Fantasme #5 – L’inconnu du train

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Le train est entré en gare de Valence TGV à 10h30 précises.

J’ai relevé le store pour me prendre le soleil du Sud en pleine face. J’avais besoin de cette clarté, de cette lumière chaude et rassurante. L’hiver qui s’éternisait me privait d’énergie. J’étais venue la chercher auprès de mon meilleur ami. Aix approchait à vue d’œil. Au coin du mien, une couleur attira mon attention et mon regard se posa sur une silhouette masculine. En levant la tête, mon regard croisa le sien, qui me foudroya. Je restais là, interdite, incertaine. Avec son faux air à la James Dean et son jean bien taillé, on aurait dit un type tout droit sorti d’une autre époque. Rien à dire, en plus d’être craquant il était tout à fait mon style. Raffiné mais pas trop, un brin rebelle, un tantinet mystérieux. Tout ça dans un regard. Je n’osais imaginer ce qui pouvait se passer si je regardais plus loin.

Il a terminé sa cigarette, l’a écrasée avec nonchalance, lâchant mes yeux quelques secondes seulement puis est monté dans le train. A part une place en face de moi et une place dans le “carré voyageurs” voisin, le train affichait complet. Une chance sur deux. Une chance que j’espérais autant que je redoutais. Je ne me sentais ni à même de soutenir son regard, ni à même de passer le reste du trajet sans pouvoir le croiser. C’est tiraillée de toute part que je l’ai vu prendre place dans mon périmètre. L’envie de le détailler sous toutes les coutures côtoyait celle de me replonger illico-presto dans mon bouquin, histoire de ne rien laisser paraître des émotions qui me travaillaient au corps.

Il a souri, un de ces sourires espiègle, plein de sous-entendus que je ne voulais surtout pas intégrer. J’en ai esquissé un en retour. J’aurais voulu y mettre de la fantaisie, un zeste de tentation, une pincée de passion. Je restais sobre et  discrète, je sentais qu’il en fallait peu pour que je me noie. Il s’empara de ses écouteurs, je me penchai à nouveau dans mon pavé de science-fiction. A chaque fois que je redressais la tête, je ne voyais que ça, ses deux yeux braqués sur moi. Intriguant. Il ne faisait pas semblant, lui.

En me retournant sur mon fauteuil, pour trouver une position plus confortable, ma jambe frôla la sienne, ou la sienne frôla la mienne, je ne saurais dire. Geste délibéré ou heureux hasard ? Son sourire avait disparu. Sérieux, il me dévisageait maintenant, semblant voir plus loin que mon corps. Je commençais à me sentir étrange. Il fallait que je sorte, que j’aille me passer de l’eau sur le visage, que je tempère cette soif qui s’était emparée de moi. Une fois dans les toilettes, je prenais le temps de respirer. Je passais mes mains sous l’eau puis sur mon cou, ma nuque. Je les laissais descendre sur ma poitrine, voluptueuse, le long de mon torse, sur mon ventre, mes courbes. Je pouvais bien refuser en bloc l’évidence, elle n’en restait pas moins omniprésente, l’envie de lui agitait mes sens, décuplait la fièvre grandissante. Je me caressais lentement, langoureusement, l’image de ses prunelles en toile de fond. Je laissais mes mains dessiner des voyages inédits entre mes cuisses moites. Je me mordais les lèvres de plaisir. Est-ce que ça suffirait à endiguer le flot tumultueux de mon appétit ?

