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Challenge Ecriture 20

Quel vacarme !
Ce train bondé me donne envie de retourner au frais, une citronnade à portée de main, à l’ombre d’un bosquet, picorer dans les restes du dernier apéritif tardif. Je regarderais les coccinelles, divas parées pour la soirée, et leur ballet gracieux dessiner un labyrinthe d’heureux dénouements. Une vraie régalade.
J’avance d’un pas sûr dans l’allée qui me mène à mon fauteuil. Je reste focus sur la destination. Elle seule a de quoi me maintenir en action.
Une action comme une ritournelle qu’on fredonne les soirs d’hiver pour se tenir chaud. J’ai fait le grand saut.
J’ai laissé derrière moi le pavillon de banlieue et les cris des enfants sur les pelouses voisines, mon ectoplasme de misère qui me donnait l’illusion de servir à quelque chose.
J’ai laissé toutes ces choses qui ont composé ma vie pendant plus de 40 ans. Une évidence, de celle qu’on nomme un jour quand tous les recours pour vivre ont été épuisés, quand on s’est plus trompés qu’aimés.

Le challenge écriture reprendra en septembre. En attendant, je vous souhaite un bel et doux été!

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Challenge Ecriture 20 (Report)

Je ne vous ai pas oublié mais j’ai laissé filer le temps.
Et puis à part Josée personne n’a répondu à l’appel. Pas de souci, je comprends !
Du coup l’atelier de cette semaine est reporté à lundi prochain.

Comme vous avez apprécié la liste de mots, je renouvelle l’expérience avec ceux-ci : vacarme, coccinelle, ectoplasme, labyrinthe, pavillon, régalade, picorer, diva, focus, ritournelle

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Challenge Ecriture #19

Madeleine, sur sa terrasse, harangue les foules. “Une femme honnête cette Madeleine” !
Sa mère, sa pauvre mère, qu’elle dit aux passants, un peu plus près des étoiles aujourd’hui. Sa mère lui disait « Madeleine tu seras quelqu’un ! »

Madeleine préfère les plaisirs démodés aux technologies actuelles. Un peu trop intelligents pour elle tous ces techniciens qui lui promettent un autre monde.
Elle ne vit que dans le sien, face au soleil et au-dessus des nuages.

Dans sa tête c’est une drôle de fête qui se joue. Elle est un peu ici et un peu dans le passé. Elle est la vielle du 5e, un peu barrée comme disent les jeunes.
Elle s’offre des voyages et divague, se croit funambule sur un fil, se rêve danseuse de cabaret, effectuant des tours de piste sur des musiques langoureuses.
Elle est à tour de rôle la Bohème, Angie, Diva ou la rockeuse de diamants.

Sur son balcon elle raconte à tous et à personne des histoires, s’invente un paradis blanc, se souvient mélancolique du rire du sergent, des filles faciles dans les villes de grande solitude.
Elle en a fait des choses, elle en a conquis des cœurs, elle a même vu Dieu ! Dans le supermarché de sa banlieue rouge.
Elle lui dédie ses mélodies, chansons mal tournées, qui dégoulinent du 5e étage sur le bitume ravagé.

Certains se disent « dommage » quand ils passent, mais pas vraiment finalement.
Pour elle, tout est simple, la vie est un cadeau empaqueté dans du joli papier de soie rose. Avec son chapeau coloré, ses mains gantées, ses robes longues, elle a des allures de princesse.
La Cendrillon qu’elle rêvait d’être à 4 ans.

Elle n’a pas d’âge Madeleine. Elle perd le nord. Elle s’invente des chansons comme Marylin.
Elle se sent aussi jeune qu’à 20 ans et alors que l’horloge tourne, elle oublie.
A l’heure qu’il est, c’est tout ce qui compte.

Retrouvez les autres participations ici: Chez Josée, Chez Mébul

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Pour la dernière semaine (déjà!) sur le thème des mots, je vous propose de participer en partageant en commentaire: le nom d’1 objet + 1 mot original + 1 mot que vous aimez. Une fois cela fait je regrouperais tout ici et vous pourrez écrire votre texte! A très vite!

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Challenge Ecriture #18

Qu’est-ce que cela ferait des projets ?

