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Les Etats d’Esprit du Vendredi 22.10.2021

@mariekleber37

Quelques heures avant les vacances de la Toussaint, je partage mes états d’esprit de la semaine, avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman) ou autres jours!

Début [15:52]

Photo: les feuilles d’automne

Fatigue: je me sens reposée
Humeur: beau fixe
Estomac: salade composée, sablé à la poire et carré de chocolay
Esprit: léger et serein
Cond. phys / Bien être. : yoga, danse, un peu de marche

Projet/Boulot: les vacances ce soir pour une semaine – détective à mes heures perdues!

Culture: LIVRES: L’étrange disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell – A crier dans les ruines de Alexandra Koszelyk (une pépite!) – Au milieu de l’hiver j’ai découvert en moi un invincible été de Solène Vosse (avec un thé fumant, un plaid et l’odeur de la pluie sur le bitume – une merveille! FILMS / DOCUMENTAIRES: Le Mystère Henri Pick et Il était une fois dans l’Ouest

Penser à: regarder en avant

Les jolis moments: se dire les choses, matin câlin, les pitreries de loulou, séance de danse, déjeuner entre collègues, tester de nouvelles recettes

Message perso: (1) merci de savoir lire entre les lignes et de me retenir de dérailler complètement (2) merci de croire en nous aussi! (3) contente de reprendre nos échanges vocaux (4) j’aime bien l’idée d’écrire à partir des mots qui te touchent

Loulou: compte les heures avant le départ en vacances, élucide des énigmes, veut apprendre de nouvelles chansons, s’essaie à de nouvelles chorégraphies, pose plein de questions dont les réponses ne semblent pas le convaincre!

Amitiés : cartes personnalisées et messages
Love : à l’écoute, présent toujours, plein d’idées touchantes, tendre, attentif

Sorties : vacances j’oublie tout!
Essentiel: des vêtements chauds de bord de mer
Courses: commencer celles de Noel…
Envie de: ne plus avoir autant de peurs et savourer ce que la vie m’offre

Zic: To come later…

Posted in O bonheur des sens, Variations Littéraires

Pile ou Face

Photo by Trung Nguyen on Pexels.com

Du fauteuil où je suis assis, par-dessus la couverture de mon livre – un pavé de quelques mille pages relatant les exploits d’un héros dans la fulgurance d’une guerre impitoyable, elles le sont toutes – je la regarde. D’un œil discret, distrait. Elle me fait l’effet d’un océan de fraicheur au milieu du carnage dans lequel mon imagination se perd à mesure des pages qui défilent.

Elle donne l’impression de s’ennuyer dans sa peau sage. Quelques gouttes se promènent sur le froissé de son déshabillé. L’eau chaude vient de couler sur son corps à l’abandon sous le jet, le savon vient d’épouser chaque centimètre de son être. Et j’ai préféré rester perché sur mon toit du monde aux allure d’apocalypse plutôt que de voyager avec elle.

Elle délaisse son déshabillé. Il échoue par terre, il s’étale. J’aperçois son grain satin, sa cambrure fragile avant qu’elle ne traverse la pièce, sans un regard vers moi. On dirait qu’elle le fait exprès. Elle enfile une de mes chemises et c’est comme si je m’enroulais autour d’elle, telle un serpent fou de désir. Je trace d’hypothétiques fantasmes sur l’écran de ses pensées. Elle n’attend qu’une chose, que je pose l’ouvrage, enfin. Que je délaisse ma guerre pour conquérir son territoire. Mais je reste là, à contempler la vie qui la traverse, enfermé dans mon silence de mort.

Elle prend place dans le fauteuil en face de moi, cheveux lâchés, pouls calme, visage dégagé, jambes délicatement croisées. Ses yeux sont deux billes de Sodalite qui me fixent et ne me laissent aucune chance de m’échapper. Elle se penche pour attraper une revue sur la table basse et la vision de sa poitrine, ronde, joliment dessinée, me rattrape. Le livre pèse lourd dans mes mains, je tente de revenir à ma lecture, mais les lignes s’entrechoquent.
Tout en elle respire la vie, l’envie, de moi, de nous, de ces ondulations réciproques qui nous promettent des acensions vertigineuses.

***

Je sors tout juste de la douche et avance vers le salon, nue, quelques gouttes perlent au bout de ma chevelure. Et s’échouent sur ma peau brulante. Je le trouve assis au même endroit que toute à l’heure, sur son fauteuil vieilli, les yeux rivés sur le manuscrit qu’il doit finir de lire pour demain, une histoire sordide – la guerre l’est toujours. Il lève les yeux vers moi, j’y décèle un fragment de peut-être, une hésitation, un brin de prudence.