J’ouvris la porte. Il se tenait derrière, même regard affranchi des codes, sûr de lui. Il posa sa main sur ma poitrine comme pour m’intimer l’ordre de reculer, ce que je fis, sans résistance. Il referma la porte derrière lui. Il pressa mon corps contre la seule paroi plane de la cabine exiguë. Hypnotisée, je le laissais faire. Il glissa ses doigts sous mon chemisier, tandis que sa main droite en défaisait chaque bouton, avec la précision d’un sage en pleine méditation. Je remontais ma jupe, une invitation à passer à la vitesse supérieure. Je n’en pouvais plus d’attendre. Son corps m’attirait, ses yeux me captivaient. Je ne me sentais maîtresse de rien, l’inconnu avait du bon. Je fis sauter, beaucoup moins délicatement que lui, les boutons de son jean. La vivacité de son érection me surpris. Nos regards fondus l’un dans l’autre, il prit possession de moi sans attendre. Je fermais les yeux le temps de savourer l’échange euphorisant, laissant mes mains libres de se livrer à la découverte de sa constitution, mes ongles de s’enfoncer dans les plis de sa peau. Au moment où le plaisir monta d’un cran, il plaqua sa main sur ma bouche. La tête rejetée en arrière sous l’effet de l’impulsion, j’étouffais un cri. A l’instant où nos hanches se contractèrent avant de lâcher prise, le haut-parleur se mit à grésiller. Consciente que la magie venait de se prendre la réalité en pleine figure, je réajustais ma tenue et me dirigeais vers la porte. Il sortit trois minutes plus tard. J’attendais déjà sur la plate forme centrale, mon sac sur le dos. Quand il passa, il laissa sa main effleurer mes cuisses nues, encore riches de frissons.

En descendant du train, je retrouvais Loïc. Alors qu’il me prenait dans ses bras en guise de bonjour, je cherchais avidement du regard mon bel inconnu, dont le souvenir s’évaporait à mesure que le train s’élançait à vive allure vers Marseille.

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Fantasme #4 – Prête à tout

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Copyright Marie Kléber

  • Tu pensais à quoi, ma poule?

Clara était arrivée dans son dos, l’avait surprise alors qu’elle élaborait dans sa tête mille et un scénarios,  son passe-temps favori. Elle pouvait aisément répondre à cette question. Mais n’en fit rien sur le moment. Pouvait-elle réellement lui dévoiler le fond de ses pensées ?

  • Alors ?
  • J’étais juste ailleurs Clara. Tu me connais !
  • Très bien même. Dis-moi tout, tu étais où ? Dans les bras d’un beau jeune homme ?
  • Même pas
  • Tu mens mal Elsa.

Si elle savait. C’était sa meilleure amie mais quand même. Est-ce qu’elle pouvait lui confier si facilement le fond de ses pensées, surtout celles-ci ?

