Les états d’esprit du vendredi 08.09.2017

Déjà vendredi, le temps des états d’esprits de Zénopia et The Postman . Pour participer, il suffit de recopier et remplir ce formulaire en notant l’heure de début et de fin. Ensuite il ne  vous  reste plus qu’à laisser un petit commentaire et le lien de votre article sur leurs blogs respectifs. Et le tour est joué!

Heure de début [10h53]

Fatigue : légère mais il faut vraiment que je me couche plus tôt que 23h!

Humeur : au beau fixe

Estomac : nescafé et croissant

Cond phys : désastreux – la semaine prochaine je reprends la piscine

Esprit : préoccupé par un manuscrit que je n’arrive pas à terminer

Boulot : troisième démission en trois mois – tout va bien

Culture : j’ai lâché l’amie prodigieuse, je lis calme et attentif comme une grenouille et le monde des religions

Penser à : prendre rendez-vous chez l’esthéticienne (oui je sais je procrastine)

Avis perso : les patrons c’est pas des gens comme nous…

Loulou : a fait sa rentrée, à deux maîtresses, mange comme 4, adore les chatouilles dans le dos, trouve que je chante comme une casserole

Message perso : (1) Profite! (2) Ne te laisse pas marcher sur les pieds par ce type sans intérêt (3) Tu as mis des étoiles dans mes jours et dans mes nuits…

Amitiés : sont heureuses pour moi, viennent sur Paris, reprennent le travail, se posent des questions, voudraient que la roue tourne

Love : je me pince chaque matin pour me dire que je ne rêve pas

Sorties : ce midi, ce weekend, mercredi prochain

Divers : si tout va bien mon nouveau blog sera actif la semaine prochaine

Courses : des caleçons pour loulou

Envie de: balade au clair de lune

Photos: Paris, mon amour!

 

Musique: classique – loulou adore!

Heure de fin [11h19]

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Et si on laissait les autres prendre soin de nous !

Prendre soin de soi, c’est bien. Laissez le soin à un/une autre de le faire, j’ai envie de dire c’est encore mieux. Je vous parle de ça, alors que je n’ai jamais été fichue de laisser quelqu’un le faire pour moi. Les seuls qui ont eu ce privilège, ce sont mes parents bien entendu.

Mais dès que j’ai été grande, belle (évidemment), indépendante (enfin), j’ai largué les amarres, prête à me débrouiller seule, à m’assumer et à me bichonner (j’y croyais). Sauf que je ne m’en suis pas laissée le temps. Dès que j’avais une minute à moi, elle était pour les autres. Je me serais pliée en quatre pour démerder une amie. J’aurais traversé tout Paris pour éponger le chagrin d’une autre en pleine nuit. Écouter, conseiller, apaiser. Je prenais plaisir à faire plaisir.

Sauf que petit à petit je me suis laissée tomber. Je ne prenais pas soin de moi et je me disais (le pire) que je n’avais que peu d’importance. Les autres étaient heureux, tant mieux !

En amour, alors là, ça a été grandiose. J’ai tout donné. Sans compter. J’ai mis les bouchées doubles. Si dans mes relations amicales et familiales, je conservais encore un soupçon d’identité, dans mes relations amoureuses, je me suis totalement oubliée. Et je n’ai eu que ce que je méritais c’est-à-dire rien. Je suis souvent (1 seul échappe à cette règle) tombée sur des types immatures, cons, machos, prétentieux, égoïstes qui prenaient tout ce que je leur donnais (ils auraient eu tort de s’en priver) sans s’investir ou même imaginer que moi aussi j’avais des besoins ou envies, une existence en dehors d’eux. Je suis bien certaine qu’ils auraient été incapables de répondre à des questions aussi banales que « ma couleur préférée », « la ville où je suis née » ou bien « quel était mon plus grand rêve de gamine. »

Désintérêt flagrant. Est-ce moi qui ne leur ai pas laissé l’occasion de prendre soin de moi ? Où eux qui n’en ont jamais eu l’idée ? La question reste en suspens. Peut-être qu’à force de leur mâcher le travail, ils se sont vite sentis dépassés. Ou bien qu’ils s’en fichaient complètement.

