Category: Interview Femmes Inspirantes

Interview Femmes Inspirantes #2 – Community Manager, la reconversion de Cécilia

Enfin, un mercredi non férié – non pas que je n’aime pas ça, mais là, ça a coupé net l’élan des interviews des femmes inspirantes! C’est reparti, avec un super témoignage de reconversion, au goût Haribo. Vous allez adorer!

Crédit Cécilia Acidulée

Bonjour Cécilia. Une présentation succincte s’impose avant de passer aux choses un peu plus sérieuses :

Comme tu l’as dit, je m’appelle Cécilia, j’ai 39 ans, je suis mariée et maman d’une petite fille de 3 ans. Originaire de Loire-Atlantique, je vis à Paris depuis plusieurs années. Je suis fan de l’océan (Atlantique évidemment) et ne serai pas contre un déménagement en province pour m’en rapprocher. Je suis une incorrigible gourmande, totalement addict aux bonbons et aux gâteaux apéro. Je ne carbure qu’au beurre salé, j’ai un sens de l’orientation pitoyable, je suis nulle en couture et je ne sais pas dessiner. Sinon, j’ai 12/10ème à l’œil gauche mais j’imagine que tout le monde s’en fout!.

Tu es en pleine reconversion professionnelle. Peux-tu dans un premier temps nous présenter ton parcours ? 

J’ai été pendant de nombreuses années assistante de direction, métier que j’ai apprécié à mes débuts pour sa rigueur et les rencontres qu’il m’a permis de faire. Moi qui suis plutôt avenante, je ressentais le besoin communiquer et en la matière, j’ai été servie. Mais je suis, depuis octobre dernier, en pleine reconversion professionnelle.

Quel a été le déclencheur ? 

Je me suis, dans un premier temps, lassée de ce métier dans lequel je ne m’enrichissais plus intellectuellement parlant. J’envisageais de changer d’entreprise mais au fond de moi, je sentais que cela ne suffirait pas. J’avais déjà envisagé une éventuelle reconversion mais les freins se sont rapidement actionnés. Principalement pour des questions financières. J’ai songé revenir à mes premiers amours (je voulais être éducatrice spécialisée lorsque j’étais jeune) mais la réalité du métier m’a sauté au visage. Beaucoup d’investissement, une faible rémunération et des contraintes horaires dont je ne voulais pas. Je n’étais pas prête à faire ces sacrifices, en tout cas, pas en étant maman.

 Quelles ont été les étapes entre la prise de conscience d’un besoin de changement et le passage à l’acte ? 

Un jour, ma copine Maude Perrier que tu connais, m’a suggéré de créer un blog alors que je ne savais même pas ce que c’était… On était alors en février 2017 et ma fille avait fêté ses 1 an quelques semaines plus tôt. Je me suis dit « Why not ? Après tout, puisque je m’ennuie, je n’ai rien à perdre à tenter l’expérience ». C’est ainsi que mon blog « Bébé est arrivé ! » est né (je l’ai par la suite renommé « CéciliAcidulée »). Alors que je ne connaissais rien au digital, je me suis découvert une véritable appétence. Je suis devenue accroc aux réseaux sociaux et j’avais envie de tout savoir ! Et c’est en cherchant à m’améliorer que j’ai découvert le métier de Community Manager. Cela a été une révélation. Entre certains aspects du métier que je connaissais et les autres qui m’attiraient, je me suis dit Banco. C’était il y a un peu plus d’un an, j’avais alors 38 ans et c’est là que j’ai décidé de changer de carrière !

 Qu’est-ce qui a été le plus simple ? Le plus compliqué ?

Prendre la décision d’opérer un tournant professionnel a été le plus simple car fermer des pages pour en ouvrir d’autres ne me pose pas de difficulté. Je suis plutôt une fonceuse de nature 😉 En outre, le deuil de mon ancien métier était déjà fait et ma vie personnelle me le permettait.