Projets de cœur, débattus au creux de la nuit, au dessin de l’aube.
Aube nouvelle, vierge de connaissance, de savoir.
Savoir que l’on se lèvera, un jour prochain, dans quelque habitude.
Habitude chérie, non de celle de la routine bien huilée, mais plutôt un temps comme un repère.
Repère, un phare, une lueur, une histoire.

Histoire de dire, histoire d’écrire une fin qui ressemblerait au début.
Débuts prometteurs, dans lesquels on oublie ce qui a le pouvoir de nous faire épouser une réalité que l’on tait, un secret.
Secret du cœur, corps en liesse, silence sur ce qui laisse des traces comme des éclats.

Eclats de vie qui doucement s’évaporent au gré d’un temps qui ne nous appartient pas.
Pas à pas, faire la lumière sur ce qui n’est pas, sur ce qui est juste.
Juste de quoi s’interroger sur les raisons d’une vie choisie, sans avenir, sans projet…

Retrouvez les autres participations ici: Chez Marie, Chez Mébul, Chez Josée

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Pour la semaine prochaine (#19), je vous invite à faire une liste de 20 titres de chansons que vous aimez ou connaissez. Puis d’écrire un texte en intégrant ces titres! Bonne fête de la musique!

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Challenge Ecriture 17

Je suis rentrée, la tête comme une pastèque, le corps fatigué. Pourtant je ne t’ai vu que quelques minutes tout au plus.
On a du échanger quinze phrases. Rien de bien terrible, que de la mécanique. Celle de la victime que tu es et du bourreau que je suis. Tu veux me faire croire que tu as changé, quand tout en toi, respire le mensonge. Tu penses qu’avec quelques pirouettes monétaires tu vas nous faire rêver.
Mais ce n’est pas ça, ça c’est du bouillon habituel, des mots faute de mieux, des promesses abracadabrantesques. Un appartement, une école haut de gamme, pourquoi pas un haras, une oliveraie, tant qu’on y est !
Rien de trop beau soit disant ! Pour ton fils, tes entrailles ! Mais tu n’es même pas capable d’aligner trois mots dans sa langue et tu voudrais qu’on oublie tout, qu’on te déroule le tapis rouge, qu’on dise « amen » les yeux fermés.

C’est pas tant cet air hautain que tu prends pour me parler, ce sourire hypocrite, ce tintamarre obsédant qui m’a filé le tournis.
C’est ce foutu ballon du PSG. Ce trophée. Cet objet pourtant insignifiant qui te place du côté des gagnants. Alors que tu ne fais que te pavaner, imiter, mimétisme de pacotille.
Ce sont tous ces cadeaux sans âme que tu lui refiles, comme pour redorer ton image.
C’est le vide de ton personnage, ton identité translucide. Tu n’es que ça, du vide.

Ce n’est pas parce qu’il est un tout jeune arbuste, en quête de racines, que tu peux jouer avec lui. Ses bases il les a et elles ne viennent pas de toi.
Est-ce que je suis heureuse de ça ? Non. Pourtant aujourd’hui j’ai compris que tu n’avais rien à lui offrir. Parce que tu n’as rien. C’est triste à dire, je ne pensais jamais pouvoir le dire de quelqu’un.

Il te faudrait plus qu’une potion magique, plus qu’un filtre enchanté, plus que tout l’or du monde, il te faudrait plus de mille vies pour compenser l’absence, le mépris, ta suffisance. Ils peuvent tous dire ce qu’ils pensent, je sens, je sais, qu’autour de toi tout n’est que nuisance. Ta présence n’est pas une menace, juste une longue plainte dont l’écho nous frôle encore parfois.

Mais lui et moi nous savons de quoi nous somme faits. Ta loi ne fait pas le poids.

Retrouvez les participations ici: Chez Mébul, Chez Josée

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Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte ou un poème dans lequel le dernier mot de chaque phrase devra être le premier mot de la phrase suivante. Hâte de voir ce que cela va donner! Au plaisir et amusez-vous bien!

