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Nouveau Livre

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J’ai longtemps pensé qu’un évènement viendrait clore une séquence de vie, qu’il suffisait d’attendre. Comme on attend le départ d’un train, une semaine de vacances ou un quelconque déclic – le bon moment en quelque sorte!

Un départ, un divorce, une rencontre, un ou plusieurs déménagements plus tard. Et des centaines de mots mis bout à bout pour exorciser une tranche de vie. Je peux attendre encore longtemps. Parce que finalement n’est-ce pas moi qui suis aux commandes? N’est-ce pas à moi que revient le droit, le choix?

J’ai disséquer le passé, j’ai tout écrit, tout vidé et fut un temps c’était nécessaire, voir vital. Il fallait venir à bout de la colère, de la peur, du déni, de la honte, du chagrin, de la souffrance, des masques portés, des blessures. Que reste t-il de tout ça aujourd’hui?

Des cicatrices. Que le temps, la poésie, l’amour ont apaisé. Je pense aujourd’hui que nos expériences de vie sont ce qu’elles sont, elles ne servent rien en particulier, aucun dessein, aucun but précis. Pourquoi toujours vouloir chercher un sens? Pourquoi toujours vouloir que ça puisse servir aux autres?

Est-ce qu’elles nous rendent plus forts? Ca reste à prouver! Elles nous changent inévitablement. Cette parenthèse me donne d’être plus bienveillante, d’être davantage dans l’acceptation de l’autre, plus dans l’écoute et moins dans le jugement. J’y serai peut-être arrivée d’une autre manière!

J’ai perdu énormément de temps à vouloir pardonner, à tenter de porter un regard “positif” sur notre histoire. J’ai voulu être une fille bien. Quelle connerie!

Je n’ai pas de recette miracle à partager, je ne sais pas comment j’en suis arrivée là où j’en suis aujourd’hui. J’ai juste fait un pas après l’autre. Je me suis souvent perdue en cours de route. J’ai cherché dans la vie des autres des réponses à mes manques. J’ai voulu être différente. Je n’ai pas de conseils, d’avis, de solutions, d’idées sur la question. Je pense que je pourrais écrire encore et encore et encore sur le sujet, il y aura toujours quelque chose à dire, une ligne de plus à écrire. Sur hier et sur aujourd’hui. Il y aura toujours lui, son fantôme ou sa présence.

Mais je peux choisir de dire aurevoir. Je me sens appelée à vivre. Et la vie autour de moi, elle n’attend que ça, que je pose le point final. Au bout d’un moment on ne fait que disserter sur du vent, c’est lassant et le vent s’en moque! Je sais que certains, certaines aimeraient que j’en sorte encore des mots pour raconter tout cela. Je n’en ai plus envie. J’ai envie de soleil et de joie, de jouir de la vie, celle à laquelle je me suis accrochée finalement, de profiter des chances qui s’offrent à moi, de ne plus regarder une situation à la lumière de ce qui ne fut pas de l’amour. Je ne veux plus comparer ni tenter de convaincre qui que ce soit non plus.

Je suis riche de ce que je suis, de ce que je sais et de ce qui est là, à portée de regard et de cœur. Je ferme la porte. J’ouvre un nouveau livre…

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Challenge Ecriture 20

Quel vacarme !
Ce train bondé me donne envie de retourner au frais, une citronnade à portée de main, à l’ombre d’un bosquet, picorer dans les restes du dernier apéritif tardif. Je regarderais les coccinelles, divas parées pour la soirée, et leur ballet gracieux dessiner un labyrinthe d’heureux dénouements. Une vraie régalade.
J’avance d’un pas sûr dans l’allée qui me mène à mon fauteuil. Je reste focus sur la destination. Elle seule a de quoi me maintenir en action.
Une action comme une ritournelle qu’on fredonne les soirs d’hiver pour se tenir chaud. J’ai fait le grand saut.
J’ai laissé derrière moi le pavillon de banlieue et les cris des enfants sur les pelouses voisines, mon ectoplasme de misère qui me donnait l’illusion de servir à quelque chose.
J’ai laissé toutes ces choses qui ont composé ma vie pendant plus de 40 ans. Une évidence, de celle qu’on nomme un jour quand tous les recours pour vivre ont été épuisés, quand on s’est plus trompés qu’aimés.

