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Challenge Ecriture #36 – 3.11.2020

En éveil

Va et vient le corps dans un demi-sommeil
Autour des rêves qui se dessinent
Nul ne saurait dire 
En vérité qui de l’esprit ou de la matière
Sait 

Circonvolutions sacrées en mouvement
Eclairent le monde de leur clarté
Nul ne saurait vivre
Contre le temps
Eternellement 

Retrouvez ici la participation de Josée! Encore merci à elle!

Pour la semaine prochaine (#37), je vous invite à écrire un texte à partir des mots suivants: radoter, célèbre, agriculture, cirage, limonade, potion, essai.

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Challenge Ecriture #35 – 28.10.2020

Difficile de tenir le rythme avec des semaines bien chargées! Merci à Josée pour sa précieuse fidélité. Je continue pour elle (et vous si le cœur vous dit de participer un jour) jusqu’à la fin de l’année. Je vais essayer de m’organiser un peu mieux pour au moins proposer un thème chaque mardi.

Pour la semaine prochaine (#36), je vous invite à écrire un poème à partir des premières lettres du mot: ÉVANESCENCE.

Au plaisir!

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Challenge Ecriture #34- 20.10.2020

Le temps passé n’est que la suite logique de nos choix de vie. Il ne nous reste que cela, la saveur d’étreintes furtives dans un monde qui se noie. Une parenthèse comme une bulle de savon échappée d’un souffle enfantin. Un peu de magie au creux de l’incertain. Et le soleil qui vient comme un manteau nous envelopper de sa clarté. Sa vibration est telle qu’on oublie tout ce qui, quelques heures auparavant, faisait trembler nos cœurs, pesait sur nos esprits. Toutes les questions sans réponse. Tous les maux de l’absence, enfin dissipés dans une présence rassurante.

Attendons-nous autre chose? Ou sommes-nous en phase avec tantôt ce peu tantôt ce plein?

Que dirait le soleil?

Merci à Josée pour sa participation! Et toutes mes excuses pour la semaine dernière, je passais mes examens! Je continue ce challenge jusqu’à la fin de l’année, si le cœur vous en dit de participer! Ce sera avec plaisir!

Pour la semaine prochaine (#35), petite mise en scène inspirée par une blogueuse: vous refaites la décoration de votre cuisine, vous enlevez le papier peint et découvrez sur le mur l’inscription “bande de trouillards!”. Ecrivez un texte à partir de cette situation ou incorporez cette situation dans votre texte. A vos plumes!

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Challenge Ecriture #33- 06.10.2020

Peins moi le monde
Rêves d’azur
Sur le gris des murs

Peins moi le monde
Ses grands espaces
Et le macadam pétri d’audace

Peins moi le monde
Sors les couleurs
De l’intérieur

Peins moi le monde
Ses idées folles
En farandole

Peins moi le monde
La terre féconde
Sous l’asphalte qui gronde

Merci à Josée qui reste fidèle à ce rendez-vous. Vous trouverez sa participation ICI

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Pour la semaine prochaine (#challenge 34) j’ai bien envie de tester un exercice d’écriture spontanée ou intuitive – peu importe le mot qu’on utilise. Le principe est très simple: vous prenez une grande respiration et vous vous lancez. Vous écrivez des mots, des phrases, tout ce qui vous vient, sans réfléchir, ni à la cohérence, ni à la syntaxe. Ça doit vraiment être quelque chose de fluide ! Ne cherchez pas non plus à ce que ça fasse sens. Allez y au feeling! Ça vous tente? 

Hâte de vous lire…

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Challenge Ecriture #32- 29.09.2020

Il fallait agir aujourd’hui. Luc le savait. Pas de retour en arrière possible, pas maintenant. Il avait eu tout le loisir d’étudier les habitudes de la maison et savait à la seconde près quel était le meilleur moment pour agir.

Il avait mis son mental sur off, après des semaines de réflexion et de planification. Le temps de penser était derrière lui et il savait que la moindre épine dans son raisonnement pouvait mettre à mal toute l’opération.

Le matin même il avait été acheter une brouette, une pioche et une pelle. “Tout le matériel nécessaire pour un beau cadavre!”, c’est ce que sa voisine lui avait dit à son retour. Ils s’entendaient assez bien pour qu’elle se permette ce genre d’humour.