Le plus compliqué je dirais, et je pense que ça fera l’objet d’un article sur mon blog, c’est l’ascenseur émotionnel que je vis depuis plus d’un an. Si je gère plutôt bien mes émotions et mes actions, je supporte difficilement de mettre mon avenir entre les mains de tierces personnes. Et dans le cas d’une reconversion professionnelle, il y a plusieurs étapes où ce sont précisément ces tierces personnes qui décident si oui ou non, tu vas poursuivre l’aventure… J’aime pô ça.

Community Manager – dis-nous en un peu plus sur ce métier. En quoi ça consiste ?

Le métier de Community Manager est, ce que j’appelle, un job couteau suisse par excellence. Il requiert diverses compétences et connaissances, et consiste à (pêle-mêle) : accroître la visibilité d’un site, animer et fédérer des communautés sur les réseaux sociaux, promouvoir une marque, élaborer des stratégies, créer des visuels, etc… bref communiquer !

Tu es sur le point de terminer ta formation, qu’est-ce qui se passe après ? Des projets ? Des envies ?

On y vient, on y vient. Ma formation se divise en deux parties. La partie théorique de ma formation est achevée depuis février et la partie pratique (long stage en entreprise) se termine mi-mai. J’ai encore un rapport de stage à rendre fin juin, et la soutenance orale en juillet de mon projet digital, j’ai nommé DIGICroq (www.digicroq.com). Héhé, vise un peu comment l’auto-promo passe crème !

Après cela, je n’aspire qu’à une chose : trouver LE job de mes rêves !

 Un mot doux (ou sucré) pour la fin…

Du sucre ? Où ? Désolée mais ma gourmandise me rattrape encore ! Je tenais à te remercier, Marie, pour cette interview. Ce fut un plaisir de répondre à tes questions, vraiment.

Je profite de la tribune qui m’est offerte (ouais je sais, ça fait très star^) pour souffler ce petit mot à tous ceux et celles qui rêvent de changer de carrière professionnelle : « Ne vous mettez aucune barrière et autorisez-vous tout ». Et j’en profite également pour glisser mes deux citations préférées : « Aide-toi et le ciel t’aidera » et « Ta seconde vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ».

Mille Merci Cécilia! Un plaisir de t’avoir avec nous, ce matin. Ton interview file la pêche et donne envie de foncer pour réaliser ses rêves, quels qu’ils soient!

Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Sophie Pourny, Coach

Nous sommes déjà mercredi et pour tout vous dire, j’avais hâte, parce qu’aujourd’hui, c’est Sophie qui répond à mes questions. Je vous ai brièvement parlé de mon coaching, j’avoue que j’ai eu envie de garder cette expérience pour moi, un peu comme un trésor que j’aurai eu entre les mains. Et bien ce coaching je l’ai fait avec Sophie. Du coup c’est une interview un peu particulière et qui me tenait vraiment à cœur!

Bonjour Sophie, let’s go, quelques mots sur toi pour commencer en douceur : 

Allons-y je jette les mots en vrac ! Je suis femme, mère, ex-salariée, ex-je fais pas de vagues et je rentre dans les clous. Reconversion pro enclenchée à 43 ans. J’aime rigoler avec les copines, dormir, danser, écrire sur ce qui me vient.  Et les petits lapins blancs tout doux aussi, j’aime bien. Et lire. Et manger du chocolat noir avec des cristaux de sel. Bon j’arrête là les mots !!

 Tu es coach certifié. On entend beaucoup parler de coaching en ce moment, mais qu’est-ce que c’est vraiment ?

Le véritable coaching, c’est un accompagnement. On marche à coté de la personne en l’aidant à cheminer pour qu’elle trouve sa voie, et sa façon d’y arriver. On l’aide à prendre conscience de certaines choses, des schémas répétitifs, des croyances limitantes qui ne lui appartiennent pas… A la fin, elle atteint l’objectif qu’elle s’est fixée, et elle n’a plus besoin qu’on lui tienne la main. Elle prend pleinement conscience de sa place ! (oui je sais , c’est beau)

Quel a été ton parcours pour en arriver à ce métier ? Quel a été le déclencheur de ta reconversion ?

