Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture semaine 9

Je serais là, posée sur le rebord de la fenêtre. Je ne ferais pas de bruit, je ne réveillerais pas la maison. Tout sera silencieux autour, seule la végétation pourra m’apercevoir. Elle restera muette, la nature comprend les secrets.

Je resterais là, pendant la nuit, à te regarder dormir, le corps au repos. Je contemplerais tes rêves à l’extrémité de ta peau. Je dessinerais sur ton sommeil des sillages comme autant de routes à parcourir au lever du jour.

Je serais, comme une étoile au firmament du ciel, un infime brin d’atmosphère. Je passerais juste, juste comme ça, pour m’assurer que tout va. La lune me procurera la lumière nécessaire pour saisir plus qu’un battement de cœur. Je découvrirais ton décor, ton confort, tout ce qui ne m’est pas accessible.

Je resterais là, le temps qu’il faudra. Puis aux première lueurs de l’aube, je m’éclipserais. Un peu comme une voleuse de soupirs. Je t’emporterais avec moi pour les jours sans toi.

***

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez St Jerem, Chez Justine, Chez Josée

Pour la semaine prochaine (10), on va voyager du côté d’un pays cher à mon cœur. Les consignes sont les suivantes: écrire un texte court à partir de la chanson ci-dessous en intégrant les mots suivants: ile, falaise, transmission, trèfle, indépendance, héritage, dolmen, coutume, symbole, péninsule.

Au plaisir de découvrir vos créations lundi prochain!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine 8

Danse des pulsations
Mon corps sous tension
J’imagine la pression
De tes doigts sur mes aspirations

Sur l’horizon saturé de rose
Le soleil étend son manteau
Un souffle, un pas, puis ose
Le ciel absorbé par l’eau

Dans son sillage, l’élan
Mon cœur s’éprend
Des possibles du néant
A portée d’océan

Je veux ton corps enveloppé
De ce parfum diffus
Semblable à la marée
Sur le sable ému

Parcourir les hémisphères
Explorer l’atmosphère
Envoyer valser les chimères
Pour ne garder que l’éphémère

Et dans ton corps m’abandonner
Désir à consommer
Urgence entremêlée d’ivresse
Ton sel comme une caresse

Entendre les battements
De mes propres tourments
S’éclipser dans le vent
Comme un défi au temps

Et croiser ton regard
Par-delà nos histoires
Juste le fruit du hasard
Il n’est jamais trop tard

Refermer nos bras
Sur les ombres des platanes
Que voguent nos âmes
Jusqu’au delta

J’irai même au-delà
Croiser le fer
Violer le sanctuaire
Juste pour un baiser de toi

J’ai fait un mix des différentes rimes. Retrouvez ici les participations: Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Mébul, Chez Marie, Chez St Jerem

Merci à toutes et à tous d’être sortis de votre zone de confort pour ce mois poétique. C’est toujours un plaisir de découvrir vos textes! Nouveau mois, nouveau thème à explorer et il sera musical. Il m’arrive énormément d’écrire en écoutant de la musique. Il m’arrive aussi d’écrire à partir d’une chanson ou d’une musique. Et c’est ce que j’ai envie d’approfondir avec vous.

Pour la semaine prochaine (#9), je vous invite à composer un texte à partir de la musique suivante. Comme pour toute première, je n’ajoute pas de contrainte supplémentaire. Amusez-vous bien!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine 7

A l’abri des regards
Se laisser choir
Présent, passé, espoir
Habiller de grâce, l’espace
Aube nouvelle, nouvelle audace
Liberté des contrastes
Tempo naturel
Etreinte intemporelle

***

Hurle
Un, deux, trois
Respiration
Lutte
Un, deux, trois
Baiser papillon
Esquive
Réagis
Ligne d’horizon à portée de déraison
Union privilégiée des entités dépareillées