Ma peau se languit de lui. La texture de mon déshabillé apaise légèrement la fièvre qui pointe. En guise de réponse à ma proposition pour la douche, il a esquissé un geste de la main. Il savait qu’en m’accompagnant il pouvait dire adieu à son roman jusqu’à une heure avancée de la journée.

J’enfile une de ses chemises, à défaut de pouvoir avoir ses bras dans lesquels me lover. Un magazine pour patienter, un regard indifférent, un soupir inoffensif, un croisement furtif, un déplacement subtil. Combien de manœuvres pour qu’il cède? Dans combien de temps délaissera t-il son bouquin pour venir s’enivrer avec moi des parfums de l’aventure?

La mort ne l’intéresse pas, il lui préfère la gourmandise de la vie. Je perçois son combat intérieur à sa façon de tourner les pages, à ses sourcils interrogateurs, à son regard horizontal, ses pieds qui bougent au rythme d’une musique pétrie d’impatience. Il n’accroche plus avec les lignes, il a perdu le fil de sa lecture. Il résiste pourtant à l’envie de poser l’ouvrage et de me rejoindre.

C’en est presque jouissif de le voir autant hésiter.

Texte original de 2019 – revisité

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Pour toi

Photo by cottonbro on Pexels.com

Je ne sais pas toujours te dire. Je me cache souvent derrière mes peines, mes angoisses. Je déteste les silences et pourtant je les laisse parler pour moi. Je me dis que tu comprendras et si tu ne le fais pas, tu partiras. Et alors j’aurai eu tort de croire que l’amour a tous les pouvoirs. Ca viendra ouvrir la blessure une nouvelle fois, celle qui depuis le début joue avec moi, celle de la cour d’école, celle des bruits des vacances, celle des rires en cascade dans la classe, celle de la salade de tomate, celle des clins d’oeil en douce, celle des mots qui cognent et des murs qui cachent, celle qui menace de révéler au monde ce que je suis et ce que je ne suis pas.

Je ne m’excuse pas, ou peut-être que si, d’être comme je suis avec ma quantité de points d’interrogation, mon besoin d’être rassurée, de me sentir en sécurité, avec mes chocs et mes bleus à l’âme qui se font moins troublants mais qui restent comme autant de lames prêtes à danser sur ma peau nue, quand ma bulle se fendille, quand tes pas se font lointains.

Mes blessures ne disparaitront pas, j’ai cru à tort que je pouvais, par le seul pouvoir de ma pensée les reléguer dans un coin éloigné du temps. J’ai perdu de précieuses années à tenter de les étouffer. Je dois juste accepter qu’elles font partie de moi. Un peu comme la peur ou la nostalgie. Lutter contre ne fait que leur donner plus de force.

Je voudrais ne te dire que l’amour, ce qu’il creuse en moi, ce qu’il desserre de nœuds, ce qu’il insuffle de vie, ce qu’il m’offre de confiance, de joie. Je n’y arrive pas tout le temps. Alors je me replie comme pour étouffer mes maux. Je redeviens une enfant fragile qui dans le sommeil tente de se cacher, pour fuir la folie qui fait son lit dans le creux des jours.

J’écris, j’écris pour venir à bout de ce qui me retient, pour oublier les destins liés et le coeur trouble. J’écris pour me souvenir de la douceur de tes mains et la chaleur de ton sourire, pour ne pas oublier que c’est ce qui dans la balance pèse plus lourd que ce qui m’oppresse. J’écris pour comprendre pourquoi cette liesse puis pourquoi ce vide soudain.

J’écris pour les mots que je ne sais plus dire, pour ce qui reste un mystère, pour graver quelque part le bonheur, pour ne pas le laisser partir. J’écris pour garder de la substance quand tout s’évanouit. Et qu’il ne reste plus que des yeux humides pour dire les émotions, ma main qui cherche la tienne pour m’assurer que tout cela est bien réel.

Posted in Atelier écriture

Derrière les rideaux

Je laisse les lieux en l’état. Rideaux vieillis par le temps, traces de pas sur le plancher, notre passage sur le terre des hommes. Tout me rappelle et rien ne s’attache. J’entends bien quelques rires qui viennent du jardin mais rien qui ne puisse me retenir.

Nous avons aimé et chahuté ici, fait grandir des petits et apaisé des chagrins. Les murs gardent quelque part le mémoire des secrets, ceux du dehors. J’ai fait mon devoir, celui de l’engagement. A vingt ans on ne sait pas, on ne saisit pas le poids des vœux. J’ai réussi là où je pensais m’écrouler. J’ai tenu avec un peu de fard sur les paupières et quelques anneaux d’or aux oreilles.

