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Challenge Ecriture Semaine 8

Danse des pulsations
Mon corps sous tension
J’imagine la pression
De tes doigts sur mes aspirations

Sur l’horizon saturé de rose
Le soleil étend son manteau
Un souffle, un pas, puis ose
Le ciel absorbé par l’eau

Dans son sillage, l’élan
Mon cœur s’éprend
Des possibles du néant
A portée d’océan

Je veux ton corps enveloppé
De ce parfum diffus
Semblable à la marée
Sur le sable ému

Parcourir les hémisphères
Explorer l’atmosphère
Envoyer valser les chimères
Pour ne garder que l’éphémère

Et dans ton corps m’abandonner
Désir à consommer
Urgence entremêlée d’ivresse
Ton sel comme une caresse

Entendre les battements
De mes propres tourments
S’éclipser dans le vent
Comme un défi au temps

Et croiser ton regard
Par-delà nos histoires
Juste le fruit du hasard
Il n’est jamais trop tard

Refermer nos bras
Sur les ombres des platanes
Que voguent nos âmes
Jusqu’au delta

J’irai même au-delà
Croiser le fer
Violer le sanctuaire
Juste pour un baiser de toi

J’ai fait un mix des différentes rimes. Retrouvez ici les participations: Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Mébul, Chez Marie, Chez St Jerem

Merci à toutes et à tous d’être sortis de votre zone de confort pour ce mois poétique. C’est toujours un plaisir de découvrir vos textes! Nouveau mois, nouveau thème à explorer et il sera musical. Il m’arrive énormément d’écrire en écoutant de la musique. Il m’arrive aussi d’écrire à partir d’une chanson ou d’une musique. Et c’est ce que j’ai envie d’approfondir avec vous.

Pour la semaine prochaine (#9), je vous invite à composer un texte à partir de la musique suivante. Comme pour toute première, je n’ajoute pas de contrainte supplémentaire. Amusez-vous bien!

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Ce coin de bord de mer

@mk

Je me suis toujours dit, si un jour il ne reste rien, si je perds tout, il restera ici. Ici, la-bas, ce coin de terre au bord de la mer, cet endroit dans lequel tout est, dans son plus simple appareil. Ma nature a moi, mon oxygène, ce qui m’a tenu lieu de passerelle, ce qui m’a maintenu debout. La mer et l’horizon. Pas une mer bleue qui fait rêver, une mer qui sans cesse se retire, charrie la boue et se creuse, sans cesse revient sur la rive.

Il y aura toujours mes pas et ceux des autres avant, ceux qui ne sont plus et quelque part toujours habitent ces lieux. Il y aura toujours ce souffle qui réveille et le vent sur les marais.

Il y aura les yeux de mon grand-père et ses histoires farfelues, les bottereaux de ma grand-mère dégustés au petit matin avec un bol de Banania, le bain du soir dans une grande bassine verte, la chambre aux dessus-de-lits recouverts de scènes de chasse. Il y aura le rire de mon cousin, un rire chantant qui nous emmenait loin. Il y aura toujours la maison et les placards remplis de biscuits dégoulinants de bons sentiments, boudoirs, pingouins, petits beurres. Il y aura les courses le matin et le rideau multicolore du poissonnier, nos têtes dégoutées devant les abats du boucher, le petit chemin que nous empruntions pour nous y rendre, qui le temps de quelques minutes nous offrait la liberté de courir sans nous préoccuper du monde. Il y aura toujours ces souvenirs d’enfance, heureux, les compotes de pommes et les confitures de pèche, les chevreaux nourris au biberon, derrière la porte, au fond du jardin. Même si depuis, mon grand-père est mort, la maison a été vendue, les terrains transformés, si aucune rire ne résonne, ils appartiennent tous au passé. Les images restent comme autant de richesses à partager.

Ce texte est ma participation au rendez-vous proposé par Julie autour de nos souvenirs d’enfance.

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Les États d’Esprit du Vendredi 23.08.2019

Les vacances sont terminées et je reviens donc après 1 mois avec ma participation aux États d’Esprits du Vendredi. Avec bien sûr une pensée pour The Posman et Zenopia .