On dit qu’on attire ce qu’on se donne à soi-même…

Et puis, après une grosse douche froide (où j’ai même donné plus que ce que j’avais – le summum de la connerie mais bon on fait tous des erreurs !), j’ai enfin, doucement, repris le chemin vers moi. Bon, j’ai mis du temps à savoir ce que prendre soin de soi voulait dire. Et enfin à mettre en pratique. Un pas en avant, un pas vers moi. Un pas chaque jour. Je me suis peu à peu donné de l’importance. J’ai retrouvé ma place dans ma vie. Et mes relations s’en sont trouvées transformées. J’ai cessé de me dire que « ça ne se faisait pas » ou « que je n’en valais pas la peine ».

J’ai appris à me donner de l’amour.

Et l’amour est passé par là, il m’a pris par la main. Et chaque jour il prend soin de moi, comme personne ne l’avait fait avant. Je peux vous le dire, c’est déroutant, ça prend par surprise, on finit par se dire que ce n’est pas très normal tout ça. L’esprit cogite et le cœur se libère. Et si on laissait les choses se faire !

Et vous, comment ça se passe? Est-ce que vous laissez les autres prendre soin de vous? Est-ce que vous y pensez ou vous vous oubliez encore trop souvent?

Et si je vous parlais de mon petit côté « old school » !

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J’ai eu l’idée de ce billet (un peu différent) en déjeunant avec des collègues hier. J’écoutais leur conversation et je ne me sentais pas du tout en phase et pour cause :

  • Je ne suis pas abonnée à Netflix.
  • J’achète toujours des CD et des DVD.
  • Je n’ai encore jamais téléchargé ni musique ni vidéo.
  • Je ne lis que des livres « papier » si possible des livres de poche, que j’emprunte le plus souvent à la bibliothèque ou que j’achète en vide-grenier.
  • Je n’ai jamais eu ni Mp3 ni Ipod. La musique chez moi ça s’écoute sur une chaine hi-fi.
  • Je déteste Facebook.
  • Je n’ai lu ni « cinquante nuances de grey » ni « hunger games » et je viens tout juste de découvrir Harry Potter (don’t blame me !).
  • J’adore envoyer des cartes postales à mes amies.
  • Je garde encore de (trop rares) correspondances épistolaires.
  • Je n’arrive toujours pas à me séparer de mon appareil photo argentique (le passage au numérique m’a coûté mais je me dois d’apprécier sa qualité et son efficacité – j’aurais du mal à m’en passer aujourd’hui).
  • Je ne regarde aucune série à la mode.
  • Je suis nostalgique des dessins animés de mon enfance.
  • Je déteste acheter des vêtements / chaussures sur Internet. Je ne le fais qu’en cas d’extrême nécessité.
  • Je suis fan du style des Sixties!
  • Je préfère donner que vendre.
  • J’adore écrire avec un stylo plume – Parker de préférence.
  • Je fais toutes mes pâtes (à tarte – boulangerie – pizza…) à la main.
  • J’ai le minimum d’applis sur mon portable pro.
  • Je possède encore un Nokia 5cb – tout petit et très pratique.
  • Je voyage uniquement en car ou train. Je n’ai pas de voiture et je m’en porte très bien !

Et vous? Dites moi tout…

Dites moi que nous allons réagir…

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Il y a 15 ans…

Le temps passe. Mais est-ce que le monde change, est-ce que les hommes apprennent de leurs erreurs ?

Il y a 15 ans…

Souvenons-nous. La grande douche froide. Un parti d’extrême-droite au deuxième tour de l’élection présidentielle. Le chaos.

15 ans plus tard…

Le parti d’extrême-droite retrouve sa place au cœur du deuxième tour et pour beaucoup c’est presque un soulagement.

Quoi ? Oui, un soulagement. C’est ce que je lis sur les visages de mes concitoyens ce matin. Un soulagement – quelle horreur !

Comment pouvons-nous respirer normalement ce matin alors que l’extrême-droite, ce parti qui prône des valeurs qui sont contre celles de la dignité humaine, ce parti qui regarde vers l’arrière, qui promet un recul sans précédent pour notre beau pays de France, s’affiche comme l’un des deux gagnants de ce premier tour ?

15 ans plus tard…

Où sont passés nos combats, où est passée notre colère, vers quel avenir marchons-nous le nez au vent, d’un pas presque fier ?

