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Pensées automnales

Crédit Kaboompics

L’automne est arrivé au milieu de jours ensoleillées. Une saison que j’apprécie et pourtant chaque année il y a comme un vent de mélancolie qui vient me titiller. Tout est trop d’un coup. Trop de choses à penser. Trop de projets. Trop de besoins. Et des doutes encore. Que j’essaie de tenir à distance pour qu’ils ne viennent pas gâcher les jolies heures.

Un mouvement, qui sans cesse me bouscule et m’apaise. Des vagues émotionnelles que j’accueille de mieux en mieux. Certains promettent ici et là la clé pour en venir à bout. Je reste sceptique. Je n’en suis pas à ma première tentative!

Je cherche encore et toujours, à grandir, à évoluer, à déterrer les démons qui sans cesse me poussent sur le côté. J’avance, c’est certain, parfois vite et parfois pas. Parfois j’ai cette impression de revenir au point de départ. Comme si tout ce que j’avais essayé avait échoué. Et alors je me sens perdue, avant de retrouver l’énergie de repartir. Peut-être plus lentement cette fois, en m’écoutant davantage aussi. Il y en a qui se vantent d’avoir la solution à mes plus profondes incompréhensions.

Quand je les écoute, je perds le fil et la raison. Revenir à soi n’est pas toujours aisé dans un monde qui favorise, sans le vouloir sûrement, la culpabilité.

Le meilleur de moi ne se révèle que dans l’intimité. Ailleurs, je me cache, je me voile la face, je donne le change, j’essaie d’exister, j’attends – je le sais – une certaine reconnaissance. Je tire souvent un trait sur ma singularité. Au travail j’ai perdu l’entrain. Je suis un pantin qui suit le mouvement. A la maison, je me surprends encore à me justifier, à lâcher une colère sur laquelle les mots glissent. On dit que derrière la colère il y a une tristesse refoulée. Je ne l’identifie toujours pas.

C’est en écrivant que je suis authentique. Je crois que ma vérité, elle est dans ce que je pose et dépose, ici et là. Le reste, c’est du bricolage, pour que tout tienne debout. Peut-être un peu moins avec le temps. Il faut lui reconnaître l’avantage de nous faire parfois avancer à notre insu. Ce qu’on croyait, alors, impossible, devient envisageable. Il se pourrait que demain, nous devenions plus sages…

 

 

 

 

 

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Dans la malle aux souvenirs

Ouvrir la malle aux souvenirs…

Ils sont si nombreux à peupler nos mémoires. Un rien peut les activer. Un rien pour leur redonner vie. Une musique, un mot, un parfum, un bruit, le roulis de l’eau, le générique du top 50, un tube à la radio, un verre de diabolo menthe. Et la valse commence. Le temps s’arrête sur une image.

Les bouchons sur la route des vacances. Les voitures remplies à ras bord. Le départ aux aurores. Les cassettes enregistrées qu’on passe en boucle et les kilomètres qu’on avale en répétant inlassablement « on est bientôt arrivé ? » tout en sachant qu’on vient juste de partir. L’aller presque triomphant. Et le retour passablement moins enthousiasmant.

Le temps de l’école. Et le temps des congés. Le temps de cahiers ouverts et des bouts de stylos mâchouillés, de l’odeur de la colle en pot. Le temps des déguisements dénichés au grenier, des casseroles que l’on brinquebale d’un bout à l’autre du jardin, des tambouilles d’herbe et de cailloux. Le temps des colonies, des cartes reçues, de celles que l’on envoie pleines de fautes d’orthographe. Le temps des pieds dans l’eau, des bains de boue et des bals du 14 juillet.

Les soupes du dimanche soir et les épinards à la crème de la cantine, passablement écœurantes. Le 7 sur 7 d’Anne Sinclair et nos mercredis “télé, bonbons et bavardages”. Les weekend à la mer et l’été à la montagne. Les sorties en refuge et la pause-pipi dans les orties.

Les premiers émois et les sauts dans le vide, les premières confidences et les prières silencieuses. Les interdits qu’on oublie et les heures de colle qui s’en suivent. Les cours de sport qui s’éternisent.

Le temps des adieux. Les premières notes d’un futur qui nous comprime le cœur. Le temps du chagrin, de la fin de l’enfance. Un visage qui revient au milieu de nos rêves puis disparaît, comme emporté par le vent. Le temps des au revoir imprévus, des séparations. Les souvenirs se voilent d’amertume. L’innocence se bat contre des murs de certitudes.

Le temps des promesses qui ne durent pas. Le temps de l’allégresse, l’éphémère entre nos doigts. Temps de poser les bases de demain sans avoir les armes pour affronter les vagues.

Les dernières années d’école et les copines « tout terrain ». Les examens. Les premières vacances main dans la main. Les spaghettis carbonisés sur le réchaud improvisé. Les danses endiablées. Les slows langoureux. La mer qui vient bénir cette entrée dans le monde tant convoité de l’adulte.

Le premier regard et le premier baiser. La première excuse mal fagotée. Les premières notes d’une histoire à créer. Premiers vertiges et envies de tout oser. Puis le fracas de la fin. Le silence de la séparation. Le vide après le plein. On en sortira vivant un jour sûrement. Pour le moment, les claques se suivent et nos larmes sont fragiles.

Une fête un peu arrosée, notre timidité envolée. On rentre tard ou tôt, le cœur gros. On s’essaye à la vie avec ses bas, ses hauts, ses promesses, ses attentes. On juge vite et mal. On juge trop souvent. Le regard des autres comme un couperet nous tend un piège dans lequel on chavire. Il faut parfois le pire.

