Et si…

Et si…

On se baladait dans Paris. Juste comme ça, pour le plaisir. Le plaisir de vagabonder, de découvrir, de partager.

Et si…

On ouvrait les yeux sur tous ceux qui composent la ville, décomposent le temps d’un instant où sur pause on se concentre sur la vérité des choses.

On regardait la vie battre.

On s’arrêtait pour contempler ce qui se joue autour de nous, l’écho en nous.

Et si…

On prenait le temps. De poser nos yeux sur l’inconnu. De contempler ce qui s’offre à nous.

On s’asseyait là, au milieu de la foule, entre les cris de joie des enfants et le silence apaisant des vieillards et qu’on se saoulait de bonheur.

Et si…

On comprenait qu’il n’y à rien à faire.

Sinon à être.

Advertisements

Scènes de rues (& réflexions sur la vie)

Vous le savez déjà, j’aime flâner dans les rues de Paris. Je n’aime pas la foule, mais j’aime le monde, regarder les gens vivre. Alors de temps en temps, je pars à la découverte, mon appareil photo autour du cou. Je respire Paris.

Dimanche, sous le soleil, je suis allée me dégourdir les jambes autour de la Dame de Fer. Je n’aime pas particulièrement photographier les monuments, mais pour la Tour Eiffel, je fais une exception!

IMGP9606

IMGP9597

Je peux vous dire que l’automne s’installe doucement, sans faire de bruit. Et que les feuilles se parent de belles couleurs. Ma saison préférée me dit d’être patiente, de lui faire confiance. Tout arrive à qui sait se poser les bonnes questions et travailler sur soi.

IMGP9603

Je vous laisse avec quelques scènes de rue, dont je raffole. Je contemple le monde. Je tente d’imaginer la vie de chacun. Je crée des histoires à partir de rien. Je m’expose ici, si facilement. Mais dans le face à face avec l’inconnu, je perds mes moyens, j’ai peur du jugement. Je me livre de travers et si l’autre devine le chamboulement à l’intérieur de moi, je dérive.

Qui me dit que derrière ces visages, derrière le sourire de ceux que je croise, nous ne partageons pas les mêmes tourments? Ca me rassure de le penser. La vie est remplie de failles, de cicatrices, de chagrins. Et peuplée de beauté, de vérité, de joie, d’amour, de lumière. Je crois qu’être heureux c’est savoir accepter la vie dans son ensemble, accepter de ne pas tout contrôler, accepter sa colère comme sa joie, rire les jours de pluie et pleurer les jours de soleil. Il n’y a pas de règle

IMGP9645

IMGP9656 2

IMGP9661

Balade improvisée à Paris

Un dimanche en solo à Paris. Des coins à visiter, j’en ai des listes interminables: musées et expositions à voir, cafés ou restaurants à tester. Pour changer, j’ai voulu faire dans l’original. J’ai ouvert mon plan de métro, puis j’ai fermé les yeux, avant de les ouvrir sur mes doigts posés sur un arrêt: Ménilmontant. Visite hors des sentiers battus. Arrivée sur place, je me suis laissée guider par mon instinct, mes envies.

IMGP9320

J’ai laissé mon regard se poser sur les murs, le nom des rues, mes pieds fouler des routes inconnues. Mon appareil photo en bandoulière, je me suis prise le temps d’un instant pour un reporter. Au rythme de mes pas, j’ai saisis quelques mots, quelques paysages touchants, des fleurs au balcon, des graffitis sur les murs, la vie qui se faufile et dit “je t’aime” à l’improviste.

Je prends alors conscience, en regardant le monde vivre, la nature m’éblouir, de ma passion pour les cœurs qui battent, nos destins qui se croisent, nos bras qui se frôlent, nos histoires qui se mélangent, nos esprits qui s’enflamment, nos yeux qui se cherchent et perdent contact, nos différences qui bousculent le rythme de la planète, nos pieds qui foulent le même sol, tantôt mouillé, tantôt brûlant de ce début d’été.

Je reprends le métro pour tester un café recommandé. Arrivée sur place, je le trouve trop peuplé à mon goût. J’ai envie de calme. Le quartier près du Canal St Martin est loin de l’être. Et puis je connais cet endroit, très bien même. Il me faut de l’inattendu, du suspens, des surprises. Je laisse la ligne 5 me conduire à Oberkampf. A la sortie, sur la gauche, alors que je m’apprête à prendre une rue, pour une autre destination conseillée, un nom m’attire. Je me laisse tenter par Les Voyages de Laure, un salon de thé / Bouquinerie. Petit endroit fort sympathique. Sur les murs, deux toiles qui évoquent un projet sur lequel on souhaiterait en savoir davantage. Plats maison, accueil charmant, odeur alléchante des mets en cours de préparation.

IMGP9365 (2)

Je prends place dans un coin, bien calée sur une banquette, choisit mon menu (quiche, buffet de salade, dessert, le tout maison) avec un thé glacé gingembre et agrumes. Je prends le temps de déguster chaque plat, laissant de côté mon appareil photo, mon cahier sur lequel viendront se répandre les mots plus tard, même mon dernier Delphine de Vigan, que je dévore depuis ce matin!

IMGP9366

Une fois rassasiée, je découvre les photos du matin, note quelques idées dans mon carnet, regarde autour de moi, avant de prendre l’escalier qui mène au coin lecture, au sous-sol. Les livres couvrent des murs entiers. J’en feuillette certains, prends des notes, me réserve quelques citations, avant de prendre congé.

IMGP9367 (2)

Sur le chemin du retour, je décide de me poser quelques instants Place de la République, berceau d’une révolution qu’on entend à peine, qui prend son envol, près de la statue victorieuse, coeur qui éponge depuis plus d’un an les larmes de ceux qui cherchent à ses côtés un sens à tous les drames humains qui bousculent notre cher pays de France. Quelques clichés pour vous montrer ce qu’on ne voit pas, ce dont on omet de parler, ces hommes et ces femmes en révolte, qui œuvrent chacun à leur manière pour un nouveau monde.

IMGP9370 (2)

IMGP9372 (2)

IMGP9394 (2)

J’espère que cette visite de Paris vous aura plu. Je tenterais de faire un billet dédié à cette Place de la République, qui m’a d’ailleurs inspiré un poème, prochainement. En attendant je vous laisse avec ce dessin trouvé sur un mur entre Ménilmontant et Jourdain & vous souhaite une très belle soirée!

IMGP9350 (2)