Le challenge écriture reprendra en septembre. En attendant, je vous souhaite un bel et doux été!

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La liberté d’être soi

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You can’t blend in when you are born to stand out” – Wonder de RJ Palacio

Quand j’ai lu cette phrase elle m’a tout de suite plu!

La grosse claque émotionnelle de juin m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. J’ai ouvert les vannes et je crois que c’était nécessaire. Les questions que je me pose, les doutes que je peux avoir, résultent souvent de ma relation à moi-même. J’ai toujours eu et j’ai toujours du mal à me positionner entre ce qui est juste pour moi et ce qui est juste au niveau de la société., entre ce qui fait sens pour moi et ce qui est acceptable en société.

Aujourd’hui, les choses et les genres sont moins cloisonnés. Nous ne sommes plus contraints de vivre d’une certaine manière. Toutefois il y a toujours des codes, des règles, des cases, des choses jugées correctes et d’autres moins. Il y a une trame, plus ou moins flexible, en fonction de notre éducation et de nos valeurs. Il y a tout ce que nous connaissons et les chemins un peu plus à l’écart qui nous attirent mais sur lesquels nous n’osons pas toujours nous aventurer – sous prétexte que ça ne se fait pas!

Pourquoi?

Parce que cela, bien souvent, vient remettre en question l’ordre établi, la vision que les autres ont de nous, nos liens. Nos choix ne sont pas toujours bien vus, acceptés. Ils peuvent parfois profondément bousculer ceux que nous aimons. La liberté de penser, d’être, autant d’évidences qui, au cœur du quotidien, peuvent peser un peu lourd. Parce que tout un chacun juge aisément. Parce qu’il y a encore énormément de sujets tabous, de clichés, de visions moralisatrices.

J’ai beaucoup vécu dans ma tête, dans mes rêves, comme pour m’évader d’une réalité dans laquelle je ne trouvais pas mes marques. Déjà très jeune, je ne voulais pas des modèles qu’on me proposait, je n’avais pas les mêmes envies que beaucoup de mes amies. Je me suis sentie en marge très souvent et puis j’ai plus ou moins adhéré à un moule. J’ai trouvé que c’était plus simple d’appartenir que de me démarquer.

Aujourd’hui, ça devient plus difficile d’appartenir! Parce que ça ne me correspond pas. Et si je peux mentir aux autres, je ne peux plus me mentir à moi-même. La liberté est une audace que je veux pouvoir m’offrir. Même si je sais qu’il y aura encore ces moments où mes envies seront chahutées par mon mental et ses idées toutes faites, où je reculerais par crainte de décevoir celles et ceux qui comptent pour moi, par crainte de ne pas être comprise, acceptée.

Elles sont rares les personnes dans mon entourage qui me connaissent vraiment, avec qui je partage tout ce que je suis, sans crainte. Elles sont d’autant plus précieuses. Pour les autres, j’ai conscience qu’il y a peut-être des choses qui ne se disent pas. J’enlève pas à pas les masques qui ne me plaisent plus, je slalome entre les lignes, je teste ce qui peut être confié ou pas.

L’ouverture de l’esprit, du cœur c’est ce que j’expérimente un peu plus chaque jour. Je deviens celle que j’ai toujours été, cachée derrière des couches de protection et de contrôle. Il y a des sentiments qui offrent cette chance de s’affranchir de ce qui pèse, qui donnent des ailes, même si cette liberté peut faire peur, même si c’est à des années lumières de ce qu’on croyait envisageable.

Entre moi et moi, ce sera peut-être toujours un peu folklorique, douloureux. Mais quand je regarde le chemin parcouru je réalise que tous ces moments de profonde réflexion, introspection ont débouché sur un réalignement personnel essentiel et une relation aux autres plus vraie.

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La troisième voie

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Rester ou Partir

Tout est choix, c’est ce qu’on ne cesse de nous répéter. C’est ce qu’on ne cesse de nous proposer. Toujours un choix entre deux choses, deux situations, deux histoires. Choix de vie à peser pour que celui ci ne pèse pas. Pas trop lourd. Choix facile ou fragile. Tout dépend de tellement de choses.

Le bien, le mal. Le vrai, le faux. Le juste, l’injuste. Le froid, le chaud. Le rêve et la réalité. Un mode binaire engrammé dans nos gênes. Nous restons bien souvent attachés à une certaine vérité. Qui n’est en fin de compte que la nôtre.