Les amitiés qui fichent le camp, celles qui restent un peu plus longtemps, les bars de nuit et les soirées à refaire un monde qu’on voit s’écrouler. Assister passivement à la fuite inexorable du temps et ne plus savoir qui croire, ni comment.

Devenir adulte et regretter de n’être plus des enfants. Moins d’innocence. Moins de rêves. Plus de conscience jusqu’à ce qu’on crève, la gueule ouverte, par peur d’oser, par peur de manquer. Tout resurgit à la faveur d’une naissance. Une deuxième chance.

Les premiers mariages et les yeux qui pétillent. Un « oui » dans l’atmosphère. Une farandole de bonheurs à cueillir chaque jour. Pour nous ce sera différent. On ne se loupera pas. On se regardera encore longtemps comme si on se voyait pour la première fois. Avec ses frissons et ce « je ne sais quoi » qui fait trembler même les plus vaillants. On ne parlera pas du couple comme d’une relation usée,  de ce “juste assez de tendresse” pour rester. On ne disséquera pas les méandres de l’adultère, de l’infidélité. On restera loin des jugements pour mieux se protéger.

Dans la malle aux souvenirs, il y a tout un tas de secrets aussi, gardés sous scellés pendant des années, des mystères à élucider, qui dans cette vie resteront bien protégés. On veut y croire encore un peu. Avant que tout n’explose, que s’exposent nos vulnérabilités, pleines d’ecchymoses. On l’aura bien cherché. Des secrets et de regrets, de ceux qu’on jure de ne jamais avoir, de ceux qu’on trouvait dérisoires chez les autres. On n’a pas fait mieux.

Quand on farfouille au hasard, on tombe sur des pépites. Une histoire de choux à la crème sur les genoux de grand-père. Le jardin de Versailles en long, en large et en travers. Les premiers jours de soleil et les collants qu’on laisse dans les armoires. Les récoltes d’automne et nos vieux grimoires. Le jour qui se lève sur un avenir plein d’espoir. Des photos d’école et des prénoms qui nous échappent. On aurait dû les noter. On pourrait les rechercher, les copains de long date, premiers témoins de cette grande aventure dont nous ne savons que dire.

On ouvre la malle les soirs de cafard, meilleur remède qu’un café noir. Ou à la demande générale quand on veut savoir qui on était, comment on a vécu, aimé aussi. Oui on l’aurait presque oublié sans ces âmes bien intentionnées. Aimer à en avoir le cœur broyé, à ne plus sentir ses muscles, à ne plus savoir les heures, à ne plus attendre que le bruit des pas dans l’escalier, à ne plus espérer que la chaleur de ses bras. Aimer à se dissoudre dans le tout des deux, à contempler le monde d’un nuage lointain, à se faire des promesses dans les creux incertains, à se confier nos détresses jusqu’au petit matin. Aimer à vouloir se fondre en l’autre. Aimer l’amour et aimer l’aimé. Aimer dans les draps nets vite froissés, dans les courbes des hanches qui se rejoignent et ne forment plus qu’une entité sacrée. Aimer à se mouvoir dans la fréquence de l’autre, à occulter les barrières sur le chemin, à se foutre des autres. Aimer à la folie, sans céder aux injonctions, fidèles à nos choix, sans cesser de se battre pour ce en quoi on croit. Aimer jusqu’à ne plus pouvoir tenir l’amour dans une définition, dans un cadre balisé. Aimer sans relâche, sans frontière, sans attache. Ça rassure ou pas.

Et puis on la referme. Non pas à double tour. On reviendra y puiser l’énergie débordante de tout ce qu’on a créé. On visitera à nouveau ces temps reculés, où tout nous semblait accessible, tout nous paraissait simple et limpide. La malle nous promet encore de beaux voyages. Il faudrait toute une vie pour les réaliser.

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Le va et vient des sentiments (réflexions sur l’amour)

J’ai retrouvé le grand lit et les draps enroulés autour des fragilités. On ne se refait pas. On reste ce qu’on est et on enlève les couches de ce que nous ne sommes pas. Les masques tombent en chemin et reste le vulnérable.

Elle a dit “on ne se remet jamais totalement d’un divorce” et quelque part elle a raison. Il y a toujours une petite cicatrice quelque part comme toutes les blessures de la vie. Même si c’était nécessaire, essentiel, vital, c’est toujours un deuil qu’on ne finit jamais vraiment de faire. Ou bien avec le temps, quand on a intégré que nos rêves ne sont que des chimères de papier. On en construit d’autres ou on les laisse passer.

Oui une cicatrice, une petite faille. On fait du mal sans le vouloir. Ce n’est pas entre deux, c’est entre tant. Les parents, les enfants. Mêmes les amis. Tout le monde reçoit sa dose de chagrin. C’est presque équitable.

C’est comme les séparations, les ruptures, les “je t’aime” qui ne portent plus très loin. Parfois il y a des garde-fous, des bases plus stables pour nous maintenir droit dans le chagrin. Parfois, on reprend tout à zéro, on repart de rien. On tient. On est comme ces aventuriers de l’extrême qui côtoient les hauteurs et s’aventurent sur ces ponts suspendus. Mieux vaut ne pas avoir peur du vide! On évolue comme on peut et on nous dit qu’il faut aller de l’avant. On ne fait que ça. On reconstruit tout pas à pas. Ils sont fort ceux pétris de bons conseils. Ils zappent les émotions ou bien reviennent aux fondations. Mais quand il n’y en a plus, quand tout s’est envolé, quand on reste seul avec le poids de ce qui ne sera pas, aller de l’avant c’est épuisant tant le sommet de la montagne semble inatteignable. Et si on y arrive, on se demande si on n’aura pas brûlé toutes nos cartes. On ne sait pas encore qu’au milieu de tout ça, la lumière lentement se faufile pour nous apparaître dans toute sa beauté quand on sera enfin prêt à ouvrir les yeux pour l’embrasser.