Il ne restait plus qu’à attendre la nuit, assez noire sans être obscure. Et les dernières lumières en espérant qu’il ne prendrait l’envie à personne de prolonger la lecture d’un bon bouquin.

Il n’en était plus à quelques heures près. Il alla chercher le sac et se glissa dans le jardin, par la porte du fond. Célia lui avait donné la clé, sans hésiter. Son air angélique avait le pouvoir d’endormir même les plus sceptiques.

L’opération en elle-même était rapide, la terre, il maîtrisait.  C’était de nettoyer ensuite qui demandait application et précision. Il devait laisser place nette pour que personne ne se doute de rien.

Quand Célia ouvrirait les yeux au petit matin, elle croirait d’abord à un rêve. Et puis son sourire viendrait illuminer son beau visage. Elle n’aurait plus qu’à dire “oui”!

Retrouvez les participations ici: Chez Josée

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Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte optimiste à partir de cette photo de street art (Copyright Seth).

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Challenge Ecriture #31 – 22.09.2020

C’est une envie indocile qui m’envahit soudain, alors que le dernier train m’emmène loin de toi. L’automne est arrivé, entre deux solstices, sans que nous y prenions garde. Je regarde la pluie tomber sur les vitres, les gouttes couler le long de la paroi de verre et des images apparaissent, arabesques éphémères de ce temps de nous.

Nulle certitude et pourtant tant de paix. A nous savoir vivants, ensemble, sur un chemin inconnu. La pluie continue d’inonder les pavés, je ferme les yeux, je pars en voyage. Des cornes de gazelle m’attendent à la maison. Avec un thé chaud, je les dégusterais, en écrivant quelques lignes qui parleront de tout ce que je ne peux te dire.

Le manque de toi se fait toujours très dense sur le chemin du retour. J’aimerais être magicienne pour suspendre les heures, alors nous aurions un semblant d’éternité à apprivoiser. Le train vient de s’arrêter, la pluie aussi et c’est sous un ciel de carte postale que je rejoins la maison. Un joli clin d’œil pour qui sait saisir la magie du quotidien!

Retrouvez ici les autres participations: Chez Marie, Chez Josée

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Pour la semaine prochaine, l’idée m’a été murmurée par un participant! Voilà les éléments de votre prochain texte: une pioche, une pelle, une brouette! Hâte de vous lire.

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Challenge Ecriture #30 (15.09.2020)

La coupure, franche, d’un couteau aiguisé sur une peau blanche, à demi endormie. Les cris au loin des enfants et des chiens, un drôle de mélange. Je me réveillais en sursaut, tâtonnais, à la recherche de quelque chose de familier.

Puis j’entendis un bruit de métal. Le tatoueur d’Auschwitz prenait son poste. Et défilaient les visages émaciés de ceux qui partaient à la mort. Je continuais de chercher la pièce du bout des doigts, incertaine.

Un autre bruit, un bruit de sang glacé, de celui qui s’écoule à l’extérieur des cœurs. Je n’osais ouvrir les yeux. Je l’aimais disait le sourire devant la grande fumée noire qui sortait des chambres.

Puis, plus rien. Seul le silence. Terrifiant.

Le claquement vif d’un volet mit fin à l’horreur. Jung et sa psychologie de l’inconscient auraient sûrement une piste à me proposer pour éclaircir les zones sombres de cette nuit sordide.

Les autres participations: Chez Josée – Chez Mébul

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Le challenge écriture reprend du service après une rentrée mouvementée! Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte qui contiendra les mots suivants,  placés dans votre texte dans cet ordre: indocile, dernier, solstice, arabesques, certitude, gazelle, retour, ciel.

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Challenge Ecriture #29 (25.08.2020)

Le rouge.

En voilà une couleur! Je la déteste. Je fais un blocage. Cindy a toujours l’air affolé, pourtant c’est pas faute de lui avoir dit et redit que le rouge ce n’était pas la peine d’y penser, que ça me rendait malade, même juste un point, une pépite, un soupçon sur ses lèvres. Cindy n’y comprend rien mais peut-être que vous, vous allez comprendre. Si c’est le cas, je lui dirais ce soir même que je la quitte. Elle n’aura que ce qu’elle mérite!

“On est dans le rouge!”