  • Allez, ne te fais pas prier Elsa. Dis-moi tout. Et n’oublie pas les détails croustillants surtout.
  • J’étais à l’hôtel, allongée dans des draps de soie, prête à m’offrir sans détour à mon amant du jour.
  • Rouges, les draps ?
  • Grenat pour être précis. Tu connais ma fascination pour cette couleur.
  • Tu étais habillée comment ?
  • Déshabillée tu veux dire.
  • Carrément. Je ne m’étonne pas que tu aies fait la moue quand je suis arrivée.
  • Pas du tout. On avait rendez-vous je te rappelle.
  • Allez Elsa, je ne t’en veux pas. Je comprends. Continue. C’est un ordre !
  • Tu ne crois pas si bien dire. J’étais donc allongée, en déshabillé, guêpière noire sur des draps de soie grenat. J’attendais. J’attendais que la porte s’ouvre, fébrile, le corps entier parcouru de frissons. J’écoutais mon cœur battre à tout rompre. J’entendais les bruits de pas dans les escaliers qui allaient, venaient, s’arrêtaient puis repartaient. Je me mordillais la lèvre, passait ma langue sur le contour lisse de ma bouche qui attendait qu’une autre en prenne possession, avidement, sans détour.
  • Il est arrivé avant moi ?
  • Il venait juste de passer la porte quand tu as débarqué.
  • Tu as eu le temps de le voir ? Il était comment ?
  • Hypnotique. Électrique. La tension était palpable. La sienne, la mienne. Quelques secondes à peine, pour se défier, tâter le terrain, consentir, sans un mot. Nos regards se sont faits face, enflammés, insoumis. Pourtant c’est ce que je m’apprêtais à faire, me soumettre à ses désirs, le laisser prendre les commandes de mon corps, me dominer.
  • Quel suspens !
  • Puis tu es arrivée…
  • On fait quoi maintenant ?
  • On se commande deux cafés et tu me dis toutes tes news !
  • Non je veux dire on fait quoi avec ton histoire. Tu en as trop dit. Tu imagines que je vais te laisser t’en tirer avec deux cafés. J’ai besoin d’entendre la suite.
  • Tu m’as coupé net dans ma rêverie ma belle. La suite, je n’en ai aucune idée.
  • Mon corps me la réclame Elsa. Ai pitié de moi.
  • C’est un peu tard.
  • J’ai une idée. Ferme les yeux.
  • C’est un ordre ?
  • Tu as l’air d’aimer ça !
  • Tu abuses.
  • Ferme les yeux. Souviens-toi, ton corps alangui en déshabillé noir sur les draps grenat, la porte qui s’ouvre, l’atmosphère quasi-caniculaire, ses yeux qui détaillent chaque centimètre de ton périmètre. Il avance dans ta direction, ôte ses gants noirs, délicatement, conscient de faire monter le baromètre de quelques degrés supplémentaires à chaque pas, chaque claquement de ses chaussures sur le sol de la chambre. Il contourne le lit, fait glisser ses gants sur ta peau blanche, nue, qui stimulée, s’enivre de ce contact chaste, élégant, fascinant. Tu voudrais pouvoir détourner les yeux, mais tu n’y arrives pas. Tu imagines déjà ce qu’il pourrait te demander, tu es prête à tout…

Lire les premiers textes de la série:

Fantasme #1 – Rêve d’été

Fantasme #2 – A la piscine

Fantasme #3 – Rouge Carmin[:]

Fantasme #3 – Rouge carmin

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Elle avait mis les petits plats dans les grands, l’attendait d’une minute à l’autre. Elle portait un déshabillé noir, soie et dentelles, décolleté plongeant, bas couture couleur chair – elle trouvait sexy l’idée de cette ligne en contraste soulignant les courbes du haut de ses cuisses fermes à l’arrondi inoffensif du talon – une paire d’escarpins à talons qui lui donnaient l’assurance dont elle avait besoin, un soupçon de parfum au creux des poignets, les lèvres mises en valeur par un rouge carmin. Oui ce soir elle se sentait prête à inverser les rôles, pas totalement, juste le temps d’être cette femme sûre d’elle, moins sage que d’habitude, plus entreprenante.

Un peu anxieuse, elle se dit que le risque était minime. Ils se désiraient suffisamment pour que cette prise d’initiative soit une réussite. Ou du moins une première tentative appréciée. Et si au pire elle se plantait en beauté, elle pourrait toujours se féliciter d’avoir osé. Elle était gagnante sur tous les tableaux.

Quand il passa la porte, elle lui laissa quelques instants pour souffler – tout de même – juste le temps pour lui de la regarder, la désirer – tout se lisait dans la profondeur de son regard, il ne pouvait cacher ni son trouble, ni son envie d’elle – pas de la toucher. Ça viendrait après. Après ses mains à elle sur son corps à lui. Le dîner, fin prêt, attendrait bien encore un peu. Si elle ne se lançait pas maintenant, elle savait qu’elle retomberait dans ses travers avant d’avoir pu tenter un pas hors de la zone confortable de ses habitudes.