Nous avons perdu quelques idéaux dans la bataille, un zeste d’insouciance, un brin de tolérance. Les murs gardent les accès de rage, disséminés comme les pièces d’un puzzle que nous ne voulions surtout pas reconstituer.

Je regarde les plaintes noircies, les voiles qui masquent la beauté du jardin. Je me suis souvent assise ici pour surveiller les enfants et voir grandir les fleurs, pour attendre l’automne, le printemps, ton retour, les leurs. J’ai passé près de la fenêtre des heures, de jour comme de nuit, pleines d’étoiles et de vols d’oiseaux. Il fallait un gardien de nos vies et je me suis plongée dans ce rôle avec délectation, certaine de servir un dessein plus grand.

Je m’évade un peu, j’ai le temps. Encore quelques secondes pour un adieu. Les larmes ont coulé déjà et depuis longtemps elles ne viennent plus. Mes deuils sont derrière moi. Je quitte la maison, notre maison, notre refuge. Je pars en te laissant encore habiter ce lieu, si tu le veux. Quelque part nous y serons toujours. Nous laissons notre empreinte et quelques miettes de notre bonheur. Nous laissons nos doutes et les quelques points d’interrogation qui subsistent.

Je referme derrière moi la porte du premier jour. Je dépose mes armes près de l’escalier de pierre. Dans le jardin, les rosiers veillent. Tu les as taillés juste à temps. Pour toujours ils protègent ton sommeil.

Ce texte est ma participation à l’atelier Bric a Book N° 414

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Vendredi 15.10.2021

Un peu de temps ce soir pour partager mes états d’esprit de la semaine, avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman) ou autres jours!

Début [22:09]

Photo: Souvenir de balade

Fatigue: un peu
Humeur: variable (ça va avec les émotions)
Estomac: salade composée, yaourt et tisane
Esprit: en plein flou (artistique)
Cond. phys / Bien être. : 1h de yoga et 1h30 de danse

Projet/Boulot: les semaines filent à toute allure

Culture: LIVRES: Help de Sinead Crowley FILMS / DOCUMENTAIRES: Beethoven 2

Penser à: mon petit cadeau perso!

Les jolis moments: une partie de pétanque improvisée, match de volley, petit déjeuner à deux, déjeuners entre collègues, un nouveau livre, collage en écoutant les guidances de Sand

Message perso: je donne ma langue au chat!

Loulou: est triste de ne pas avoir eu son copain à la maison, a encore des cas COVID dans son école, attend les vacances avec impatience, skate de mieux en mieux et tente de nouvelles choses

Amitiés : cartes et messages
Love : égal à lui-même

Sorties : chez mes parents demain et marché dimanche
Essentiel: faire confiance à la vie
Courses: timbres
Envie de: légèreté

Zic: Don Mac Lean – ça faisait 1 semaine que je recherchais cette chanson:

Fin [22:27]

Posted in Emprise et Renaissance

Sortir la Colère

Photo by Stephen Andrews on Pexels.com

J’ai tourné un peu autour du sujet, j’ai trouvé plein de prétextes. J’avais l’impression que j’avais tout dit, tout écrit. Et puis j’ai craché la peur. Je ne m’en cache pas. Et puis j’ai dit la colère. Finalement, c’est encore là, bien caché, ça existe encore.

En le disant j’ai même compris que ce serait toujours là, quelque part. Les souvenirs s’atténuent, la colère s’apaise, la peur ne me paralyse plus. Ca reviendra par vague, par moments, comme un rappel de ce que j’ai vécu, de ce que j’ai dépassé, de ce que j’ai trouvé de force en moi, de ce qu’il y a de faiblesse aussi.

J’ai posé les mots, les mots qu’hier je retenais prisonniers, comme pour exorciser la douleur, pour raser de la surface de la terre ces quelques années de violence. J’ai cru encore être sous cette emprise féroce, mais non, c’est juste un costume que je porte parfois, celui de cette petite femme fragile, abasourdie par le chaos, déracinée, dont le cœur a explosé en mille morceaux, que son corps ne porte plus.

J’ai lâché la colère et j’ai admis qu’il n’y aurait peut-être pas de pardon. Elle m’a dit que ce n’était pas nécessaire et j’ai laisser les conseils des autres s’évanouir dans l’air. J’ai fini par pardonner d’autres situations, alors peut-être que le temps. Ou pas. J’ai d’autres choses à construire.