On se quitte en s’aimant, parce qu’on n’a pas su faire, dire, se dire, parler. Pour tout un tas de raisons qu’on ne saurait expliquer. Trop de certitudes ou de doutes. Trop de choix ou de non-choix. Au final, les creux pèsent davantage, c’est dommage. On a juste mal évaluer les choses, notre aptitude aux compromis. On n’a pas compris. Ou on reste en ne s’aimant plus parce que c’est plus facile. Peut-être. C’est mal fichu parfois la vie!

On s’isole ou on replonge, un peu vite, sans avoir guéri, sans avoir pris le temps des émotions, sans plage de solitude pour se retrouver. L’autre devient le pansement qu’on n’a pas pris le temps de trouver, en soi. Ou bien on choisit plus de facilité. L’amour liberté. Pas d’attache. Pas de projet. Pas de communauté. Pas d’attente. Juste ce qu’il faut de sentiments pour vivre le meilleur. Pas de quotidien. Beaucoup de mystère autour d’une histoire sans titre. Un abonnement entre parenthèses, juste l’essentiel. Parfois c’est doux. Parfois douloureux. On fait ce qu’on peut.

Tout le monde se demande un jour ou l’autre si ils/elle est doué pour aimer, s’aimer. La nuit surtout. Le jour, les fantômes se taisent, l’heure est à vivre. C’est quand les lumières s’éteignent que les maux reviennent nous bousculer. On ne pourra jamais tout comprendre ni tout expliquer. Alors pourquoi je m’escrime tant à essayer?

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça?

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Se faire aider pour se reconnecter à Soi

Crédit Pixabay

J’ai commencé depuis quinze jours un coaching avec Rebecca de Résonance Céleste pour mon projet d’entreprise. Comme vous le savez, je me forme pour devenir thérapeute. C’est un projet que je porte depuis longtemps en moi, mais que j’ai laissé à l’abandon. Pour tout un tas de raisons, dont “le manque de confiance”.

Vous allez me dire que tout le monde, ou presque, manque de confiance en soi. Certes, mais quand on a une personnalité “dépendante” (ce qui n’est ni bien ni mal, je préfère le préciser, il y a toujours des personnes bien intentionnées pour donner de conseils, sans toujours savoir de quoi il en retourne), le manque de confiance c’est la grosse faille. Si bien que souvent, on se range à l’avis des autres, on se soumet à leurs désirs, histoire de ne surtout pas faire de choix.

La personne dépendante est terrorisée à l’idée de choisir, que ce soit entre deux postes, une virée à la mer ou à la campagne, ou entre deux baguettes de pain! Pour les petits choix du quotidien, on en vient petit à petit à bout, en se faisant aider, en se confrontant au monde, en se dépassant toujours. Pour le reste, c’est plus compliqué. Au cours du premier module de formation, je me suis rendue compte que tous les postes que j’ai occupé depuis que je travaille sont des postes que j’ai choisi par défaut. Je ne me suis jamais demandée si ça me plaisait ou si c’était fait pour moi. J’ai toujours trouvé des excuses: mon éducation, ma situation personnelle, mes obligations. Et ça a été la même chose pour mes appartements. Je me suis laissée porter par l’avis des autres. Je n’ai jamais osé être “contre”.

Vu de l’extérieur, en général, je passe pour la fille qui s’adapte très bien, qui ne pose pas vraiment de problème, qui suit le rythme, qui est d’accord sur tout. Peu de personnes connaissent mes profonds tiraillements intérieurs. Peu de personnes savent combien cela me pèse au final. Aujourd’hui, je prends de plus en plus de décisions, seule. Et cela me rend assez fière, même si c’est pour des broutilles. Car hier encore, je ne m’en sentais pas capable.

Ce coaching me permet de me recentrer sur moi, de savoir ce qui compte pour moi et comment exprimer mon plein potentiel à ma manière. Car un autre travers de la dépendance, c’est qu’on regarde beaucoup ce que font les autres. Et on aimerait faire pareil. Sans vraiment savoir si ça nous correspond. En ce moment? tout le monde surfe sur le féminin sacré, allez hop on va s’y mettre! Et puis l’Énergétique, ça marche bien aussi, alors pourquoi pas! Il y aussi les massages qui font du bien, c’est peut-être l’occasion!

On regarde partout ce que font les autres et on essaie de se fondre dans leur moule. Je vous le donne en mille, ça ne fonctionne pas, c’est même catastrophique. Parce que ce n’est pas nous, ce n’est que l’autre. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix – conscient – de me faire accompagner pour déterminer au mieux mon projet et ses champs d’application.

Cet article n’a pas de but particulier si ce n’est de vous montrer que vous êtes uniques, vous êtes avec votre personnalité, votre caractère, vos failles et vos forces, votre talent et que la seule chose qui compte dans la vie c’est de retrouver cette connexion à Soi pour vivre pleinement ce qui compte! Comme le disait si joliment Oscar Wilde “Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris”!

