La douceur d’un matin

Crédit Pixabay

Là, dans ses bras, le monde soudain semble loin.

Je sens son souffle dans la ligne de mon dos, régulier, apaisé. Une brise légère comme un murmure qui s’engouffre sous ma peau.

Je respire au rythme de son corps au repos, de nos doigts emmêlés.

Le silence enveloppe le petit matin de douces caresses. On est bien, juste là, juste comme ça.

Rien n’est jamais certain et pourtant dans cet instant, tout l’est presque.

Dans l’air, dansent les promesses de cet amour que pas même les peurs ne sauraient troubler, que pas même le manque ne saurait faire trembler.

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Graver le bonheur

On pourra dire que cela fait longtemps que je ne t’ai pas évoqué ici. Je t’écris ailleurs. Je t’écris toujours. J’écris pour graver le bonheur. Là dans l’instant. Pour aujourd’hui et demain.

Écrire. Un souffle. Le mien.

Je ne peux rien retenir. Tout est, puis disparait. Alors j’imprime les souvenirs. Les mots sont ma mémoire.

Je ne peux saisir que quelques bribes de cette mélodie que nous composons. Rien ne nous appartient si ce n’est ce qui compose notre présent. Nous sommes des êtres libres. Tu ne me dois rien et je ne te dois rien. L’amour sans dépendance est délivrance. Le nôtre s’écrit au quotidien. Il vibre à une fréquence qui nous ressemble.

J’écris comme une lettre d’amour à l’amour. Et toi, tu es là, au cœur de ce bonheur intense. Tu es mon évidence.

J’écrirai des heures de toi…

Toutes les heures du monde n’y suffiraient pas.

L’empreinte de ses pieds sur le sable mouillé

Crédit Marie Kléber

Elle  écoute les autres parler…

Elle perçoit des images. Elle entend des voix. Elle imagine des sourires, des partages.

Elle se souvient.

Elle sait. Elle savait. Il n’y en aurait qu’un.

Juste l’empreinte de ses deux  pieds sur le sable mouillé. Un rire. Cristallin. Un berceau. Juste une vie. C’est déjà beaucoup. Si plein.

Elle a fait ce deuil il y a longtemps.

Et pourtant parfois au détour d’une conversation, quand elle écoute les autres dire, lui, eux, les souvenirs, elle sent que son cœur se serre.

Au prochain virage, quelque chose lui rappelle ce qui ne sera pas. Les larmes coulent. Juste comme ça. Pour libérer la peine.

Elle ne changerait rien à sa vie ni à ses choix. C’est juste une petite blessure comme tant d’autres, un souffle imperceptible.

Qui se pose, s’en va. Et revient les soirs de pleine lune.

Ou quand elle pose son regard sur l’enfant – son essentiel.

Quand elle écoute les autres parler…

La sexualité et nous

Crédit Pixabay

La sexualité n’est pas une entité à part. Elle est nous. Elle nous appartient. A tous niveaux. A  tout moment. Elle est reliée à notre essence. Elle ne se définit pas vraiment ou alors à chacun, sa définition. Elle se vit au quotidien, dans un rapport à soi, à l’autre. Elle est notre lien le plus intime au monde.

La sexualité ne connait ni frontière, ni limite. Elle est tout ce que nous nous autorisons à vivre. Seul, à deux, à plusieurs. Elle nait avec nous et meurt avec nous. Elle cristallise nos peurs et nous invite au dépassement, à l’abandon, au lâcher prise. A voir au-delà de ce que nous connaissons. A ressentir. Elle est une source intarissable de sensations diverses et variées.

Elle nous concerne tous, quelles que soient notre âge, nos préférences, nos curiosités, nos différences, nos envies, nos fantasmes, nos paradoxes. On aurait parfois tendance à la qualifier, la quantifier. On voudrait la faire tenir dans des cases, des moules. On voudrait pouvoir la contenir. Quand elle reste indomptable, pleine d’incertitudes et pourtant riche de tant de possibles, de découvertes.