Début [18h34]

Photo: mer agitée
Fatigue : retour de vacances
Humeur : heureuse
Estomac: bobun, thé vert
Esprit: bien dans ses baskets
Cond. phys. : équitation, baignade, footing, vélo
Projet/boulot: juste le bruit des travaux au boulot / sinon niveau projet, je vous parle de tout ça chez Emeline de Si J’osais
Culture:  La vie rêvée de Virginia Fly – La Veuve et au début de La disparition de Josef Mengele

Penser à: faire taire la petite voix dans son esprit…
Avis perso (1): si on ne dit pas les choses c’est que peut-être on ne sent pas si à l’aise avec elles…
Avis perso (2): voir les défauts des autres en occultant leurs qualités, c’est triste tout de même!
Avis perso (3): le style érotico-poétique, ça me plait bien. Pas vous?

Message perso: (1) je pense à toi et tes enfants (2) c’était long et court en même temps (3) ça fait du bien d’être ensemble (4) je continue à écrire sur Short Édition alors si le cœur vous en dit…
Loulou: a aimé nos vacances, sait nager, monte très bien à poney, a perdu 2 dents, connait les chansons des Enfoirés presque par cœur
Amitiés : au téléphone, par mail
Love : le retrouver…enfin!
Sorties : chez mémé, en amoureux, au ciné peut-être…
Essentiel: être soi (et arrêter de penser qu’être soi est dangereux)
Courses: cartes postales – décoration maison – four
Envie de: savourer la vie
Zic: Mauranne…

Fin [18h45]

Très bon weekend ensoleillé à tous!

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Les Instantanés Singuliers #3

J’ai conscience qu’avec les vacances et les fêtes, ce n’était pas facile de toujours trouver le temps de participer. Toutefois je remercie celles qui ont partagé leurs jolies photos. Vous êtes top! Et vos photos ont toutes un charme fou, qui m’ont permis de m’évader…

Mer et ciel  – Catwoman

Miss Fujii

Pleine Lune – Petitgris

Le Papillon à Plumes – Marie

α

Voilà ma participation (Malte -Aout 2013)

α

Place aux thèmes pour le mois prochain – date limite d’envoi le 27.01

Fiasco en cuisine et/ou sourire(s)

C’est parti!

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Comme une envie de voir la mer…

Je suis une fille de la ville, mais de la ville près de la mer.

Je n’aurai jamais pu vivre à la campagne. Ses bruits me font frissonner. Je me sens mieux dans un appartement, même sans jardin. Avec la mer, pas si loin.

J’ai grandi sur la côte ouest, près de l’océan. La ville et ses rues vivantes. Et le calme du bord de mer, aux vacances scolaires et chaque weekend à partir de Juin.

A côté du périph, la vie semblait être acquise, notre routine installée. Autour de nous, il y a de la verdure, des parcs pour nous faire oublier les embouteillages de début et de fin de journée, des jardins pour les enfants, des espaces verts qui nous donnent l’illusion que nous pouvons quitter la ville le temps d’un après-midi, en pique-niquant sur l’herbe en famille ou entre amis.

La mer est loin. Et elle me manque. J’aimerai pouvoir sauter dans un train et en moins d’une heure retrouver les plages de mon enfance, celle qui me connaissent si bien, gardiennes infaillibles de mes souvenirs et de mes secrets.

Est-ce la fin de l’hiver, le printemps qui se fait désirer, la longue chaîne des bronchites, angines et grippes qui m’ont secouée depuis le début de l’année ?

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J’ai beau aimé Paris, j’ai besoin de fraîcheur, de douceur, de m’asseoir sur le sable et d’attendre l’orage. Même la pluie n’a pas le même goût face à la mer. J’ai envie de siroter un café en écoutant le va et vient des vagues, de m’aventurer dans les terres, de me blottir contre un arbre, de regarder le ciel changer de couleur, annoncer la nuit.

Paris est loin de tout ce que j’ai toujours aimé, de ce qui m’a toujours soutenu, dans les moments délicats de mon existence. En France ou ailleurs, la mer a toujours été mon alliée, ma bouée de secours, une épaule sûre et sereine, mon havre de paix et de sécurité.