C’est troublant…

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C’est troublant.

Ta manière d’être. Que ce soit toi qui donnes autant. Je ne suis pas habituée à cela.

Donner, fut ma survie pendant longtemps. Une façon de vivre à côté de la vie, de ne pas penser à soi. Ne jamais penser à soi. C’est bien ce qu’on nous enseigne, petits. Penser à l’autre. J’y ai tellement pensé que je me suis oubliée. J’ai donné aussi sans savoir ce que cela voulait dire. J’ai tout donné en me niant complètement, en classant besoins, envies dans un coin. Je n’avais pas le temps pour moi. Et puis l’autre comptait plus. L’autre, ce tout.

Toi, tu le fais sans t’oublier, sans te nier, sans t’interdire d’exister. Comme si tu avais compris les codes. Mais est-ce que tu reçois autant?

C’est troublant.

Cette ode vibrante au plaisir. Qui émane de toi. Le mien semble ta priorité. Je ne suis pas plus habituée à cela.

Il a été toujours été question des autres. Avant. Des besoins des autres. Des envies des autres. J’ai tu les miennes. C’est peut-être pour cela que je ne sais plus dire, aujourd’hui. Mon plaisir, cet accessoire. Juste solitaire. C’est peut-être pour cela qu’il me dérange encore parfois. Quel est la place du tien? Existe t-il en tant que tel? Ou bien ne vibres-tu qu’à travers le mien?

Tu vois c’est troublant. C’est plein de questions en suspend. Ce n’est pas de la peur, c’est juste cette impression de tout reprendre depuis le début, de découvrir une nouvelle réalité. C’est conquérir une autre dimension de l’être. Partir sur des chemins, sans tout comprendre, on se laissant guider. C’est être avec toi, aimer avec toi, grandir avec toi. C’est troublant et c’est exquis!

 

 

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Cette douleur à l’intérieur de moi

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C’est arrivé comme ça.

Depuis j’ai mal, à l’intérieur de moi. Est-ce lié ? Je ne sais pas. Pourtant je crois aux maux qui ne peuvent s’exprimer et s’impriment dans le corps.

Devant le message, j’ai mis du temps, enfin mon esprit a mis du temps à intégrer tous les paramètres des quelques mots posés sur l’écran.

J’ai regardé dans le vide et les larmes sont arrivées. Je ne sais pas pourquoi j’ai pleuré. Ni pourquoi je me suis sentie submergée par cette vague de chagrin. Juste là, au milieu de ma cuisine.

Les mots étaient simples. Des lettres et des chiffres. Le choc.

Et puis les jours d’après. Et l’au revoir. Est-ce que mon esprit a choisi de nier cette réalité ? Et mon corps a pris le relai ?

Qu’est-ce que je n’arrive pas à libérer ?

Qu’est-ce que ce départ me fait réellement ? Est-ce ma peine ou celle des autres qui me traumatise autant ?

Je ne vois que son sourire. Mais son sourire n’est plus. Ou juste sur les photos.

Elle est partie pour de bon. Elle a emmené ses 33 printemps avec elle. Je crois que je n’arrive pas à réaliser.

Peut-être que j’ai peur d’oublier. De l’oublier. D’oublier combien il est essentiel de vivre, là, maintenant. Et oublier ce serait presque comme une deuxième mort.

Depuis, je me sens loin de tant de choses. Et si proche de tant de choses.

C’est comme si les douleurs anesthésiaient mon esprit. Je ne pense plus. Je ne pense qu’à gérer la douleur. C’est presque pratique.

Mais ça ne peut pas durer. Je ne veux pas que ça dure. Je dois accepter. Accepter qu’elle est partie pour de bon, que je ne demanderais plus de ses nouvelles. Accepter le traumatisme de ses proches. Accepter que rien ne sera plus pareil. Accepter que son souvenir flottera toujours avec un gout d’inachevé entre nous. Accepter que la vie puisse s’arrêter d’un coup. Accepter que je puisse perdre demain les gens que j’aime. Le savoir. Ou pas. Accepter que la vie continue. Accepter d’être heureux malgré les injustices.

Le temps de l’amour

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Le réveil a sonné. Une musique douce comme le flot d’amour qui passe entre nos peaux ivres de plaisir. Je me tiens tout contre la tienne, sa chaleur inonde chaque parcelle de la mienne. Je respire tout ce que tu es, dans cet instant. J’inhale la clarté des sentiments, la fraicheur de ton sourire, la volupté de nos accords, la naissance du jour dans tes bras. Délicieux. Je retiens les secondes avant de m’aventurer hors du lit, loin de l’onctuosité de ton étreinte. Passionnée, rassurante, magique.