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Les États d’Esprit du Samedi 27.06.2020

J’ai attendu encore une fois samedi pour partager mes états d’esprits, avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [11h00]

Photo: essais de couleurs
Fatigue : en pleine forme (je cogite un peu moins ou je médite un peu plus!)
Humeur : très bonne
Estomac: thé et chocolat
Esprit: focus
Cond. phys / Bien être. : Près de 5h de marche dans la semaine, yoga, sophrologie et méditation

Projet/Boulot: En plein coaching avec Rebecca – ça dépote!
Culture: Le live de Sophie – Le Seigneur des anneaux, HP2 avec Loulou, “Réveillez le chaman qui est en Vous” de Arnaud Riou et “Un diamant dans une boite à chaussures” de Sophie Selliez
Penser à: s’ancrer

Avis perso (1): c’est marrant comme les vieilles habitudes reviennent vite!
Avis perso (2): plein de personnes disent que l’après-confinement est pire que l’avant. Moi je réfère voir le verre plein…
Avis perso (3): les infos c’est de la nourriture tellement anxiogène que je me demande comment les gens y adhèrent, parfois même H24
Avis perso (4): La 5D ça vous parle?

Message perso (1) Merci! (2) Vos retours et encouragements sont toujours extra (3) Hâte que tu nous parles de ton nouveau tarot! (4) Ca fait toujours du bien d’être avec toi (5) J’espère qu’on se verra cet été!

Loulou: plus apaisé, content d’aller à l’école, parle un peu plus facilement de ce qu’il ressent, fait des batailles d’eau, a hâte de regarder HP2 demain après-midi
Amitiés : pendant les vacances
Love : ça me fait toujours un drôle d’effet d’être aussi bien avec lui!
Sorties :  je vais voir ma soeur et sa petite famille aujourd’hui après plus de 4 mois sans se voir!!
Essentiel: la passion, la joie
Courses: marché demain
Envie de: inspiration, connexion

Zic: Maitre Gims et Vianney (parce que les cases c’est toujours très troublant!)

Fin [11h20]

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Revenir…

Crédit Pixabay

S’il faut le coeur et le corps
D’un commun accord
Je dis oui

Les lignes se confondent
Et les âmes se fondent
Dans des cases sans fond

Les limites se figent
Et fixent le début
De l’abîme
Celui dont on ne revient plus

Les tremblements
Le chaos
L’absolu a des airs
De déjà vu

Plonger dans les profondeurs
Pour saisir la valeur
De ce qui n’est plus

Et revenir riche
De l’ombre naît la lumière
Les ténèbres devenus poussière

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Challenge Écriture #20 (26.05.2020)

Des lignes et des courbes. Les enfants n’ont pas vraiment écouté la consigne. Mais ils se sont amusés. Et voilà que de la gribouille, j’en ai tiré un chant. Celui de l’oiseau (aquarelle) au réveil, qui envoûte le jardin, celui de la nature encore belle qui enveloppe l’espérance du matin.

Les rires éclatent contre les carreaux et laissent des traces. J’y vois des rêves, comme ceux dessinés par les nuages. Il suffit de saisir le fil et se laisser emporter. Alors, tout est possible. Même ce qui, hier, paraissait hors de portée. Il suffit d’ouvrir son coeur à l’inconnu, d’ouvrir les bras pour embrasser le silence, de poser un pied près du vide pour appréhender le saut.

C’est un bouleversement que les mots ne peuvent saisir. Il faut autre chose pour exprimer cette vibration, cette sensation d’avoir trouvé, de savoir enfin. Il faut lâcher prise et se laisser guider par ses sens, suivre l’intuition, faire confiance.

Je n’ai pas exactement respecté les consignes de l’exercice puisque je suis partie d’un collage personnel. J’ai tenu à écrire ces lignes pour commenter en quelque sorte cette page créative!

Vous retrouverez les participations ici: L’oiseau bleu chez Marie – Etat d’urgence chez Nina – Genèse chez Mébul – Le dessin chez Erby – Chez Josée – Chez Sweet Things

***

Pour la semaine prochaine, on va revenir à quelque chose de plus classique avec une photo. Bonne écriture!

Crédit MK
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Brèves de Confinement #5

@MarieK

Et une nouvelle semaine de passée. L’exceptionnel est devenu ordinaire. Nous avons quelques routines qui tournent bien, le reste est accueil, adaptation, trous noirs parfois et émotions beaucoup, sourires, rires, expériences, créativité, expression artistique, du moins quand il ne faut pas travailler ou bien se mettre aux devoirs pour l’école.

Là le ton change et les vieux réflexes s’invitent, la colère tétanise et la violence éclate dans le creux d’un oreiller. On se retrouve face à ses failles, ses zones d’ombre. Et on fait face, en essayant de ne pas se juger, on parlant, en partageant son ressenti, ce qui fait mal, on allant puiser au fond de soi ce qui sauve de tout. Chaque jour on tente de ne pas tomber et quand on tombe on tente de ne pas se flageller, mais bien de faire preuve de bienveillance envers soi. L’erreur est humaine, la sérénité, bien plus qu’un choix, un engagement qui doit venir des tripes, l’unique voie pour une vie en harmonie avec ce en quoi on croit.

Cette semaine, des vestiges du passé se sont invités par deux fois, sous des formes déguisées. Témoignages, confidences. Et étrangement, j’ai réussi à prendre pas mal de recul par rapport à ça. Même si bien entendu je suis attristée par ce qui arrive à encore trop de femmes autour de moi.