Ce n’est pas tant l’issue de ce vote qui m’interpelle mais qu’un parti si cruel obtienne autant de voix – qui sont ces hommes et ces femmes qui rêvent d’un pays recroquevillé sur lui-même,  un pays fermé aux autres (quand c’est cette ouverture qui est une vraie chance), un pays de division et haine – et que personne ne réagisse .

15 ans plus tard…

Je n’ai pas peur. Je suis juste révoltée. Je me demande ce que nous dirons à nos enfants dans quelques années – que nous étions juste soulagés que deux extrêmes ne soient pas en lice pour le pouvoir!

Quand avons-nous lâché les armes? Quand avons-nous abdiqué? 

Quand avons-nous accepté l’inacceptable? Comment avons-nous pu en arriver là?

Allons-nous rester là les bras ballants à regarder la haine se frayer un chemin dans nos existences?

Non – Dites moi que nous allons réagir…

Maman solo (mais pas que!)

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Hier j’avais un dîner – phénomène exceptionnel – avec un homme – phénomène encore plus exceptionnel -étant donné que ma vie sentimentale est à l’arrêt depuis plus de quatre ans (même si à mon avis je pourrais rajouter quatre ans de plus, tellement ma dernière relation n’avait rien de sentimental mais bon on va faire simple). Oui je sais on peut aussi avoir des dîners aves des hommes en « ami » mais moi j’ai jamais vraiment eu d’ami sans e. Si, un,  qui j’ai déclaré ma flamme cet été – fiasco complet (normal il était déjà marié !). Ca m’a au moins permis de passer à autre chose.  A toute chose malheur est bon c’est bien connu !

J’arrête de blablater et je reviens au dîner d’hier. Et au pourquoi de cet article surtout – si tant est que cet article ait un but particulier – je me disperse encore. C’est l’effet que ça fait quand on ne parle qu’avec des petits hommes de moins de quatre ans depuis trop longtemps…

Hier soir, je me suis rendue compte de trois choses :

  • Un divorce ça fait de sacrés dégâts et ça se voit au premier coup d’oeil. On se croit à l’abri puis un jour c’est la guerre. Je sais pour certains ça se passe bien. Pas souvent quand même. C’est la débâcle en nous et à défaut de vivre, on survit. On tient le coup pour les enfants, ils donnent un sens à tout le reste. Un divorce c’est une lente descente aux enfers. Il faut faire son deuil et ça prend du temps.
  • J’ai dépassé ce stade. Je suis loin de la fille désemparée et paumée que j’étais à l’époque, pleine de doutes, de peurs, la tête remplie de mauvais films, le cœur complètement broyé, l’énergie à plat. J’ai retrouvé mon sourire, ma joie de vivre. J’ai fait mon deuil. Et s’en rendre compte, ça file la pêche.
  • J’ai davantage confiance en moi et en l’avenir. Et j’ai bien envie de partager ça avec quelqu’un. Je me sens prête – c’est assez relatif tant que tu n’as pas sauté le pas – à faire de nouvelles rencontres « comment ? » – That is the question ! J’ai envie dire « on verra ».

Hier j’avais un dîner et ce dîner m’a ouvert les yeux sur la vie que j’ai quittée, la page que j’ai tournée et m’a orienté vers l’avenir, un avenir lumineux, joyeux, serein et apaisé.

Et comme le disait ma prof d’histoire-géo de Terminal : “Y a qu’à, y a qu’à. Mais faut qu’on !”

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une très douce soirée !

Ps : Si il y a parmi vous des mamans (ou papas) solos qui ont des tuyaux à partager, n’hésitez pas!

Et si je n’avais pas envie de refaire ma vie (là, tout de suite) ?

“Tu n’as pas refait ta vie” sous entendu “tu n’as pas un mec dans ta vie”?

C’est la première question que me posent les inconnus quant au détour d’une conversation j’énonce la réalité brute de mon statut de maman seule et divorcée. Je n’ai souvent pas le temps de répondre, que mon interlocuteur juge bon de se lancer dans une tirade qui dit plus ou moins, selon les cas, qu’il serait temps d’y penser, que je suis jeune, qu’il faut sortir, rencontrer du monde, que la vie est faite pour être partagée, que si je n’ai rencontré personne depuis xx années, c’est sûrement que je suis trop exigeante ou pas assez ouverte.