J’ai dit l’intérieur de moi, plus facilement qu’hier et c’est déjà un grand pas. C’est un peu l’histoire de ma vie, m’estimer, m’affirmer, m’exprimer. Je vais laisser la colère sortir, pas à pas. A mon rythme. Je vais l’accepter aussi, ce n’est pas toujours facile! Je vais l’accueillir comme il se doit, elle a tous les droits d’être là.

Un chantier qui se termine. Le prochain je le pressens mais je le laisse en jachère. J’ai besoin de repos, un peu moins de questions, un peu plus de souffle, comme à la fin d’une course. Il sera toujours temps de s’y coller un jour. Un jour…

Posted in Carnets de route

Nos Schémas

Photo by Olga Lioncat on Pexels.com

Hier, ma soeur me disait qu’elle se sentait jugée. Dans son quartier, la règle est un minimum de 3 enfants (et plus si affinités). Elle n’en a qu’1 et elle a toujours le droit à LA question “c’est un choix ou…?” C’est d’autant plus difficile pour elle qu’elle doit faire le deuil de ce deuxième enfant qu’elle désirait et qu’elle n’aura pas.

Je me demande toujours si les gens font leurs choix d’un conjoint, d’une vie à deux, d’une vie de famille, voir d’un travail en fonction de leurs propres désirs ou parce que cela correspond à une sorte de norme, parce que dans certains milieux c’est comme ça et pas autrement. Parce qu’on est habitué finalement et que tous les gens autour de nous font comme nous. On vit comme dans un cercle privé, privilégié.

C’est un peu comme les divorces, chez certains ça ne se fait pas. C’est mal vu, ça contrevient au schéma établi, au rituel rassurant. L’image est belle, c’est tout ce qui compte.

Je me demande ce que ça fait quand un petit caillou vient faire dérailler la machine, quand la route tracée prend des virages, quand un choc violent vient remettre en question tout le connu.

Ca ressemble à quoi la vie des gens qui font, qui sont comme il faut. Est-ce que ça dure toute une vie? Est-ce que ça cadre? Est-ce que ça guide?

Finalement est-ce que qu’on se pose des questions quand on suit la voie tracée, voie royale? Est-ce qu’on s’interroge sur nos choix de vie, est-ce qu’on pourrait les remettre en question? Est-ce qu’on se sent seulement prêt à le faire, à emprunter les chemins de traverse, peu, mal, fréquentés, les routes avec des bosses, des ronces, passages solitaires, étrangers?

Est-ce que c’est mieux pour autant d’aller à contre courant? D’envoyer tout valser? De vouloir choisir autre chose, autrement, quitte parfois à se prendre les pieds dans le tapis?

Quelle est la part d’inné, d’acquis, de conscient, d’inconscient dans nos choix de vie? Ou se situe notre libre arbitre, notre liberté dans un avenir presque déjà écrit, souhaité?

Posted in Carnets de route

Dictée

Photo by Leah Kelley on Pexels.com

Nos soirées s’écoulent au rythme des mots à apprendre. Loulou ne manque pas d’imagination. Il réinvente, revisite avec délectation la langue française.

Les mots changent de forme et les verbes de terminaison. Les Majuscules manquent à l’appel et les minuscules font des courbettes. Les fautes se déguisent sous des couches bleu nuit.

Les phrases inventées ne veulent rien dire et nous font rire. Parfois on est tenté de pleurer quand “Avaique” s’écrit en lettres barbares. Les verbes en perdent leur latin, entre les “e” à répétition en guise de conjugaison.

Loulou invente des mots, est déjà tenté de faire de la poésie, comme sa maman. “Même (Maime)” s’écrit alors avec des mots d’amours et “Soleill” prend deux ailes pour nous réjouir encore davantage.

On s’invente des com-plexes et des con-textes en lieu et place de con-seils. On s’arme de patience pour venir à bout des exceptions à la règle, incompréhensibles, inexplicables.

On épelle les mots à la pelle, entre deux biscottes. On récite jour après jour les mots étranges quelque peu étrangers. On met du cœur à l’ouvrage pour que ça rentre sans ressortir.

On se tire les cheveux un peu et on s’amuse beaucoup!

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Un regard vers le passé [projet 52-2021] semaine 40

Un regard, juste un. Passé connu? Ou inconnu? Le passé n’a pas souvent bonne presse pourtant il est à l’origine d’aujourd’hui et il arrive qu’il renvoie aussi à des évènements heureux.

J’ai revisité quelque souvenirs grâce à ce thème et j’ai choisi la photo ci-dessous pour l’illustrer. Regard tourné vers un présent de croix blanches surplombant Paris. Souvenir d’un passé qui a vu mourir tant d’innocents “pour que les générations futures vivent libres.”