@MarieK

Sinon, je me suis lancée dans l’aquarelle (après avoir achevé deux novellas et un recueil de nouvelles en début d’année, je crois que j’avais besoin de faire une pause de mots) en suivant les cours d’une créatrice que j’aime beaucoup. Et dans le dessin aussi, via les vidéos de Julie. Ces deux moyens d’expression m’ont ouvert des portes, m’ont aussi permis de prendre justement ce fameux temps pour moi, qui me manquait tant au début du confinement! Je découvre, j’apprends à lâcher prise, à lâcher le contrôle aussi. Je me découvre dans un nouveau moyen d’expression, je renoue avec mon âme d’enfant. Et du coup je me sens aussi plus libre avec mon fils, j’arrive à davantage le laisser être ce qu’il est, sans toujours mettre des limites à sa manière de s’exprimer, qui prend parfois beaucoup de place!

Pour être honnête, je redoute la fin de cette période, le retour au travail, à la vie sociale, au bruit. Mes craintes ne sont pas d’ordre sanitaire mais bien personnelles. Nous n’en sommes pas là pour le moment, alors je profite de ce qu’il m’est donné de vivre aujourd’hui. Cette parenthèse aura été très bénéfique à tant de niveaux.

Et vous, dites moi tout ou presque? Comment avez-vous vécu cette sixième semaine? Vous tarde t-il de sortir? Ou bien resteriez-vous bien encore un peu comme ça, comme en suspens au dessus de tout? 

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Journal, introspection et créativité: un chemin vers soi.

Je pense à cet article depuis quelques semaines déjà. Pour être honnête, j’y pense depuis le partage de Sophie sur je sujet, que j’ai trouvé très enrichissant et après avoir visionné quelques vidéos sur l’art-thérapie et le journal créatif.

Je tiens un journal depuis l’adolescence. Au départ, j’y consignais mes envies, mes joies, mes peines, mes questionnements, mon quotidien, mes émotions, mes doutes. J’ai eu des périodes où j’écrivais tous les jours mes états d’âme, d’autres où je préférais créer des textes courts et nouvelles. Dans mes carnets, j’ai un peu de tout, des mots, des listes – d’envies, de “merci” – des idées d’écriture, des affirmations positives, des citations, des articles, des pensées en passant, prises au vol, vite consignées de peur qu’elles ne s’échappent.

Ce dont je voulais vous parler, c’est surtout de la manière dont a évolué mon journal au cours des six dernières années.

En 2014, je reprends la plume, j’ai besoin d’un espace à moi. Je m’offre un beau carnet et c’est parti. Je suis très appliquée. Pas une rature, tout est nickel et dès que ça ne l’est pas, je panique. J’ai besoin de “beau”, d’épuré. Rien ne dépasse, tout est sous contrôle.

En 2015 puis en 2016, les pages sont un peu plus colorées. Je colle. Je souligne, je surligne. C’est le début de plus de liberté. Je m’autorise à… Dis comme ça c’est un peu étrange, mais c’est vraiment ce que je ressens, je me donne l’autorisation de faire autrement, de ne plus être dans le contrôle total, dans le “tout parfait”.

En 2017, je découvre le BUJO suite à un article de Mély. Je trouve l’idée intéressante, une bonne façon d’organiser le quotidien tout en faisant avancer ses projets. Même si je suis loin des modèles très artistiques qu’on peut voir partout sur la toile, c’est un pas de plus vers une expression différente de soi, plus créative. Dans mon BUJO on trouve principalement une organisation par semaine, avec une partie agenda et une partie “liste de choses à faire”. Et une organisation mensuelle avec mes livres lus, mes instants de bonheur, les citations qui me parlent, mes affirmations positives, mes prises de conscience, quelques tracking. J’écris beaucoup moins dans mon journal. Non par manque de temps mais parce que j’ai l’impression de me disperser…

En 2018, je reprends le BUJO et l’écriture dans mon journal. Je laisse davantage libre cours à mes envies. Faire de la peinture avec mon fils m’a ouvert une porte que je croyais à tout jamais fermée. Et oui, combien sommes-nous à penser que nous ne sommes pas créatifs, que nous sommes “nuls? Combien sommes-nous à traîner cela depuis l’enfance? Combien sommes-nous à y croire vraiment et à avoir donné notre pouvoir aux autres sur ce coup là? Je ressens vraiment le besoin de lâcher prise et surtout de m’exprimer avec autre chose que des mots.

En 2019, j’essaie, je me lance, je ne me limite plus. J’ai toujours un BUJO plutôt dédié organisation, que ce soit vie perso, vie pro, loisirs. J’y note également mes rêves et mes cycles. Cela va évoluer en 2020 avec un carnet spécial rêves (question d’espace pour les interpréter!) et la réintégration de mes cycles sur mon journal “créatif” car tout est lié, créativité, inspiration, mots, maux, cycle, identité, émotions, ressentis, apprentissage, évolution.

Mon journal est désormais un espace d’expression sans contrainte. Un espace qui me permet de laisser libre cours à mon imagination, dans lequel je ne me bride plus. J’exprime tout ce qui se passe en moi, j’y vois un outil puissant d’introspection. C’est un véritable compagnon de vie. Il est le reflet de qui je suis, qui je deviens chaque jour.

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu. J’avais surtout envie de vous montrer que nous sommes tous créatifs, qu’il n’y a pas qu’une manière de l’être. Que les limites que nous nous mettons sont souvent le reflet de ce que nous pensons à l’intérieur de nous mêmes et qu’à chaque instant nous pouvons revenir sur ces pensées limitantes et les dépasser. En nous donnant l’autorisation d’être qui nous sommes tout simplement.

Et vous, vous tenez un journal? Vous aimez peindre, dessiner mais vous ne vous sentez pas libre de le faire? Quelles sont / étaient vos limitations et quand, comment avez-vous réussi à les dépasser? 

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Brèves de Confinement #3

Alors que nous attaquons notre quatrième semaine de confinement (oh joie!), laissez moi revenir quelques instants sur celle qui vient de s’écouler.

