des questions sur son orientation sexuelle, qu’on est bi/trans/homo, qu’on pratique l’échangisme, qu’on est fétichiste, que le BDSM n’a presque plus de secret pour nous, que nous fréquentons les clubs libertins? Peut-on avouer que le sexe ne nous intéresse plus, qu’on n’y adhère une fois par mois, par habitude? Peut-on dire qu’on se masturbe une fois par jour, qu’on visionne des films pornographiques? Qu’on trompe son conjoint, qu’on aime un homme (une femme) marié(e), qu’on ne jure que par le polyamour? Peut-on évoquer nos fantasmes, même et surtout les plus osés?

Ou bien tout cela doit-il resté une part cachée de nous? Même pour les plus proches? Devons-nous taire nos préférences pour ne pas gêner? Est-ce une marque de respect? Un manque de confiance? En nous. En l’autre. De quoi avons-nous peur? D’un potentiel jugement? De l’incompréhension? D’un éventuel rejet?

Ou alors, tout simplement, nous considérons que ça ne regarde personne. Mais alors, quand un regard, un mot nous dérange, nous devons resté de marbre et faire comme si. Est-ce la solution?

Qu’en pensez-vous?

Posted in Carnets de route

Au sein du couple, on parle de…

Crédit Pixabay

Il y a quelques mois j’avais réalisé un sondage sur les sujets dont chacun se sentait libre ou pas de parler au sein de son couple. J’avoue que les résultats m’avaient quelque peu surprise. Et pour cause. Sur les 80 votes, le sujet de la sexualité arrive en dernière position, à égalité avec la religion / la politique.

Parler de ses peurs, doutes, angoisses, colères arrive en première position, suivis de près par le travail, la famille, les rêves et aspirations, la santé.

Je n’irai pas jusqu’à dire que la sexualité est la base du couple, toutefois je considère (et cela n’engage que moi) qu’elle est une donnée essentielle. Et clairement un sujet sur lequel il est important de pouvoir communiquer.

Alors dites-moi si vous ne parlez pas de sexualité avec votre partenaire, avec qui en parlez-vous?

Si vous n’en parlez pas avec lui ou elle, pourquoi? Parce que c’est un sujet qui vous met mal à l’aise? Qui le ou la met mal à l’aise? Parce que vous considérez que c’est accessoire, qu’il y a d’autres choses plus importantes qui méritent votre attention?

Ou parce que vous avez grandi avec l’idée que la sexualité est un sujet tabou? Parce que vous vous sentez mal à l’aise avec vos envies, fantasmes? Parce que votre partenaire n’apprécie pas quand vous abordez le sujet?

Dites-moi! Le sujet m’intéresse! Je dirais même qu’il me passionne! Ce n’est pas pour rien que je lui ai dédié un  livre. Je veux comprendre comment quelque chose de si naturel est devenu si problématique. Et surtout pourquoi nous n’osons pas en parler avec la personne qui partage notre vie, notre intimité, cette personne en qui nous devrions avoir confiance (même si ce n’est pas toujours le cas malheureusement et la confiance ébranlée, c’est sûrement le pire cauchemar d’un couple), avec laquelle nous devrions pouvoir nous abandonner complètement afin de nous rencontrer dans cette autre dimension, libérés de tous schémas, barrières, jugements.