Qu’est-ce que j’ai pu l’entendre cette phrase. De la bouche de ma mère, un nombre de fois démentiel. Et ça commençait le jour de paie. Enfin le soir de paie. Le jour, cotillons et serpentins se bousculaient dans notre minuscule appartement, on sortait les plats du dimanche et on s’offrait un repas digne des restaurants étoilés. C’était Byzance! La grâce s’évanouissait à mesure que la nuit arrivait.

Au début, petit, je l’entendais à longueur de mois, je parlais trop certainement. J’ai appris à me satisfaire de ce que j’avais, je l’entendais déjà moins. J’ai appris à me taire. A renoncer.

J’ai appris à faire attention, au moindre centime dépensé, à la moindre envie un peu exagérée, au plus petit faux pas. J’ai appris à marcher sur du faut plat! Tout terrain était miné. Ma mère et son rouge me foutait le moral à zéro avant même de commencer.

Alors vous voyez le rouge, c’est un ennemi juré, le diable en personne qui vient me tourmenter, la voix de ma mère tel un ouragan meurtrier. Aujourd’hui, je suis en paix avec l’argent. Mais il suffit d’un rien pour me faire plonger…

Retrouvez les autres participations ici: Chez Mébul – Chez Sweet Things – Chez Josée

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Place au sujet de la semaine prochaine. Je vous invite à composer un texte à partir du titre des cinq derniers livres que vous avez lus, en intégrant ces titres dans votre texte. Qu’en pensez-vous?

Hâte de vous lire!

 

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Challenge Ecriture #28 (18.08.2020)

Le silence. C’est ce qui m’a le plus surprise en arrivant. Un silence sombre, profond, trop profond pour l’homme. Un silence de plomb qui annonçait pire. J’en avais couvert des conflits, des zones de guerre mais ce silence là, c’était la première fois. Les casques bleus étaient partis la semaine précédente, en 7 jours seulement le silence avait assis son pouvoir. Et le soleil brillait pourtant. Espoir dérisoire.

Je me disais toujours qu’il s’agissait de ma dernière mission. Ma sensibilité vieillissait mal. Je ne  remontais plus la pente comme avant. J’avais des envies de savourer la vie, tout en sachant au plus profond de moi que le terrain comptait plus que le reste. C’était là que j’étais la meilleure, que ma vie prenait tout son sens. Mon patron le savait. Tout le monde le savait et même si ma mère tremblait toujours autant quand je partais, elle était la première à me bousculer quand mes incertitudes prenaient trop de place.

Face au silence, nous ne pesions rien mon équipe et moi. Nous avancions, incertains. L’endroit semblait désert. Des frissons courraient partout sur mes bras, alors même que la terre brûlait les semelles de nos chaussures. Ça ne ressemblait pas aux enfers déjà vus. Je marchais comme une novice, avec le souvenir de mes premiers pas sur le terrain. Rien ne nous prépare à l’horreur. On ne s’endurcit pas, ce sont des foutaises, on apprend juste à se protéger, à s’enfermer dans une bulle pour pouvoir faire face à l’indicible.

La route, en ligne droite jusque là, tournait quelques mètres plus loin. Un pas, un seul, voilà ce que cela coûtait. Nous n’étions pas certains de pouvoir le faire. Nous suffoquions déjà dans cet endroit et le silence, encore, de plus en plus présent. Un silence comme une arme de pointe, prêt à nous écraser le cœur. Le mien cognait dans ma poitrine tellement fort que je pensais qu’il allait se briser.

Nos regards se sont croisés et nos pas se sont accordés. Il le fallait. Le silence a explosé, faisant voler le sable très haut dans le ciel. Devant nous, à perte de vue, des corps, dans tous les sens. Une marée humaine. Des corps d’hommes, d’enfants et de femmes. Des nouveaux-nés, des vieillards. Des morts sur des kilomètres. Des cadavres bouffés par les animaux. Des animaux aussi, ivres de sang. Je ne pouvais pas décoller mes yeux de cette fin du monde. Plus tard, il faudrait longer la route. Il faudrait s’arrêter, prendre des clichés, raconter, il faudrait faire face à la peur, s’attaquer au silence, le chasser de ces terres, il faudrait redonner un peu de dignité à ces corps nus, à ces ventres violés, à ces intimités dépecées.

