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Tous vos avis sont les bienvenus…

L’année dernière à la même période je prenais la décision de créer mon site Auteur. L’idée était de gagner en visibilité. Pour cela? j’ai fait appel à une professionnelle et je peux dire qu’une fois le travail terminé, j’étais très satisfaite.

Un an après, un bilan s’impose. Non comme un couperet qui trancherait dans le vif mais pour peser le pour, le contre et surtout savoir si je continue dans cette voie ou si je choisis un autre chemin.

Entre il y a un an et aujourd’hui, il est certain que je ne suis ni la même femme, ni le même auteur (désolé je déteste autrice !). Mon style a évolué, j’ai évolué.

Mais au-delà du style, de la forme des choses, je me pose la question de ce que l’existence de mon site m’a apporté.

Force est de constater que une fois de plus (une fois n’est pas coutume non plus) je me suis sentie tiraillée, ne sachant pas toujours où placer mes mots, ici ou là-bas. Ce n’est pas l’existence de deux blogs qui me pose problème car j’ai toujours eu deux blogs, un anglais, un français – au minimum – c’est plutôt où je me situe dans cet état des choses. Sans compter le nombre de personnes que j’ai perdu en cours de route (ceux qui restent sont courageux je dois le dire!)

Comme mon écriture a changé, mon regard sur l’écriture aussi. Le plaisir de partager est je crois plus fort que celui de « vendre » mon travail. Je suis d’avis que tout travail mérite salaire. Et moi j’en ai un salaire justement. Je fais un travail qui me plait, même si il y a des creux de vague et que parfois j’ai des envies d’ailleurs. L’écriture c’est un plus, une passion qui m’apporte énormément mais n’est pas mon gagne-pain.

J’ai eu une période où le besoin d’être reconnue, appréciée était si intense qu’il fallait qu’on me voit et pour qu’on me voit, il fallait que je me mette en avant, quitte à aller à l’encontre de qui je suis. D’ailleurs je suis passée par Facebook, Instagram, j’ai joué le jeu jusqu’à être fatiguée de faire comme tout le monde, de passer du temps sur des choses qui ne m’apportaient rien et pour lesquelles j’avais la nette impression de me travestir pour être acceptée. Puis je me suis lassée. Et j’ai tout lâché. Alors même qu’ils étaient nombreux à me dire de persévérer, ça porterait ses fruits à terme.

Mais quels fruits justement ?

Qu’est-ce que j’attendais ?

Qu’est-ce que j’attends ?

Je suis dans cette réflexion en ce moment. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai une vie sereine et épanouie, je suis heureuse tant dans ma vie professionnelle, sentimentale, familiale, personnelle. J’ai trouvé mon équilibre de maman, de femme, qui sans cesse est challengé bien entendu (sinon ce ne serait pas drôle !). J’ai de plus en plus de moments où je me sens à ma place et en sécurité. L’écriture est un plus qui me file des papillons dans le ventre et tous les messages que je reçois au quotidien ne font que me confirmer mon ressenti et mes envies.

Je n’ai toutefois pas l’envie d’en faire un business. J’ai davantage envie que mes mots soient lus par le plus grand nombre, de toucher des vies, de donner envie à certains d’apprécier la poésie ou à d’autres de simplement se lancer dans l’aventure.

Aujourd’hui j’en suis là, j’essaye de ne pas céder à l’impulsivité et tout bazarder d’un coup. Mais d’ici quelques semaines il me faudra prendre une décision, renouveler ou non mon nom de domaine, migrer mes articles, renommer mon blog anglais peut-être, juste garder le site qui propose mes livres. Ou tourner la page, contente d’avoir tenté l’expérience.

Vous en pensez-quoi ?

Tous les avis sont les bienvenus, même si je sais que le choix n’appartient qu’à moi…

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Et si tu manquais juste d’imagination!

Crédit Pixabay

Rien de tel qu’une conversation matinale avec chéri pour l’inspiration d’un nouvel article!

Vu l’état avancé de ma nouvelle, plus de 30 pages au compteur, c’est un exploit (dont je suis assez fière d’ailleurs), je commence à élaborer le scénario du dénouement. Toute idée est la bienvenue, même si chaque nouvelle idée perturbe un peu mon plan de départ et m’oblige à identifier si je souhaite ou non la garder.

Il est clair que nous mettons un peu, voir beaucoup parfois, de nous dans nos textes, en fonction du thème et du style. Cela peut être un souvenir, une phrase entendue, juste un mot, une situation. A partir de là nous brodons. Et créons un univers qui pour le coup n’a pas ou peu de connexion avec nous, notre vie. Nos personnages finissent par vivre la leur, indépendamment de nos idées, principes, idéaux, valeurs. On finit même par se demander qui écrit!

J’ai noté en vous lisant que beaucoup de lecteurs apprécient qu’une histoire colle avec la réalité. Pour ma part, ce n’est pas un critère de sélection. D’ailleurs je crois ne pas en avoir de précis. Si j’aime, j’aime. C’est une des raisons pour lesquelles je suis incapable bien souvent d’écrire des critiques littéraires. Si le récit m’emballe, les incohérences (il y en a parfois) glissent sur moi. Par contre si je n’accroche pas, là je suis incorrigible.