***

Illusion d’optique
Marques sur le sol
Mirage
Abime
Restent les
Courbes, merveilleusement
Elaborées
Sens, essence
Cou, divinement
Immortalisé
Beauté
Librement
Esquissée

***

Colle ton front au rideau du ciel
On marchera sur les nuages
Libérés de nos chaînes
Ivres de lumière
Mirages tournoyants
Arabesques fantastiques
Courants, contre-courants
Ondulations initiatiques
Noyés dans la douce valse du temps

Retrouvez les autres participations ici: Chez Sweet Things, Acrobatie de lettres chez Mébul, Asphaltus, Asphaltos et En forme de colimaçon chez Josée. Merci à vous deux, l’exercice n’est pas évident mais vous avez fait des merveilles et rajouter quelques “contraintes” supplémentaires, tout en vous amusant!

Pour la semaine prochaine (#8), dernière sur le thème de la poésie, on va aller explorer quelques rimes. Rimes continues, comme son nom l’indique, les vers ont tous le même son à la finale (AAAA) , Rimes plates ou suivies (AABB), Rimes croisées (ABAB) ou Rimes embrassées (ABBA). Je vous laisse le choix, vous pouvez aussi écrire un poème en les mélangeant ou écrire plusieurs poèmes. Le thème: Changement (cycles – saisons – marées – mouvement…)

Au plaisir de vous lire. Belle journée!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine 6

Brun
Or
Orient
Mystérieux
Elixir de Rose
Rendez-vous au pays des songes

Nuit
Noire
Ivoire
Pluie d’étoiles
Filament d’espoir
Ciel de trêve baigné de lumière

Retrouvez toutes les participations ici – Bravo à tous et à toutes: Chez Justine Plumes d’étoiles, Chez Sweet Things, Chez Marie Encre nomade, Chez Mébul, Chez Josée ! Un excellent cru!

***

Pour la semaine prochaine (#7) je vous invite à créer des acrostiches, comme les exemples ci-dessous, à partir des mots suivants: ASPHALTE – HURLUBERLU – IMMARCESCIBLE et COLIMACON!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine 5

Boutons de rose
Feuillage éphémère
Energie nouvelle

***

Joli sourire
Draps parsemés d’étoiles
Repos assuré

***

Lumière nocturne
Avalanche d’étoiles
Sacre de la nuit

J’avoue que cet exercice n’a pas été simple pour moi, alors qu’il semble couler de source pour vous! Retrouvez les superbes participations ici: Chez Sweet Things, 5à 7 chez Mébul, Haikus nocturnes chez Marie et Haikus du printemps chez Josée

Pour la semaine prochaine (#6), continuons notre découverte de la poésie, en y associant quelques données mathématiques! Si, si, les deux peuvent aller de paire! Je vous invite donc à écrire un poème de Fibonacci, ou un Fib, qui est un poème comptant 6 vers et 20 syllabes, décomposées comme suit: 1-1-2-3-5-8. Le thème: couleurs et saveurs.