Et si?

Si il existait une troisième voie? Et pas seulement une troisième d’ailleurs, mais une multitude de chemins. Et si il y avait autre chose, quelque chose que nous pourrions créer de nous-mêmes, entre partir ou rester. Même pas. Entre rien. Juste ouvrir une brèche, une porte et voir où cela nous mène.

Il est des situations dans lesquelles rester ou partir s’impose. Et puis d’autres dans lesquelles, si nous nous ouvrons à plus grand, à moins figé, si nous restons dans l’instant, alors au bout de nos émotions parfois violentes, au gré des mouvements et des cycles, il y a je pense une variété de possibles.

C’est cette voix que je choisis d’écouter, cette voie que je souhaite suivre, voie créative par excellence, qui me dit que je suis actrice de ma vie. Voie colorée et parfumée. Une voie qui voit au-delà des codes et des routes tracées. Une voie qui m’appelle à m’ouvrir aux opportunités, à ne pas rester prisonnière de ce qui se fait ou ne se fait pas.

Une voie qui me relie à l’énergie du vivant. Le chemin est inconnu, il se déroule sous mes pas, à mesure que j’avance. Il est aujourd’hui sans demain précis. Il est ce qui est juste pour moi.

Et vous, ça vous parle cette idée là?

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 25.06.2021

Vendredi déjà, ou plutôt enfin. Cette semaine n’a certainement pas été la meilleure du mois! Mais on garde le cap, malgré l’envie certaine de me prendre par la main et de m’enfuir sur une ile déserte, loin de tout!! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [13:02]

Photo: Se souvenir des belles choses…

Fatigue: entre la fête de musique, la pleine lune, l’éclipse, la saison du Cancer, Venus, Pluton et tout le reste, je crois que vous avez une petite idée!!
Humeur: lunaire…
Estomac: ne sait plus trop où il en est non plus
Esprit: es-tu là??
Cond. phys / Bien être. : j’ai quand même continué à prendre soin de moi entre deux crises de larmes et ne suis pas tombée dans la déchéance à la Bridget Jones!

Projet/Boulot: Déménagement et formations aux nouveaux locaux.

Culture:

LIVRES “la guerre des lulus” avec loulou BD sur la première guerre mondiale – Un livre sur Frida Kahlo – Oscar et la Dame Rose de Éric-Emmanuel Schmitt et Wonder de RJ Palacio

FILMS / DOCUMENTAIRES: Bridget Jones! Merci Bridget de toujours être là quand la vie ne tourne plus très rond!

Penser à: écrire pour y voir plus clair, pour partager, pour savoir ce que je veux, ce que je peux, ce qui vient de moi, ce qui vient de la société, enfin pour faire le tri…

Les jolis moments: on va bien en trouver, allez, allez, on se motive! Un croissant au beurre, discuter, marcher dans la rue sans masque, des partages, une belle fête des pères (le mien!)

Message perso: (1) Contente que tu ailles mieux! (2) Merci d’avoir respecté mon besoin de silence – ce n’est pas si évident pour tout le monde (3) Bon weekend à tous! (4) Je pense que c’est important qu’on se parle, de toute façon c’est toujours important de se parler!

Loulou: je crois que je le saoule en ce moment, d’anniversaire ce weekend et de match demain à 9h (j’adooooooore le foot!!!!)

Amitiés : se confier ça fait du bien même si chacune donne un avis en fonction de son propre fonctionnement.
Love : je crois qu’il y a l’option “compliqué” sur Facebook. Sans rire! Ce n’est pas lui qui est compliqué, c’est moi qui me suis pris une grosse claque émotionnelle. Et le reste a suivi. C’est vite compliqué de vivre dans ma tête!! C’est peut-être pas si mal que ça au final. Je sens qu’on était en train de dériver sans s’en rendre compte…

Sorties : foot, anniversaires, courses cadeaux
Essentiel: je donne ma langue au chat…
Courses: vacances et anniversaires
Envie de: rien (genre “j’ai tout” ou style” foutez moi la paix!”? – mon coeur balance…

Zic: Entendues à la fête de la musique (comme quoi ça sert à quelque chose, à part empêcher les gens de dormir!)