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Challenge Ecriture 16

“Je savais que j’emporterais mes secrets dans la tombe. A moins que…”

A moins que?
Il m’avait regardé et j’avais senti comme une boule se former dans ma gorge. Je ne voulais rien savoir. Rien de rien. Je ne manquais pas de curiosité pourtant et j’étais plutôt friande de tout ce qui ne se dit pas. Mais là c’était différent. Je savais qu’il y avait quelque chose, quelque chose qui de génération en génération se léguait au moment du dernier acte et je voulais échapper à la malédiction.
Qu’il le garde son secret, à tout jamais enfoui entre le marbre et la terre. Qu’il s’endorme avec pour toujours.

Un secret ça ne se partage pas, maman m’avait appris ça, j’étais pas plus haute que trois pommes et je m’en souviens encore. J’en avais bien quelques-uns à mon compte, que j’avais conservé précieusement, des qui n’étaient pas bien méchants et d’autres qui n’étaient peut-être que des inventions de gamins. J’avais juré la main sur le cœur et le cœur sûr. Ils étaient sous bonne garde. Quant aux miens, rien que des petites cachotteries, pas de quoi alerter tout le quartier.
Dire ses secrets, et puis après. Laisser les autres en démêler les nœuds. Je n’étais pas pour. Je trouvais même ça lâche, comme une bombe qu’on jette à la figure de l’autre et qui détruit tout sur son passage.
Je savais que ses secrets avaient cette envergure-là, alors je partis et je le laissais seul face à ce qui l’effrayait le plus. J’avais choisi le camp de la vie !

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Mébul

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Nous quittons les terres du secret et pour ce nouveau mois, nous allons explorer les mots, sous des coutures différentes!

Pour la semaine prochaine (17), je vous invite à écrire un texte comportant les mots suivants: pastèque, bouillon, translucide, potion, mécanique, arbuste, oliveraie, mimétisme, pirouette, tintamarre. A vos plumes! Et au plaisir de vous lire!

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Challenge Ecriture 15

Léo savait ce qu’il allait dire et à qui il allait le dire. Il savait aussi comment. En écrivant une belle lettre, comme celle qui se trouvaient dans la malle de grand-mère au grenier. Une lettre avec un stylo par contre parce que la plume et l’encre ne le mettaient pas du tout à l’aise.

Il allait tout dire à Théa. De A à Z et de Z à A. Martin lui avait dit que c’était le moment où jamais. Martin en savait des choses du haut de ses 1m50.

Sa lettre commencerait comme ça: “Chère Théa, aujourd’hui est un jour particulier car j’ai un secret à te confier.” Son secret c’était pas un truc inventé, ni quelque chose de mal. C’était un secret parce que personne le savait. Sauf Martin bien sûr. Mais Martin c’était pas les autres. Et Martin c’était pas quelqu’un qui disait du mal ou se moquait.

Sa lettre continuerait comme ça: “J’aurai bien aimé te le dire de vive voix mais bon il y a toujours plein de monde autour de toi. Alors voilà, je vais te dire quelque chose, pas quelque chose de grave ou de mauvais, pas une bêtise que j’aurai faite et cachée ou des gros mots que j’aurai dits dans la cour de récré. Mais avant de te le dire, j’aimerai bien que tu me promettes que ça restera entre toi et moi parce que les autres ils seraient peut-être jaloux de ce que je vais te dire et ça serait moche. Le secret serait gâché. Et je serais bien triste.”

C’était pas si facile que ça finalement de partager son secret mais Léo y tenait pourtant. Et puis Théa c’était différent. Allez, allez!

La lettre finirait comme ça: “Alors voilà, je trouve que tu es la plus chouette des filles. Quand je te regarde j’ai les jambes comme des flageolets et les yeux qui pétillent comme des bulles dans les verres des grandes personnes pour les grandes occasions.”

Martin m’a dit qu’il fallait pas tout dire la première fois, alors du coup je laisse un peu de suspense à la fin. J’en dis un peu sans trop en dire. J’espère qu’elle comprendra Théa. Même si elle a 15 ans de plus que moi et qu’elle m’appelle “gamin” quand elle me voit.

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things

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Pour la dernière semaine sur le thème du secret (Semaine 16) je vous propose d’écrire un texte à partir de cette citation: Dire le secret d’autrui est une trahison, dire le sien est une sottise” Voltaire

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Challenge écriture 14

Texte à venir…

Retrouvez les participations ici: Chez Mébul, Chez Josée, Chez Sweet Things

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Pour la semaine 15, on va aller faire un tour du côté de l’enfance! Je vous invite à écrire un texte qui relate un secret d’enfant, que votre personnage raconte à un camarade d’école. Le personnage principal étant un enfant, le style devra s’accorder bien entendu!