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine #4

  • On a dit quoi nous ?
  • Rien
  • On a laissé faire. Juste un brin d’air, un peu plus d’herbe et de fleurs dans les cheveux. Un rideau qui se soulève, on a juste regardé par la fenêtre puis on a fermé nos yeux sur les courbes lascives des corps mélangés.
  • On aurait dû, dis ? Dire quelque chose.
  • On aurait pu. Lisa n’a rien dit non plus.
  • Papa nous a raconté tous ces trucs loufoques pour nous embrouiller la cervelle, tu te souviens, pour qu’on ne puisse plus savoir entre réalité et imagination – quelle vérité ?
  • Il a rendu les choses plus douces, plus acceptables pour des enfants.
  • Tu le défends toujours. Pourquoi ?
  • J’essaie juste de comprendre…
  • Il n’avait pas le droit.
  • C’est facile de juger !
  • Toi, tu ne juges jamais. La fille parfaite. C’est beau ta dévotion. Je n’en veux pas.
  • Et tu te fais du mal ! Ca te sert à quoi ?
  • Le mal, tu me parles de mal. C’est papa le fautif. C’est ce qui a tout foutu en l’air. Notre enfance, notre vie. Alors…
  • Tu as demandé des explications ?
  • Sur quoi exactement ? Entre deux allées et venues à l’hôpital pour voir maman qui perdrait le nord?
  • Est-ce que tu as cherché plus loin que ce que tu avais vu ?
  • Est-ce que je suis allée creuser, foutre les mains dans la boue pour déterrer ces foutus secrets, c’est ça que tu veux dire ! Non mais tu te moques de moi j’espère ! Chacun sa croix !
  • Alors tu as préféré le détester, plus pratique, plus commun.
  • Il a tué Lisa, merde !
  • C’est Lisa qui a choisi, c’est elle qui a voulu en finir, personne d’autre.
  • Tu aurais fait quoi toi ?
  • Moi j’ai choisi la vie.
  • Tu m’embrouilles avec tes histoires. Papa, on aurait dû l’enfermer, point barre. Maman elle est devenue cinglée à cause de lui, c’est à cause de lui tout ça, à cause de ses penchants malsains.
  • Tu te trompes de combat.
  • Tu n’as jamais rendu visite à maman de toute façon, sa présence t’était insupportable, pauvre petite fille riche !
  • Alors que toi tu t’en ai donné à cœur joie ! Tu cherchais quoi ?
  • A apaiser ses démons.
  • Tu as eu raison. Elle, on ne lui en a jamais voulu. Pourtant derrière les rideaux ce jour-là, c’était bien maman et Lisa. Moi aussi j’y ai eu droit et pas qu’à ça.
  • Tu dirais n’importe quoi pour salir sa mémoire.
  • Papa, il a fermé les yeux c’est vrai, il a laissé maman faire son petit business avec nous, il l’aimait trop m’a-t-il dit pour la dénoncer. Et pendant ce temps-là, c’est notre innocence qui se faisait la malle, entre les bras d’une mère qui usait de son pouvoir et nous utilisait pour son plaisir.
  • Et moi alors, pourquoi j’y aurai échappé ? T’as une idée !
  • Parce que papa a compris, après la mort de Lisa que si ce n’était pas lui qui osait enfin parler de ces violences, ce serait moi…

Retrouvez les autres participations ici: C’est le bouquet chez Mébul, En catimini chez l’encre nomade, Le cadeau chez Josée, Chez Sweet Things

***

Pour ce deuxième mois, nous allons partir à la découverte de la poésie. Je sais que ce n’est pas forcément quelque chose d’évident pour beaucoup mais une fois encore, ce rendez-vous se résume ainsi: exploration et plaisir! L’année dernière, si mes souvenirs sont bons, nous avions essayé le triolet.

Pour cette première semaine (challenge #5) nous allons partir faire un tour du coté des Haikus. Vous connaissez sûrement, au moins de nom. Le Haiku est une forme de poésie japonaise qui célèbre la nature et l’éphémère, l’évanescence des choses, traduit des émotions. Il évoque souvent une saison. Les occidentaux ont repris l’idée et aujourd’hui on compose des haikus plus libres que les originaux, en respectant toutefois la règle des syllabes (5-7-5). Ci-dessous quelques exemples pour vous aider:

Dans la vieille mare,
une grenouille saute,
le bruit de l’eau.

Matsuo Bashō

Le vent se lève,
Un vent de la montagne !
Tu es contre moi.

Inconnu

Vous pouvez écrire un ou plusieurs haikus, sur le thème au choix (comme suggéré par Marie) du printemps ou de la nuit (ou les deux!) . Hâte de vous lire!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine #3

Ils ne se doutaient pas. Derrière le mur, tant de silences. Des matins brumeux au goût de fausse espérance. Ils ne savaient pas. Derrière le flou, tant de non-dits, secrets gardés bien au chaud. Ils ne pouvaient pas savoir. Ils ne voulaient surtout pas voir. La trame des jours “sans” à se demander de quoi serait fait demain. Ils passaient le matin et le soir. Ils ne s’arrêtaient pas. Ils faisaient semblant de s’intéresser. Puis passaient leur chemin. Ils se croyaient dispensés des règles de savoir être en société.