Plus tard…

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Aujourd’hui c’est le retour du challenge écriture! Je suis très contente de vous retrouver. Je tenais à vous dire qu’une nouvelle personne avait rejoint notre rendez-vous hebdomadaire, vous trouverez ses textes sur son blog – Happycultrice

Pour la semaine prochaine, on va recommencer léger, je vous propose d’écrire un texte à partir de cette citation de Coluche “Quand j’étais petit à la maison, le plus dur c’était la fin du mois… Surtout les trente derniers jours !”

Au plaisir de vous lire et belle semaine!

 

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Challenge Ecriture #27 (21.07.2020)

Il y a ceux qui se souviennent et ceux qui oublient. Ceux qui regardent les années passées de rire en rire. Et d’autres pris dans le tumulte des larmes qui perdent de vue la joie. Il y a les naissances et les hypothétiques prénoms. Et les morts, la fin, les trahisons, les secrets qu’on emporte comme autant de frissons.

Il y a ceux des jours francs et ceux des jours sans âme, qui le regard perdu, se demandent comment ou plutôt pourquoi tout s’est passé comme ça. Ils égrainent les départs comme d’autres célèbrent les victoires.

Derrière les regards, les vies et derrière les vies, les choix. Compréhensibles ou pas. Tant qu’on peut rester fidèle à soi. Doit-on vraiment quelque chose à quelqu’un ici-bas?

Une nouvelle vie, comme un émoi. Et la nuit au loin qui emporte les étoiles. Bris de glace sur les pavés. Il y a ceux qui retiennent leur souffle et ceux qui, quoi qu’il en coûte, continuent d’espérer.

Vous pourrez retrouver les participations ici: Cette année là chez Mébul et Chez Josée

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Les vacances approchent, je ne serai pas présente sur mon blog. Je reviendrai le 11 aout. D’ici là je vous laisse avec quelques idées/ pistes pour les semaines à venir, afin que vous puissiez continuer à vous faire plaisir. Je serai ravie de vous lire à mon retour!

  • Partez d’une couleur de votre choix et décrivez ce qu’elle vous inspire.
  • Fermez les yeux, respirez profondément et prenez la première image qui vous vient à l’esprit. Ecrivez un texte qui part de cette image ou qui l’intègre, de la manière qui vous convient.
  • “Affirmez-vous…pour mieux rentrer dans le moule!” Rédigez un texte en lien avec cette citation.
  • Prenez un livre au hasard, ouvrez le et écrivez la première phrase lue. Ce sera le début de votre texte.
  • Décrivez en détails un plat qui vous fait salivez. Utilisez vos 5 sens pour cet exercice et faites nous rêvez!
  • C’est l’été, on se dévoile, osez un texte qui change de ce que vous avez l’habitude d’écrire!

 

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Challenge Ecriture #26 (07.07.2020)

Julie est rentrée avec un nouveau parfum, un truc affreux qui vous file la nausée. Je me demande si c’est son petit ami, un type aussi spécial qu’elle, amateur de grenadine, qui le lui a offert. C’est bien son genre. La boite est rose-orangée, l’odeur un mélange de jus de carottes et de salsifis.

Elle s’est pointée devant moi avec son vaporisateur et elle a commencé à me taper une causette d’enfer. Elle adore ça, me parler, en me caressant le poil.

“Miss Me Note”.

Quel nom!  Il parait que c’est un mix de souvenirs, premières couches, premiers biberons, et la magie de la suite, l’odeur des fleurs dans le jardin de mamie et des beignets frits, du sable mouillé après une averse, des flaques d’eau piétinées par des petits pieds inquisiteurs, la saveur du premier baiser.

On sent que Julie ça la met en transe. Elle s’en est collé un peu partout, par touches. Comme si elle se plaquait sur la peau Mr Grenadine, comme il elle se le tatouait pour ne surtout pas l’oublier. C’est impossible de l’oublier, il est toujours là. Avec ses chaussures informes et ses pantalons troués. Avec son odeur de mec à peine lavé, sa barbe indisciplinée, son cheveu gominé.

J’essai d’échapper à ce parfum, mais elle me retient. Elle ne comprend pas que tous ces souvenirs ne me disent rien, que je suis bien incapable de participer à son bonheur. Si encore les effluves m’appelaient, mais là c’est le grand vide, le trou noir du dégoût, l’apocalypse. Qui a bien pu avoir l’idée de ce mélange olfactif déjanté?

