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Challenge Ecriture #27 (21.07.2020)

Il y a ceux qui se souviennent et ceux qui oublient. Ceux qui regardent les années passées de rire en rire. Et d’autres pris dans le tumulte des larmes qui perdent de vue la joie. Il y a les naissances et les hypothétiques prénoms. Et les morts, la fin, les trahisons, les secrets qu’on emporte comme autant de frissons.

Il y a ceux des jours francs et ceux des jours sans âme, qui le regard perdu, se demandent comment ou plutôt pourquoi tout s’est passé comme ça. Ils égrainent les départs comme d’autres célèbrent les victoires.

Derrière les regards, les vies et derrière les vies, les choix. Compréhensibles ou pas. Tant qu’on peut rester fidèle à soi. Doit-on vraiment quelque chose à quelqu’un ici-bas?

Une nouvelle vie, comme un émoi. Et la nuit au loin qui emporte les étoiles. Bris de glace sur les pavés. Il y a ceux qui retiennent leur souffle et ceux qui, quoi qu’il en coûte, continuent d’espérer.

Vous pourrez retrouver les participations ici: Cette année là chez Mébul et Chez Josée

***

Les vacances approchent, je ne serai pas présente sur mon blog. Je reviendrai le 11 aout. D’ici là je vous laisse avec quelques idées/ pistes pour les semaines à venir, afin que vous puissiez continuer à vous faire plaisir. Je serai ravie de vous lire à mon retour!

  • Partez d’une couleur de votre choix et décrivez ce qu’elle vous inspire.
  • Fermez les yeux, respirez profondément et prenez la première image qui vous vient à l’esprit. Ecrivez un texte qui part de cette image ou qui l’intègre, de la manière qui vous convient.
  • “Affirmez-vous…pour mieux rentrer dans le moule!” Rédigez un texte en lien avec cette citation.
  • Prenez un livre au hasard, ouvrez le et écrivez la première phrase lue. Ce sera le début de votre texte.
  • Décrivez en détails un plat qui vous fait salivez. Utilisez vos 5 sens pour cet exercice et faites nous rêvez!
  • C’est l’été, on se dévoile, osez un texte qui change de ce que vous avez l’habitude d’écrire!

 

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Toi (et moi)

Crédit Pixabay

Chaque minute de chaque jour, mon coeur s’emballe et mon corps réclame ton corps. Chaque fois une redécouverte de toi, de nous. Le temps file vite, très, trop par moments. Mais nous savons profiter de ce que la vie nous offre.

Je l’écris depuis le début et j’aimerai l’écrire toujours. Je suis en état d’émerveillement permanent. A l’heure où tant de couples éclatent autour de moi, l’heure où l’amour s’éteint, comme la bougie se consume, je prends la mesure de ce que nous partageons, de cette énergie qui nous lie, de ce qui bouscule mes certitudes, nos habitudes, de ce qui nous nourrit jour après jour.

Quand j’écoute le coeur des autres pleurer, je saisis l’ampleur d’une vie sans cette flamme si vive et pourtant si fragile. Je sais qu’on en revient et pourtant, égoïstement, je me demande si j’en reviendrais.

Les jours sans toi sont plein de toi. Nos pensées se télescopent en plein vol. Les saisons s’habillent de nos mains qui se serrent et de nos pas qui s’accordent. Il n’y a pas de maux que tu ne puisses entendre, pas d’émotions que tu ne puisses accueillir, pas de peurs que tu ne puisses apaiser. Je peux être tout avec toi, oser tout. C’est comme si tu avais balisé le chemin pour que je puisse enfin exprimer tout ce que je garde en moi, sans me mettre en danger.

Tout en toi me fait vibrer à une fréquence inédite. Certains parieront sur la chance. Peut-être. D’autres voudront nos mettre dans des cases. Toutes faites. Ce qui compte c’est cette liberté qui nous va si bien, qui nous donne des ailes. C’est pouvoir tout se dire même quand ça fait un peu mal. C’est ne rien prévoir et vivre chaque instant comme en équilibre dans l’espace temps.