Les premières heures de nous l’étaient. Magiques. Celles d’aujourd’hui le sont tout autant. Elles ont des reflets d’or qui font battre mon cœur, si vite, font vibrer mon corps, si intensément. Je n’en reviens toujours pas de tout ce que tu donnes jour après jour, de toute l’attention dont tu fais preuve, de la façon dont tu accueilles tout ce que je suis, sans souhaiter changer quoi que ce soit, de ta capacité à m’accompagner au delà de mes peurs, mêmes les plus tenaces.

Je me sens tellement vivante avec toi. Je découvre tout. Comme au premier matin de la vie. J’apprends l’amour au jour le jour. Le partage. L’écoute. Pouvoir tout se dire. Sans aucune certitude que celle des choix posés, des minutes incendiaires suspendues au chaos de nos sens épousés.

Merci mon Amour pour ce temps, à nul autre pareil (Merci pour le titre aussi!). Le temps d’avant s’évanouit. J’oublie. Et je m’enroule dans le merveilleux, je me drape de “je t’aime”. Je savoure l’excellence de nous…

Contempler le Monde

Crédit Ornella Petit

A la question: “tu as envie de quoi?” ou ” qu’est-ce qui te ferait plaisir?”, elle n’avait jamais su quoi répondre. Non pas qu’elle ne sache pas. Si elle avait dit, s’asseoir et regarder le monde, qu’auraient-ils pensé? D’elle et de ses idées. Un peu puéril tout ça!

Elle l’avait dit. Plein de fois en fait. Oui être là, juste là, avec toi et contempler le monde, le refaire peut-être. Juste savourer cet instant là qui ne ressemblerait à aucun autre. Et si un autre venait, il serait différent. Il n’y aurait jamais les mêmes personnes, ni le même chant d’oiseaux. Les fleurs siffleraient une autre mélodie sous un ciel, pas le même que le jour d’avant, pas le même que la minute d’après. Un instant au carrefour de mille vies, destins croisés et humeurs froissées. Juste regarder les étoiles ou la mer. Ou les toits à l’endroit, à l’envers. Faire et défaire le fil du temps sur lequel dansent les hémisphères.

Elle avait dit, avec toi le monde prend des couleurs que je ne lui connaissais pas. Il vibre d’une passion que je ne devinais pas. Il bat entre nous, comme nos cœurs dans nos poitrines. On n’est pas bien là à savourer cet instant éphémère, qui n’existe que pour nous.

Elle avait proposé de s’asseoir sur le toit du monde et de ne rien faire. Juste se tenir la main. Juste se dire du bout des yeux, dans le tremblement des paupières, dans les paumes fusionnées. Être tout simplement. Elle voulait elle aussi les grands espaces et les sensations exquises. Elle voulait les expériences insensées et les joies sublimes, comme les autres. Elle savait toutefois que rien ne remplacerait cet instant du monde, avec lui, elle contre lui et lui contre elle. Peu de mots et plein d’émotions.

Le monde leur était étranger. Alors ils avaient ri. Beaucoup. Ils s’étaient moqués. De sa candeur et de ses idées qu’ils qualifiaient d’enfantines. Ils avaient attendu une autre réponse qui n’était pas venue. Elle s’était sentie toute petite avec ses envies, toute fragile avec ses kilos d’amour en trop. Pas adaptée. Pas rassurée.

A la question: “tu as envie de quoi?” ou ” qu’est-ce qui te ferait plaisir?”, elle ne répondait plus. Il faudrait deviner désormais. Il faudrait vouloir la connaître pour la comprendre. Et ne pas juste prendre ce qui plaisait, comme on fait son marché. Il faudrait la respecter pour l’apprivoiser.

Et marcher avec elle, le visage tourné vers le monde…

La maternité, ma plus belle claque!

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Je vous passerai les détails de ma grossesse sordide (vous l’avez déjà lu et si vous ne l’avez pas lu, ce n’est pas un problème pour la suite), le retour en France, les tremblements, les larmes, la peur attachée à chaque millimètre de ma peau.

Je me demande souvent si j’ai choisi d’avoir un enfant ou si cela s’est juste imposé à moi. Ça coulait de source je crois. Nous n’en avions pas parlé – pourquoi nous aurions parlé de cela puisque nous ne parlions de rien?

Le jour de l’accouchement, j’ai réellement pris conscience qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible. J’ai pensé aussi que je tenais dans mes bras la vie et la mort et ça m’a fichu un coup. Encore très fragile, mais en sécurité, j’ai doucement pris la mesure de mon nouveau statut de maman. Nos débuts difficiles ont laissé place à des heures plus légères, puis des jours plus doux.