La maison était belle et les enfants bien soignés, alors ils faisaient comme “si”, comme si tout allait bien. Ils jouaient aux “bien élevés”, un sourire par ci, un merci par là. Ils se vantaient d’être des gens comme il faut. Ils baladaient leurs egos dans les rues pavées du quartier.

Ils s’abstenaient de commentaires, d’ailleurs ils ne disaient rien, rien qui puisse faire des vagues. Ils se goinfraient d’ordinaire et de normalité. Ils se jugeaient au-dessus des autres, bien au-dessus. Ils savaient mais ils laissaient passer. Ils gardaient tout dans des boites, sur de belles étagères blanches. Ils partaient du principe – dangereux – que ce qui se passait derrière les murs ne les regardait pas.

Ils vaquaient à leurs occupations quotidiennes et s’enorgueillissaient de rendre service. Aux plus faibles, aux démunis, à ceux dans le besoin. Un beau faire-valoir, une preuve irréfutable qu’ils faisaient partie de la catégorie des gens bien. Et bons. Peu importe ce qui se paissait sous leurs fenêtres. Peu importe le silence. Peu importe le souffle froid des jours de peine.

A la barre aujourd’hui, ils témoignent, maladroitement. Ils ne savent que dire, ni comment, par quoi commencer surtout. Derrière le mur, ils n’imaginent plus. Plus rien ne cache l’horreur. Si seulement ils avaient eu le courage…

Retrouvez les textes des participants: Chez Justine Plume d’étoiles, Bien plus visible chez Mébul, Rose et le mur de briques chez Josée, Chez Sweet Things, Au jardin chez l’encre nomade

***

Pour la semaine #4, dernière semaine sur le thème de la photographie, je vous invite à écrire un dialogue entre les deux personnes de cette photo en utilisant les mots suivants: croix, présence, imagination, loufoque, allées et fleurs.

Crédit Marie Kléber

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture Semaine #2

Une photo qui dise quelque chose, porte un message, une photo avec une mission en quelque sorte. Voilà ce que je cherchais, non pas par choix, mais par loyauté. Loyauté familiale, désir d’appartenance, quête de reconnaissance. Une photo, qui dirait tout, une photo avec une âme, comme une inspiration qui viendrait d’en haut et qui me ferait prendre du galon dans la généalogie familiale.

Mon grand-père parlait fort, il aimait l’engagement, il ne jurait que par l’intelligence, il militait pour des causes qu’il croyait justes. Et répétait à qui voulait bien l’entendre que son petit-fils marcherait un jour dans les pas des plus grands photographes, reporters. Il me voyait remportant des trophées, des prix jusqu’alors décernés aux meilleurs.

Cette photo je la traquais, nuit et jour, je cherchais celle qui allait me hisser sur le podium de tête, qui me donnerait accès aux louanges de celui que je considérais comme un héros et qui n’avait jamais eu ma chance.

Je me demandais bien parfois, souvent même, si on pouvait qualifier cet état d’être de chance. Je me posais la question de cette vie que je menais et qui ne me menait nulle part. J’interrogeais mes motivations et je questionnais mes prédispositions. Puis je culpabilisais de ces pensées de “riches”, moi qui disposait de tout ce dont j’avais besoin.

Un jour en passant dans une rue, j’avais croisé le regard de gamins, comme moi, qui jouaient, riaient. Je les avais longtemps regardés, comme hypnotisé par un spectacle somme toute ordinaire mais qui pour moi avait des allures d’ovni. Etaient-ils eux aussi liés par un quelconque pacte? Se sentaient ils eux aussi prisonniers d’un idéal impossible à atteindre? Ou bien vivaient-ils ce qu’il y avait à vivre, sans courir après cette insatiable envie d’exister pour quelque chose, de plus grand, de plus vrai?