Je ne crois pas en ces promesses que l’on se fait, en ces projets qui portent un peu trop loin pour moi. Je crois à ce qu’on se donne, là, aujourd’hui, à ce que l’on construit au quotidien, à la force des sentiments qui nous lient, à cette impression furtive de saisir l’essence du sublime de la vie.

Pour hier, aujourd’hui et demain: Merci! Le reste nous appartient…

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Cette Tyrannie qui nous fait du mal

Ce weekend j’ai appris un nouveau mot: La Happycratie ou la Tyrannie du bonheur.

Et ça a fait écho immédiatement.
Pas besoin d’aller chercher bien loin. C’est la nouvelle injonction à la mode. Et si la quête du bonheur, du plaisir, de la joie est saine en soi, ne réduire nos vies qu’à cela me parait dangereux. D’ailleurs, le monde n’a jamais été aussi mal et vide de sens. Regardez autour de vous et dites moi combien vous voyez de gens vraiment bien dans leur peau et dans leurs pompes? Hors mise en avant de leur vie “parfaite” sur les réseaux sociaux.

Est-ce que les gens respirent vraiment la douceur de vivre? Est-ce que vous sentez les gens en phase avec leurs choix, leurs émotions, leur vie tout simplement?

Nous naissons tous avec une personnalité qui nous est propre, un environnement familial particulier, un arbre généalogique, un passif qui n’est pas le nôtre mais que nous portons quand même. Nous grandissons avec nos blessures, nos traumatismes, nos joies, nos peurs, nos réussites, nos goûts, nos valeurs, nos idéaux, nos programmes. Nous connaissons des hauts, des bas. Nous nous arrangeons chacun avec notre bagage. Nous sommes tous à différents instants de nos vies. Il n’y a pas un modèle, un moule. Ce qui est applicable à l’un ne le sera pas forcément à l’autre. Nous avons chacun notre propre carte du monde. Et celle ci n’est compréhensible par personne d’autre que nous.

Alors le bonheur là dedans, le bonheur tel un étendard, qu’il faut appliquer comme de l’Arnica sur une plaie. Dépasser ses blessures, prendre confiance en soi, aller de l’avant, faire le deuil, pardonner, vivre l’instant et j’en passe. Sur le papier c’est très joli. Et je suis la première à dire que c’est important, chaque jour faire un pas vers soi, vers un mieux-être qui nous correspond davantage.

Copie de Pour Pinterest

Toutefois à l’excès cela met une pression sur les gens. On nous gave comme des oies. On nous dit de s’affranchir des “il faut” mais on nous en re-balance autant dans l’autre sens. Ce culte du bonheur c’est presque comme une secte. On saute à pieds joints dans “ce n’est qu’une question de volonté”! Et on entraîne les autres dans notre course un peu folle, qui au final ne fait que nous éloigner des problèmes, des difficultés sans les résoudre.

Oui, méditer ça fait du bien. Oui faire attention à ses pensées et ses paroles c’est important. Oui prendre soin de soi, de sa santé c’est essentiel. Oui les soins énergétiques, les fleurs de bach, l’aromathérapie, la lithothérapie, le yoga, lire, dessiner, marcher en pleine nature, rire, entre autres, ce sont des aides précieuses sur le chemin.

Des aides, pas une baguette magique. On devient boulimique, sans s’en rendre compte (et je parle en connaissance de cause). On absorbe tout ce qu’on peut en la matière. Mais ça n’apaise qu’en surface. On ne règle rien. On fuit plutôt, toujours un peu plus loin. On finit par avoir du mal à vivre les coups de blues, les moments d’angoisse. On finit seul avec ses émotions un peu trop lourdes à porter. En regardant autour, le mot “bonheur” clignote, on se demande pourquoi, nous, on n’y arrive pas. Alors pour certains ce sera juste un passage à vide avant de remonter à la surface, pour d’autres ce sera plus dramatique.