A vos plumes ou vos claviers!

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Challenge Ecriture 13

« Louise m’avait permis de reconstituer l’idylle de mes parents coupables. J’avais quinze ans, je savais ce que l’on m’avait caché et à mon tour je me taisais, par amour.

Qu’aurais-je pu faire?

Tout dire et alors, laisser les autres, leurs regards et leurs jugements venir mettre à mal, pas seulement l’image, mais aussi tout ce qui composait notre vie. Je n’étais pas friand de secrets, je les voyais grignoter chaque jour tous ceux qui tentaient de jouer avec leur vérité, ceux qui conjuguaient des vies au pluriel, en pensant protéger ceux qu’ils aimaient. Je savais le poids et pour autant, je gardais pour moi ce qui relevait d’une autre histoire.

Est-ce que je devenais moi aussi, en gardant ce secret, coupable? Et de quoi? Beaucoup de points d’interrogation, comme ceux de l’histoire dont Louise ne m’avait conté que quelques bribes, qui, mises bout à bout, m’avaient permis de comprendre ce que les silences gênés de mon pères, les absences de ma mère signifiaient.

J’avais posé des mots sur tant d’autres jalousement gardés, sur une réalité fantasmée. J’aimais mes parents autant que je les détestais. Pour ce qu’ils m’avaient volé et la confiance, à tout jamais, abusée. Je ne pouvais plus les regarder comme avant. Quelque chose, sans cesse, me ramenait à un passé dans lequel je n’existais pas et qui pourtant avait posé les bases d’aujourd’hui.

Je me demandais déjà combien de temps je pourrais vivre avec ce poids, si il finirait par ne plus rien peser ou si, au contraire, il ne cesserait de gagner en intensité, jusqu’à ce que je n’ai plus d’autre issue que celle de le livrer. Mais alors à quoi bon? A quoi bon s’empêcher pour finir par tout balancer? A quelqu’un qui n’aura rien demandé et qui se trouvera dépositaire d’une véritable bombe à retardement…

Retrouvez les participations ici: Chez Mébul, Chez Josée

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Pour la semaine 14, l’idée s’est imposée d’elle même en dénichant ce matin même “le temps des secrets” de Marcel Pagnol dans une boite à livres.

La scène de votre prochain texte se déroulera devant une boite à livres. En choisissant un livre, votre personnage découvrira à l’intérieur une lettre faisant état d’un secret. Vous décrirez brièvement l‘environnement proche et l’état d’esprit de votre personnage, avant de nous livrer le contenu de cette lettre et des émotions qu’elle fait naitre chez votre personnage. Amusez-vous bien!

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Challenge Ecriture 12

Je ne peux pas écrire ce que m’inspire cette symphonie sans penser à toi. Toi dans ton fauteuil. Toi et Beethoven et tous les autres.

Je ne peux pas écrire ce que m’inspire cette symphonie sans que les souvenirs n’affluent, sans que les notes se détachent pour t’accompagner dans l’infini de ton repos.

Je revois maman, si fragile et nos bras qui l’entourent pour qu’elle ne s’effondre pas. Je sais reconnaitre l’endroit précis où ton corps disparait derrière le rideau et où ses sanglots se cognent contre l’invisible.

J’écoutais avec toi cette grande symphonie et tu m’as dit c’est le troisième opus que je veux pour partir, peu de gens le connaissent et pourtant il a plus de saveur que n’importe quel autre morceau de l’artiste fou.

J’écoute et je sais l’instant, quelque part tu es là, avec moi, comme si de rien n’était, comme si tu n’étais pas ailleurs. Je ferme les yeux alors, j’hume le goût particulier de cette grande musique, comme tu te plaisais à l’appeler. La musique classique n’a rien de classique!

Face à la violence de la fin, parce que tout n’avait pas été dit, ou dit trop tard, c’est votre histoire, je saisis la tendresse de ces quelques notes légères, si pleines de vie, celle d’un nouveau jour, d’un ultime “je t’aime”.