Elle est unique, multiple, ancrée / encrée en nous. Notre corps en est le véhicule, le réceptacle. Elle se vit dépourvue de protection. Si on se livre entier à son pouvoir, on peut se libérer de nos chaines, de nos tabous, de nos idées toutes faites, celles qui sont un frein à notre épanouissement.

La sexualité est à l’origine de la vie. Elle est un terrain de jeu passionnant, un tremplin, un mélange des genres, une porte ouverte sur soi, encore une fois. Sur ce que nous sommes au plus profond loin des apparences, de l’attraction, de la séduction. Sur l’autre aussi, mis à nu, vulnérable, animal.

La sexualité acceptée, assumée nous révèle à nous-mêmes. Elle est la vérité crue. Et quand nous la laissons-nous absorber, nous emporter, nous envoler, nous touchons du bout des doigts un fragment d’éternité.

Apprendre à Être

Dire ce qu’il faut dire. Être d’accord.

Sourire.

Ne pas faire de vagues.

Plaire.

Donner surtout. Parce que c’est bien. Ça fait bien.

Se taire aussi.

Ne pas demander non plus. Ce sont les faibles qui demandent.

Encaisser avant tout. Sans se plaindre c’est encore mieux.

Porter un masque. Souvent.

Faire comme si. Faire semblant.

Savoir écouter.

Et puis ne pas faire étalage de sa vie.

Rester à la surface des choses.

Ne pas exposer ses sentiments. 

Garde ses émotions sous cloche.

Être pudique surtout. Même envers et contre tout.

Je dois avouer que tout ça je l’ai fait. J’ai été cette personne lisse ou j’ai essayé de l’être pendant de nombreuses années. Je me suis recroquevillée sur moi-même et j’ai laissé la place aux autres.

La pudeur c’est un truc qui me dépasse aujourd’hui. En fait je trouve que c’est l’excuse par excellence qui nous sépare les uns des autres.

Ça sert à quoi de faire semblant ? Ça sert à quoi de jouer un rôle ? Ça sert à quoi de filtrer ? Ça sert à quoi de se soumettre à une norme, une idée, un style de pensées qui ne nous convient pas / plus ? Ça sert à quoi d’arrondir sans cesse les angles ? Ça sert à quoi de ne pas montrer, de ne pas dire ? Ça sert à quoi de se cacher?

J’ai l’impression que ça sert à s’excuser d’être vivant.

Je n’ai plus envie de me planquer derrière une montagne de non-dits, derrière un masque qui ne sert qu’à faire de moi une personne que je ne suis pas. Je n’ai plus envie d’être cette fille sur qui tout le monde peut déverser son trop plein. Accepter chacun tel qu’il est, tenter de ne pas juger ne fait pas de moi une poubelle géante pour que chacun puisse y jeter son mal être et sa mauvaise humeur.

Plus le temps passe et plus j’ai envie d’être fidèle à qui je suis. Tout au fond de moi. Retrouver mon essence dans le sens même de la vie qui vibre et m’enivre. Qui m’aime me suive!

La tyrannie du ventre plat…

Y avez-vous échappé?

Elle est dans tous les magazines, dans la majorité des photos qui se partagent la première place (ou pas) sur la toile, dans la bouche des femmes qui décortiquent leurs formes au microscope, dans l’appréciation collective de ce qu’est un “joli” corps. Elle ne date pas d’hier et elle devient même parfois une obsession. Régimes, séances intensives de sport, culottes gainantes, opération chirurgicale. Certaines femmes sont prêtes à tout pour ce ventre là, sans rondeur, ce ventre adulé, porté aux nues, ce ventre qui leur permettra enfin de se regarder dans la glace et de se trouver “pas si mal” – comparées aux autres…

Tout ça pour ça.