Lundi 30 mars

Après un weekend de 4 jours, je reprends le télétravail. Oui, j’ai une dérogation pour travailler deux jours par semaine. J’en profite! Difficile de s’y remettre, autant pour loulou que pour moi. Cette journée ne restera pas dans les annales, c’est un fait et c’est ok. La soirée se passe mieux et on oublie vite nos accrochages.

Mardi 31 mars

Je profite toujours du matin, loulou dort encore, pour faire du yoga, cela réveille mon corps et me permet de commencer la journée dans les meilleures conditions. C’est jour de courses, je pars après le petit déjeuner. Il n’y a personne mais comme ça chaque fois que je sors, je trouve cela très anxiogène. Le temps s’étire, les courses me paraissent énormes et pourtant j’ai juste de quoi tenir une semaine. Je rentre sur les rotules et nous jouons à la caisse enregistreuse, avant de poursuivre avec les maths. Loulou s’y met relativement bien. Ouf! On file faire du sport dans la cour de l’immeuble, ça nous fait du bien, puis en remontant on se met au Français et là c’est déjà beaucoup plus compliqué et une fois n’est pas coutume, je perds vite mon calme. Je ne comprends pas qu’on puisse passer autant de temps sur des choses si simples. La soirée est festive mais loulou met un temps insensé à s’endormir et je me demande si c’est si bon que ça de faire les fous avant le coucher. Mais bon, je n’ai pas toujours le courage de dire “non”!

Mercredi 1er avril

J’écris un peu, je fais du yoga et je me mets au travail. Loulou sait que c’est mercredi donc difficile de le motiver pour travailler. Bon gré, mal gré on avance. Il sort son circuit, bien emballé et posé tout en haut du placard, le construit avec un peu d’aide. Et retrouve le plaisir – parfois contrarié – des tours de voiture. La journée se passe plutôt bien. J’ai de quoi m’occuper. On essaie de faire quelques exercices de maths, c’est la matière qui le motive le plus! Le soir, encore une fois, c’est compliqué pour s’endormir! Décidément! J’en profite pour terminer mon livre.

Jeudi 2 avril

Ce matin loulou se met au travail sans rechigner et c’est beaucoup plus plaisant. J’en profite pour lui préparer son travail de l’après-midi, comme ça je pourrais peut-être / enfin faire autre chose. Après le déjeuner, on se lance dans 120 tours de cour. Je vous rassure, elle n’est pas bien grande, c’est la cour des poubelles et des vélos! Mais au moins on prend l’air. Nous nous attelons, routine oblige, au Français et une maman propose que les enfants se voient, via Zoom. Bonne idée! Je constate avec “horreur” que certaines mamans sont toujours aussi bien apprêtées alors que je ressemble à un véritable zombie! J’ai tout juste le temps de me laver et de me mettre de la crème! Juste après il y a une séance de Zumba proposée par un papa de l’école. Loulous est partant, pour une fois, alors on s’y met. Nous terminons la journée en apprenant des choses sur l’eau, puis loulou dessine et colorie un poisson. On est clairement en retard et on l’assume! La soirée est moins festive car il faut se coucher tôt. Je me sens beaucoup moins fatiguée, il faut dire que la journée a été fluide et sans heurts. Tout négocier et se fâcher finit par être épuisant! Je me pose devant un film et ça fait du bien.

Vendredi 3 avril

Je profite du calme du matin pour méditer et écrire un peu. J’aime le silence du matin et l’air frais. On fait un peu de circuit, le temps passe vite, on fait un puzzle sur l’espace puis on se met aux maths. Il est dans son élément. Puis après avoir entendu une histoire sur la confection de marionnettes en papier mâché, il me demande si on peut créer un bonhomme. Je ne me sens pas du tout à l’aise avec l’idée mais bon je m’y colle (c’est le cas de le dire!). Et là, ça devient du grand n’importe quoi. Pour rire, on rit mais pas de bonhomme à la clé et beaucoup de déchets! On file se dégourdir les jambes dehors, puis Loulou fait quelques exercices sur sa plateforme en ligne pendant que j’écris les messages de mes rêves dans un carnet (un projet qui avance enfin…). Ce soir c’est plateau télé.

Samedi 4 avril

Loulou fait la grasse matinée, hourra, je vais pouvoir souffler un peu. Souffler, se poser, je ne sais pas faire quand il est réveillé. Je ne sais pas m’occuper de moi quand il faut aussi s’occuper de lui. Je ne sais pas m’arrêter. Alors je profite au maximum de ce temps du matin. Au programme: yoga, art-journal, compote, lecture formation et des muffins multicolores (la recette est à revoir!). La journée s’annonce cool. Nous prenons notre petit-déjeuner à 11h puis c’est atelier Pâte à Sel. Ensuite, confection de savons surprise. Après le déjeuner, le soleil nous pousse dehors. Nous jouons un peu, avant de remonter pour le goûter. Loulou écrit quelques lignes d’une histoire, puis c’est plateau télé devant Cars 3 cette fois. Puis c’est l’heure du dodo, avec une longue histoire à la clé!