Fin [13:35]

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Challenge Ecriture #18

Qu’est-ce que cela ferait des projets ?

Projets de cœur, débattus au creux de la nuit, au dessin de l’aube.
Aube nouvelle, vierge de connaissance, de savoir.
Savoir que l’on se lèvera, un jour prochain, dans quelque habitude.
Habitude chérie, non de celle de la routine bien huilée, mais plutôt un temps comme un repère.
Repère, un phare, une lueur, une histoire.

Histoire de dire, histoire d’écrire une fin qui ressemblerait au début.
Débuts prometteurs, dans lesquels on oublie ce qui a le pouvoir de nous faire épouser une réalité que l’on tait, un secret.
Secret du cœur, corps en liesse, silence sur ce qui laisse des traces comme des éclats.

Eclats de vie qui doucement s’évaporent au gré d’un temps qui ne nous appartient pas.
Pas à pas, faire la lumière sur ce qui n’est pas, sur ce qui est juste.
Juste de quoi s’interroger sur les raisons d’une vie choisie, sans avenir, sans projet…

Retrouvez les autres participations ici: Chez Marie, Chez Mébul, Chez Josée

***

Pour la semaine prochaine (#19), je vous invite à faire une liste de 20 titres de chansons que vous aimez ou connaissez. Puis d’écrire un texte en intégrant ces titres! Bonne fête de la musique!

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Pour lui plaire…

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Elle a arrêté de se maquiller les yeux
Elle a donné son chat au voisin
Elle a troqué son vernis rouge contre du vernis transparent
Elle a changé la place des meubles
Elle a arrêté de manger de la viande
Elle a quitté son équipe de hockey
Elle a lâché sa formation en ligne
Elle a commencé à cuisiner différemment
Elle a abandonné ses rêves d’ailleurs
Elle a troqué ses jupes courtes pour une longueur plus acceptable
Elle a déposé dans une boite à livres ses romans d’Anais Nin
Elle a dit adieu à son café du matin
Elle a stoppé net toutes ses relations avec ses amis
Elle a commencé à moins voir ses amies
Elle a laissé pousser ses cheveux
Elle s’est fait percer les oreilles
Elle a vendu sa moto
Elle s’est prêtée à des jeux indélicats
Elle a renié ses valeurs
Elle a adopté son rythme de vie
Elle a fait siens ses combats
Elle a complètement oublié les siens

Elle ne lit plus le soir
Elle ne sourit plus dans la rue
Elle n’appelle sa famille que quand il n’est pas là
Elle ne donne pas son avis sans y être invitée
Elle ne sort plus boire un verre le samedi soir
Elle ne mange plus de chocolats ni de viennoiseries
Elle ne porte plus de maillots deux-pièces
Elle passe ses vacances dans des lieux qu’elle ne choisit jamais
Elle ne participe plus à la Gay Pride
Elle ne fait plus les vides-greniers

Sans s’en rendre compte
Elle a troqué son identité contre une vie de masques codifiés
Pour lui plaire

Je suis certaine que le “elle” de ce texte peut être remplacé par “il” dans bien des cas. Et que cette liste n’est pas exhaustive non plus. Mais juste un aperçu de ce qu’on change parfois en nous pour plaire à l’autre. En pensant, à tort, que c’est juste. Et en se perdant bien souvent par la même occasion. Etre soi est la seule valeur sûre qui soit. Et si cela ne plait pas, c’est que nos chemins ne matchent pas.

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Se croiser

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Se croiser.

C’est ce que l’on fait si bien tous les jours. Dans nos quotidiens plus ou moins bien organisés. Dans nos cohabitations plus ou moins bien installées, dans nos vies plus ou moins harmonieuses, dans nos relations plus ou moins stables. C’est presque aussi automatique que le “ça va?” de circonstance, qui n’attend aucune réponse.

Se croiser, c’est juste partager un temps un périmètre commun, c’est un “bonjour” d’habitude, que ce soit la cuisine, l’escalier, le trottoir, un quai de gare, un bureau. Rien que du superficiel, rien qui ne nous tienne vraiment debout.

D’ailleurs se croiser c’est rapide et quand ça ne l’est pas, c’est sans âme. C’est histoire de dire que…On se connait, on se fréquente, on partage un morceau d’existence aussi infime soit-il. C’est rassurant finalement.