Retrouvez les participations ici: Chez Stephen Sevenair, Chez Marie Encre Nomade, Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez Josée

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Merci à tous et toutes pour ce beau mois et vos sorties de zone de confort que vous pouvez célébrer, sans hésiter!

Pour ce nouveau mois, j’ai envie d’explorer un thème: le secret! C’est un thème très prisé en littérature. Secret, mensonge, mystère. Qui croit et qui croire? Comment un secret nait, comment un secret vit, comment il disparait? Est-il toujours si secret? Combien de vies a t-il le pouvoir de changer, de détruire? Est-ce si simple d’être détenteur d’un secret? Doit-on le révéler ou pas?

Je ne vous cache pas que c’est un thème que j’apprécie énormément et je me rends compte qu’il y a toujours matière à l’explorer davantage.

Pour cette première semaine (#13), nous allons partir d’un livre que vous connaissez peut-être – Un secret de Philippe Grimbert que je vous recommande en passant – et d’une phrase, qui sera la première phrase de votre texte: Louise m’avait permis de reconstituer l’idylle de mes parents coupables. J’avais quinze ans, je savais ce que l’on m’avait caché et à mon tour je me taisais, par amour.

Bonne écriture et à la semaine prochaine!

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Challenge Ecriture 11

Je me trouve là, dans cet endroit désert, le silence tout autour, tout juste troublé par le bruit de la nature, sourd. Je l’attends.

Mai 2007

Elise et moi adorons cet endroit, reculé, loin du monde, ses interdits, ses murs hauts et son histoire à inventer. Une vieille maison bourgeoise que certains disent hantée. Ses fantômes doivent nous aimer pour toujours nous accueillir avec le sourire. Nous sommes riches d’une histoire aussi douce qu’un fleuve tranquille. Cinq ans, cinq ans d’un bonheur sans nuage qui fait dire à certains que ça ne durera pas, qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas comme il faudrait. Elise et moi nous nous aimons comme au premier jour.

Mai 2014

Elise et moi, nous pensions que tout irait toujours. Pourtant c’est à cet endroit précis qu’elle m’a posé une question, à laquelle je ne m’attendais pas du tout, “Toi et moi, on va où?” En tournant les yeux pour échapper à la réponse, je me suis retrouvé devant un mur, un grand mur couvert de tâches rouges. Était-ce l’œuvre d’un peinture fou, plein de rage? Ou bien le sang de quelque squatteur passé à tabac? Je ne me suis pas approché. Le mur et sa réponse étaient terrifiants. Elise est repartie sans un mot et cet endroit chéri est devenu maudit.

Mai 2007

Elise et moi nous aimons mal. Comme beaucoup. Nous ne le savons pas, comme beaucoup. Nous ignorons les signes, les petits grains de sable, nous avons pris des habitudes de vieux couple même sans vivre sous le même toit. Nous faisons moins attention. Elise entretient une relation ambiguë avec son ex. Et moi avec mon boulot. Mais tout est beau sinon. Tout est lisse. Tout est envie et plaisir. Pas de belles promesses ni de projets d’avenir. D’ailleurs pourquoi il faudrait des projets? Pourquoi il faudrait s’engager? Elise et moi sommes sur la même longueur d’onde, nous marchons côte à côte sans but. Ca nous convient.

Mai 2014

Elise voulait autre chose et je ne l’avais pas vu. J’avais compris trop tard. Je lui en avais voulu, bien sûr, et puis je lui avais reconnu le courage d’avoir mis fin à cette histoire, non dénuée de sentiments, mais vouée à un “à peu près” qui n’était juste pour personne. Si bien que quand j’ai rencontré Sarah, je savais que ce serait différent, que ce serait plus fluide. Sarah et moi, c’était les montagnes russes, au moins là, personne n’y trouvait à redire. Sarah tenait à son indépendance et cela m’allait bien, un peu désabusée par ses précédentes expériences, elle ne souhaitait pas tirer de plans sur une potentielle comète. Sarah adorait les balades improvisées dans des lieux reculés. Ca nous faisait un point commun!