Comment alors créer / décrire une réalité quand l’expérience de cette réalité nous fait défaut?

Notre imagination a le pouvoir de nous entrainer sur des sentiers jamais parcourus (je sais de quoi je parle). Une fois lancée, elle se sent libre de tout tenter, de tout donner. Nous ne nous posons pas la question de savoir si cela colle, dans un premier temps du moins, nous avançons avec elle. Advienne que pourra!

Vous qui écrivez, qui travestissez la réalité, la vôtre, la nôtre, que faites-vous quand vous souhaitez relater une situation mais que l’expérience de celle-ci vous est parfaitement inconnue?

Vous vous documentez sur le sujet?

Vous interrogez des personnes à même de vous éclairer?

Ou vous faites confiance à votre imaginaire débordant, votre intuition, qui même sans avoir toutes les clés pour mener à bien le récit en question, saura vous guider – et tant pis si l’exactitude n’est pas au rendez-vous, après tout lire c’est aussi l’occasion de rêver, de se laisser emporter loin de la réalité?

Posted in Extraits Livres Publiés, Tout un poème

Fanatique

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Regarde-moi droit dans les yeux
Mon cœur se meurt sans un aveu
Je tremble de tous mes membres
Mes pieds ancrés en ta dangereuse réalité
Mes amours se noient
Mes passions prennent froid
Quand tes armes font la loi

Regarde-moi tomber
Effleurer le vide
Me fondre dans l’abime
Ta trahison comme un feu
Consume mes souvenirs heureux

Je me sens mourir
Sans plaisir
Dans un battement de cils

Regarde-moi m’éteindre lentement
A la faveur de ta démence
Dernier témoin tragique
De ton parcours de fanatique

Pinterest Blog 3 (2)

Extrait de mon recueil de poésie Ils avaient un prénom (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition) – Tous les bénéfices sont reversés à l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

Pour encore plus d’inspiration, abonne toi à ma newsletter ou rejoins moi sur Pinterest / Instagram 

Posted in Humeurs d'Auteur

De l’écriture érotique…

Qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou pas, la fonction érotique fait partie de nous tout autant que nos caractéristiques physiques, notre intellect, nos sensations, nos émotions, notre inspiration ou notre intuition. Il ne tient qu’à nous d’y faire attention, de l’intégrer, de la développer dans notre vie de tous les jours. Ou pas. C’est un choix personnel que j’ai pour ma part négligé pendant de nombreuses années. Il aura suffi d’une rencontre que j’espérais autant que j’appréhendais pour que la roue tourne.

Comme je l’évoquais avec vous récemment et suite à vos commentaires (ils étaient et restent essentiels), je me suis lancée (non sans appréhension, encouragée et soutenue tout de même) dans la rédaction d’une nouvelle érotique. J’en suis à la page 17 donc on peut dire que ça avance bien ! Il parait même que ça se tient !

De prime abord on pourrait penser, après le succès “phénoménal” de « Cinquante Nuances de Grey » (125 millions d’exemplaires tout de même), que la littérature érotique est un style accessible à tous. Pour ma part, je n’ai pas accroché à ce roman, j’ai trouvé l’histoire un peu tirée par les cheveux (et pour cause), pas très intéressante (et ça n’a rien à voir avec le thème) et pas spécialement bien écrite. Loin de moi l’idée de juger le travail de l’auteur, peut-être que le principal résidait plus dans le sujet que dans le style, auquel cas c’est réussi (la sortie du film a même fait des heureux chez Décathlon !)

Pour en revenir à la littérature érotique, je pense que c’est un style encore mal connu ou considéré comme « à côté », pas assez noble, surfait peut-être. Il suffit de fureter dans une librairie pour s’en rendre compte. Pourtant ne vous fiez pas aux apparences, de nombreux auteurs classiques étudiés à l’école se sont un jour prêtés au jeu : Zola, Musset, Rimbaud, Baudelaire, La Fontaine, Maupassant, Verlaine entre autres.

Nous avons beau évoluer dans un monde dit « libéré », j’ai l’impression que nous sommes encore plus limités qu’il y a 50, 100 ou 200 ans. On s’offusque facilement du corps d’une femme sur une publicité, alors même que nos musées regorgent de peintures mettant en avant ce même corps. Que ressentons nous devant l’œuvre de Gustave Courbet « L’origine du monde » ? Sommes-nous choqués ?