On peut aussi croiser son reflet dans le miroir, juste un millimètre de nous-mêmes. Pas de quoi en faire tout un plat. S’arrêter, prendre le temps, c’est déjà le début d’un engagement. C’est moins rassurant que l’éphémère.

J’ai croisé beaucoup de gens, j’ai aimé beaucoup de gens que je n’ai fais que croiser. Pourtant je crois en la sincérité des rencontres qui voient au delà des apparences, je fonds pour un échange coeur à coeur, je veux plus d’humanité dans les rapports humains, plus de profondeur.

Je ne voudrais pas qu’un jour nous ne fassions plus que ça, nous croiser, parce qu’alors nous aurions perdu quelque chose, peut-être bien pour toujours. Nous aurions perdu l’essence, l’essentiel. Nous serions alors deux étrangers comme ceux que nous croisons tous les jours et que nous avons l’impression de connaitre, alors même que nous restons sans arrêt à la surface des choses. A la surface, les sentiments sont faits d’une écorce aussi friable qu’une terre asséchée. Rien de bon ne sort d’une terre abandonnée.

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Challenge Ecriture 16

“Je savais que j’emporterais mes secrets dans la tombe. A moins que…”

A moins que?
Il m’avait regardé et j’avais senti comme une boule se former dans ma gorge. Je ne voulais rien savoir. Rien de rien. Je ne manquais pas de curiosité pourtant et j’étais plutôt friande de tout ce qui ne se dit pas. Mais là c’était différent. Je savais qu’il y avait quelque chose, quelque chose qui de génération en génération se léguait au moment du dernier acte et je voulais échapper à la malédiction.
Qu’il le garde son secret, à tout jamais enfoui entre le marbre et la terre. Qu’il s’endorme avec pour toujours.

Un secret ça ne se partage pas, maman m’avait appris ça, j’étais pas plus haute que trois pommes et je m’en souviens encore. J’en avais bien quelques-uns à mon compte, que j’avais conservé précieusement, des qui n’étaient pas bien méchants et d’autres qui n’étaient peut-être que des inventions de gamins. J’avais juré la main sur le cœur et le cœur sûr. Ils étaient sous bonne garde. Quant aux miens, rien que des petites cachotteries, pas de quoi alerter tout le quartier.
Dire ses secrets, et puis après. Laisser les autres en démêler les nœuds. Je n’étais pas pour. Je trouvais même ça lâche, comme une bombe qu’on jette à la figure de l’autre et qui détruit tout sur son passage.
Je savais que ses secrets avaient cette envergure-là, alors je partis et je le laissais seul face à ce qui l’effrayait le plus. J’avais choisi le camp de la vie !

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Mébul

***

Nous quittons les terres du secret et pour ce nouveau mois, nous allons explorer les mots, sous des coutures différentes!

Pour la semaine prochaine (17), je vous invite à écrire un texte comportant les mots suivants: pastèque, bouillon, translucide, potion, mécanique, arbuste, oliveraie, mimétisme, pirouette, tintamarre. A vos plumes! Et au plaisir de vous lire!

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Chemin de guérison – Fin

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Reste t’il vraiment des choses à écrire sur cette histoire? Au fond, est-elle le début ou la fin? Qu’a t’elle pris, qu’a t’elle rendu?

Je voulais mais je crois désormais que ce qui n’a pas été écrit ne le sera pas, jamais. Il ne restera que les images et les émotions, cette sensation qui ne se décrit pas. Au fond qui a besoin de savoir tout ça?

Je crois que j’ai longtemps voulu qu’on reconnaisse ce que j’avais vécu, pour ne pas avoir encore et encore à me justifier. Qu’on me reconnaissance surtout, pour que je ne sois plus cette petite chose fragile qui se cogne partout, qui se blesse pour avoir la sensation fugace d’être encore en vie.

Je n’ai rien à prouver non plus. Je sais ce que j’ai vécu, peu importe les mots qu’on pose sur les évènements. Je dois aussi accepter que certaines personnes ne comprendront jamais totalement ces années d’errance. Il en va ainsi de la vie et de ses tourments.

A force d’attendre de l’extérieur ce qu’on est seul à pouvoir se donner, on finit par se perdre, une fois de plus. On ne fait peut-être que ça d’ailleurs, se perdre pour un jour peut-être se découvrir vraiment!