Je ne vais pas vous dire que j’ai  échappé à cette malédiction. Ce qui est vrai pour moi, l’est pour d’autres, mon corps s’est transformé au fil des ans. La maternité y est pour quelque chose, mais pas que. Il y a 20 ans, j’avais 10 kilos de moins au compteur.  A côté de beaucoup de femmes, j’ai toujours apprécié mon corps, je n’ai jamais eu beaucoup de complexes.Mais le ventre ça coinçait. Les abdos, le sport, les pseudos “régimes” n’y ont rien changé. Pendant longtemps, j’ai fait l’impasse sur les maillots deux pièces. A chaque fois que je me regardais dans la glace, je ne voyais que ça, ce ventre qui prenait toute la place et que je n’arrivais pas à apprécier, malgré toutes mes tentatives de m’accepter telle que j’étais – c’est toujours plus facile de conseiller les autres. J’avais l’impression que tout le monde ne voyait que ça, que les gens qui posaient les yeux sur moi s’arrêtaient à ça. Ça me gênait, je me gênais. Sans compter que je viens d’une famille où les femmes cachent plus facilement qu’elle ne montrent, sous prétexte que les autres n’ont pas à devoir regarder un corps considéré “disgracieux” ou par peur du regard des autres sur ce corps jugé “inadapté.” Selon quels critères? A partir de quand, de quoi un corps doit se cacher / se montrer?

Pendant longtemps j’ai envié ces femmes au ventre plat. Puis ensuite j’ai envié ces femmes au ventre rond, qui assumaient. J’ai envié ces femmes qui se moquaient bien du regard des autres, qui étaient à l’aise avec leur corps, leur sensualité, des femmes libres qui au final portaient un regard bienveillant sur elles-mêmes et du même coup invitaient les autres à faire de même.

Elles sont un nombre infime à avoir un ventre plat et parfois même quand elles l’ont, elles voudraient bien qu’il soit différent. Comme quoi personne n’est jamais satisfait! Et puis la liste des complexes est longue…

Je pourrais écrire qu’un regard a changé la donne, mais ce serait faux. J’ai mis du temps à ne pas me sentir mal à l’aise nue. J’ai continué à regarder mon ventre avec cette petite moue dubitative – j’allais faire avec. Petit à petit j’ai accepté que cet autre regard aime mon corps dans sa globalité, sans s’attarder sur ce que moi je considérais comme un défaut. J’avais fini par ne plus faire attention, j’avais même réussi à m’offrir un maillot deux pièces pour l’été (un exploit!) Et puis une réflexion en cours de saison m’avait remis la tête à l’envers. Je me suis replongée dans l’étude attentive de cette île au milieu, qui semblait bien installée. Que d’heures de perdues à vouloir un corps autre! Des évènements récents m’ont montré un rapport au corps différent, dénué de jugement, ce qui en fait ressortir la beauté, la singularité. Doucement mon regard change, il devient plus doux, il regarde l’ensemble. Doucement mon corps prend ses aises et retrouve sa liberté d’être, en vérité, avec ses aspérités, ses forces, ses contours, ses lignes, ses reliefs.

Et vous, ce rapport au ventre plat, ça vous parle? Aimez-vous votre corps? Ou avez-vous des difficultés à l’assumer, à l’accepter? D’autres complexes?

 

Tu n’es pas parfait, tu es toi!

Tu n’es pas parfait. D’ailleurs, si tu l’étais ce serait fade. Tu n’aurais pas ce grain de folie qui me fait chavirer.

Tu as tes forces et tes faiblesses, tes failles, tes peurs. Comme moi.

Tu connais des heures de bonheur intense et des chagrins dont il faut faire le deuil.

Tu n’es pas extraordinaire, comme ces super-héros qui fleurissent sur nos écrans. Tu es toi et c’est l’essentiel, sûrement le cadeau le plus précieux que tu puisses te faire. Me faire.

Tu as ton passé et chaque expérience qui a façonné la personne que tu es.

Tu as tes limites sans porter de jugement sur autrui.

Tu as des envies. Qui s’accordent aux miennes et la patience de me laisser les apprivoiser. Et quand elles ne s’accordent pas, tu le respectes.

Tu as des idées, le mérite d’essayer, d’oser tout en étant capable de te raviser si le résultat n’est pas celui escompté.

