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Choisir, mon plus grand dilemme!

On a coutume de dire que c’est bon signe de douter. Peut-être. Moi j’avoue j’aimerais bien avoir quelques certitudes de temps en temps! J’aimerais que dans ma tête tout soit un peu plus clair, que les questions soient moins nombreuses, que mon mental carbure un peu moins.

Je dis souvent que niveau émotion ça part dans tous les sens, c’est souvent vrai. Mais c’est surtout parce que j’ai l’impression de passer mes journées dans le tambour d’une machine à laver. Ça n’arrête pas! J’arrive à me mettre sur pause de temps en temps quand même, mais ça repart aussitôt le frein levé.

Ce n’est pas une surprise, j’ai toujours été comme ça. Sauf dans les moments où je n’avais pas le temps me poser toutes ces questions, en gros les moments moches, où il fallait avancer coûte que coûte. Sauf quand j’ai toute petit. Je vivais dans ma bulle, si bien que ça inquiétait beaucoup les gens, qui se demandaient si ça tournait bien rond dans ma caboche!

Il y a des jours où si je pouvais je m’arracherais le cerveau. Un coup franc et on n’en parle plus!

Je dis que je doute mais le problème c’est pas vraiment ça, le problème c’est que je ne sais pas choisir. Je n’y arrive pas. Tout m’intéresse ou presque et tout me lasse très vite. Je ne m’engage dans rien. A part l’écriture! Je survole tout un tas de sujets passionnants. Je saute de l’un à l’autre. Je me fais l’effet d’un petit oiseau qui va de branche en branche et qui picore ce qu’il trouve inspirant sur son passage.

Pour avoir des idées, j’ai des idées, trop d’idées. Ça mouline la dedans et c’est horrible. J’ai conscience de m’épuiser toute seule! Alors bon, j’avance quand même, comme me le répètent mes proches. Je construis ma vie, je fais des choix, pas toujours censés, mais qui ne me mettent pas particulièrement en danger ! Je n’attends pas au bord de la route que LA réponse me tombe dans les mains comme par miracle!

J’agis avec en toile de fond plein de trucs qui me grignotent jour après jour. Il y a des jours où je le vis bien, d’autres où je me demande quand est-ce que ça va s’arrêter! C’est comme une présence (là ça commence à être flippant). Ou un truc qui bloque. Mais je suis bien incapable de mettre le doigt dessus.

Je tente pas mal de techniques pour apaiser mon mental. Donc je progresse un peu au fil du temps. Dans les moments de fatigue, de tension, quand quelque chose me dérange, c’est reparti pour un tour de piste! Et c’est souvent les mêmes questions qui reviennent. Et c’est toujours très troublant.

Une partie de la solution, je la connais, il serait bon que je change la formulation de mes questions. Alors, peut-être les réponses viendraient, comme par magie cette fois-ci! Et que j’accepte peut-être aussi que c’est ma manière d’être et qu’il me faut apprendre à vivre avec, sans que ce soit aussi handicapant.

Dites moi, vous êtes plein de questions, de doutes vous aussi ou vous n’avez pas le temps d’y penser ou vous n’êtes pas du tout dans ce “trip” malsain (good for you!)?

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Il y a les livres que j’aime, ceux que je n’aime pas et ceux auxquels je ne comprends rien!

Crédit Pixabay

Je ne sais pas donner un avis éclairé sur mes lectures. Je suis binaire, j’aime ou je n’aime pas. Je suis dans un livre ou je n’y suis pas. Je vibre ou je m’ennuie. Une fois la dernière page tournée, j’ai déjà envie de le relire ou bien de l’abandonner.

Certains ont un talent, certains savent dire pourquoi, certains savent manier le verbe avec élégance et donner ainsi envie de lire tel ou tel ouvrage. Comme Nowowak par exemple (non cet article n’est pas sponsorisé! Vous pouvez poursuivre votre lecture!).

Certains savent doser le mystère, dire l’essentiel sans gâcher l’intrigue.

Je ne fais pas partie de ces gens là. Moi je lis et je laisse les autres mettre des mots sur mes coups de cœur. Ils le font très bien. Et sur mes dégoûts aussi.
Je ne sais pas dire qu’une œuvre est mauvaise, aucune ne l’est vraiment, elle n’est juste pas savoureuse à mes yeux. Elle en contentera d’autres.
Je crois à la littérature qui transporte, qui émeut, qui scandalise, qui me fait réfléchir et parfois tout oublier aussi. Je crois aux mots qui me font trembler, aux mots qui hurlent et à ceux qui caressent mon âme comme le ferait une plume d’ange.
J’admire les livres qui me parlent, qui font écho, qui me charment, m’envoutent, aux lignes qui m’invitent à la danse, même si celle-ci me fait parfois tanguer.