2010 aura été. Et ce qui s’est passé demeurera, non pour me retenir, mais pour me montrer ce que j’ai enduré, surmonter. Peut-être qu’elle est là, la clé de la libération. Que le monde sache n’y changera rien si moi-même je ne suis pas prête à lâcher prise.

Je garde les mots qui viendront. Au fond, ils ne regardent que moi.

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Ce que je retiens de 2020

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2020 fut quelque peu tumultueuse. Pas tant au niveau des rebondissements que de ses espoirs et ses déconvenues, à l’échelle du pays. Pour ma part, me tenir loin des informations et des débats, a été mon salut. J’ai évité les folles rumeurs et la violence.

Je ne saurais comment qualifier cette année. Elle a été riche de vide et de plein, de peurs et de joies, de solitude dans l’effervescence et de rires dans le maison, de pas en avant et de pas en arrière, nécessaires pour aller de l’avant.

Année de formation. Année de prise de poste. Année de remises en question, toujours. Et ce sont ces questions qui aussi me permettent de continuer sur le chemin, avec peut-être des bagages un peu moins lourds de mois en mois. Comprendre un peu mieux la psyché humaine. Ecouter l’autre dans sa différence et sa résonnance. Prendre plaisir au partage du Soi. Et s’éloigner du jugement, si présent, même quand on a l’impression d’être dans l’ouverture. Accepter pas à pas que chacun est là où il en est, que c’est bien comme ça. Accepter qu’aujourd’hui je pense “sécurité” tout en sachant que tout peut changer.

Année de travail sur la confiance mais surtout l’affirmation de soi. Poser des limites, oser dire non, oser dire tout court. Une année pour mettre des mots sur cette difficulté à exprimer mes émotions, à accueillir celles de mon fils. Comprendre à travers ce que je mets en place comment je fonctionne et pourquoi. Evoluer toujours même si parfois c’est compliqué et que ça vient nous chahuter. Revenir au corps aussi, à son langage, à ses ressentis. Une fois encore tenter de lâcher le jugement.

Mettre de la conscience sur ce qui ne fonctionne pas, se laisser davantage porter par le flow de la vie – pas si évident en soi!

Une année moins littéraire que les précédentes. Mais avec des projets tenus de A à Z ou presque. Découvrir d’autres façons de créer et de s’exprimer. Prendre plus souvent les crayons, la peinture, les pigments. Avoir envie de faire différemment et trouver des pépites à des endroits inattendus!

Une année avec moi, à l’intérieur surtout, une année d’intériorité à tenter de trouver un équilibre. Sans cesse à réinventer. Une année avec lui, ce petit homme qui s’essaie à la vie. Cet enfant plein d’énergie qui n’aime guère le cadre, les règles, qui a besoin de fantaisie et de câlins, qui ne comprend pas qu’on s’attarde tant à garder tout en ordre, qui aime le désordre, collectionner tout et rien, faire des expériences, créer tout et rien aussi. Me rapprocher de qui il est, en me demandant à chaque instant, si je suis là vraiment, entièrement avec lui dans ce que je fais, dans ce que je suis. Gérer les journées de “non” à répétition en tentant de garder la tête froide et le sourire si possible.

Peu de temps de solitude au fond et beaucoup de fatigue aussi. Plus physique que psychologique vers la fin. Beaucoup de colère encore qui s’apaise doucement. Beaucoup d’autres voix que je fais miennes. Beaucoup trop.

Si peu de lui. Et pourtant sa présence à chaque instant. Dans chaque souffle. Et son écoute aussi dans tout ce que je ne saisis pas à force de penser si peu de moi. Ses encouragements dans les moments fragiles et sa sensibilité dans les moments doux. Si peu de nous. Et pourtant partout les sentiments qui nous effleurent du bout de nos regards croisés.

Alors qu’une nouvelle année se profile à l’horizon, je me sens d’humeur à explorer, aller à la rencontre de qui je suis quand je lâche prise, quand il n’y a plus ni codes, ni règles. Me relier à la magie. Revenir à ma voix. Célébrer la vie de mille et une manières. Tout en me remémorant que tout n’est pas blanc ou noir, que tout est cycle, oui. Et qu’il faut dé-créer pour transformer et recréer.

Et vous de 2020, vous retiendrez quoi?