On n’échappe pas à ce qu’il faut régler. Alors oui, ça revient, un peu trop souvent parfois. Alors oui, il faut peut-être se faire aider pour mieux se comprendre, mieux s’accepter. Nos chemins de vie ne sont pas linéaires. C’est utopique de le croire. C’est dangereux de vouloir à tout prix rayer les difficultés, mettre un voile sur les épreuves. Le boomerang revient toujours.

Je veux me souvenir et je souhaiterai que vous vous en souveniez aussi, qu’on a le droit de ne pas être au top 365 jours par an, qu’on a le droit d’avoir mal, peur, d’être en colère, d’être nostalgique ou d’avoir envie de baisser les bras, qu’on a le droit de se sentir fragile dans le creux de la vague et fort une heure après, que nos parts d’ombres existent, même si elles ne sont pas accessibles facilement, que nos failles sont réelles, que nous pouvons connaître de grosses crises existentielles et toutefois être heureux, que seul le Sage est au-dessus de tout ça. Nous n’en sommes pas encore là!

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On ne guérira jamais toutes nos blessures (et c’est ok)

Crédit Pixabay

Au moins dans cette vie. C’est un leurre de le penser, à mon avis. Sauf bien entendu, les grands sages. Mais je n’en suis pas là!

Nous avons déjà tant de vies derrière nous et peut-être autant devant. Doucement nous cheminons vers une libération totale. Chacun à son rythme. Qui dit blessure ne veut pas dire que nous n’accéderons jamais au bonheur loin de là! D’ailleurs nous n’avons pas à aller vers lui, il est déjà là. Il suffit de lui ouvrir nos bras. Nos blessures nous font grandir, à chaque instant.

Fut un temps où j’avais beaucoup de mal à faire face dès que quelque chose ressortait, à l’occasion d’un événement, d’un échange, d’une rencontre. Je me sentais incapable, inadaptée. Je plongeais dans les abîmes pour mieux m’écorcher. L’auto-destruction était mon arme préférée. Se faire mal encore un peu plus. Avant de remonter et d’oublier complètement ce passage à vide, toutefois très déstabilisant. 

Nos blessures se rappellent à nous, quand nous sommes prêts à les travailler, à les intégrer, à les guérir.

Il y a quelques mois à peine, l’annonce d’une naissance me laissait avec un sentiment de malaise que je ne comprenais pas. Ce moment de “pure joie” était teinté de mélancolie. Je n’arrivais pas à me réjouir! Le deuil du deuxième enfant j’en ai souvent parlé ici. Mais était-ce mon deuil à moi ou celui des autres? J’ai grandi avec “un enfant unique c’est criminel!” Ça marque je peux vous le dire. Il m’a fallut accepter que je n’aurais pas d’autre enfant, que c’était mon choix, que mon choix n’était pas égoïste, qu’il convenait à ma vie et à mes envies. Je ne me justifie plus quand la grande question s’invite dans la conversation. Et elle s’invite encore souvent!!

Aujourd’hui, quand une blessure se manifeste, je me demande ce qu’elle a à me dire. Ma vision a changé. Je la laisse venir, je la laisse me parler, ça prend le temps que ça prend. Je la laisse me transformer. Ce n’est pas toujours une partie de plaisir, ça me fait encore mal. C’est un peu normal puisque ça vient toucher une partie de moi, vulnérable. Mais je me bats beaucoup moins contre moi-même, j’économise mes forces et mon énergie. 

C’est le “mariage” qui vient me pousser dans mes retranchements. Dès qu’il y a malaise chez moi (c’est mon signal), je sais qu’il y a un truc qui coince et qu’il va falloir aller regarder ça de plus près. Je pourrais me dire que ça va passer mais je sais que ça ne va pas passer. Et puis si ça se présente, là, autant y aller. Reculer pour mieux sauter n’est plus un adage qui me convient. J’en ai trop fait les frais!