Elle déboutonna délicatement, lentement, les boutons de sa chemise. Puis glissa ses mains sur son torse, les laissa dessiner des arcs de cercles, des formes improvisées, avant de sentir ses mains se rapprocher de sa peau. Pas encore. Elle repoussa ses mains, fixa ses yeux, approcha sa bouche de sa bouche, effleura ses lèvres, juste de quoi faire monter le désir d’un cran, posa sa main au niveau de son cœur, le poussant vers le lit, sur lequel son dos se plaqua instantanément, épousant le coton frais des draps blancs. Elle mit de l’intensité dans son regard avant de se caler en position d’amazone. Il y avait des parties de son anatomie qu’elle ne connaissait pas, elle en était certaine, en découvrant l’étendue du champ des possibles qui s’offrait à elle. Sa bouche parcourut chaque parcelle de vie, sa langue se délecta du goût, de l’odeur, des plis, des cicatrices dévoilées pour la première fois. Elle avait l’impression de participer à une chasse aux trésors, ses sens en éveil, son corps à lui détendu, offert à l’instant. Il y avait de l’élégance, de la volupté dans l’air fiévreux de ce corps à corps lent et indiscipliné.

Elle déposa quelques gouttes d’huile de massage dans ses paumes, frotta ses mains l’une contre l’autre, juste le minimum, de quoi leur permettre de glisser plus facilement sur la toile de leurs pensées respectives, une large palette d’émotions à inventer.

Elle défit avec la même attention sa ceinture, le déshabilla complètement. La tentation était grande de sentir leurs intimités se confondre, leurs membres se fondre, comme une urgence à laquelle il faut pallier sans attendre. Elle préféra faire durer le plaisir, encore quelques minutes, il semblait prêt à la laisser continuer sa découverte. Ses caresses se furent plus intimes, ses gestes non pas calculés, mais plus précis. Sa bouche succomba à l’intensité de son érection.

L’excitation était à son comble. Il n’aspirait plus qu’à une chose – la toucher enfin. Elle le sentit. D’un mouvement du bassin, elle le laissa plonger en elle. Le prologue s’arrêtait là, la prochaine fois elle irait plus loin!

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Fantasme #2 – A la piscine

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Crédit – Pixabay

L’imaginaire laisse le champ libre à tous les possibles. Une image naît suivit d’une autre, les mots prennent le relais. Le décor est posé, les armes déposées. Il n’y a aucune limite. L’esprit se vide de tous les potentiels tabous. Puis s’élance à la poursuite des rêves à inventer.

Elle prend soin d’enlever ses vêtements, délicatement, de ranger ses affaires dans le casier prévu à cet effet. Elle enfile son maillot deux-pièces, attache ses cheveux, glisse serviette et nécessaire de toilette sous son bras puis se dirige vers la douche. Il l’attend, un sourire au coin des lèvres. Elle laisse l’eau couler sur son corps, ruisseler sur sa peau bronzée. Elle aime cet instant, seule ou à deux, où elle se livre au jet furieux du courant tantôt brûlant, tantôt vivifiant. La tête rejetée en arrière, elle reçoit l’eau vive comme une bénédiction. Elle ferme les yeux, laisse ses mains caresser son corps. Elle se sent désirable. Elle imagine ce qu’il doit ressentir en la regardant se laisser aller de la sorte.

Il la tire de sa rêverie, la piscine les attend. Elle serait bien restée sous la douche, ignorant la présence des autres autour, elle l’aurait invité dans son sillage, guidant ses mains aux endroits stratégiques. Il l’aurait laissée mener la danse, avant de l’inviter à tester d’autres pas, plus osés ou complètement insensés. Dans l’intimité de leur tango endiablé, elle se sent libre de s’abandonner totalement au pouvoir du feu sacré qui les lie.

Il plonge. Elle le suit. Leurs corps en apesanteur dans l’eau la séduisent. Elle enroule ses bras autour de son cou, étreint l’instant fugace avant de s’élancer pour la première longueur de leur séance hebdomadaire. L’eau bleue javellisée berce ses mouvements. Son corps prend ses aises. Elle trouve son rythme, tente de faire abstraction des pensées qui la traversent quand ses yeux se posent sur lui, ses muscles, la ligne de son dos, la cambrure de son cou, l’élan de son crawl.