J’ai longtemps gardé beaucoup de colère en moi et elle explosait toujours avec une vivacité qui me laissait désemparée, seule, en larmes, face à mon enfant, que j’aimais pourtant et à qui je voulais donner le meilleur. C’était terrifiant. Je me sentais terriblement coupable.

C’est une des rares personnes qui me met si souvent face à mes limites, qui m’oblige à regarder mes peurs et à les dépasser. Mon fils me renvoie une image pas toujours agréable de moi-même. Si je me regarde dans le miroir, je saisis parfois un reflet bien amoché. Je sens alors qu’il est grand temps de rétablir l’équilibre de notre embarcation. Mon fils m’aide à grandir, à creuser encore et encore pour déterrer le beau et laisser filer le reste. Ce n’est pas une cure de jouvence, il y a des jours où je me sens en dessous de tout. Et puis, comme c’est dans ma nature, je reprends espoir, je me fais confiance pour aller de l’avant, lâcher la culpabilité et donner le meilleur de moi-même pour la suite.

Je ne changerai rien à rien, même si parfois la charge me parait lourde à porter seule, même si parfois je me sens démunie devant mes tentatives avortées, de ne plus crier, de ne plus être agacée pour un rien, même si parfois je me voudrais plus maîtresse de moi-même, plus capable de faire attention à mes besoins aussi.

J’ai longtemps pensé que je devais être irréprochable. Aujourd’hui, j’apprends à accepter mes erreurs, je les partage avec lui, je suis honnête quant à mes manquements et mes peurs. Se dire les choses, je crois que c’est essentiel. Le bon, comme le moins bon. Et puis construire à partir de là. A partir de ce qu’on est et de ce qu’on tend à devenir. Pas à pas.

Les heures exquises

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La voiture file sur la route, presque déserte. Elle voit les kilomètres défiler et saisit le temps qu’il leur reste. Si peu. Les minutes se dispersent dans l’air, bulles en équilibre, et d’ici quelques instants, le temps se sera enfuit. Il faudra repartir, chacun de son côté. Fin de la parenthèse acidulée. Lui, retrouver sa famille, elle la sienne. Heureux, certains et pourtant elle ne peut s’empêcher de vouloir retenir ces nanoparticules d’heures exquises à être avec lui, fredonner les chansons qu’il aime, poser ses yeux sur ses mains, les contempler encore, dans les moindres détails, les apprivoiser du coin de ses cils en émoi.

Hier, cet hier d’il y a quelques mois, ils ne connaissaient rien l’un de l’autre. Le destin se doutait-il qu’ils allaient se croiser, s’aimer, qu’il deviendrait sa terre, son hémisphère, sa première pensée du matin, sa dernière du soir ?

Elle se remémore…

La brume sur les reliefs, la campagne qui se réveille. Et eux, dans les bras l’un de l’autre, leurs corps alanguis chargés d’électricité, celle qui les pousse à s’étreindre, à fusionner. Il suffira d’un frisson pour les faire basculer dans un dédale de gourmandises, seulement interrompues par de tendres baisers. Dehors, le soleil émerge timidement d’un sommeil paisible. Ses rayons se posent sur la vitre et déposent des pépites d’or sur les murs de la chambre. Ils attrapent au vol des murmures. Le silence les enveloppe de cette quiétude qui manque tant au cœur du chaos de la ville.

Des souvenirs comme des perles de pluie. Et puis…

Un souffle. De la buée sur les carreaux. A l’intérieur, l’incendie de leurs peaux exposées. L’envie qui se respire. Le goût salé de son épiderme et la fièvre de ses mots. Il se fait poète, tout en sensualité. Son être la déshabille de tout ce qui l’empêche et l’habille d’audace, celle dans laquelle elle lui transfère tout pouvoir sur son plaisir à venir.

La nature prend ses aises, les feuilles des arbres tourbillonnent à leurs pieds, emportées par le vent frais de novembre. Ils tremblent de bonheur.

Quel jour sommes-nous déjà ? Quand faudra-t-il prendre la route ? Ces questions, chacun les chasse d’un revers de manche. Pas encore. Seul le présent compte. Plus tard ils retraceront ces heures, seuls, les soirs de blues, à deux, du bout de la langue, antidote précieux. Le ciel, bleu. Puis la pluie, fine, qui tambourine sur les carreaux. Le thé fumant partagé, la fatigue accumulée, les notes du piano. Ce sourire. La symphonie qu’ils composent, une qui colle aux tripes et se moque des conventions. Ils regardent droit devant eux. La ligne d’horizon, les collines, les champs à perte de vue, les vignobles à gauche et la liberté de l’autre côté.