Je n’aime pas le mièvre, le trop sucré, le trop noir, le si stylé qu’on finit par s’y perdre.
Je n’aime pas les mots ampoulés, les phrases qui s’éternisent, les parenthèses à rallonge, les fins qui ne collent pas avec le début, les débuts qui sonnent comme des fins.
Je n’apprécie pas les énigmes qui se succèdent et qui font d’un livre un pavé qu’on ne peut pas emporter dans son sac à main, sous peine de se casser les épaules.

Je n’aime pas quitter les personnages d’un livre “chouchou” mais j’ai hâte de larguer ceux d’un livre sans attrait. Je m’attache ou je ne m’attache pas.

Les livres passent et mes goûts évoluent. Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont ces livres que je tiens entre les mains, auxquels je ne comprends rien. Cette bouillie littéraire, ce chinois déguisé, cette suite de mots qui ne veut rien dire. Là, je me sens encore plus vide qu’après un livre “jugé” moyen. Je me sens abusée. Les critiques étaient pourtant élogieuses, l’auteur encensé. J’ai beau lire et relire des passages histoire de voir si, avec un peu moins de fatigue, un peu plus de patience, je peux peut-être capter quelque chose. Et puis, non, c’est le grand flou, le chaos le plus total, l’amertume en bouche. C’est une promesse non tenue qui me fait perdre mon temps, sape mon moral, fait descendre ma jauge d’énergie en un temps record. Soit je laisse tomber, parfois c’est vital, sois je compte les pages avant ma libération – aller au bout on ne sait jamais, pour donner sa chance, parfois les dernières pages sauvent le reste. Pas souvent. Parfois une phrase nous donne de terminer sur une note agréable. Pas souvent.

Souvent, le texte reste un énorme point d’interrogation. Et dire qu’il y en a qui ont aimé! Comment sont-ils faits? Qu’ont ils compris? Pourraient-ils m’éclairer?

Et vous, des titres en tête qui rentrent dans cette catégorie, pas celle du succès énigmatique, mais du texte incompréhensible?

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Choix

Je peux continuer à faire semblant, à me là jouer petite fille sage, qui ne fait pas de vagues. Je peux continuer à me retrancher derrière le passé et ses failles, à ne pas oser.

Ou

Je peux assumer celle que je suis avec mes envies, fantasmes. Je peux oser te dire ce qui se joue à l’intérieur de moi, ce dont j’ai envie avec toi. Je peux d’un coup briser les liens qui m’attachent à une image polie, bien jolie. Et déployer mes ailes.

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Talons Hauts

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Crédit Pixabay

Qu’est-ce que j’allais faire avec des talons ?

J’étais bien assez grande. Tout le monde le disait. Le plat pour une fille comme moi, rien de plus parfait.

En douce, je regardais les femmes en talons, leur démarche chaloupée, la ligne de leurs jambes qui semblaient s’étendre jusqu’au ciel. Je les voyais marcher, pleines d’assurance. Je les trouvais jolies, sensuelles, confiantes, féminines, sexy. Je voulais leur ressembler.

Je fantasmais sur des talons, qui certes me feraient gagner des centimètres superflus, mais m’ouvriraient les portes d’un autre monde, celui de l’élégance, du style.

J’essayais. Puis je revenais inlassablement à mes mocassins, mes ballerines, le summum du classicisme. Je ne pouvais occulter ce côté terre à terre très pratique. Je ressentais toutefois l’envie de m’envoler.

Personne ne me prenait au sérieux. Un plaisir devenait un écart. Tiens, superflu encore une fois. A quelques centimètres du sol, je gagnais en confiance. Je me sentais prête à conquérir le monde. Je devenais audacieuse.

Quand les lumières s’éteignent, imagine-moi, impatiente, t’attendre au coin de la rue. Admire le mouvement fluide de ma jupe qui suit celui de mon bassin. Regarde mon corps, à l’aise, qui oscille entre fièvre et chaos. Je ne suis plus cette petite chose, cette petite fille à qui l’on a toujours répété que les talons il fallait oublier, à qui on a dit dans un sens plus large, ce qu’il fallait faire et être, et qui a toujours obtempéré. Je ne suis plus une femme qui fantasme en se disant que ça lui est interdit. Je suis une femme qui choisit.