La littérature érotique comme son nom l’indique est de la littérature, les codes restent donc les mêmes, les règles de style aussi. Ce n’est pas de la littérature de bas étage pour amuser la galerie. Après réflexion, j’en suis venue à la conclusion qu’outre le fait d’être une écriture assez intime – et qu’on garde souvent pour soi, comme un jardin secret préservé – c’est une écriture variée, qui peut aller de la suggestion à l’évocation brute et sans fard. Avant de partir en vacances, j’avais pris soin de me procurer un recueil de nouvelles – quand on veut se lancer, c’est l’étape obligée – et si je me suis « forcée » à lire chaque nouvelle, je ne peux pas dire que toutes m’ont plu tant dans le choix du sujet que dans celui des mots. Là aussi, il y en a pour tous les goûts : sensualité, bestialité, mots imagés, mots crus, scandale, violence, humour, mystère…

J’ai du mal avec la vulgarité, la violence, les mots un peu trop cru. Dans la vie en général. Je trouve que la sexualité c’est tellement plus que deux êtres (ou plus – là aussi chacun ses préférences) qui interagissent autour de / avec leur corps et la réduire à un acte banal, animal, c’est dommage. Certaines nouvelles m’ont laissé un goût amer en bouche (les nectars n’ont pas tous la même saveur) alors que d’autres m’ont littéralement transporté, même sur des sujets sensibles. Tout est question de juste mesure, d’équilibre. C’est ce qui distingue, à mon avis, l’érotisme de la pornographie. Le débat est ouvert…

De mon côté, je mise sur tout ce que j’affectionne quand j’écris, le choix des mots, l’art de la suggestion, la révélation imagée. J’aime le secret, la retenue tant en acceptant que parfois tout s’emballe et que  les mots s’entrechoquent, jusqu’à être plus audacieux. Et alors ils glissent comme nés de la plume d’une autre femme. A moins que cette femme qui ose à présent soit celle que j’ai longtemps refusé d’être…

A vous! Que pensez-vous de la littérature érotique ? En avez-vous déjà lu ? Ou bien ça ne vous fait ni chaud ni froid ? Avez-vous de bons livres à me conseiller ?

Si vous en écrivez, dans quel style vous sentez vous le plus à l’aise ? Si vous avez envie d’en écrire, qu’est-ce qui vous empêche de sauter le pas ?

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Il suffit d’un signe…

Crédit Pixabay

Il y a toujours ce mot, ce commentaire touchant, qui atteint sa cible, mon cœur. Et alors je sais qu’au-delà des doutes, des remises en question sur la route à prendre, des refus, rejets, au-delà des envies de tout lâcher parfois, il y a cette passion des mots, cette envie de partage, ce besoin viscéral de livrer, me livrer, faire vivre d’autres destins. C’est toujours avec beaucoup de bonheur que je me pose derrière mon ordinateur ou mon carnet, tout dépend de l’endroit, de l’idée de départ, avec une boisson chaude, pour poser les mots qui mis bout à bout formeront une histoire. Une histoire comme un morceau de vie, une rencontre, un arrêt sur image.

Je note tout, du câlin du matin au baiser déposé sur mes lèvres à peine réveillées. De la couleur du ciel à celle du jardin qui, couvert de blanc cet hiver, se pare d’un vert chatoyant depuis quelques jours. Du sourire échangé entre deux inconnus au « merci » murmuré du coin des lèvres.

J’écris la peur, l’envie, la joie, la colère. J’écris en essayant à chaque instant de rester fidèle à ce en quoi je crois, sans porter de jugement. Mes personnages évoluent indépendamment de mes propres choix de vie. Ils m’aident d’ailleurs à la regarder avec davantage de bienveillance pour ceux qui ont choisi, eux, un autre chemin que le mien.

Je ne cherche pas à faire du beau, du consommable. J’ai conscience que c’est peut-être ce qui me dessert dans l’univers littéraire actuel. Toutefois je ne souhaite pas brader qui je suis ni ce que je fais pour rentrer dans des cases qui ne me correspondent pas. J’ai conscience aujourd’hui que l’autoédition m’apporte justement cette liberté d’être telle que je suis. Même si c’est encore compliqué pour moi de me sentir légitime dans cette activité. Il est certain que mon premier livre est loin d’être parfait. Je sais qu’il a touché beaucoup de personnes, que certaines le lisent, le relisent avec plaisir de temps en temps. Les retours que je reçois sont autant de pépites que je garde précieusement avec moi en me plongeant dans chaque nouveau projet.

Je dis la vie comme je la perçois dans toute sa beauté et sa complexité. J’aime chercher mots, tournures, images. J’aime passer plusieurs minutes sur une même phrase pour que celle-ci traduise le plus parfaitement possible ma pensée. Je ne suis pas une grande partisane des fins heureuses, coute que coute. Certaines le sont, d’autres moins. Et pourtant je suis envers et contre toute une rêveuse compulsive, une amoureuse passionnée.

Ce billet est tout à fait spontané et je tiens à remercier chacun et chacune d’entre vous pour votre soutien sans faille, votre enthousiasme à chaque sortie d’un nouveau livre, vos commandes qui me filent toujours un coup de boost incroyable, pour votre confiance aussi et toute la bienveillance avec laquelle vous accueillez chacun de mes articles, textes, poèmes, même quand le style vous parle moins ou quand l’histoire vient réveiller des choses plus douloureuses, des chagrins inconsolables, des peurs difficiles à dompter.

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A part le blog, t’écris quoi?

Hier une de mes amies de blog a fait un article sur ses fictions / non-fictions en cours. Je me suis dit que c’était une bonne idée et j’ai eu envie, pour changer, de vous parler de mes prochains livres. Certains seront comme les précédents auto édités, d’autres soumis à l’appréciation de maisons d’édition. Quoi qu’il en soit, les retours sont toujours porteurs de positif (même si parfois sur le coup la pilule est difficile à avaler).