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Vouloir ce n’est pas toujours pouvoir…

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Je ne suis pas fan de toutes ces lois, de ces mantras qu’on nous refile à longueur de journée. Je pense qu’il y a des choses inscrites en nous, dont nous ignorons l’existence et nous avons beau mettre tout en oeuvre pour avancer sur un point, mener un projet à terme, surmonter une épreuve, nous n’y arrivons pas toujours.

Le monde du “vouloir c’est pouvoir” ou “tout est question de volonté”, voir même “nous créons ce que nous pensons” ou encore “le passé est passé” me met un peu hors de moi, une pression de plus sur nos épaules. Et si nous n’y arrivons pas, nous nous sentons en échec. Déjà que nous sommes beaucoup à manquer d’estime et de confiance, ça vient en rajouter une couche!

Notre psyché est complexe. A l’intérieur il y a nous, mais aussi notre histoire, l’histoire de notre famille, les liens qui se sont tissés, les noeuds, nos blessures, nos traumatismes et ceux de notre lignée, notre inconscient, l’inconscient collectif, nos croyances, les injonctions acquises, nos vibrations énergétiques, celles de notre entourage et j’en passe. Ca fait un peu bizarre dit comme ça, mais nous ne sommes pas seuls!! C’est bien pour ça que chez certains ça bouillonne fortement!

La semaine dernière, j’étais comme vous avez pu le constater dans une phase assez “down”. Après avoir remis en question ma place de mère et ma place dans ma structure familiale, j’étais en pleine remise en question sentimentale.

Si je reprends le fil de mes expériences amoureuses, les deux premières se sont terminées exactement de la même façon. Après un long moment sans pouvoir se voir (famille, distance, études), il y a eu séparation. La troisième, même si les circonstances sont un peu différentes, a eu lieu aussi après 2 mois d’éloignement. Et toutes entre fin novembre et début décembre.

Que je le veuille ou non, ce sont mes mémoires. Elles sont engrammées en moi. Je peux tous les jours me réveiller en me disant que ma relation actuelle n’a rien à voir avec les précédentes. Je peux avoir fait mon/mes deuils. Je peux être passée à autre chose, cela n’en reste pas moins présent quelque part, en moi. Et à chaque période anniversaire si l’on peut dire, ça vient réveiller quelque chose. Surtout dans des moments de fragilité émotionnelle ou de fatigue. Mon inconscient ne fait pas la différente entre hier et aujourd’hui. Les informations se ressemblent étrangement, alors pourquoi pas? Pourquoi cette relation échapperait à la règle? Pourquoi elle ne prendrait pas fin comme les autres? Mon inconscient m’envoie un signal, c’est sa manière à lui de me protéger. Ce n’est que la prise de recul, la distanciation qui me permet de reprendre la main sur la situation. En plein chaos émotionnel, pas si évident que ça.

Ne nous en déplaises, nous n’avons pas la maitrise de tout à l’intérieur de nous!

Et le simple fait de vouloir n’est pas toujours suffisant en soi. Celui de comprendre est le premier pas d’un long processus qui nous permettra in fine de rompre les liens nocifs, d’intégrer les maux et de lâcher ce qui nous retient.

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Ma dernière prise de conscience

Crédit Pixabay

J’ai réalisé ce matin que souvent je ressentais de la frustration à l’annonce d’une bonne nouvelle, principalement liée à un mariage, une naissance, une reconversion réussie, un roman qui cartonne.

J’ai mis du temps à comprendre pourquoi une telle réaction, pourquoi un tel sentiment. Qui en plus de me déplaire me mettait mal à l’aise. Car ce n’est pas vraiment dans ma nature. J’ai plutôt tendance à me délecter des bonnes nouvelles!

J’ai compris que chacune de ces annonces venait appuyer là où ça fait mal et faisait ressortir une colère inconsciente, liée à un mariage raté, à une grossesse douloureuse, à des premiers pas manqués, à beaucoup d’efforts et peu de retours, à ce flou toujours quant à mon avenir professionnel.

Beaucoup de maux. Mais cela changera t’il le passé? Non. Cela ne vient que rajouter du négatif là où il ne devrait y avoir que joie et légèreté.