J’avais immortalisé la scène. Une photo toute simple, qui ne se donnait pas des allures de grande dame. Un instant de vie volé à la grande course contre la montre à laquelle on m’avait inscrit sans mon accord tacite, bien avant même que je vois le jour. Un instant comme pour me rappeler que j’avais l’âge de ces gamins et que je vivais le rêve d’un homme sur le point de mourir.

Retrouvez les participations de cette semaine ici: Chez Plume d’étoiles, Photo sensible chez l’encre nomade, 1971 chez Josée, le bitume au vestiaire chez Mébul, chez Sweet Things

***

Pour la semaine #3, je vous invite, à partir de cette photo, à écrire un texte sur l’arrière plan, le moins visible, le flou, le mur…Votre texte devra être écrit à la troisième personne (singulier ou pluriel). A vos plumes et claviers!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture semaine #1

J’aurais donné le vert des prairies de Provence, décliné un “do” en mille et une symphonies. J’aurai peins les jours en couleurs pour chassé le gris, la tempête, pour t’éviter un naufrage.

J’aurais fait danser le bleu et le jaune, inventé des vers pour qu’au creux de la nuit tu ne te sentes jamais seule. J’aurais créé, à partir de rien, un nouveau monde, pour que tu viennes t’y ressourcer, loin des cris et du chaos des jours d’ailleurs.

J’aurais construis des ponts créatifs juste pour un sourire dans le lit des jours sans vie. J’aurais donné le blanc immaculé de la robe de baptême de l’enfant sacré. Un bain de jouvence dans un quotidien saccadé.

J’aurais décliné le rouge entre la terre et l’infini, la femme et l’impossible, entre désir et folie douce, entre le sang et le souffre.

J’aurais pu mais tu vois, je ne peux pas. Je peux juste être là, je peux juste une main, une prière. Je peux juste un regard, une pensée. Je peux juste l’amour mais l’amour aussi danse une valse dont je ne connais pas les accords. Je peux juste être là. Et espérer que demain toi aussi, tu le seras.

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Colorer le temps chez l’encre nomade, Vole, Louise, Vole chez Nina, Couleur quand tu nous tiens chez Mébul, Voyage chez Plume d’étoiles

***

Pour la semaine prochaine (#2), je vous propose toujours d’écrire à partir d’une photo mais en partant d’un point de vue spécifique, celui du photographe. Pourquoi avez-vous pris cette photo? Dans quel état d’esprit étiez-vous? Qu’est-ce que vous avez voulu montrer? Ce sont juste de pistes…

@mariekleber37
Posted in Challenge Ecriture

Le retour du Challenge Écriture!

Et voilà, comme ça, l’envie est revenue!

On prend les mêmes règles que l’année dernière, à la différence près qu’on se donne rendez-vous le lundi, histoire de bien commencer la semaine! Et deuxième petite différence, on va développer un thème/sujet par mois. J’espère que ça vous plaira.

En tous cas, moi je suis super heureuse d’être de retour pour vous proposer plein de nouvelles choses! C’est parti pour la première semaine et on commence sur le thème de la photo. On va y aller par étape – pour lundi prochain, écrire un texte à partir de la photo ci-dessous:

Hâte de vous lire!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture #40 – 01.12.2020

Liste à venir…

Découvrir les belles participations ici: Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez Josée

Je vais terminer ce challenge avec vous sur cette note joyeuse! Je vous remercie pour votre participation et votre fidélité au fil des semaines. J’ai été ravie de tenter cette expérience, qui a été très riche et surtout j’ai ENFIN mené un projet qui me tenait à cœur, à terme et ce n’est pas rien!