C’est parti !

L’appel des sens (autoédition)

Recueil de poésie (érotique) – 28 poèmes au total. Je ne vous cache pas que c’est un recueil qui s’est imposé à moi et que j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire (et pour cause!). J’ai été merveilleusement soutenue. Et si dans ma vie de tous les jours, certaines barrières mettent du temps à tomber, je peux dire que niveau écriture, c’est une vraie libération !

J’ai encore quelques corrections, aménagements à faire, photo à trouver pour ce recueil, que je pense publier à une date importante pour moi (vous savez comme j’aime les dates clés), à la sortie de l’été 2018, histoire de garder encore un peu de chaleur pour la rentrée !

Les minutes translucides (le titre est à revoir)

Recueil de nouvelles (Fiction) – Ce recueil sera envoyé à des maisons d’édition dans un premier temps.

Difficile de déterminer le thème principal de ces 10 nouvelles. Après Chuchotis et Ricochets tout en douceur, La Vraie Vie qui aborde des thèmes assez classiques avec une pointe d’humour, ce livre pourrait être qualifié de plus sombre. J’y aborde des sujets délicats voir graves, comme l’avortement, l’infanticide, la folie, la maladie, le suicide, la trahison.

Sur les 10 nouvelles sélectionnées, 3 ont déjà été entièrement retravaillées. Il reste encore pas mal de travail à faire et je pense que ce recueil ne verra le jour qu’en 2019. Restez connectés !

Corps à corps (titre à revoir également)

Nouvelle (Érotique – Fiction)

Pour ce texte qui à la base était une nouvelle toute simple écrite pour une seule personne (en pleine insomnie), j’ai eu envie, suite à certains commentaires sur ma série « fantasmes », de la développer. Une nouvelle est un récit concis, centré sur une action unique avec peu de personnages, peu de lieux ou d’évènements, peu de rebondissements et une chute percutante. Tout ce que j’aime et qui permet surtout d’aller à l’essentiel. Je m’y sens donc assez à l’aise. Le challenge est ailleurs…

Je pense être à la moitié de la nouvelle, en sachant que le premier jet est loin d’être le dernier. Il va me falloir encore quelques heures pour le finaliser, le relire, l’étoffer, le parfaire.

Voilà, vous savez tout (ou presque). En attendant, vous pouvez retrouver le descriptif de mes livres sur cette page et passer commande par mail (pour un livre dédicacé) ou sur le site de The Book Edition.

Avez-vous déjà des préférences? Et vous, dites-moi sur quoi travaillez-vous en ce moment? Des envies (créatives ou autres) particulières? 

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Le marketing et moi

Vendre comme se vendre n’a jamais été mon fort. Est-ce un trait de caractère ? Une compétence dont nous sommes dotés à la naissance? Ou cela s’acquiert-il avec le temps, la pratique, l’expérience ?

A l’ère de l’auto-entreprenariat, de l’autoédition, avec l’émergence de nouveaux moyens de communication qui se veulent tous plus performants les uns que les autres, il est clair que pour se faire connaître il faut se mettre en avant, sortir du lot.

Toutefois si vous êtes sensibles comme moi au texte marketing, vous vous rendez-compte que les slogans sont quasiment les mêmes d’un article / projet à l’autre. Chacun y va de son EBOOK, de sa présence sur les réseaux sociaux, de son « truc » révolutionnaire qui va, cela va de soi, changer votre vie !

Loin de moi l’idée de  critiquer ces méthodes. Il est clair que les clients potentiels ne tombent pas du ciel. Si on veut développer son idée, son entreprise, son activité,  il est essentiel de sortir de sa petite zone de confort bien douillette et d’aller affronter le monde !

Alors soit je ne me sens pas légitime – je crois qu’il y a beaucoup de ça – quand on s’autoédite, c’est souvent  parce que le monde de l’édition dite « classique » n’a pas voulu de nous et que nous, nous n’avons pas souhaité que les multiples lettres de refus mettent un terme à nos rêves (nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous), soit je ne me vois pas, telle une marchande de poisson, me montrer sur la place publique en haranguant la foule avec mes « achetez-mon livre ! Vous n’en trouverez pas de meilleur sur le marché ! Je manie avec dextérité l’art du récit et de la poésie! Deux pour le prix d’un, je vous fais un cadeau ! N’hésitez plus une seconde ! »

On est bien d’accord, c’est grotesque.

Alors, pour le moment, je compte sur les quelques partages que j’ose ici et , sur le bouche à oreille (dans certains cas ça fonctionne !), sur mon noyau dur, mon fidèle lectorat. Parfois, je me dis à quoi bon ! Et puis le lendemain, je reprends la plume, incertaine du résultat, juste heureuse de faire ce que j’aime.

Et vous, vous savez-vous vendre ? Des techniques à partager ?