J’irai bien creuser pour faire sa fête à la créature diabolique qui a mis cette fragrance sur le marché, à la créatrice qui a sûrement cru pondre quelque chose d’inoubliable et qui s’est plantée en beauté. Je n’en ferais rien. Je ferais juste, par inadvertance, tomber le malheureux flacon. Je me cacherais dans la penderie, honteux. J’épongerais les larmes de Julie. Et Miss Me Note ne sera plus qu’un mauvais souvenir…

Retrouvez les autres participations ici: Nostalgie Lavande Chez Marie – Pétrichor, Géosmine et Ozone chez Sweet Things – Le parfum de papy chez Miss Obou et Odoriférante chez Mébul

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Pour la semaine prochaine, on va créer un texte à partir des trois éléments suivants:

A vos plumes! Et au plaisir de vous lire surtout!

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Challenge Ecriture #25 (30.06.2020)

J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière. La vie de château, le grand luxe, les tentures, le parc, les bosquets, des coins et des recoins pour s’installer en toute tranquillité et roupiller comme un bienheureux. Je pensais que ça ne s’arrêterait jamais. Heureux nous étions, tous les deux dans notre paysage fantastique, coupé des bruits du monde. Deux rescapés, deux passionnés, deux amateurs des belles et bonnes choses. Chaque jour, il me préparait des mets exceptionnels que nous partagions ensemble, tantôt au coin de la cheminée, tantôt assis sur l’herbe. La vie rêvée de tout matou qui se respecte. Et l’été, le grand carnaval des caravanes de voyageurs qui venaient découvrir le coin. Il y en avait pour tous les goûts. On les voyait venir de loin. Et on restait bien à l’abri dans notre palais. Quand j’y repense, ça me tirerait presque des larmes. Lucien s’est éteint un matin de mai. La vierge veillait avec moi. Je n’ai pas vu ses yeux se fermer ni son âme s’élever. J’ai senti son absence, comme un rêve qui s’éteint.

Puis de nulle part, ils sont arrivés avec leurs gros sabots, leurs voitures bruyantes, leurs manières sans élégance. Ils n’ont même pas pris le temps de saluer sa mémoire. Ne parlons même pas d’un regard pour moi. A la SPA, ils m’ont refilé vite fait, sans se salir les mains. Je crois que si on m’avait demandé, j’aurai préféré suivre Lucien.

Sur ces entre faits, Julie a débarqué. J’avais perdu de ma superbe et de ma spontanéité. Elle s’en moquait. Il faut reconnaître qu’elle faisait aussi pitié que moi! Je l’ai suivi sans trop savoir comment ni pourquoi. Quand on n’a plus grand chose à perdre, on se pose moins de questions. Va savoir! En tous cas, si j’avais eu une quelconque idée de ce qui m’attendait, je me serais fait tout petit dans ma cage et j’aurais laissé la tornade passer. Faut croire que j’avais aussi perdu mon intuition. La belle affaire!

J’ai longtemps espéré un sursaut de courage, pour m’échapper par la porte ouverte. Histoire de changer d’air. Mais bon, je me suis dit que je ne pouvais (quand même) pas faire ça à Julie!

Suite de l’histoire débutée la semaine dernière ICI.

Pour voir les autres participations c’est par là: Choisir le futur chez Marie – La fuite chez Mébul – Chez Josée – Chez Sweet Things 

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Avec les vacances qui arrivent je ne sais pas si il va être possible de maintenir un rythme hebdomadaire. Nous verrons bien. Pour l’instant je vous laisse avec le sujet de la semaine prochaine. On va parler “parfum”.

Vous allez choisir un parfum, que vous appréciez ou pas. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez en inventer un. Et vous allez écrire un texte en lien avec cette odeur. Qu’est-ce qu’elle vous fait ressentir? Qu’est-ce qu’elle vous dit? Qu’est-ce qu’elle vous rappelle? Ça peut-être in texte personnel ou de la fiction, c’est vous qui choisissez! A vos plumes et rendez-vous mardi prochain!