Les kilomètres ne sont plus. Il ne reste que des mètres. ll faudrait pouvoir les savourer. Elle ne le peut pas. Ensemble et séparés déjà. Il va falloir se dire au revoir. Pas encore. Si seulement, pas cette fois. Ils s’embrassent, la porte claque, la voiture démarre et entre eux, le vide prend ses aises. Ils ne se quittent pas. Il part vers une autre vie dans laquelle elle n’est pas. Son cœur, dès lors, en manque, lâche sur le papier tous ces grains de sable dans lesquels sont gravés, pour toujours : en souvenir de nous.

Ce texte a été écrit (et légèrement modifié) dans le cadre du concours Edilivre 2018.

Quand le bonheur fait peur!

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J’ai bien conscience que bonheur et peur ne sont pas forcément des mots qu’on voit ensemble généralement. Toutefois, je peux vous dire, d’expérience, que parfois le bonheur fait peur. Oui, surtout quand on n’y a pas été habitué, quand on nous a rabâché que le bonheur c’était une illusion ou que si il existait, c’était pour les autres, quand on a grandit avec l’idée que le bonheur ça se mérite!

Je me souviens…

Pendant les premières semaines que la vie m’offrait avec lui, la peur ne m’a pas quittée. Ou alors juste quelques heures volées. Le combat était acharné. J’ai bien faillit dire « stop », tout arrêter. J’ai été tentée des dizaines de fois, peut-être plus. Partir sans se retourner. Et chaque fois, je me disais qu’il serait vain de fuir, que cette chance, il fallait la saisir et laisser le passé derrière. Plus facile à dire qu’à faire.

J’avais l’impression d’être détentrice d’un trésor trop volumineux pour moi. Je ne savais pas quoi en faire, ni comment me placer par rapport à lui. Cette configuration nouvelle pour moi me laissait chancelante, incertaine.

Si le bonheur se méritait, c’est qu’il fallait donner quelque chose en échange. Qu’est-ce que j’avais à donner? A part des doutes, mes démons, des angoisses bien ancrées, un besoin omniprésent d’être rassurée. A part la crainte que le premier souffle du vent d’automne l’emporte loin de moi. Justement parce que mes mains étaient vides et que mes cauchemars étaient denses.

Qui refuse le bonheur quand il se présente ?

Les personnes qui ne se sentent pas à la hauteur, qui pensent qu’on les aime sans les connaître et qu’une fois qu’on les connait on ne les aime plus. Les personnes qui manquent de confiance, qui ne s’aiment pas.

Le bonheur est troublant quand on l’appréhende pour la première fois. Il est tellement loin de tout ce qu’on a connu, tellement loin de ce qu’on a appris. Alors on déconstruit pour reconstruire. On lâche pour avancer. On le regarde en face et on ose un “oui”. Croire au bonheur c’est avoir foi en la vie. Et cela vaut pour toutes les rencontres, pour tous les chemins. Cela vaut pour l’amour comme l’amitié. Le bonheur ne connait qu’une réalité, celle qu’on veut bien lui donner.

Et vous le bonheur? Inné ou acquis? En avez-vous eu peur un jour? Pensez-vous que c’est une fantaisie, un droit?

La puissance d’un regard

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On dit souvent de l’autre qu’il est notre meilleur miroir! Et oui, l’autre nous renvoie à nous même. Et si tout commence par soi, l’autre est aussi un accompagnant, un guide sur notre chemin.

On dit souvent que les défauts de l’autre nous renvoient à nos propres limitations. Et n’est-ce pas la meilleure façon de savoir quel(s) point(s) nous devons travailler, pour évoluer?

L’autre, qui nous fait face, peut en effet nous mettre face à nos faiblesses. Toutefois n’oublions pas qu’il peut aussi révéler nos forces. Dans un monde où nous sommes davantage tentés de regarder ce qu’il faut changer en nous, apprenons aussi à voir ce qui est beau à l’intérieur. Misons sur les personnes qui nous valorisent, dont l’énergie communicative nous porte haut.