PS: Avant de partir vaquer à vos occupations, si vous êtes intéressés, vous pouvez vous procurer tous mes livres sur The Book Edition ou en m’envoyant un mail pour un exemplaire dédicacé. Merci et bonne lecture!

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En eaux troubles – Primé

[:fr]

Vie. Trois lettres. Un mot tout petit pour évoquer quelque chose de grand, d’immense, d’indescriptible souvent. La vie qui défile et se défile aussi. La vie qui tient à un fil. Au-dessus du berceau, on s’attarde sur son mystère, sa magie. On parle de miracle. Au-dessus du lit, on regarde la vie qui s’enfuit. La naissance. La mort. Entre les deux, les années fracassantes, flamboyantes et parfois complètement insensées.

Voilà le début de mon texte “En eaux troubles” présenté pour le Prix Short Édition Printemps 2018 et qui a été sélectionné et primé. J’ai une pensée particulière pour Laurie, Delphine et Laurie – ce texte a en partie été écrit lors d’un voyage dans le Sud en mai 2017.

Je remercie chaque lecteur pour son vote, soutien, ses commentaires, encouragements, partages. Ce sont de jolies “victoires” comme celles-ci qui mettent du baume au cœur. Comme chaque partage avec vous ici et ailleurs!

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Et si je vous parlais de mon nouveau livre?

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Ce soir, je vais enfin vous présenter mon nouveau livre. Contrairement à d’habitude, j’ai mis beaucoup de temps à écrire ces lignes. Pourquoi?

Parce que je ne me sentais pas légitime. Parce que je dis toujours, en hésitant un peu, sans me mettre en avant, que j’écris. C’est presque un murmure. C’est comme si je révélais un secret, que chacun se devait de garder précieusement. Parce qu’il y a toujours cette petite voix au fond de moi, que je tente de maitriser, de maintenir à distance, qui dis “à quoi bon – au mieux tu vendras 40 exemplaires dont la moitié à des proches”.

Écrire est un engagement. Un livre, ce sont des heures de travail, de lecture, relecture, d’envies d’arrêter, de ténacité pour peu de reconnaissance la plupart du temps. C’est tout donner et se retrouver face au vide, à la solitude. Oui, je peux le dire, parfois écrire c’est douloureux. Et puis, on y revient, parce que c’est notre vérité, notre façon d’être au monde, notre moyen d’expression. Et que c’est la seule manière de faire entendre notre voix, d’exprimer l’intérieur de nous-mêmes, de nous exposer, de partager.

Ce soir, après une journée riche en émotions, dont je vous parlerais plus tard (oui il faudra que je vous en parle), j’ai décidé de vous livrer ces lignes. J’ai mis une douce musique en fond  sonore, je me suis fait un thé au Jasmin, je porte mon écharpe préférée autour du cou (qui respire l’amour). C’est étrange pour moi ce cérémonial, moi qui écris la plupart de mes articles au bureau, entre deux dossiers (pas toujours passionnants), un peu à la va-vite. J’avais juste envie ce soir de prendre ce temps pour moi, de me poser pour qu’on se parle, de cœur à cœur.

L’idée de ce livre est venue à la suite d’un Brunch entre blogueuses, pendant lequel nous avions BEAUCOUP parlé de la Vie. Rien d’original. Et pourtant si. Nous avions parlé de la vie telle qu’elle est, telle qu’elle est pour nous au jour le jour, loin des tendances, des photos Instagramables, de toutes ces familles parfaites qui remplissent la toile à longueur de journée. Ça avait donné cet article d’ailleurs (Sandra si tu me lis, si tu passes par là, ce livre c’est toi qui me l’a inspiré!)

Alors tout simplement je l’ai appelé LA VRAIE VIE. Il s’agit d’un recueil de nouvelles, finalisé début 2017, que j’ai d’ailleurs envoyé à plusieurs maisons d’édition. Un seul retour négatif a été justifié. Et j’ai le souvenir que les mots utilisés m’ont mise KO un moment. Ce n’est qu’en en parlant avec des amies, des personnes qui apprécient mon style, mes mots que j’ai pu rebondir (Laurie, tu sais que tu m’es précieuse et pas que pour la lecture! J’en dis pas plus sinon tu vas pleurer, je te connais!)

Ce recueil, c’est 12 nouvelles. Assez drôles pour certaines. Qui touchent à tous les aspects de nos vies, le travail, l’amour, la vieillesse, l’éducation, l’administration, le manque de confiance en soi, les journées pourries de A à Z, l’amitié. Un livre léger sans prétention. Sinon celle de vous faire sourire et surtout aimer votre vie telle qu’elle est, décadente, chaotique, extravagante, un peu folle ou carrément insensée par moments.

Maintenant, vous allez me demander (enfin j’espère!) comment vous le procurer. Vous avez le choix: m’envoyer un mail, commander via mon site (ce sera une bonne manière de voir si ça fonctionne!) ou via The Book Edition.

Merci par avance pour vos lectures, vos encouragements, vos partages, vos retours. Merci d’être là, de me soutenir, de m’encourager, de m’aider à trouver ma place et à assumer mes rêves!