Mon parcours est chemin sinueux ! J’ai été salariée pendant presque 20 ans, en exerçant des métiers comme assistante commerciale, gestionnaire de stock… ce que je préférais c’était les contacts avec les clients, les fournisseurs, les collègues … en gros, l’humain. Ça peut paraitre évident mais je le dis car l’évidence n’est pas la même pour tout le monde..

Le déclencheur est une combinaison de plusieurs éléments : pour commencer un ennui profond et durable dans le métier que j’exerçais depuis 20 ans. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que lorsque j’avais 18 ans je voulais être psychologue…ça a été le premier déclic. Quant au coaching, ça m’est venu un jour, sans que je me m’explique comment. Je ne l’ai pas lu, ni vu à la télé. Ça reste un peu un mystère que je n’explique pas. Ensuite, plus j’en apprenais sur ce métier, plus j’avais envie d’y aller !

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu t’es lancée dans l’aventure de l’entreprenariat ? Qu’as-tu appris sur le monde, sur toi-même ? 

La question serait plutôt : qu’est ce qui est resté identique !! A part ma vie de famille, tout a changé.

Ma vision du mot travail. Mes horaires. Mes déplacements. Ma façon de travailler. Mes revenus, (le montant, la façon dont je les perçois…) Je n’ai plus de collègues directs, mais beaucoup d’échanges et de contacts avec des entrepreneures (en majorité des femmes), d’autres coachs…

J’ai découvert un monde dont je ne soupçonnais pas l’existence tant que j’étais salariée. Il y a tant d’entrepreneures qui se lancent dans leur projet ! J’ai découvert des femmes inspirantes, qui veulent apporter beaucoup à ce monde, elles sont impressionnantes de détermination et d’ambition, dans le bon sens du terme. J’ai découvert aussi de belles communautés avec beaucoup d’encouragement et de soutien.

Ce que j’ai appris sur moi… que dire, j’ai tout simplement appris à me connaitre !  Par les exercices de coaching que j’ai pu faire, et par l’apprentissage de la vie d’entrepreneure, je me découvre. Ça n’a pas toujours été facile, parfois les larmes, l’angoisses, les doutes revenaient sans crier gare. J’ai dû évacuer beaucoup de choses. Mais aujourd’hui tout doucement ça va de mieux en mieux. Je pense que je vais découvrir encore beaucoup…

Qui accompagnes-tu ? Que souhaites-tu apporter aux personnes qui entreprennent un coaching avec toi ?

J’accompagne les femmes et particulièrement les mamans qui souhaitent trouver le job qui leur permettra d’équilibrer leur vie pro et perso, de subvenir à leurs besoins, et de s’éclater. On est d’accord que les 3 critères sont indispensables. J’accompagne aussi les femmes entrepreneures, pour qu’elles puissent prendre pleinement possession de leur activité, et qu’elles puissent en vivre.

Ce que je souhaite leur apporter ? En dehors de mon soutien inconditionnel, mon regard extérieur, ma bienveillance, je les aide à croire enfin en elles, qu’elles réalisent qu’elles ont bien des choses à offrir, plus qu’elles ne l’imaginent.

Qu’est-ce qui t’a le plus aidé depuis le début de cette aventure ?

Mon entourage. Ma famille, mes amis, ceux qui sont là quand ça va pas (et que j’ose appeler, ou qui bizarrement m’appellent juste à ce moment-là..). Et puis, à un moment donné, j’ai eu besoin de me faire coacher, pour moi aussi avancer dans mon cheminement d’entrepreneure. Et aussi les parcours inspirants d’autres femmes.

 Qu’est-ce qui te motive dans ton métier de coach ?

Les retours et les résultats de mes clientes. C’est ma drogue, mon adrénaline, ma raison de faire ce job. C’est ce qui me permet de continuer même quand il m’arrive de douter. Les voir se sentir mieux, aller mieux, prendre leur place. Ce monde est malade, on a besoin de le guérir, et je pense que les femmes ont un grand pouvoir de guérison. Les hommes aussi, mais ce sont les femmes qui ont le plus besoin d’être aidées, à mon sens. 