Pour le moment je n’ai que des questions.
Est-ce lié à moi, à mon propre mariage? Il ne fallait pas être devin pour savoir qu’il était voué à l’échec! Et heureusement d’ailleurs!
Est-ce parce que le mariage au final ça ne me dit rien, ça me crée plus d’angoisse que de plaisir? Là encore c’est très personnel et sûrement lié à mon histoire familiale.
Est-ce l’idée de ne pas vouloir la même chose que les autres qui me dérange? Ou bien encore cette histoire de norme, de moule? Je suis assez forte pour laisser mon mental faire son travail de sape en sourdine!
Est-ce lié à ma vision du couple? Ma vision de la vie à deux? Mon choix de vivre seule? Encore une fois c’est très personnel. 
De ne pas pleinement assumer mes choix de vie? On se rapproche de la vérité je pense…

Beaucoup de questions, qui trouveront leurs réponses en temps voulu. Je ne presse rien. J’accueille pour le moment. Tout en me rappelant que chacun fait ses choix en fonction de sa carte du monde. Et qu’il n’y a donc que des bons choix, à l’instant T.

Et vous vos blessures, elles racontent quoi? Vous préférez laisser couler? Ou vous êtes plutôt du genre à aller creuser pour voir où ça fait mal?

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La fille exquise: les dessous de l’histoire

 

 

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

 

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

 

 

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

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J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.

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En marche vers le présent…

Crédit Pixabay

Le passé…

J’y ai passé des années. A le brasser. A le porter. Je l’ai emmené avec moi un peu partout. Mes deuils ont toujours été à rallonge comme si lâcher mes expériences, lâcher mes souvenirs, c’était mourir.

Je me suis perdue à l’intérieur, à force de vouloir comprendre, à force de vouloir résoudre des énigmes. J’ai bataillé avec mon passé, celui des autres.

J’ai tout testé pour en venir à bout, pour me libérer de ce qui au fil du temps était plus un poids qu’une aide. J’ai disséqué dans les moindres détails. Je me suis faite détective, croyant toujours quand j’avais trouvé quelque chose que c’était la fin.

Je me suis vautrée dans le passé comme dans un bain délicieux, sans me rendre compte que l’eau brûlait chaque jour un peu plus ma peau et m’empêchait surtout de vivre.

A force d’avoir la tête dans le passé, quelque chose qui n’existait donc plus, j’étais complètement déconnectée de mon corps, de mes ressentis, de mes envies. D’ailleurs en avais-je? Sûrement, des envies bien à l’abri derrière la cuirasse. Avant d’envisager le présent, il fallait régler le passé. Après, seulement, je pourrais profiter.

Mais je n’en avais jamais assez. Il m’en fallait toujours plus. Plus de réponses à trouver. Plus d’équations à résoudre. Plus de maux à disséquer. Plus d’histoires à réécrire à la lumière de mes découvertes.

J’ai passé des années à vivre une vie en marge. En pensant qu’à la sortie, j’aurai ce qu’il me fallait. Je me suis paumée en chemin. J’ai arpenté des tunnels sans fin. Tout s’est mélangé. J’ai suffoqué. J’ai souffert par loyauté.

Le présent…

Il m’appelle. Au début, un murmure au milieu de nulle part. Et puis la vie avec ses couleurs. Et puis des envies qui sortent de dessous les décombres. Et puis des idées qui refont surface, qui paraissent possibles.

Il est la clé, celle que je n’attendais plus. Il me guide sur des sentiers à l’air libre. Je peux respirer. Je peux ressentir. J’y ai droit même. Je peux la joie et la peine, la colère et le plaisir. Je peux exprimer tout cela sans me sentir gênée. 

Je ne survis plus. J’évolue dans la lumière du jour et les ombres ne me font pas peur. Elles ne sont pas menaçantes, juste des signes pour me permettre d’aller plus loin, de rêver plus grand.

Je ne dis pas “merde” au passé, je l’ai fais plusieurs fois sans succès. Je lui dis “merci” pour ce qu’il m’a apporté, pour ce que j’ai appris de lui. Et je le laisse là où il est. Je pars en voyage vers un continent riche de promesses, dans lequel je vais enfin pouvoir profiter de ce qui se présente, vivre ce qui est.

 

 

 

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Se faire aider pour se reconnecter à Soi

Crédit Pixabay

J’ai commencé depuis quinze jours un coaching avec Rebecca de Résonance Céleste pour mon projet d’entreprise. Comme vous le savez, je me forme pour devenir thérapeute. C’est un projet que je porte depuis longtemps en moi, mais que j’ai laissé à l’abandon. Pour tout un tas de raisons, dont “le manque de confiance”.