 

Posted in Extraits Livres Publiés, Tout un poème

Ils avaient un prénom (En Mémoire)

Je me souviens de ce matin-là. Le silence. Le silence après l’horreur. Dans le bus ce matin-là, personne n’osait un mot. Nous étions des inconnus, recueillis autour d’une même peine. C’était fort et beau.

Malgré la haine, la mort, la survie, malgré toutes ces vies endeuillées, malgré toute la noirceur des dernières heures, malgré nos écrans ensanglantés. Au milieu de nulle part, il y avait un semblant de solidarité. Qui s’est disloqué à la porte même du bureau.

Je m’étais pris de plein fouet cette tragédie. Au fil des mots que chacun posait pour essayer d’alléger son cœur, il y avait toujours un nom, le proche d’un proche qui y était, qui avait survécu, qui s’était envolé.

Au bureau, il ne fallait pas céder à la terreur. Ils étaient nombreux à faire comme si.
Comme si tout était normal, comme si le monde continuait de tourner.
Ce n’était pas la peur que ça puisse se reproduire.
Ça se reproduit tous les jours, toujours, ici, ailleurs.
La haine se propage partout telle une traînée de poudre
Prête à faire voler en éclats ce en quoi nous croyons

Ce n’était pas la peur, c’était l’humain, c’était l’innocence
C’était la vie qu’on avait assassiné, la liberté qu’on avait voulu arracher
C’était le vide, l’insoutenable
C’était les ténèbres

Face à la blessure qui grandissait de jour en jour, j’ai fait ce que je fais toujours quand tout devient trop lourd à porter, j’ai noirci des pages et des pages de cahiers

J’ai lâché ma colère, mon chagrin, ma peine, mes larmes
J’ai vidé mon cœur sur le papier
J’ai écrit pour me souvenir, pour ne jamais oublier
Et vous avez été nombreux à vous confier, à lâcher les vannes, à oser dire
La vie
La lumière
Par-delà  l’enfer…

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Ils avaient mon âge, le vôtre
L’âge de tous les possibles
L’âge où plus rien ne semble utopique

Ils savouraient la vie, ses instants précieux
Ils célébraient la musique, le 21 juin
Et tous les autres jours
Ils appréciaient la fête
Épris de Liberté
Ils aimaient chanter, danser et rire

Ils chérissaient leur imagination, leurs caprices un peu fous
Ils vivaient heureux et gais
Artistes de talent
Ils détenaient quelques certitudes
Perdues au milieu de leurs doutes
Sur l’avenir à construire
Sur la route à suivre

Ils avaient des rêves plein la tête
Croqueurs de vie
Ils s’aimaient, un peu
Beaucoup parfois
Intensément
Impétueusement
Ils se le disaient entre deux frissons
Ils attendaient un heureux événement
Regardaient émerveillés
Leur dernier né faire ses premiers pas
Ils lisaient des histoires dans le noir
Écoutaient du Jazz avec leur aîné

Ils étaient libres
Intrépides ou plus nuancés
Impatients, survoltés

Ils ne savaient pas
Qu’au coin d’une rue
Au cœur d’une salle de concert
Autour d’un verre en terrasse
Dans un café entre amis
Dans l’exercice de leur métier
A la fin d’une journée ordinaire
La folie piétinerait leurs corps, leurs cœurs, la vie

Ils avaient un prénom

Ils ont un prénom

Extrait de mon recueil de poésie Ils avaient un prénom (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition) – Tous les bénéfices sont reversés à l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

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Posted in Humeurs d'Auteur

Est-ce que plus on écrit, plus on a envie d’écrire?

[:fr]

J’ai l’impression d’avoir envie d’écrire tout le temps, d’avoir envie de coucher les mots, les souvenirs sur le papier, de les laisser s’évaporer sur l’écran.

J’ai comme une envie de laisser une trace. Pas seulement de moi. Mais de tout ce que j’ai vécu, ressenti, de la manière dont j’ai aimé la vie, les gens, de la façon dont j’ai remonté la – les pentes. Raconter comment, pourquoi, dans quel sens j’avance, sur quels chemins j’ai vadrouillé. Parler des images floues et des rires discrets. Donner vie aux photos saisies, aux instants en argentique.

J’aime lire les histoires, les souvenirs des autres. J’aime me plonger dans le plus profond “cœur à cœur”. J’aime les histoires qui parlent de la vie, la vraie, qui font état des doutes, des dérives, des troubles, des victoires.

J’aime ces épanchements sincères, ces déclarations qui prennent aux tripes, cette mise à nu, qui n’a rien avoir avec une absence de pudeur, qui dit juste les cicatrices, qui lâche les vannes. Face à la vie lumineuse et grandiose.

J’aime ces rencontres à partir d’un sourire ou d’un ras le bol, ces contacts qui touchent plus profondément que d’autres. J’aime les hommes, les femmes qui, à bout de larmes, m’offrent leur visage à contempler, sur lequel on lit l’histoire de leur vie. J’aime toutes celles et ceux qui se livrent, qui partagent l’intime, les êtres sensibles qui n’ont pas de filtres, qui se nourrissent des sagesses partagées, des désirs osés.

Et vous, d’où vous vient cette envie d’écrire?