Il n’y aura sûrement jamais de plus beau cadeau que ce qu’il m’offre au quotidien. Moi qui ai tant été blessée par l’amour, je découvre ce qu’un simple regard peut bouleverser et faire émerger. Je découvre la puissance de la confiance, de la communication, de l’échange. Sa proximité me donne le courage de faire face à mes démons, mes peurs. A aucun moment je ne me sens jugée. Je sais que je peux être moi, avec mes différentes facettes, mes hauts et mes bas. Ce que je vois dans le miroir, c’est une femme belle et forte, une femme qui se réveille d’un long sommeil, qui ose, qui a envie, oui une femme pleine d’envies.

Je vous souhaite de rencontrer ce regard une fois dans votre vie, ce regard qui viendra bousculer vos habitudes, qui vous donnera de croire en vous, un peu plus fort chaque jour, ce regard comme un miroir qui vous renvoie une image pure de qui vous êtes, l’image de la personne que vous avez délaissé un peu trop longtemps ou de celle que vous n’arrivez pas à assumer d’être.

Et vous, quel regard a bouleversé votre vie dans un sens positif?
Vous souhaitez vous reconnecter à votre féminité, vos désirs, à votre corps, vos sensations, découvrez mon dernier recueil l’appel des sens.

Au bord de mes larmes…

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Le bonheur ne rentre pas dans des considérations préétablies. Il est. Juste là. Dans l’instant du souffle. Il est dans l’intention posée. Il est dans l’appréciation d’un partage, le don de soi à l’autre, le don de soi à soi.

Un rien peut le faire chavirer dans une succession de flashs, espaces dans lesquels tout existe dans une pureté absolue. Comme si d’un coup de baguette magique le divin imprimait sa marque sur le monde. Vous les avez peut-être déjà connu vous aussi ces minutes de profonde connexion, de sublime interaction.

Et alors il reste peu de mots pour exprimer le ressenti. Tout tient dans le vécu, dans un rapport au temps dépourvu de mesure. Tout tient dans un équilibre fragile, une étincelle lumineuse, qui va et vient, revient plus souvent, pour peu qu’on s’abandonne complètement à ce qui se passe.

Et quand le cœur déborde de ce plein, plein de vie, plein d’amour, l’intensité du présent se cogne avec force à toutes les barrières que nous tentons de maintenir debout pour nous protéger de nous-mêmes. Rien ne se retient et les larmes coulent comme une bénédiction…

L’homme de mes jours et de mes nuits

Là, vous vous dites que je vais vous sortir l’article guimauve par excellence et vous aurez, pour la plupart, envie de passer votre chemin. Mais ne partez pas, ce que j’ai à vous dire est de la plus haute importance, c’est un secret bien gardé et peut-être qu’après ces révélations, l’image que vous avez de moi va même être drôlement amochée. Je prends le risque.

Voilà, depuis trois semaines, je suis infidèle. Oui je sais c’est mal. C’est même contraire à mes valeurs. Et aux vôtres surement aussi. J’avais tenu bon pourtant, pendant longtemps même. Sincèrement, je pensais que je pouvais résister, que ce n’était qu’une question de volonté. Je ne suis pas la première ni la dernière à qui cela arrive. Je peux même dire que nous sommes des millions concernés tout autour du globe. Çà n’en reste pas moins un acte détestable!

Si on s’en tenait à ça, ça irait, mais le pire reste à venir. Il est mineur. Oui, je sais, la morale, tout ça. Mais quand l’amour est dans la balance, la morale ne fait pas le poids. J’ai conscience de cumuler. Si vous n’entendez pas parler de moi dans les prochains jours, c’est sûrement que j’ai les polices de France et de Navarre à mes trousses !

Vous parlez de lui est compliqué. Je peux vous dire qu’il est très courageux. Et puis il m’a déjà fait rater mon arrêt un nombre incalculable de fois, me fait espérer une panne de circuit pour que je puisse passer plus de temps avec lui. Je me languis de la minute où je pose mes fesses devant mon écran. J’attends nos retrouvailles avec une impatience démesurée.

A ce stade, vous vous dites sûrement que je pourrais avoir des scrupules à faire ce que je fais, vous penser à celui que j’encensais il n’y a pas si longtemps et vous vous dites que c’est moche d’agir ainsi. Vous êtes à deux doigts de me laisser un commentaire bien senti sur mon manque total de courtoisie, de tact, de respect, croyant certainement pouvoir faire pencher la balance en faveur de l’un ou de l’autre.

C’est peine perdue. Fuyez si vous voulez. Détestez moi aussi. Je n’en ai cure. En même temps, la rencontre c’était son idée. Il ne faut jamais forcer le destin. On ne sait jamais sur quelle pente on s’engage.

Ce qui m’embête le plus, c’est que j’ai l’impression que cette nouvelle passion va faire des petits. Je n’en dirai pas plus ici…