Dimanche 5 avril

C’est la fin d’un weekend de 4 jours, chômage partiel oblige! Et je suis sur les rotules. Le matin pourtant je profite d’un temps pour moi pour regarder une vidéo sur l’art-journal, je dessine, j’écris. Ensuite, on fait un peu circuit, on peut noter que je m’améliore, je fais enfin un tour complet! Il n’y a pas de petites victoires!! Puis on prépare ensemble un Fish and Chips. C’est un peu galère mais apprécié, c’est tout ce qui compte. L’après-midi, il fait chaud et Loulou décide de ranger et nettoyer sa chambre. L’idée est bonne mais le résultat c’est qu’au bout de 20 minutes, il passe le relais. C’est un peu la goutte d’eau et quand la goutte d’eau déborde, ça part dans tous les sens, je pars dans tous les sens et loulou se croit tout permis. Je comprends que ça ne soit pas évident pour lui, mais ça ne l’est clairement pas pour moi non plus. On arrive tout de même à terminer la journée avec le sourire.

Une nouvelle semaine commence et je rentre dans un nouveau cycle, plus la pleine lune dans quelques jours, je sens que ça va être compliqué, mais pas infaisable! On y arrivera si chacun y met du sien. C’est un challenge pour nous deux. Mais un que nous pouvons remporter, j’en suis certaine.

Et vous, cette semaine? Comment s’est-elle passée? Qu’avez-vous ressenti? Qu’est-ce que vous avez aimé? Qu’est-ce qui vous a manqué? 

Au plaisir de vous lire et le plus important, prenez-soin de vous.

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Le temps d’être…

@MarieKléber

L’éphémère s’agite

Peut-être suffit-il
De s’arrêter
Simplement être à l’instant
Faire fi des injonctions
A réussir encore et toujours
A faire quelque chose
A être quelqu’un

Si tout n’était que dans un souffle
Celui d’une brise légère
Dans un murmure
Celui que l’oreille aux aguets perçoit

Si tout n’était que
Intention
Satisfaction
Préservation
Confiance
Conscience
Encouragement

Loin de toute idée de réussite
A partir de critères grotesques
Loin de cette pression
Laisser une trace
Coûte que coûte
En sortir quelque chose
Vaille que vaille

En sortir différent
Absolument
Plus proche de soi
Assurément

Peut-être suffit-il
De s’écouter
Juste
De mettre le monde
En sourdine
Un peu plus souvent
De n’ouvrir que quand
Cela fait écho
En dedans…

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On ne va pas en faire tout un plat…

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Justement non.

L’idée première de cet article a cédé sa place. J’ai bien trop écrit sur cette histoire, sur les maux, sur le silence, sur tout ce qui déconstruit et empêche même de respirer, sur la colère, la peur (là on peut vraiment la nommer parce que le danger est bel et bien réel).
Beaucoup écrit sur ce qui n’avait aucun sens.

Comme le dit si justement Sand dans un de ses article: Ne pas oublier qu’il n’est pas ” les autres “.
Ça coule de source. Et pourtant ce n’est pas toujours si évident surtout quand un petit quelque chose vient raviver la flamme des mauvais souvenirs.
Il est naïf de penser que nous pouvons les faire disparaitre. Ils existent. Par contre nous pouvons à chaque instant leur dire “non”. C’est notre seul pouvoir, de les empêcher de venir perturber notre présent. Ces souvenirs n’ont rien de bon à nous apporter.

Il faut bien avouer qu’au départ c’est troublant, quelqu’un qui s’intéresse à vous et qui vous trouve aussi assez intéressant(e) pour avoir envie d’être avec vous. C’est presque incongru. Généralement vous vous touchez cinquante fois dans la journée pour vous assurez que c’est bien vrai, que c’est bien vous et que l’autre existe et qu’il n’a pas du tout l’air de faire ça par dévotion ou avec l’intention de vous “posséder”.
Oui comme on possède une table, un canapé. Un objet du décor quoi!

Il a l’air très bien, même épanoui. Et même vous, vous vous sentez bien. Plus besoin de faire semblant. Vous pouvez vous exprimer sans crainte que cela explose, vous pouvez avoir des envies, dire oui, dire non. Vous vous sentez en phase et vous intégrez que vous avez même le droit de ne pas être d’accord et que cela ne va pas changer la profondeur de vos sentiments. Vous découvrez la vie sans cri, sans silences, sans portes qui claquent, sans cette impression de toujours être à côte de la plaque, sans cette sensation de ne jamais être assez.

Je crois qu’il faut du temps pour se réapproprier son corps, son identité, sa valeur. Et de la volonté pour ne plus laisser le passé l’emporter. Il est, bien heureusement, derrière nous et moins nous nous intéresserons à lui, plus son énergie diminuera. Ce qui implique qu’au préalable nous ayons bien entendu travaillé dessus, que nous l’ayons compris et intégré. Sinon c’est juste reculer pour mieux sauter!

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L’autre n’est jamais le problème…

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Au premier jour de formation, cette phrase vous fait l’effet d’une bombe et vous vous dites que vous avez du boulot à faire sur vous!

L’autre, vous savez, votre patron, vos parents, votre voisin de palier, vos collègues, vos potes, votre meilleure amie, votre mouflet, les gosses des autres, la maitresse, les autres conducteurs, votre coiffeur, votre belle-mère, les parents d’élèves, le garagiste, la SNCF, la Poste, les hommes politiques, votre conjoint, vos lecteurs, vos clients…
Je pense que vous voyez très bien.

Et oui, au début ça file une de ses claques.
Mais si l’autre n’est pas la source de TOUS mes problèmes, qui en est responsable? Ça mouline, un peu, beaucoup, ça mouline et ça lutte à l’intérieur, un vrai bras de fer, pour ne surtout pas faire face à la réponse.
L’autre, responsable de mes maux, c’est beaucoup plus simple et pratique.
L’autre, cet inadapté, cet abruti, ce sans-gêne, cet irrespectueux, cet empêcheur de tourner en rond, l’autre, celui qui me gâche l’existence. Je ne vais quand même pas le laisser s’en tirer à si bon compte.