Vous allez me dire que tout le monde, ou presque, manque de confiance en soi. Certes, mais quand on a une personnalité “dépendante” (ce qui n’est ni bien ni mal, je préfère le préciser, il y a toujours des personnes bien intentionnées pour donner de conseils, sans toujours savoir de quoi il en retourne), le manque de confiance c’est la grosse faille. Si bien que souvent, on se range à l’avis des autres, on se soumet à leurs désirs, histoire de ne surtout pas faire de choix.

La personne dépendante est terrorisée à l’idée de choisir, que ce soit entre deux postes, une virée à la mer ou à la campagne, ou entre deux baguettes de pain! Pour les petits choix du quotidien, on en vient petit à petit à bout, en se faisant aider, en se confrontant au monde, en se dépassant toujours. Pour le reste, c’est plus compliqué. Au cours du premier module de formation, je me suis rendue compte que tous les postes que j’ai occupé depuis que je travaille sont des postes que j’ai choisi par défaut. Je ne me suis jamais demandée si ça me plaisait ou si c’était fait pour moi. J’ai toujours trouvé des excuses: mon éducation, ma situation personnelle, mes obligations. Et ça a été la même chose pour mes appartements. Je me suis laissée porter par l’avis des autres. Je n’ai jamais osé être “contre”.

Vu de l’extérieur, en général, je passe pour la fille qui s’adapte très bien, qui ne pose pas vraiment de problème, qui suit le rythme, qui est d’accord sur tout. Peu de personnes connaissent mes profonds tiraillements intérieurs. Peu de personnes savent combien cela me pèse au final. Aujourd’hui, je prends de plus en plus de décisions, seule. Et cela me rend assez fière, même si c’est pour des broutilles. Car hier encore, je ne m’en sentais pas capable.

Ce coaching me permet de me recentrer sur moi, de savoir ce qui compte pour moi et comment exprimer mon plein potentiel à ma manière. Car un autre travers de la dépendance, c’est qu’on regarde beaucoup ce que font les autres. Et on aimerait faire pareil. Sans vraiment savoir si ça nous correspond. En ce moment? tout le monde surfe sur le féminin sacré, allez hop on va s’y mettre! Et puis l’Énergétique, ça marche bien aussi, alors pourquoi pas! Il y aussi les massages qui font du bien, c’est peut-être l’occasion!

On regarde partout ce que font les autres et on essaie de se fondre dans leur moule. Je vous le donne en mille, ça ne fonctionne pas, c’est même catastrophique. Parce que ce n’est pas nous, ce n’est que l’autre. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix – conscient – de me faire accompagner pour déterminer au mieux mon projet et ses champs d’application.

Cet article n’a pas de but particulier si ce n’est de vous montrer que vous êtes uniques, vous êtes avec votre personnalité, votre caractère, vos failles et vos forces, votre talent et que la seule chose qui compte dans la vie c’est de retrouver cette connexion à Soi pour vivre pleinement ce qui compte! Comme le disait si joliment Oscar Wilde “Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris”!

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Les États d’Esprit du Samedi 27.06.2020

J’ai attendu encore une fois samedi pour partager mes états d’esprits, avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [11h00]

Photo: essais de couleurs
Fatigue : en pleine forme (je cogite un peu moins ou je médite un peu plus!)
Humeur : très bonne
Estomac: thé et chocolat
Esprit: focus
Cond. phys / Bien être. : Près de 5h de marche dans la semaine, yoga, sophrologie et méditation

Projet/Boulot: En plein coaching avec Rebecca – ça dépote!
Culture: Le live de Sophie – Le Seigneur des anneaux, HP2 avec Loulou, “Réveillez le chaman qui est en Vous” de Arnaud Riou et “Un diamant dans une boite à chaussures” de Sophie Selliez
Penser à: s’ancrer

Avis perso (1): c’est marrant comme les vieilles habitudes reviennent vite!
Avis perso (2): plein de personnes disent que l’après-confinement est pire que l’avant. Moi je réfère voir le verre plein…
Avis perso (3): les infos c’est de la nourriture tellement anxiogène que je me demande comment les gens y adhèrent, parfois même H24
Avis perso (4): La 5D ça vous parle?