Un mot, un message pour terminer en beauté :

Chères femmes, soyez fières de vous ! Vous avez toutes une place, un rôle à jouer. Vous avez bien plus à apporter dans ce monde que vous ne pouvez l’imaginer. Pas besoin d’être une icône pour faire le bien autour de soi : d’ailleurs je suis sûre que vous le faites déjà ! Et si vous pouviez faire plus ?

Pour aller plus loin: Son site – Son blog

Mille merci Sophie pour ton temps et tout ce que tu partages. Elle le sait mais ces trois mois ont vraiment changé beaucoup de choses dans ma vie. Pour cette raison, je ne peux que vous encourager à passer le cap si le désir et le besoin sont là, en vous, depuis quelque temps. C’est une expérience très enrichissante!

Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Maude Perrier, Autrice

Nous sommes mercredi et comme vous le savez si vous suivez la série, le mercredi est désormais consacré aux interviews de femmes inspirantes. Aujourd’hui, c’est au tour de Maude Perrier de venir nous parler écriture. C’est la première autrice interviewée sur ce blog et j’en suis ravie! Allez, c’est parti…

Bonjour Maude, une présentation rapide, avant de passer aux choses sérieuses :

Bonjour Marie, alors pour me présenter rapidement, j’ai 41 ans, je travaille à plein temps dans un cabinet comptable et j’écris des romans depuis 2014/2015, après une espèce de crise existentielle. Je suis également femme et maman d’un petit garçon de 7 ans, bientôt 8.

Quel(s) type(s) de romans écris-tu ?

J’écris des portraits de femmes, qui au départ sont souvent dans une situation compliquée voire douloureuse (alcoolisme, prostitution, sans domicile etc) et qui tentent de s’en sortir. La romance a également une part belle dans mes histoires ainsi que les voyages.

Comme dirait Attali, j’écris des romans que j’aimerais lire.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

C’est un peu cliché que de dire que tout m’inspire et cependant, c’est très vrai. Une personne, une discussion, une situation, un fait d’actualité, une chanson, une émotion… je me nourris de tout pour créer mes personnages et mes histoires.

Je suis aussi ma propre source d’inspiration. Quand un sujet m’intéresse ou me touche, je décide d’en faire le thème central de mon roman. Quand j’ai envie de voyage à l’autre bout au monde, je la choisis pour y emmener mes personnages.

Pour te donner un exemple concret, je travaille sur un nouveau roman. Le thème, je l’ai décidé après être tombée sur une interview de Marsha Elle, une femme que je ne connaissais absolument pas mais qui m’a fait forte impression. Elle a beau avoir une jambe en moins, elle n’en est pas moins très “successful” en tant que chanteuse, mannequin, conférencière inspirante… Je me suis tout de suite vue écrire un roman dont l’héroïne serait, comme elle, une femme amputée. A partir de là, j’ai commencé à regarder des reportages et des témoignages de personnes dans pareille situation et j’ai pris une claque. Nous sommes tellement loin de l’apitoiement sur soi ! J’adore.

Tu as toujours eu ça en toi, l’envie d’écrire, de raconter des histoires ?

Carrément ! Et pourtant, contrairement à beaucoup de mes consœurs, je n’ai pas d’abord été une fan de lecture. Plus jeune, c’était ma sœur qui bouquinait, moi pas trop. L’amour des livres est venu un peu plus tard mais après, je n’ai plus décroché. En revanche, raconter des histoires, ça a toujours été mon truc, même avec des poupées ou des Playmobils.

J’ai commencé assez jeune avec quelques nouvelles griffonnées sur des feuilles blanches, puis suis passée à des choses plus sérieuses vers 15/16 ans. L’écriture m’a toujours apporté un sentiment extraordinaire de bien être, de liberté, d’épanouissement. Je me sens tellement moi avec un stylo ou un clavier ! En parfait accord avec qui je suis lorsque tous les masques imposés par la société tombent.

Quand t’es-tu vraiment lancée dans l’aventure ? Qu’est-ce qui t’a poussée, motivée ?