[:]

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Cette furieuse envie d’écrire

[:fr]

Les jours passent et j’écris. Ici souvent. Ailleurs aussi. Des dizaines d’histoire voient le jour dans mon esprit au fil des jours. J’écris l’aube et les rêves qui tourmentent mes nuits. J’écris mes doutes. Je pensais les avoir dépassés. Certains s’attachent. Il me faut les lâcher. J’y arrive doucement au fil des mots.

J’écris les sourires qui disent plus que les mots, les partages qui me laissent sans voix. Je redécouvre la vie avec sa palette de couleurs. J’écris les évidences, les chances, l’éternité dans un instant volé au temps.

J’écris ses petites mains qui voudraient tout connaître, son envie irrésistible d’apprendre. Je le regarde grandir plus sereinement. J’écris ses questions sur le calendrier vierge du temps qui s’étire devant nous.

J’écris des vies que je distingue tout juste au carrefour de la mienne, des sentiments partagés il y a longtemps, l’incertitude des matins qui bousculent nos habitudes.

J’écris les corps qui s’étreignent, les peaux qui se comprennent, les sens en éveil, le besoin irrésistible de se toucher, la vie qui palpite et le coeur qui s’invite à la danse.

J’écris mes sentiments, je les dissèque sur l’écran pour en capter l’essence, pour savoir ce qu’il faut lâcher, ce que je peux abandonner sur le chemin, ce qui ne me sert plus.

J’écris jusqu’à me perdre dans le flot de mots que je ne prononce pas de vive voix. Le coeur au bord des larmes. Sans trop savoir pourquoi. Que je le veuille ou non, je resterais toujours cette fille en équilibre, à fleur de peau.

J’écris l’écho des souvenirs et le goût sucré de ceux que nous créons main dans la main. Le bonheur n’a pas de fin…

C’est à nous d’en décider. Aujourd’hui. Comme demain.[:]

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Chuchotis et Ricochets (je vous dis tout ou presque sur mon nouveau livre)

Chose promise, chose due. Je vous avais, ici et là, donné rendez-vous pour le 14 février. Cette date est importante pour moi – en effet le 14 février 2013 à 4h33, la sage-femme posait le petit escargot sur mon corps épuisé mais heureux d’avoir mené cette grossesse à terme. La St Valentin a alors pris toute sa signification pour nous deux. C’était vraiment un beau jour pour célébrer l’Amour.

Aujourd’hui, j’ai donc envie de vous présenter mon nouveau livre.

Les Origines

J’ai débuté son écriture courant juin 2016. J’avais des velléités de vous l’offrir en rentrant des grandes vacances, mais celles-ci ont été employées à tant d’autres choses que j’ai du repousser la date maintes et maintes fois. Et puis il a fallut se positionner afin de mettre un terme à ce projet, dont j’avais hâte de vous parler.

L’été m’a inspirée. Je me suis sentie pousser des ailes. C’est peut-être notre rencontre au sommet avec Laurie et Laurie dans la cité des Papes ou bien la joie qui s’est glissée dans chaque instant vécu ou encore le profond désir d’écrire qui accompagne chaque retour du soleil et laisse quelques pépites dorées sur mes bras nus. J’ai regardé l’été s’écouler avec grâce, humant l’air frais, me laissant bercer par le doux va et vient des vagues sur les plages de mon enfance. J’ai engrangé des rires en cascade. J’ai fais le plein d’amitié et de tendresse.

A l’intérieur

L’idée de départ était de partager des textes courts sur la vie, sur ses moments simples et pourtant magiques. Puis j’ai changé d’avis, j’ai écris au feeling. J’ai oublié la trame. Je me suis laissée porter par ma plume. Et je me suis retrouvée à évoquer la maternité, l’amour, les plaisirs du quotidien, les souvenirs, l’évasion, les belles rencontres, l’enfance.

Ce livre est dédié à quatre petits garçons. Dont un est parti un peu tôt (même si je sais qu’il est en paix aujourd’hui). C’est pour cette raison qu’il est aussi dédié à tous les enfants du monde et à tous les anges du ciel. Parce que qu’au final c’est l’enfance, ses rires, ses rêves, ses envies, sa curiosité, ses mimiques, sa généreuse vitalité qui m’a donné les clés de ce troisième “regard sur le monde” avant la plongée dans les abysses d’années moins glorieuses (!)

Au total, c’est 14 textes dont 2 poèmes. Les personnes qui me suivent depuis plusieurs années retrouveront quelques textes remaniés. 9 toutefois sont inédits et n’ont jamais été partagés, ni ici, ni ailleurs.

A l’extérieur

Cette fois-ci, j’ai fais appel à une aide extérieure pour réaliser ma couverture. Aline a accepté avec enthousiasme ma proposition et elle a tout de suite perçue mes envies et intégré l’âme de ce recueil. La collaboration a été à la hauteur de mes souhaits et attentes. Sans plus tarder, je vous montre le rendu – très poétique et qui colle parfaitement à l’atmosphère de mon livre. Vous pouvez d’ailleurs découvrir son article sur le sujet ICI.