Message perso (1) Merci! (2) Vos retours et encouragements sont toujours extra (3) Hâte que tu nous parles de ton nouveau tarot! (4) Ca fait toujours du bien d’être avec toi (5) J’espère qu’on se verra cet été!

Loulou: plus apaisé, content d’aller à l’école, parle un peu plus facilement de ce qu’il ressent, fait des batailles d’eau, a hâte de regarder HP2 demain après-midi
Amitiés : pendant les vacances
Love : ça me fait toujours un drôle d’effet d’être aussi bien avec lui!
Sorties :  je vais voir ma soeur et sa petite famille aujourd’hui après plus de 4 mois sans se voir!!
Essentiel: la passion, la joie
Courses: marché demain
Envie de: inspiration, connexion

Zic: Maitre Gims et Vianney (parce que les cases c’est toujours très troublant!)

Fin [11h20]

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Le droit de…

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Se donner le droit de…
S’autoriser à…

Faire son / ses deuils
Exprimer ses émotions même et surtout celles qui dérangent
Se sentir moins bien certains jours
Aller au ralenti
Se faire confiance
Ecouter ce qui fait sens, pour soi
Lâcher le passé
Guérir
De ne plus savoir où on en est
Faire place nette
Changer de voie / voix
Faire des erreurs
Dire “non”
Se mettre en pause
Laisser les larmes couler
Etre vulnérable
Demander de l’aide
Parler avec ses guides
Prendre soin de soi
Ne plus être victime
Se regarder avec bienveillance
Croire en ses rêves et les réaliser
Aller à contre courant
Croire en son potentiel
Accueillir l’abondance
Envoyer valser les “on dit”
S’affirmer

La liste pourrait continuer encore et encore.
A vous de me dire ce que vous avez décidé de vous autoriser à faire/dire/créer/oser…

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Revenir…

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S’il faut le coeur et le corps
D’un commun accord
Je dis oui

Les lignes se confondent
Et les âmes se fondent
Dans des cases sans fond

Les limites se figent
Et fixent le début
De l’abîme
Celui dont on ne revient plus

Les tremblements
Le chaos
L’absolu a des airs
De déjà vu

Plonger dans les profondeurs
Pour saisir la valeur
De ce qui n’est plus

Et revenir riche
De l’ombre naît la lumière
Les ténèbres devenus poussière

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Mauvaise excuse

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Quand j’ai partagé, autour de moi, mon souhait de reprendre mes études pour devenir thérapeute, tout le monde a trouvé l’idée géniale!

Quand j’ai demandé, autour de moi, qui serait partant pour passer à la pratique, de manière ponctuelle ou en suivi, bizarrement il n’y avait plus personne au rendez-vous! Sauf 1! Du “on se connait trop bien” à “je ne vois pas de quoi je pourrais te parler”.

Sur le coup, je me suis dit “peut-être”, en effet. Je suis comme ça, je remets rarement en question la parole des autres. Et puis en en discutant avec mes copines de promo, je me suis rendue compte que c’était une mauvaise excuse, la première. Elles ont toutes débutées avec des proches, amis, famille. Donc le fait de bien se connaître ne rentre pas en ligne de compte. Pour la deuxième, là, c’est tout simplement un refus de voir la vérité en face. Nous avons tous des problématiques, petites ou grandes, selon notre échelle de valeur. Il n’y a que les sages qui vivent au-delà de la souffrance. Je pense qu’on est en loin…

Ce que je comprends parfaitement, c’est que ce soit compliqué pour certains de parler, de se confier, de tirer le fil. Même quand nous sommes dans une démarche avec un thérapeute, c’est assez déstabilisant. Tout travail sur soi l’est. Pas plus tard que le weekend dernier, une de mes profs a mis l’accent sur un truc qui m’a pas mal bousculée. Et tant mieux. C’est aussi comme ça qu’on avance.