La première fois c’est vers 16 ans. J’avais écrit cette histoire courte que j’ai ensuite transformée en roman. J’ai mis des années à l’écrire, sur papier, sur machine, sur ordinateur.

Et puis pendant des années, je suis passée à autre chose. J’écrivais toujours mais des documents professionnels, pas de la fiction.

C’est en 2014, que le tournant a eu lieu. Après une crise existentielle, j’ai découvert à peu près simultanément le développement personnel et l’autoédition. J’ai alors repensé à cette histoire que j’avais écrite des années plus tôt et l’ai remise au goût du jour (Une rencontre inattendue).

En renouant avec l’écriture, j’ai comme redonné de l’air à mes poumons. Les idées, les romans se sont succédés à un rythme fou l’année suivante. Je me suis retrouvée.

Peux-tu nous parler de ton premier roman – de l’idée de départ au point final ? Qu’as-tu ressenti une fois celui-ci terminé ?

Mon premier roman, j’en ai parlé un peu plus tôt, il s’agit d’Une rencontre inattendue.

Je pourrais en discuter pendant des heures tant l’écriture fut épique. Je me revois dans ma chambre chez mes parents, avec la musique de Richard Clayderman en fond sonore. J’écrivais pendant des heures sur des feuilles de papier. J’allais à la bibliothèque prendre des livres sur le Brésil et le sida (à l’époque, pas d’Internet 🙂 ). J’écrivais au feeling, sans plan ni rien, mais j’avais l’impression que ça tenait la route.

Ensuite mes parents m’ont offert un cadeau juste extraordinaire : une machine à écrire électronique. Elle fonctionnait avec des disquettes. Du coup, je pouvais écrire chez moi mais aussi à la fac, pendant les temps morts. C’était génial.

Quand je l’ai eu fini dans sa première version, je ne me souviens plus trop du contexte mais je sais que je l’avais envoyé à un concours et qu’il avait eu un prix (sans valeur) . Après, on a proposé de l’éditer, à compte d’auteur. J’ai beaucoup hésité mais je ne voulais pas que ma sœur ni mes parents mettent près de 10000 francs à l’époque dans une pareille aventure, d’autant que vraiment, je n’y connaissais absolument rien.

Il n’empêche, ce premier roman m’a procuré un plaisir indescriptible pendant tout le temps qu’a duré sa rédaction, même pendant les phases d’agacement, quand j’avais oublié de sauvegarder un chapitre par exemple. Et quand j’y ai mis le mot fin… j’ai eu mal de quitter l’histoire, les personnages, les émotions éprouvées tout le long, à émerger en somme. J’étais aussi fière de moi parce que c’était vraiment la chose à laquelle je tenais par-dessus tout. Je voulais la mener à terme et je l’ai fait.

Que dirais-tu à une personne qui a envie d’écrire mais n’ose pas, qui a peur de ne pas « être capable » ?

Je dirais qu’il n’y a aucune raison objective d’avoir peur. Écrire ne veut pas dire être publié, lu, gagner de l’argent etc. Écrire c’est avant tout entre toi et toi. Personne ne t’oblige à le montrer aux autres.

Quant à avoir peur de ne pas y arriver… eh bien ce n’est qu’en essayant qu’on s’en rend compte n’est-ce pas ? Pourquoi mettre des bâtons dans les roues d’un vélo avant même de monter sur sa selle ?

A ces personnes, je dirais juste écrivez, sans vous poser la moindre question. Prenez un crayon ou votre ordinateur et allez-y, mettez un mot après l’autre. Eclatez-vous sans penser à rien d‘autre qu’à ce que vous avez envie de raconter. Il sera toujours temps ensuite de vous poser toutes les questions du monde.

Si je te dis que tes romans sont de belles sources d’inspiration pour les femmes d’aujourd’hui, qu’en penses-tu ?

Je ne sais pas si c’est le cas mais entre nous, ce serait un compliment magnifique !