Une heure passe avant qu’ils ne se retrouvent à nouveau proches, que leurs peaux humides se pressent l’une contre l’autre, que leurs yeux cherchent chez l’autre ce qu’il attend, ce qu’il désire.

Sous la douche, ils ne seront que murmures. L’envie se passe de mots. Elle se lit sur le contour des gouttes qui font frissonner le tissu corporel. L’attente est euphorisante. Chacun se plaît à imaginer la suite. Tout en sachant que rien ne s’écrit à l’avance. Ils font l’amour de milles façons différentes chaque jour. L’inconnu de ce face à face en renforce la magie. Il lui prend la main, elle le suit, prête à s’offrir le luxe de défier les codes et les usages que la bonne conduite impose. Qui a dit que l’amour devait rentrer dans des cases !

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Réveil sensuel

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Le jour se lève, frais et dépose des couleurs sur la ville endormie. Rose poudré, violet, bleu nuit. Ici et là les lumières s’allument, étincelles de vie, pépites dorées qui se dissipent dans la brume d’un nouveau matin.

Il se réveille, s’étire en silence, sent ses muscles se détendre. A ses côtés, Boucles d’or dort encore. Ou fait semblant. Sous les draps, son corps enveloppé dans un voile de satin semble attendre ses caresses.

Il effleure ses cheveux longs, fait glisser ses doigts le long de la cambrure de son cou. La peau, à cet endroit, est douce et voluptueuse. Ses doigts s’attardent, légère pression à la base, il sait qu’elle apprécie, avant de continuer leur course sur ses seins, ronds, appétissants, auréolés du plaisir qu’il a à les regarder, les toucher. Il approche sa bouche, enroule sa langue autour du fruit sacré au goût sucré, tout en continuant d’explorer les contours de la féminité offerte à ses mains habiles. Il la sent frémir, pourtant elle choisit de garder les yeux fermés, peut-être pour profiter de cet instant sacré.

Il pose ensuite ses yeux sur ses courbes, les vallées qui se dessinent au gré des mouvements qu’elle fait, lents, aériens. Il aime la souplesse de son bassin, la fièvre qui s’empare d’elle quand elle sent son corps attiré par le sien, comme un aimant au pouvoir saisissant. Il apprécie la générosité de ses envies, tantôt pressantes, tantôt insaisissables. Il se déplace sur son corps, frôle avec sa langue son nombril, territoire neutre, le bas de son ventre, tendu, l’intérieur de ses cuisses, légèrement entrouvertes, comme une invitation. Qu’il accepte avec la candeur d’un jeune premier prêt à savourer les délices à sa portée. La toison d’or exposée à son regard amoureux lui promet un voyage au pays des sens. Il se sent prêt à être englouti tout entier dans l’intimité scandaleuse, dégageant un parfum capiteux auquel son corps entier aspire. Il s’avance lentement, paumes ouvertes, prêtes à donner.

Il n’en a pas le temps. Boucles d’or s’est réveillée. Elle le toise de son regard de braise, saisi sa bouche, couvre ses lèvres de baisers fiévreux et dans un souffle, les fait basculer tous les deux dans une danse lascive inattendue.

Cette envie de toi…

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C’est fou cette envie qui s’empare de moi, ce feu qui brûle et dont je ne peux faire taire la puissance, cette impulsion qui resserre son étreinte au plus profond de mon corps, quand je pense à toi. Je peux aisément t’imaginer là, à deux pas de moi, pour savoir ce qui se passerait si tu te tenais devant moi, l’atmosphère chargée du désir de s’unir l’un à l’autre.

L’envie s’accroche et ne me lâche pas. Alors je pose les frissons sur le papier. J’imagine tes gestes, tes mots pour apaiser cette soif de toi qui m’envahit, me fait respirer lourdement, m’invite à l’attente, riche d’impatience…

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