Ce serait top si vous pouviez juste me dire ce que vous avez apprécié dans ce challenge hebdo et ce que vous avez moins aimé. Je pense que je poursuivrais l’expérience en 2021 mais le format sera sûrement différent. Ces dernières semaines, je suis vraiment passée en coup de vent…

Hâte de lire vos retours et à très vite!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture #38 – 17.11.2020

Tu parles d’une histoire. Mettre les jeunes avec les vieux et laisser mijoter. J’aime pas les vieux et j’aime pas les jeunes. Je suis aigrie me dit ma fille. Elle, c’est pareil que le reste, elle vient par obligation. Elle sourit et elle s’en va. Elle s’en fout.

A la cantine, ça y allait l’autre jour, on n’en était pas à une critique près. Ok peut-être qu’avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille, mais je leur trouvais une sacré sale tronche à mes copains de galère.

Alors voilà qu’on nous colle des jeunes dans les basques. Histoire de nous maintenir à flot. On ne parle même pas la même langue!

Le chat d’Huguette est mort. Il puait le pauvre. Elle aussi mais tout le monde dit qu’elle vivra centenaire.

Ah oui, l’histoire des jeunes. Je ne sais pas trop ce qu’il leur a pris. Une idée pour nous maintenir dans le circuit. J’ai plutôt l’impression qu’on dérive. A la vitesse maximum. On tient à peine sur nos guibolles et on n’aligne pas deux mots sans se tromper de conjugaison.

Elise, elle a deux couettes, toutes jolies. Comme ma fille. Ma fille elle est laide. C’est peut-être pas ma fille! Oh il faut que j’aille me reposer, je ne sais plus trop où j’en suis. j’ai peut-être besoin de revoir l’ophtalmo. Je passerai à l’accueil demain. Demain, c’est passé et ça vient?

Retrouvez les participations ici: Sweet Things – Maude chez Mébul – Les lunettes chez Josée

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte en lien avec ce titre de livre (en espérant que vous ne l’avez pas lu!) : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel (2015 – Romain Puértolas)

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture #37 – 10.11.2020

La crise de l‘agriculture. C’était pourtant pas de son âge de radoter. Il n’avait que ces mots là à la bouche, depuis bientôt un mois. Le problème était certes grave mais je ne pouvais plus le supporter, lui et ses diatribes interminables, ses essais ratés, ses envolées lyriques dignes d’une tragédie grecque, qui mettaient un terme brutal, à nos repas en tête à tête. Je ne disais rien et ça le mettait hors de lui. Il me trouvait insensible et égoïste, deux mots qui lui allaient si bien en temps normal. Là, c’était différent, on parlait de la terre, du sol, de sa patrie. Là, il pouvait briller. Il deviendrait peut-être célèbre à force de batailler.

Il m’écœurait soudain, je ne le voyais plus que comme un étranger. Il oubliait que j’avais la tête dans le cirage à chaque fois que je revenais de me faire piquer. Une dose de potion magique pour adoucir la fin, une espèce de limonade infect en guise de récompense, pour me donner le courage de revenir. Je me demandais bien ce qui me poussait à espérer, l’instinct de vie ou la peur de la mort. C’était peut-être pareil pour lui!

Retrouvez ici les participations de Mébul, Sweet Things et Josée! Le monde revient! Merci!

Pour la semaine prochaine (#38), je vous invite à écrire un texte qui comportera la phrase suivante au milieu de votre récit: “avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille”. A vous de jouer!

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture #36 – 3.11.2020

En éveil

Va et vient le corps dans un demi-sommeil
Autour des rêves qui se dessinent
Nul ne saurait dire 
En vérité qui de l’esprit ou de la matière
Sait 

Circonvolutions sacrées en mouvement
Eclairent le monde de leur clarté
Nul ne saurait vivre
Contre le temps
Eternellement 

Retrouvez ici la participation de Josée! Encore merci à elle!

Pour la semaine prochaine (#37), je vous invite à écrire un texte à partir des mots suivants: radoter, célèbre, agriculture, cirage, limonade, potion, essai.