Les autres m’inspirent tout le temps alors si à mon tour, je pouvais faire pareil avec mes romans, je me dirais que je rends ce que j’ai reçois… euh…je ne suis pas certaine d’avoir été claire 🙂

J’ai conscience aussi que ce ne sont pas les sans-abris, les alcooliques ou les femmes qui sortent de prison qui vont me lire, mais si l’une d’entre elles le faisait et si, d’une manière ou d’une autre, elle puisait dans mes écrits un tout petit peu de force, là, je serais un milliard de fois plus heureuse encore.

 Il va falloir s’arrêter. Un mot, une citation, une envie particulière, un projet à partager :

Un mot ? Hum, faire court n’est pas vraiment dans ma nature 🙂

Je pourrais parler de ce projet de roman qui verra, j’espère, le jour avant l’été, avec cette héroïne unijambiste. De cet autre projet qui est dans un coin de ma tête depuis des mois et qui est revenu brutalement sur le devant de la scène quand je dormais.

Je terminerai alors simplement par cette phrase de Jim Rohn qui m’accompagne depuis que j’ai commencé l’aventure Maude Perrier “if you quit you lose. You lose automatically if you quit”. Si tu renonces, tu perds. Tu perds automatiquement si tu abandonnes.
Je ne renoncerai pas.

Ne renonce surtout pas Maude et enchante nous encore avec ces destins de femmes qui ne peuvent que nous toucher. Je te souhaite encore de beaux projets, de belles histoires à nous raconter. Merci beaucoup pour cet interview pleine de peps!

Pour découvrir l’univers de Maude, c’est par ICI.

 

Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Ornella, astrologue mais pas que!

Nous sommes mercredi et mercredi c’est le jour des rencontres inspirantes. Je vous laisse donc savourer cet interview et vous retrouve à la fin pour quelques mots perso!

Bonjour Ornella, commençons par le commencement, quelques mots qui parlent bien de toi :

Bonjour Marie ! J’ai 27 ans. Je suis comédienne, chanteuse et astrologue (et puis blogueuse aussi, mais est-ce que ça compte ?). Je suis une spirituelle créative, dont le rôle est je crois d’apporter de la lumière à ceux qui en ont besoin. Les divertir, les éclairer, les épauler.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours de vie, tes choix, tes passions?

Je prenais des cours de théâtre et de chant lyrique quand j’étais ado. J’avais un blog aussi où je faisais des critiques de séries et films. J’ai toujours écrit. Puis à 18 ans, la maladie de Crohn s’est déclarée chez moi, l’année de mon bac. J’ai démarré mes études par une fac d’anglais et les cours du soir au Cours FLORENT. Ma fatigue était telle que j’ai dû faire le choix d’arrêter la fac pour me consacrer pleinement à ma passion première : le théâtre. J’ai notamment joué une pièce pendant 5 ans aux quatre coins de la France. J’ai enregistré un EP avec mon groupe de rock “The Gargoyls”.

En 2014, j’ai commencé une formation par correspondance d’astrologie qui a duré un an et demi. Et en 2016, je me suis mise à la photographie. J’écris, plus que jamais depuis janvier 2018. J’ai des centres d’intérêt assez variés je dois dire. Et en mai, je ferai mes premiers pas sur une la scène BURLESQUE.

 

L’astrologie, c’est une vocation, une rencontre, une opportunité ? Comment as-tu commencé ? Où en es-tu aujourd’hui ?

L’astrologie, ce fût un centre d’intérêt plutôt lointain d’abord. Je suis fascinée par tous les langages symboliques : la numérologie, les runes, le Yi King, le tarot également ou l’astrologie… Et puis en 2014, j’ai rencontré une personne extraordinaire qui assumait sa part spirituelle contrairement à moi. Avec lui, j’ai pu parler de voyages astraux, de vies antérieures (sans qu’on ne me rit au nez), de familles d’âmes. Et puis, il avait de très bonnes notions d’astrologie. Il a été le déclic. Aujourd’hui, j’essaie jour après jour de préciser ma pratique, d’incorporer de nouvelles notions dans mes études, de m’instruire tant que possible afin que mes analyses soient toujours plus pointues.

  

Qu’est-ce qui te fascine / te passionne le plus dans ton métier ? Dans la vie ?