Chacun son histoire et son parcours de vie. Et puis au fond est-ce si important? Ce tout qui ne fut pas? Est-ce que les ombres du passé n’ont pas donné naissance à plus de résilience, plus de lumière, plus d’empathie, plus de compréhension de l’autre dans ce qu’il est, ce qu’il vit?

N’y a t il pas quelque chose de plus grand que nos vies isolées, un souffle plus puissant que celui de nos existences personnelles ?
Est ce que nos pensées ne se doivent pas d’être créatives plutôt que destructives ?

Si je me réjouis, cela n’enlève rien au passé et cela donne de nouvelles chances au futur. C’est en tous cas le chemin que je choisis désormais de suivre.

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Une petite mort

Mes phases d’évolution personnelle sont précédées de phases émotionnellement très puissantes.

Dans ces moments là, je perds toute vitalité, toute envie. Je ne vois plus le sens de rien. Tout pourrait s’arrêter là. Je n’ai plus le goût des choses et j’aimerai qu’on me laisse dériver.
Ma souffrance intérieure est telle que je perds pied avec la réalité. Je suis là et ailleurs. Dans tout et dans rien. J’avance en plein brouillard.
C’est déstabilisant pour moi et mon entourage.

C’est comme une petite mort, un deuil. La séparation de mon ancienne enveloppe et la création de ma nouvelle. C’est comme venir au monde, avec tout ce que ça comporte de violence, d’incompréhension. C’est un véritable dépouillement, une perte totale de repères.

Je sais que je vais revenir, que je vais refaire surface. C’est sûrement ce qui me tient debout.
Cela reste perturbant. Je ne sais souvent pas comment l’expliquer à mes proches et je les sens souvent désarmes face à ma détresse.

Dans ces moments là, il faudrait pouvoir s’évader et en même temps, je préfère rester proche de la vie. Car c’est elle qui me nourrit, me donne l’élan, même si tout en moi n’est que désespération.

Ces phases “down”, le problème, c’est que je ne les vois pas venir. Je me prends la vague de plein fouet. Et je rate quinze marches d’un coup. Ce n’est qu’avec le recul que je perçois mieux les choses. Et alors me revient la citation chouchou de mon amie Laurie:

L’ombre a tant été aimée qu’elle en est devenue clarté

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Drama Queen

Crédit Pixabay

En ce moment tout est speed. Les semaines passent et le temps s’effrite entre mes doigts. Les pauses sont rares et même les émotions font des sauts de folie. Ca vous l’aurez clairement remarqué!

Je vais vous dire, ça me manque, ici, de ne pas pouvoir venir poser les mots que je veux, quand je le veux. De ne pas trouver ou prendre le temps d’écrire vraiment, des textes, des poèmes.

Ca me manque nos échanges, nos partages. De vous lire aussi. Je passe toujours en coup de vent.

Ce soir, je viens. J’ouvre la boutique. J’ai mis un peu de musique, je regarde le sapin décoré par loulou et derrière moi, les lumières de Noël accompagnent les pulsations du clavier.

Je dois vous avouer quelque chose. J’ai une addiction étrange pour tous les trucs un peu dramatiques, les histoires qui se tordent, les émotions qui se prennent les pieds dans le tapis, les sentiments qui se bousculent. Enfin tout un tas de choses pas vraiment sympathiques.

Je crois que ça vient de mon histoire. Tu sais, quand tu es gamine, on te dit que si tu souffres pas en amour c’est que tu n’aimes pas vraiment. Ou aussi que la vie c’est un chemin pas facile et que tu vas t’en prendre des claques. Même que c’est comme ça que tu sais que tu es en vie.

Dès que ça va bien, c’est presque trop beau. Je suis assez forte pour trouver une faille dans le système et j’enclanche la deuxième en un temps record. Après, il n’y a plus qu’à attendre. Et ça vient tout seul. La machine se met en branle et tout disjoncte en même temps!

Incroyable mais vrai. Je pourrais remettre ma vie en question sur des suppositions, des idées insensées, des remises en question poussées. Ce qui est assez terrible en soi.

Ma grande chance, quand même, c’est d’être entourée de personnes épatantes qui savent me remettre sur la bonne voie! Et ma capacité à tomber très bas et à pouvoir refaire surface très vite. C’est un truc que je ne m’explique pas.

Sur ces pensées positives, je vous souhaite une douce fin de soirée. A très vite!