Posted in Humeurs d'Auteur

Il y a les livres que j’aime, ceux que je n’aime pas et ceux auxquels je ne comprends rien!

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Je ne sais pas donner un avis éclairé sur mes lectures. Je suis binaire, j’aime ou je n’aime pas. Je suis dans un livre ou je n’y suis pas. Je vibre ou je m’ennuie. Une fois la dernière page tournée, j’ai déjà envie de le relire ou bien de l’abandonner.

Certains ont un talent, certains savent dire pourquoi, certains savent manier le verbe avec élégance et donner ainsi envie de lire tel ou tel ouvrage. Comme Nowowak par exemple (non cet article n’est pas sponsorisé! Vous pouvez poursuivre votre lecture!).

Certains savent doser le mystère, dire l’essentiel sans gâcher l’intrigue.

Je ne fais pas partie de ces gens là. Moi je lis et je laisse les autres mettre des mots sur mes coups de cœur. Ils le font très bien. Et sur mes dégoûts aussi.
Je ne sais pas dire qu’une œuvre est mauvaise, aucune ne l’est vraiment, elle n’est juste pas savoureuse à mes yeux. Elle en contentera d’autres.
Je crois à la littérature qui transporte, qui émeut, qui scandalise, qui me fait réfléchir et parfois tout oublier aussi. Je crois aux mots qui me font trembler, aux mots qui hurlent et à ceux qui caressent mon âme comme le ferait une plume d’ange.
J’admire les livres qui me parlent, qui font écho, qui me charment, m’envoutent, aux lignes qui m’invitent à la danse, même si celle-ci me fait parfois tanguer.

Je n’aime pas le mièvre, le trop sucré, le trop noir, le si stylé qu’on finit par s’y perdre.
Je n’aime pas les mots ampoulés, les phrases qui s’éternisent, les parenthèses à rallonge, les fins qui ne collent pas avec le début, les débuts qui sonnent comme des fins.
Je n’apprécie pas les énigmes qui se succèdent et qui font d’un livre un pavé qu’on ne peut pas emporter dans son sac à main, sous peine de se casser les épaules.

Je n’aime pas quitter les personnages d’un livre “chouchou” mais j’ai hâte de larguer ceux d’un livre sans attrait. Je m’attache ou je ne m’attache pas.

Les livres passent et mes goûts évoluent. Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont ces livres que je tiens entre les mains, auxquels je ne comprends rien. Cette bouillie littéraire, ce chinois déguisé, cette suite de mots qui ne veut rien dire. Là, je me sens encore plus vide qu’après un livre “jugé” moyen. Je me sens abusée. Les critiques étaient pourtant élogieuses, l’auteur encensé. J’ai beau lire et relire des passages histoire de voir si, avec un peu moins de fatigue, un peu plus de patience, je peux peut-être capter quelque chose. Et puis, non, c’est le grand flou, le chaos le plus total, l’amertume en bouche. C’est une promesse non tenue qui me fait perdre mon temps, sape mon moral, fait descendre ma jauge d’énergie en un temps record. Soit je laisse tomber, parfois c’est vital, sois je compte les pages avant ma libération – aller au bout on ne sait jamais, pour donner sa chance, parfois les dernières pages sauvent le reste. Pas souvent. Parfois une phrase nous donne de terminer sur une note agréable. Pas souvent.

Souvent, le texte reste un énorme point d’interrogation. Et dire qu’il y en a qui ont aimé! Comment sont-ils faits? Qu’ont ils compris? Pourraient-ils m’éclairer?

Et vous, des titres en tête qui rentrent dans cette catégorie, pas celle du succès énigmatique, mais du texte incompréhensible?