Ce qui me passionne le plus dans mon métier d’astrologue, c’est la diversité des rencontres que je fais. J’ai des personnes de tous horizons qui viennent à moi : des banquiers, des militaires, des artistes, des infirmiers, des psys, des journalistes, des boulangers, des retraités, des professeurs… Y a de tout.

Les parcours sont différents et riches d’expérience ! Ils viennent pour en apprendre plus sur eux, et moi, j’en apprends plus sur le monde grâce à eux !

Dans la vie, je suis impressionnée comme tout arrive toujours au bon moment, même si sur l’instant, on se sent parfois dépassé. L’équation magique de l’univers me fascinera toujours.

 

Qu’est-ce qui te fait te révolter ? Qu’est-ce qui te fait t’émerveiller ?

Ce qui me révolte : les gens qui jettent encore leurs mégots par terre sans vergogne. Ceux qui jettent leurs déchets par la fenêtre de leurs voitures. Je suis révoltée par les pratiques de pêches cruelles et destructrices ainsi que l’opacité qui règne derrière. Si les gens se renseignaient mieux, ils seraient tellement effarés… L’écologie de façon générale est un sujet sensible chez moi. Le sort des animaux d’élevage, celui des animaux sauvages braconnés. Les zoos et aquariums qui arrachent à leur milieu naturel des espèces pour drainer la foule. Ça me crève le coeur.

Ce qui m’émerveille, c’est la nature et les émotions des gens. La nature, en ce qu’elle a de grandiose partout dans le monde. Et pour le reste, j’adore prendre les transports en commun et observer les gens vivre, assister à leurs fous rires, voir leur regard s’allumer quand ils lisent un texto agréable sur leur téléphone, voir les tics des uns et manies des autres, partager leur moments sombres aussi et offrir des mouchoirs de réconfort. Procurer des émotions moi-même quand je joue ou que je chante ou par mes écrits, c’est vivre une grâce…

 

 Que souhaites-tu apporter aux personnes qui te contactent ?

Comme je le disais plus haut, mon rôle est d’apporter de la lumière aux autres. Souvent, je me décris comme un immeuble de 8 étages (je fais 1M80 et ça n’a pas toujours été facile) ou de façon plus poétique, comme un Phare. D’ailleurs, il y en aura un d’encré sur ma peau un jour. Je me sens “phare dans la nuit” et si je peux distiller un peu de lumière, d’une façon ou d’une autre, j’en suis ravie -en temps qu’astrologue, praticienne en développement personnel, comédienne, chanteuse, auteur ou que sais-je, qu’importe-. Mon prénom signifie “éclat du Soleil” et je pense que ce n’est pas anodin ! J’ai mis en place tout récemment sur la boutique de mon site un Pack “Je suis une Rockstar”, pour bénéficier d’un outil ultra complet afin de reprendre confiance en soi. Il comprend le thème astral, le thème progressé, la révolution solaire de la personne ainsi qu’une séance photo d’1h pour repartir sur de bonnes bases, accepter son corps, déceler sa beauté unique et se déculpabiliser vis-à-vis de ses défauts. Je souhaite à toutes celles qui se sentent prêtes à franchir le pas, d’Oser !

  

Un mot – un message inspirant pour la fin !

Comme je le dis à la fin de mon premier e-Book sur le destin :

“Prenez soin de vous. Aimez-vous. Aimez le reste du monde. Celui que vous détestez, aimez-le pour ce qu’il vous apprend de votre haine. Soyez acteur de votre destin et avancez main dans la main avec lui. Il vous rattrapera toujours. Et vous emmènera sans faute, à tous vos rendez-vous.”

Un grand merci à Ornella pour son interview lumineuse! Comme vous le savez, j’avais fait un article sur le sujet, Ornella m’a fait mon thème astral et mon thème progressé. C’est une personne vivante, à l’écoute, spontanée. L’astrologie m’a ouvert des portes. Il s’agit d’un véritable outil de connaissance de soi, qui nous permet de mieux nous comprendre également et de nous positionner dans notre vie!