Ma première analyse de rêve, je l’ai fait avec ma sœur et niveau proximité, intimité, il n’y aurait à redire! Il faut savoir que dans la relation d’aide, le thérapeute est là pour amener le patient, au fil des questions, à trouver en lui ses réponses. Le thérapeute n’a pas de solution, il n’a pas d’avis sur ce que vous lui confiez. Il est neutre, formé à l’écoute active et bienveillante.

Alors peut-être que je n’ai pas assez expliqué ma démarche, je suis douée pour me remettre en question, ou bien je suis entourée de personnes qui ne sont pas dans la même dynamique que moi et je l’accepte. Cette réalité va me forcer à sortir de ma zone de confort et à en parler davantage autour de moi, pour trouver des personnes en qui cela fera écho.

Il est un peu, beaucoup décousu cet article, je vous l’accorde. Je l’ai écrit pour que chacun, chacune, à son niveau, se pose la question de toutes ses excuses du quotidien qui l’ empêche de se réaliser, d’oser, qui le maintienne dans un confort relatif, dans une évolution contrôlée. N’oublions pas, sauf situations très particulières, que nous avons toujours le choix!

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Projets & Choix

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Depuis que je tiens ce blog, je me pose la même question. Comment être présente tout en menant à bien mes projets?

Depuis 2013, j’ai écrit des livres, j’ai finalisé des recueils de textes courts, des novellas, un roman, j’ai participé à des concours d’écriture, j’ai été bêta-lectrice, tout en tenant ce blog et en écrivant régulièrement. Parce que, comme je le dis toujours, l’écriture c’est comme un deuxième souffle, c’est aussi essentiel pour moi que me nourrir, boire, dormir, échanger, aimer ou lire.

J’ai toujours plein d’idées, plein d’envies, des projets d’histoires, de recueils de textes. J’ai des textes en cours sur mon disque dur, des concours qui me font de l’oeil. J’ai d’autres mots qui viennent me chuchoter “et si tu parlais de ça?”. Ce serait bien, oui, mais là, j’ai encore ça et ça, qui attend, ça et ça qui voudrait bien sortir, ça et ça qui me travaille depuis x temps.

Nos vies sont faites de choix, à chaque instant. Et si je ne souhaite surtout pas arrêter ce blog, car il est un espace que j’aime beaucoup et sur lequel je suis heureuse de vous accueillir, de vous lire, il va toutefois falloir freiner un peu le rythme.

Ma formation me demande attention et présence, je débute d’ici 15 jours un coaching en relation avec la création d’entreprise. J’ai également des projets littéraires que je souhaite finaliser rapidement – les choses qui traînent prennent de l’espace dans ma tête. Je ne sais pas encore comment je vais vous les proposer, auto-édition, Amazon ou lecture gratuite. Je me laisse le temps sur cet aspect là…

Sachez que je serais au moins là le mardi pour le challenge écriture et le vendredi pour les états d’esprit. Pour le reste, on verra selon le temps et l’inspiration aussi!

Je vous souhaite une douce fin de journée. Et encore merci de m’accompagner sur ce chemin, merci pour votre soutien, vos mots d’encouragement, vos retours sur mes textes, votre présence et nos échanges toujours très enrichissants.

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L’épreuve de force #5

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L’oniromancie nous prédisait pourtant un avenir lumineux. Le rêve était magique, ton prénom d’or, nos destinées sacrées. Des foutaises mais qui m’ont maintenue en vie, tant que toi tu respirais encore. Ce n’était qu’un passage à vide, un de plus sur la longue liste des jours creux.