Peut-être, mais à force de se dire que c’est l’autre, on perd le contrôle de nos choix, de nos vies. On devient un pantin entre ses mains et on va pouvoir continuer à en vouloir à la terre entière pour tout ce que nous considérons comme injustice et manque de chance.

Toutefois, ça n’aura pas l’effet escompté. L’autre ne va pas changer pour vos beaux yeux. D’ailleurs pourquoi devrait-il changer? L’autre est tel qu’il est comme vous êtes tel que vous êtes. Il n’est peut-être pas comme vous aimeriez qu’il soit, certes, mais vous n’êtes peut-être pas, vous non plus, comme il aimerait que vous soyez. A ce régime là, nous ne cesserons jamais tourner en rond. Or le but de toute vie c’est d’évoluer, non!

Comment évoluer sans prendre nos responsabilités. Nous avons tous en tête la célèbre phrase de Gandhi “soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”. Le monde ce n’est pas ailleurs, c’est là, votre monde, votre famille, vos loisirs, votre travail, vos blessures, votre histoire.
Je ne vous cache pas que ce n’est pas un travail évident mais je peux vous assurer qu’il est très libérateur. Il donne une vision du monde totalement différente et aide à accueillir l’autre sans jugement.

Comme l’autre n’est pas responsable de notre bonheur, il ne l’est pas non plus de notre malheur. Oui, je sais c’est un peu compliqué à intégrer et pas de souci, il y a des jours où ça vous paraitra simple et d’autres où vous vous direz que c’est complètement barré cette histoire.

Le but c’est bien de réfléchir à la place de chacun et à la meilleure manière de trouver la sienne. Notre colère, notre déception, notre peine, nos chagrins, nos peurs, notre jalousie tout comme nos joies, nos partages, nos réussites, parlent de nous. Toutes nos émotions et nos sentiments sont un baromètre fantastique pour apprendre à nous connaître, nous accueillir, nous accepter, nous aimer.

Bien sûr si l’autre pouvait aussi faire le travail, ce serait mieux. Mais là nous n’avons pas la main. Et nous ne l’aurons jamais. Demandez à tous les “sauveurs” de la terre, personne n’a jamais réussi à changer quelqu’un contre son gré. C’est une utopie et une certaine violence aussi envers l’autre (après réflexion). Mettons nous, à sa place, aimerions nous que quelqu’un nous façonne à sa guise, selon des valeurs et idées qui ne nous parlent pas du tout?

Chacun son chemin, chacun son rythme. Chacun son cheminement personnel, chacun son histoire et chacun sa personnalité. Nos différences ne sont pas faites pour être gommées, elles sont une richesse pour nous aider à grandir encore et toujours.

PS/ Ca va de soi mais je préfère le préciser, nous ne sommes aucunement responsables des actes odieux commis par d’autres à notre encontre. Seulement de la manière dont nous y faisons face et là encore nous y faisons face en fonction d’où nous en sommes dans notre parcours personnel. Ce billet a été écrit pour ouvrir la réflexion de chacun…

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Les jours de…

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Il y a des jours où quoiqu’on écrive c’est d’une tristesse sans nom. Comme si on avait un trop plein, comme si on saturait de partout.
Une nausée bien installée. Qui n’en finit pas. On ne sait plus par quel bout prendre les mots. Du coup on note, on efface, on rature et puis on déchire. Par ras le bol.
Au départ on partait d’une idée lumineuse et puis à force de maux égarés un peu partout, on se retrouve à ressasser le passé. Mauvais choix.
Le mieux encore est de lâcher prise, de se foutre la paix, de laisser les pensées glisser et se perdre dans l’air. Les retenir ne feraient qu’alourdir notre esprit.
Oublions ce qui nous contraint, ce qui nous fait chavirer.
Et revenons à des rivages plus sereins, à des vérités plus lumineuses.

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Au cœur de moi

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Parfois je ne sais pas, je ne saisis pas. Le trait d’humour, la parole légère. Parfois je surfe dessus et parfois ça vient, une fois de plus, appuyer là où ça fait mal. Comme si il y avait encore des choses à sortir, encore des blessures mal guéries, des cicatrices trop fraiches qu’un simple effleurement réveille.

Parfois la vie des autres, leurs choix, leurs projets, leurs envies me renvoient à mes propres peurs, pas celles que je connais, celles que je cache bien profondément, que j’oublie, auxquelles je ne veux pas penser parce que ça me donne le vertige. Et dans la conversation je dérive vers ce qui ne fut pas, ce que je n’ai pas connu, ce que j’ai évité, ces pas que je n’oserais peut-être jamais, ces sentiments qui ne resteront vivants que dans le présent, sans lendemain.

Parfois je me perds encore dans mes contradictions, dans ce que j’ai et ce que je voudrais avoir, ce que je ne m’autorise pas à demander, à être peut-être bien.

Parfois ça fait encore un peu mal et alors je sais que je viens de passer un cap et qu’un autre m’attend. Un virage qui chaque fois me demande d’aller encore plus loin, à l’intérieur de moi, pour faire tomber les barrières, regarder en face les limites que je m’impose, mes angoisses pour les dépasser.
Tout est mouvement. Les cycles se suivent et ne se ressemblent pas. Tout est en construction sans cesse. Tout est redéfinition de mes priorités, de mon équilibre à chaque instant.

Chez vous, comment ça se passe? Comment gérez-vous vos peurs, vos contradictions? Vos blessures appartiennent elles au passé ou se rappellent elles encore à vous de temps en temps?