C’est elle qui m’avait donné rendez-vous là, dans cet endroit. J’avais ressenti comme des frissons à l’idée de revenir sur la scène d’un drame. Le mur était désormais blanc. Des couches pas très uniformes, qui donnait au lieu un cachet médical. C’était peut-être ici que les autopsies de mes amours étaient vouées à se tenir. J’avais peur, peur que Sarah me pose la même question, peur de me prendre le mur une fois de plus. Non, c’était impossible, Sarah et moi, c’était du solide, une histoire qui tenait la route. Je n’avais pas fait les mêmes erreurs qu’avec Elise. Je commençais à faire un petit tour d’horizon des derniers mois, histoire de me rassurer. A Sarah, j’avais même proposé de vivre ensemble, faisant fi de mes angoisses. A Sarah, je disais les choses, même celles qui me paraissaient ridicules. A Sarah, j’offrais des voyages. Nous étions plein d’idées nouvelles tous les deux!

Dans cet espace comme mort, tout juste maintenu en vie par la faune, la flore. La nature pousse et repousse les frontières du mystère. Je l’attends.

Retrouvez les participations ici: Chez Mébul, Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Justine

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Pour la dernière semaine sur le thème de la musique, je vous propose de la musique classique, la 9e symphonie de Beethoven – 3e mouvement. Les règles sont les suivantes: écrire un texte (pas de poésie) à la première personne du singulier. Le texte ne devra pas parler de la musique en elle-même mais de ce qu’elle évoque pour vous, ce qu’elle fait naître comme image(s) et émotion(s).

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Challenge écriture 10

Comment écrire sur cette musique, que je connais, non par coeur car les paroles m’échappent, mais par le coeur, ce qui est différent, comme un héritage.

Il était une fois l’histoire de cette terre, au loin les falaises de Moher, battues par les vents. Une petite ile verdoyante et la certitude d’avoir trouvé une des clés pour comprendre le sens de l’existence.

Respirer, se laisser porter par ce chant riche de symboles et se laisser aller à une danse éphémère, bras ouverts vers le ciel. Quelque part, la paix, l’indépendance scandée comme une seconde liberté. Inis Mor me regarde, avec ses vagues gigantesques et son espérance intacte. Ici le trèfle pousse sans qu’on s’y attache, certains que la chance est à portée de silence.

Sur cette terre, loin du continent, péninsule hybride au goût de sel et de sacré, règnent la conscience et la connaissance du monde. Ile de mystère et de magie. La nature est pourvoyeuse du savoir éternel, transmission intemporelle.

Encore faut-il pouvoir se risquer au-delà des croix, au-delà du connu, traverser le calcaire et s’approcher des coutumes avec courtoisie. Encore faut-il pouvoir sentir la souffrance du peuple, et écouter couler le sang des morts dans la voix des vivants. Encore faut-il être prêt à faire face humblement aux dolmens sacrés, géants de pierre aux pouvoirs infinis.

Une fois les porte passées, la terre devient ce qu’elle a toujours été, terre d’accueil, il suffit de s’asseoir dans l’herbe mouillée par la dernière pluie de la journée et contempler le soleil couchant sur les toits des skelligs.

Retrouvez les participations ici – une vraie évasion: Chez Mébul, Chez Josée, Chez Sweet Things

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Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte sur cette musique – pas de paroles cette fois-ci. La scène doit se situer dans un paysage/ site URBEX. Je vous mets un lien sur un site qui parle de ce sujet, si vous ne connaissez pas: https://urbexsession.com/france

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Challenge Ecriture semaine 9

Je serais là, posée sur le rebord de la fenêtre. Je ne ferais pas de bruit, je ne réveillerais pas la maison. Tout sera silencieux autour, seule la végétation pourra m’apercevoir. Elle restera muette, la nature comprend les secrets.

Je resterais là, pendant la nuit, à te regarder dormir, le corps au repos. Je contemplerais tes rêves à l’extrémité de ta peau. Je dessinerais sur ton sommeil des sillages comme autant de routes à parcourir au lever du jour.

Je serais, comme une étoile au firmament du ciel, un infime brin d’atmosphère. Je passerais juste, juste comme ça, pour m’assurer que tout va. La lune me procurera la lumière nécessaire pour saisir plus qu’un battement de cœur. Je découvrirais ton décor, ton confort, tout ce qui ne m’est pas accessible.

Je resterais là, le temps qu’il faudra. Puis aux première lueurs de l’aube, je m’éclipserais. Un peu comme une voleuse de soupirs. Je t’emporterais avec moi pour les jours sans toi.