A tous ces gens bien-pensants, qui j’en suis certaine, agissent avec le cœur, j’ai envie de répondre :

  1. Qu’ils ne connaissent pas les tenants et les aboutissants de mon mariage, de mon divorce, qu’ils ne savent rien de l’homme qui a partagé ma vie (si tant est qu’il l’est partagée un jour, mais ça c’est une autre histoire), qu’ils se permettent de porter un jugement sur mes choix sans me connaître, sans savoir d’où je viens, ni où j’en suis dans ma vie.
  2. Qu’une procédure de divorce ce n’est pas un acte anodin, que ça prend aux tripes, que ça réveille la nuit, que ça fait perdre confiance, en soi, en l’autre, que ça remue, que ça implique qu’on devienne ce qu’on n’est pas, pour gagner une partie, pour se protéger, pour protéger ceux qu’on aime. Un divorce c’est parfois accepter la guerre…
  3. Que mettre un enfant au monde ce n’est pas non plus un acte banal. Qu’une fois qu’il est là, ce n’est pas forcément évident de créer ce lien, dont toutes les mères nous rabâchent les oreilles comme si c’était quelque chose d’inné. Moi il m’a fallu près de 4 ans pour me sentir pleinement maman !
  4. Qu’un divorce (ou une séparation d’ailleurs) s’accompagne d’un long travail de deuil. Apprendre à se pardonner. Apprendre sur soi, sur l’échec. Apprendre à s’aimer soi, à s’accepter, à accepter ce passé, à avancer avec nos souvenirs, le manque de confiance, la peur de l’autre, la crainte de se planter à nouveau en beauté.
  5. Qu’ils ne savent pas qu’en revenant, j’avais tout à reconstruire. Mettre un enfant au monde, trouver du travail, trouver un logement et un mode de garde. Sans parler des multiples démarches administratives qui ont duré des mois et des courriers aux ministères pour que quelqu’un daigne enfin m’aider, qu’il a fallu que je raconte ma vie un nombre incalculable de fois à des personnes pas toujours bienveillantes. Que j’ai mis du temps à trouver mes marques, à aller mieux, à sortir la tête de l’eau.
  6. Qu’il y a quelques mois je me suis mise énormément de pression pour justement faire des rencontres, m’ouvrir davantage aux autres, créer des opportunités et que je me suis perdue dans cette quête, que je me suis éloignée de moi et de mon fils.
  7. Que aujourd’hui, me trouver, gérer ma vie, développer ma relation avec mon fils, m’entourer de personnes, d’amies bienveillantes est ma priorité. Savoir ce que je veux. Prendre soin de moi (enfin). M’aimer (avec conviction). Ecrire. Donner le meilleur de moi-même dans mes relations. Vivre intensément, sans deadline à respecter, sans « il faut que ». L’amour viendra peut-être frapper à ma porte, je l’accueillerais avec bonheur. Mais je ne vais pas le chercher frénétiquement comme vous me le conseillez.
  8. Qu’il existe aussi des célibataires heureux! (même si la société veut nous faire croire que point de salut sans un homme ou une femme dans sa vie)

Le reste viendra…

Quand le temps sera juste pour moi…

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Du rire aux larmes

Je tombe. Je rebondis. Je tombe. Je rebondis.

J’ai dû être une balle dans une ancienne vie !

Sans rire. Je fonds en larmes. Puis je souris. Je fonds en larmes. Et je me dis « allez souris ! »

Je me force. Je fais illusion. Ca marche plutôt pas mal.

J’ai dû me prendre tellement de raclés dans ma vie de balle, que je suis vaccinée.

C’est dingue parce que c’est quand tu crois que tu as passé un cap, que tu baignes dans le bonheur, un bonheur tout beau, tout doux, de celui que tu vois étalé à tout va autour de toi, c’est à ce moment précis où tu dégringoles 25 marches.

Et que tu te retrouves la tête dans le cambouis, à te dépatouiller pour ne surtout pas tâcher ta belle robe dorée.