Tu es plein d’émotions et tu les laisses s’exprimer. C’est toujours touchant de te voir ému. Dans ton sourire, dans un regard, dans ces étreintes qui nous enveloppent. Je le prends comme une chance.

Tu ne t’arrêtes jamais ou rarement. Et pourtant dans ces instants que nous partageons tu apprends à prendre le temps.

Tu donnes sans compter. Mon plaisir est ta priorité, mon corps, un instrument avec lequel tu joues avec brio. Tu me regardes. Vraiment.

Tu fais parfois deux choses en même temps. Ce n’est pas aisé de te suivre!

Tu me lis des heures, mes mots, mes maux, mes doutes, mes peurs. Tu me rassures. Tu me comprends. Tu m’écoutes. Tu m’invites à me confier même quand c’est dur, même quand j’ai mal, même quand ça remue des choses à l’intérieur de moi, que je suis au bord des larmes.

Nous ne sommes pas d’accord sur tout, nous sommes d’accord sur le principal. Le reste nous aide à grandir, évoluer, nous construire.

Tu as ma confiance. Et mon amour.

Et tout ce qu’il y a autour.

Dans mon jardin secret…

Crédit Pixabay

Je garde des mots, quelques instants que je grave sur des carnets, des feuilles blanches qui prennent la couleur que je veux bien leur donner. Je garde des souvenirs et des surprises. Je garde des émotions et les secrets des autres. Je garde des sourires et des coups de cœur. Je garde les idées qui fusent et se désagrègent presque aussi vite qu’elles sont nées. Je garde quelques blessures, des peurs inconséquentes. Je garde les premières lignes des histoires à écrire. Je garde des pardons, des titres de romans. Je garde les scénarios de mes cauchemars, les particularités de certains fantasmes. Je garde des envies à préciser. Et des bonheurs qui me réchauffent le cœur.

Je suis la seule à détenir la clé de cet espace personnel. Je l’ouvre au gré de mes envies, de mes affinités. Je lève certains voiles avec certaines personnes. Tout dépend du degré de confiance, de complicité, de ce que l’autre est prêt à écouter, accueillir. Partager ce qui nous touche est aussi un moyen de rentrer en contact avec l’autre et de grandir avec elle/lui. Encore une fois tout dépend de la personne en face, de son investissement dans la relation, de son ouverture d’esprit, de sa capacité d’écoute. Ce qui sera possible avec une personne ne le sera pas avec une autre. En amour comme en amitié, tout est question d’alchimie !

Confidences (et sondage)

Crédit Pixabay

Tu es la première personne…

A qui je peux tout dire. Tout confier.

Avec qui je peux tout partager.

Avec laquelle je peux être tout ce que je suis.

Avec laquelle je peux être qui je suis.

Alors je te dis tout. Je te confie tout.

Je partage, j’écris, je me livre sans détour.

Tu accueilles tout avec une légèreté qui me séduit.

Rien ne semble alors à tout jamais écrit.

Tout peut changer.

Nous pouvons tout réaliser

Nous laisser transformer par la vie…

Et vous, qu’en est-il dans votre couple?

Cette évidence

Crédit Pixabay

Dans ces soirées partagées, non soumises à de quelconques obligations, je rêve d’heures suspendues qui dureraient une éternité. Nous n’aurions pas à nous dire au revoir.

Quand je passe la porte, que je me glisse dans mes draps, tu es quelque part entre chez moi et chez toi. J’imagine ton corps et je m’endors dans le souvenir de tes bras.

Tu es dans chaque instant de mon existence et je suis dans chaque instant de la mienne. Je suis au jour, aux émotions, aux sentiments, aux heures passées à aimer la vie dans son intégralité, à la trouver légère, généreuse, magique.

Tu es tout ce que j’ai toujours espéré. En confiance. Sans jamais douter qu’un jour je croiserai ton sourire, qu’un jour nos vies s’épouseraient si délicatement, si intensément. C’est cette évidence qui chaque jour défie la peur et emporte la partie!