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Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez St Jerem, Chez Justine, Chez Josée

Pour la semaine prochaine (10), on va voyager du côté d’un pays cher à mon cœur. Les consignes sont les suivantes: écrire un texte court à partir de la chanson ci-dessous en intégrant les mots suivants: ile, falaise, transmission, trèfle, indépendance, héritage, dolmen, coutume, symbole, péninsule.

Au plaisir de découvrir vos créations lundi prochain!

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Challenge Ecriture Semaine 8

Danse des pulsations
Mon corps sous tension
J’imagine la pression
De tes doigts sur mes aspirations

Sur l’horizon saturé de rose
Le soleil étend son manteau
Un souffle, un pas, puis ose
Le ciel absorbé par l’eau

Dans son sillage, l’élan
Mon cœur s’éprend
Des possibles du néant
A portée d’océan

Je veux ton corps enveloppé
De ce parfum diffus
Semblable à la marée
Sur le sable ému

Parcourir les hémisphères
Explorer l’atmosphère
Envoyer valser les chimères
Pour ne garder que l’éphémère

Et dans ton corps m’abandonner
Désir à consommer
Urgence entremêlée d’ivresse
Ton sel comme une caresse

Entendre les battements
De mes propres tourments
S’éclipser dans le vent
Comme un défi au temps

Et croiser ton regard
Par-delà nos histoires
Juste le fruit du hasard
Il n’est jamais trop tard

Refermer nos bras
Sur les ombres des platanes
Que voguent nos âmes
Jusqu’au delta

J’irai même au-delà
Croiser le fer
Violer le sanctuaire
Juste pour un baiser de toi

J’ai fait un mix des différentes rimes. Retrouvez ici les participations: Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Mébul, Chez Marie, Chez St Jerem

Merci à toutes et à tous d’être sortis de votre zone de confort pour ce mois poétique. C’est toujours un plaisir de découvrir vos textes! Nouveau mois, nouveau thème à explorer et il sera musical. Il m’arrive énormément d’écrire en écoutant de la musique. Il m’arrive aussi d’écrire à partir d’une chanson ou d’une musique. Et c’est ce que j’ai envie d’approfondir avec vous.

Pour la semaine prochaine (#9), je vous invite à composer un texte à partir de la musique suivante. Comme pour toute première, je n’ajoute pas de contrainte supplémentaire. Amusez-vous bien!

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Challenge Ecriture Semaine 7

A l’abri des regards
Se laisser choir
Présent, passé, espoir
Habiller de grâce, l’espace
Aube nouvelle, nouvelle audace
Liberté des contrastes
Tempo naturel
Etreinte intemporelle

***

Hurle
Un, deux, trois
Respiration
Lutte
Un, deux, trois
Baiser papillon
Esquive
Réagis
Ligne d’horizon à portée de déraison
Union privilégiée des entités dépareillées

***

Illusion d’optique
Marques sur le sol
Mirage
Abime
Restent les
Courbes, merveilleusement
Elaborées
Sens, essence
Cou, divinement
Immortalisé
Beauté
Librement
Esquissée

***

Colle ton front au rideau du ciel
On marchera sur les nuages
Libérés de nos chaînes
Ivres de lumière
Mirages tournoyants
Arabesques fantastiques
Courants, contre-courants
Ondulations initiatiques
Noyés dans la douce valse du temps

Retrouvez les autres participations ici: Chez Sweet Things, Acrobatie de lettres chez Mébul, Asphaltus, Asphaltos et En forme de colimaçon chez Josée. Merci à vous deux, l’exercice n’est pas évident mais vous avez fait des merveilles et rajouter quelques “contraintes” supplémentaires, tout en vous amusant!

Pour la semaine prochaine (#8), dernière sur le thème de la poésie, on va aller explorer quelques rimes. Rimes continues, comme son nom l’indique, les vers ont tous le même son à la finale (AAAA) , Rimes plates ou suivies (AABB), Rimes croisées (ABAB) ou Rimes embrassées (ABBA). Je vous laisse le choix, vous pouvez aussi écrire un poème en les mélangeant ou écrire plusieurs poèmes. Le thème: Changement (cycles – saisons – marées – mouvement…)

Au plaisir de vous lire. Belle journée!