Rien ne sert de se s’épuiser en palabres. Rien ne sert à rien de toute manière. Puisque tu es parti. Un matin de juin, sans moi. Un matin ensoleillé, j’avais opté pour un peu de marche, histoire de profiter du calme de la ville. Un matin ordinaire dans une vie qui ne l’était plus depuis longtemps. J’avais croisé la misère, en descendant les marches qui menaient à l’hôpital et j’avais hâte de retrouver ton sourire, dans tes yeux. Tu ne parlais plus beaucoup. Fini les grandes conversations sur la vie, la mort, sur ce qu’il reste quand tout a été écrit, dit, chanté. Fini le temps où tu pouvais encore te lever pour esquisser avec moi quelques pas de danse sur le lino blanc, avant une séance de chimiothérapie qui allait t’esquinter. Tout ça n’aura servi qu’à t’abîmer un peu plus chaque jour. Si j’avais su, j’aurai fait tomber le mur froid et professionnel de tous ces soit-disant savants, qui ont pu mené à bien leurs tests et essais, sans se soucier de nous.

Je suis triste alors je dis n’importe quoi. Sans eux, nous n’aurions jamais espéré, j’aurai coulé depuis longtemps, je n’aurais pas pu te tenir la main, jusqu’au bout. J’ai choisi, en mon âme et conscience, ce rêve chimérique, pour ne pas voir la réalité en face. Elle était trop cruelle. Elle ne cessera jamais de l’être…

Ce texte est ma participations à l’atelier d’Olivia. Les mots étaient: liste, palabres, misère, mur, oniromancie, danse, chimérique

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Nos choix incohérents

Crédit Pixabay

On se crée des maux sans en avoir l’air
Imaginaire trompeur qui balaie les heures de plein
A coup d’incertitudes malsaines
De vulgaires grains de poussières qui
Comme dans nos maisons, deviennent moutons
Jusqu’à engloutir nos plus belles espérances

La confiance s’effrite et s’en vont les pensées
Dans un hémisphère où le pire est à portée

On s’invente des histoires à partir d’incohérences
On dessine des futurs aux allures
De cauchemars, on remet une couche de noir
On ajoute des peines aux jours de pluie
On se croit tout permis

On ne croit plus en rien
On se sent comme un naufragé
Un prisonnier, un condamné

Un travail de sape bien orchestré
Au millimètre, rien ne nous arrête
Il faut saigner pour exister

Sur l’horizon, pourtant, tout est si doux
L’existant, à envelopper de beau
L’azur et son parfum d’éternité
Tout ce qui n’est pas encore écrit
Tout ce qu’il reste à rêver

Alors pourquoi laissons-nous si facilement
Le négatif nous mener sur des routes obscures?
Pourquoi cédons nous à l’appel des profondeurs
Quand tout autour n’est que lumière?
Pourquoi lâchons nous notre coeur
Quand il ne demande qu’à vibrer?

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Challenge Écriture #20 (26.05.2020)

Des lignes et des courbes. Les enfants n’ont pas vraiment écouté la consigne. Mais ils se sont amusés. Et voilà que de la gribouille, j’en ai tiré un chant. Celui de l’oiseau (aquarelle) au réveil, qui envoûte le jardin, celui de la nature encore belle qui enveloppe l’espérance du matin.

Les rires éclatent contre les carreaux et laissent des traces. J’y vois des rêves, comme ceux dessinés par les nuages. Il suffit de saisir le fil et se laisser emporter. Alors, tout est possible. Même ce qui, hier, paraissait hors de portée. Il suffit d’ouvrir son coeur à l’inconnu, d’ouvrir les bras pour embrasser le silence, de poser un pied près du vide pour appréhender le saut.

C’est un bouleversement que les mots ne peuvent saisir. Il faut autre chose pour exprimer cette vibration, cette sensation d’avoir trouvé, de savoir enfin. Il faut lâcher prise et se laisser guider par ses sens, suivre l’intuition, faire confiance.

Je n’ai pas exactement respecté les consignes de l’exercice puisque je suis partie d’un collage personnel. J’ai tenu à écrire ces lignes pour commenter en quelque sorte cette page créative!

Vous retrouverez les participations ici: L’oiseau bleu chez Marie – Etat d’urgence chez Nina – Genèse chez Mébul – Le dessin chez Erby – Chez Josée – Chez Sweet Things

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Pour la semaine prochaine, on va revenir à quelque chose de plus classique avec une photo. Bonne écriture!

Crédit MK