 

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Challenge Ecriture #24 (23.06.2020)

Sur Instagram, j’ai lancé un projet littéraire collaboratif, c’est à dire que j’écris une histoire avec les idées de mes lecteurs/lectrices. Du coup je vous partage ici les premières lignes de cette nouvelle…

“Moi, vouloir être chat…”

Non mais quelle idée cette chanson! Le type devait être raide, bourré, à côté de ses pompes quand il a posé ces mots. Ou bien c’est un fada. Non. c’est un fada, un plouc, un de ces mecs qui se croit tout permis sous prétexte qu’il a un peu de talent et une belle gueule. Quoique ça, ça reste à prouver. Mais passons. Si on s’arrête sur ce genre de considérations, on pourrait écrire un roman. Il y a juste à tirer le fil. Sauf que le lecteur parfois finit par s’y perdre. Et on est bon pour tout réexpliquer à chaque chapitre. J’ai pas la foi pour écrire un bouquin. Et encore moins les moyens.

Et si encore on s’arrêtait à la chanson, tiens je reprends ma bobine, mais c’est qu’en plus il y a tout un tas de crétins qui y croient et qui reprennent en cœur le refrain. Ça me met hors de moi. J’ai des envie de crime, de leur faire bouffer leurs cravates, leurs jolies ballerines, leurs chaussettes et leurs bigoudis de toutes les couleurs.

Je déteste ma vie. C’est pas une vie de Pacha, comme les pubs nous le serinent à longueur de pages télévisuelles. Ou alors je me suis planté quelque part, j’ai pris la mauvaise route. Pire, c’est peut-être cette foutue histoire de karma. C’est le leitmotiv de la grande gigue perchée sur huit centimètres de talons, qui me fait office de maîtresse…

J’ai l’impression que ce thème n’a pas été si évident que ça pour vous, vu la faible participation, comme quoi les règles ça a quand même du bon!! Je remercie toutefois les participants du jour dont vous pourrez découvrir les textes ici: Bienvenue chez Mébul – La couche chez Miss Obou

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Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte qui doit commencer par la phrase suivante: “J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière” et se terminer par: “Je ne pouvais pas faire ça à Julie.”

Au plaisir de vous lire! Belle semaine et bonne écriture!

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Challenge Ecriture #23 (16.06.2020)

Les secondes seront des heures dans cette attente. Je serai la sagesse qui patiente, le regard tourné vers l’intérieur, comme un saltimbanque épris de solitude. Je ne te volerai rien, sinon quelques sourires pour que tes lèvres et les miennes soient unies dans un tourbillon de douceur. Je serai dans la sublimation du désir, je transformerai l’évidence en pluie d’azur, l’absence en terrain fertile, riche d’une sensualité qui se lit sur chaque centimètre de ta peau au repos. Je poserai mes yeux sur la courbe sensible des frissons des étoiles, je goûterai du bout des cils au nectar sucré du cœur de ta féminité. Je t’offrirai dans un silence, tout juste perturbé par nos souffles distincts, le sacre de la nuit.

Retrouvez les autres participations (magiques!) ici: Plaisirs d’Orient chez Nina – Vénération chez Mébul – Une nouvelle pause thé chez Josée – Tourbillon libertin chez Sweet Things – Une phrase, dix mots chez Marie – Chez Sandra

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Pour la semaine prochaine, j’ai envie de légèreté, j’en ai besoin en ce moment. Du coup, pas de règles, pas de thème, un seul mot d’ordre, faites moi / faites-nous rire! Au plaisir de vous lire.

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Challenge Ecriture #22 (09.06.2020)

Que dire de la vision de ce palais des glaces si silencieux

Cachez-vous des secrets au plus profond de ce temple

Vous, dont le regard me trouble et m’offense

Derrière les voiles et les tentures, d’autres vies, peut-être aveux

La où je me tiens, j’entendrais presque, murmures, souffles et voix

Porte ouverte, oserais-je un pas?

Découvrez les autres participations: Chez Sweet Things – Chez Sandra – Chez Josée – Chez Marie – Chez Erby – Chez Mébul – Chez Nina

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Je me rends compte que les explications du dernier challenge n’étaient pas très claires. Du coup je vais essayer d’être plus précise à l’avenir.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante de Christian Bobin: “Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”, en utilisant TOUS les mots suivants: sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.

Merci et au plaisir de vous lire!