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Pour conclure

Le livre sera disponible très prochainement * je finalise quelques détails techniques* sur The Book Edition au tarif de 9€. Vous pourrez bien entendu vous le procurer directement en passant sur le site ou si vous souhaitez recevoir une copie (avec dédicace) me contacter sur latmospherique [at] gmail [.] com.

J’espère que cet aperçu vous aura donné envie de tenir ce petit morceau de moi entre vos mains et qu’il trouvera une place de choix dans vos bibliothèques et tout près de vos cœurs, comme un rappel que la vie, bien que chaotique et parfois incertaine, est aussi remplie d’instants simples et précieux.

Posted in Extraits Livres Publiés, Tout un poème

Nos Toujours (En Mémoire)

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Je ne voulais pas y aller
Tu étais fatigué
Un mal de tête
Une journée qui avait mal débuté
Nous nous sommes endormis tôt
Dans les bras l’un de l’autre
Aurore nous pardonnerait
Cette absence injustifiée

Le matin s’est glissé par la fenêtre
Il nous a réveillés
Un beau ciel bleu
Nous prédisait une agréable journée
Quelques scones bien chauds
Le dos contre l’oreiller
Ta main sur mon épaule
Pour me rappeler
Qu’on est bien tous les deux
A contempler la vie
A l’aimer même si…

Aurore n’a pas appelé
Tu as voulu attendre
On se remet doucement
D’ une soirée agitée
Souvenirs délicieux
De nos tendres années

Nous vivions sur un nuage
Enveloppés de sérénité
Quand ton téléphone allumé
Nous a projetés en pleine réalité
Des dizaines d’appels
Certains du monde entier
Des voix qui s’élèvent
Pour s’assurer
Que nous allons bien
Que nous sommes vivants
Des messages inquiétés de nos parents
Des SMS inquiétants

J’ai voulu appelé Aurore
Tu t’es jeté sur la télé
Au bout du fil un silence de mort
Et l’écran noir ensanglanté

Aurore est partie
La première balle d’une longue lignée
Son corps emporté sur la chaussée
Ses grands yeux bleus
Ont décroché

J’ai posé des yeux graves sur le ciel de Paris
En cette journée d’apocalypse
Tu m’as regardé
Maudire la terre entière
Sans broncher

A la nuit tombée
J’ai regagné tes bras
Sans l’ombre d’un frisson
Tu les as serrés autour de moi
Étreinte rassurante
Sur fond d’horreur ahurissante

Mon cœur tourmenté
A trouvé un semblant de sérénité
Au creux de nos toujours

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Extrait de mon recueil de poésie Ils avaient un prénom (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition) – Tous les bénéfices sont reversés à l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

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Sauter le pas – Bilan & Remerciements

Il y a quelques mois, je vous faisais part de la sortie de mon second recueil de poésie « ils avaient un prénom » (disponible sur le site The Book Edition, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore acheté ou lu) en souvenir des victimes des attentats de Paris en novembre 2015. Depuis notre beau pays et d’autres ont été touchés par des actes semblables, sanglants. Et les mêmes mots tournent en boucle dans nos esprits tantôt tourmentés, tantôt pleins d’espérance.

Dans le mail qui vous présentait mon travail, il y avait ces quelques mots d’introduction:

Du bruit. Beaucoup. Beaucoup trop.
Le silence. Inquiétant. Des cris. Des sirènes.
La nuit qui traîne.
Les écrans qui clignotent sans s’arrêter.
Les corps qui tremblent.
Les mains qui cherchent à s’accrocher à quelque chose de tangible, de familier.
La vie qui s’emballe
Quand chez d’autres le cœur lâche.
      
Vite un stylo. Ecrire. Un impératif
Un sanglot dans le noir. Le chaos.
Puis l’espoir.
Ecrire. Une évidence. Le cœur en friche.
En plein brouillard. Chuter.
Puis y croire
      
Les mots s’apprivoisent
Au bout de mes doigts impatients
Ils se chamaillent, Se font bruyants.
Les mots s’acharnent sur ce qu’il me reste de substance
Ils me désarment, pointent du doigt l’urgence.
      
Le résultat est là. Il glisse entre mes doigts.
Je le regarde émue, fière, stupéfaite.
Fruit de 6 mois de travail, de peur contenue
D’insomnies, de trajets engourdis
De virages pris pour ne pas laisser la haine
Entacher mes espoirs.
     
Il est là. Je vous le confie
Prenez en soin
Autant que de la vie !

Au total, ce sont 60 livres  vendus et 190€ de bénéfices, à ce jour, versés au profit de l’association Imad Ibn Ziaten (pour la Jeunesse et la Paix).

Votre engagement à mes côtés pour cette cause prouve que nous sommes nombreux à souhaiter nous investir pour créer un monde plus juste et harmonieux. Cela donne ou redonne foi en l’humain et en la vie.

Du fond du cœur, je vous dis:

blog_merci

PS: Restez connectés, je vous prépare deux recueils “surprise”, un pour le mois d’octobre et un deuxième qui devrait voir le jour début 2017 (avec une collaboration toute douce). Avant de m’attaquer à mon pavé autobiographique…