En fait le mieux serait que tu te laisses aller – la robe ne va pas te sauver de toute façon – que tu t’étales de tout ton long, que tu te laisses une chance de toucher le fond de la piscine. Là, tu te sens libre de pleurer pendant des heures, de te transformer en Calimero, d’en vouloir à la terre entière. Je sais c’est facile, mais qu’est-ce que c’est bon de ne plus rien contrôler, de s’affranchir de toutes ces belles idées qui disent qu’il faut positiver, avoir la foi, de toutes ces théories qui veulent te faire croire que cette situation pourrie dans laquelle tu te débats, c’est toi qui l’a créée, que tu n’attires que ce que tu donnes et qu’au fond tu es la victime de tes propres pensées… Et MERDE !

Ce matin, après avoir craqué dans l’ascenseur (j’aurais dû attendre d’avoir passé la porte de l’école en sens inverse) et avoir tenté de rattraper le coup avec l’escargot, cramponné à son doudou (c’est le seul à même de le rassurer en ce moment – je crois que je vais aller déposer un cierge au Saint des Doudous pour le remercier d’être là et de pallier à mon incapacité générale à gérer mes émotions de mère).

Pas étonnant qu’il soit imbuvable à la maison…

Les enfants ça sent tout. Là, il n’y a même pas besoin de sentir. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure. Tout se barre en live. Il y a comme un parfum de dépression dans l’air. Personne ne se parle. Dans 100m2 ça peut peut-être passer, mais dans 40m2, c’est un peu délicat – du coup pas d’autre choix que d’aller passer ses nerfs sur la cuvette des waters (ça aide d’être poète !)

Je suis arrivée au bureau, après m’être demandée un nombre incalculable de fois (1) si je ne devais pas poser ma journée pour m’aérer l’esprit (mais quoi faire pendant plus de 9 heures seule dans Paris ?) – (2) si j’avais bien fait de tout accepter sans broncher sous prétexte que j’avais fait un mauvais choix – (3) si je n’aurais pas dû au final céder à ma première impulsion – accoucher sous X (déplorable !!).

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Et en me regardant dans la glace je me suis remerciée intérieurement de ne pas avoir mis de mascara ce matin. J’aurais eu grand mal à maquiller les dégâts. J’ai encore la tête dans le brouillard, comme si je venais de passer dans l’essoreuse à salade (ça me remettrait peut-être les idées en place).

Il y a des heures où je n’en peux plus, où j’ai l’impression de me farcir un retour vers le passé forcé. Et d’autres où je me dis, une fois de plus, que je vais me battre, que ça va aller, que je suis belle et la meilleure maman du monde (promis je n’ai pris d’ecstasy !), que nous allons ensemble dépasser tous ces non-dits qui nous gâchent la vie, que nous allons être plus forts que ce qui nous détruit (anges du ciel et de la terre, à vous de jouer !)

C’est fou quand même de se gâcher l’existence alors que nous avons tout pour être heureux : un toit, la santé et la sécurité matérielle. Mais purée qu’est-ce qu’il nous faut de plus ? Qu’est-ce qu’on attend pour profiter de tout ce qu’on a et qu’un jour on n’aura plus ? Pourquoi on se pourrit autant la vie avec des idées toutes faites sur plein de choses ? Pourquoi on n’arrive pas à s’aimer, à se le dire et à dire aussi quand trop c’est trop, quand on a besoin de souffler, quand on a besoin de s’aérer ? Pourquoi on a tant de mal à vivre, quand d’autres à côté se débattent dans des tourments mille fois plus importants ?

Pourquoi, Bordel de Merde ? (marre d’être poète d’un coup !)

C’est un peu les montagnes russes mes journées en ce moment. Je me sens glisser puis refaire surface. J’ai envie de m’effondrer dans des bras amis ou de danser avec mon petit homme au milieu du salon.

J’ai juste envie que ma vie, la sienne, la nôtre, retrouve des couleurs.

Dehors, le soleil brille, c’est déjà ça !

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J’ai testé: Le stage de Pole Dance

Quand mon amie Laurie m’a proposé de l’accompagner à un stage de Pole Dance, je n’ai pas réfléchi plus de deux secondes avant de dire « oui ». C’était l’occasion de la voir à l’œuvre (puisque cela fait un an qu’elle pratique) et de tenter quelque chose de nouveau. Bon, il faut bien avouer que si elle m’avait proposé du saut à l’élastique ou du canyoning, j’aurais très certainement moins fait la fière et je me serais certainement torturé la cervelle pendant des nuits sur la meilleure façon de lui dire « non », sans la vexer !

Dimanche 14h nous y voilà. En short et débardeur (c’est une histoire de peau qui accroche la barre – moins tu as de matière sur le dos, mieux c’est). C’est à cet instant précis que tes complexes merdiques (tous les complexes le sont – ils existent en comparaison aux autres et tout ce qui est comparaison ne sert à rien. Voilà c’était la minute de vérité, on revient au sujet) se font la malle. Les filles assument et assurent, pas de jugement, c’est si rare que ça fait un bien fou.

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On commence par 10 minutes d’échauffement. Je m’attendais au pire. Laurie m’avait dit « tu vas en chier et tu vas me détester dans les 5 premières minutes ». J’ai beau être une sportive du dimanche, j’ai réussi à tenir le choc. C’est en passant au gainage, que j’ai commencé à prendre conscience de ce qui m’attendait.

Et puis la prof nous a montré la première figure à pratiquer. Il n’y a pas à dire, c’est trop beau. Je vous assure, c’est de l’art à l’état brut. C’est joli à regarder et en l’espace de quelques secondes, tu rêves de toi, de ton corps souple embrassant la barre, de tes mouvements amples et légers. Quel beau rêve ! A votre tour les filles…Retour brutal à la réalité.

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On s’y colle donc, sans appréhension. Au premier tour (raté) on se dit qu’on aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant de dire « oui ». Laurie nous a dit qu’elle ressemblait à une sauterelle sur sa tige, nous, ça relève du cachalot échoué sur le mât d’un bateau perdu en haute mer. Je ne m’avoue pas vaincue pour autant, je persiste et signe. Et c’est pas mal du tout, je suis assez fière de moi.

Deuxième pose. Plus compliquée et avec la barre en spinning (ce qui signifie qu’elle n’est plus fixe, elle tourne – et nous avec !). On tente de reproduire la sublime figure proposée par la prof et on se rend compte (on nous avait prévenu) que la Pole c’est hyper physique. Les points d’accroche sont les chevilles, l’intérieur des genoux, l’intérieur de cuisses, des endroits qu’on fait rarement travaillé et dont on ignore jusqu’à l’existence dans la vie de tous les jours. Et puis les bras, les abdos aussi. Et là, on en chie. Ca tire de partout, sans compter qu’on se cogne souvent contre la barre, qu’on se casse la figure, qu’on fait des nœuds avec ses pieds (autour de la barre tant qu’à faire – il n’y a que moi qui ai réussi cet exploit ! Je n’en menais pas large, incapable de me décoincer, je me voyais déjà terminer ma vie là, j’étais à deux doigts de fondre en larmes…).

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Mais la Pole Dance, c’est aussi quelques figures qu’on arrive à maîtriser dès le début. Et ça donne des ailes, ça donne envie d’aller plus loin, d’essayer encore et encore. Le meilleur moment pour moi à quand même été de voir mon amie Laurie en action, d’avoir pu constater qu’elle ne ressemblait pas à une sauterelle en perdition, mais à une fille confiante, maîtrisant les inversés et le « Butterfly » à la perfection ! Au bout d’une heure, les mains râpées et les bras en compote, j’ai lâché prise (c’est le cas de le dire).

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Les étirements m’ont achevée. C’est pourtant le sourire aux lèvres que je suis sortie de cet essai, avec l’envie de signer de suite pour un nouveau stage. C’est le problème majeur avec la Pole Dance, c’est qu’une fois que tu as essayé, tu ne peux plus t’en passer !

Sinon, j’ai eu des courbatures pendant trois jours plein. Je me suis même demandée si j’allais un jour pouvoir à nouveau tendre mes bras complètement (c’est à ce point-là). C’est pas du sport de midinette je peux vous le dire !

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Et sans en savoir davantage sur la Pole, je pense que c’est un art qui développe les muscles et notre mental, qui invite à prendre confiance en soi, à accepter son corps, qui développe l’esprit d’équipe et d’entraide.

Et vous, vous avez déjà essayé ? Votre ressenti ? Ou vous en avez envie – Qu’est-ce qui vous retient ?

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