Le cimetière Américain de Suresnes Mont Valérien accueille les sépultures de 1.541 soldats américains tombés au cours de la Première Guerre mondiale et de 24 soldats inconnus, tombés pendant la Seconde Guerre.

Pour retrouver toutes les participations c’est par ICI!

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La saison de la Balance

Photo by Designecologist on Pexels.com

J’avais oublié – j’oublie, j’ai cette faculté – d’année en année ce mois si particulier, cet univers de la Balance en quête de l’équilibre juste. La rentrée est arrivée et avec elle, l’envie de profiter des derniers instants de félicité de l’été. La vie à deux a repris sans tension. J’ai lâché les réseaux, retrouvé une forme de sérénité, le gout d’écrire à nouveau ailleurs qu’ici. J’ai pris le temps de jouer, de lire, de découvrir. Avec lui.

Lui, qui doucement prend ses aises, passe du temps avec ses copains, se sent pousser des ailes sur son skate. J’ai un peu oublié les miennes au passage. Chasser le naturel, il revient au galop!

Du vrai temps, planifié, choisi, autre que les quelques minutes du soir et l’heure remplie du matin. Je me suis laissée entrainer par un gros ras le bol de toutes ces belles théories qui pullulent. Un si gros que j’ai oublié que tout n’était pas à jeter non plus.

Après une semaine sous l’eau à rêver de voyages à n’en plus finir, d’agendas à remplir, de réglementations COVID (vivement qu’elles disparaissent!), je sens le besoin d’une vraie pause. Finalement les vacances seront les bienvenues en fin de mois.

Je ressens aussi le besoin de faire le vide de certaines choses et le plein d’autres laissées de côté, l’envie de m’octroyer du temps, juste pour moi, un vrai temps de reconnexion. Finalement peut-être qu’un rendez-vous régulier est ce qui me convient le mieux, même si parfois ça me rajoute des contraintes supplémentaires.

La Balance. Encore et Toujours. Etre prêt à perdre le nord pour mieux le retrouver. Lâcher puis revenir. Faire des essais. Rien n’est écrit ni gravé. Tout à chaque instant est à réinventer.

Posted in Variations Littéraires

Où es-tu Lilia?

Elle est quelque part c’est certain mais où? Quelle mère – quel père – devrait un jour se poser cette question? Personne.

Au moins une certitude. Claire n’en a que peu. Voir même plus depuis ce jour, ce jour si lointain et si proche en même temps, ce jour du début, de la fin, ce jour qui scinde la vie entre espoir et folie.

Jamais de pourquoi dans ses larmes. Tout était là, depuis le début, depuis le premier regard. Tout était écrit, n’en déplaise à ceux qui voudraient que le monde soit autre, que les rituels et les coutumes, les habitudes, les religions ne soient que des ponts et pas des murs. N’en déplaise à ceux qui croyaient penser juste et qui se plantaient magistralement.

Où? Comment? Dans quelle vie? Dans quelle ville? Avec qui? Autant de questions comme autant de tourments, de nuits blanches à vouloir réécrire l’histoire, prendre un autre chemin, choisir une autre fin. Mais pourtant aussi au creux des maux baignés de larmes, une faible lueur dans le noir, un “peut-être” esquissé face à des lois contraires, un sentier qui lézarde.

Et c’est à ça que Claire s’accroche, c’est ce qui la retient de signer son dernier acte. C’est dans ce minuscule espace qu’elle s’engouffre, dans cette souche d’arbre abandonnée qu’elle se nourrit d’un possible. C’est là qu’elle guette le visage de son enfant en transformation.

Tenir pour un jour revoir son sourire, à nouveau entendre sa voix, un jour la tenir dans ses bras. Claire court à tout va, cherche des solutions, appelle, marche beaucoup, travaille surtout pour ne pas s’effondrer. Claire ne reste pas chez elle, par peur des fantômes. Elle bouscule le ciel, la terre, les ténèbres, la poussière. Elle ne sait plus la pause ni l’arrêt. Elle se veut utile. Elle veut du plein face au vide abyssal de l’absence.

Les autres ont fini par retourner leur veste. Quelque part elle l’a cherché. Quelque part c’était le prix du risque. Elle erre dans les couloirs de leurs insinuations blessantes. Elle ne retient pas, elle n’a pas assez de forces pour ce combat là. Elle les réserve pour la seule qui compte: Lilia.

Ce texte est une fiction – inspirée de faits réels

Posted in Vie de Blogueuse

Metallique [projet 52-2021] semaine 39

Cela fait longtemps que je souhaite partager un peu plus mes photos sur le blog. Et au hasard de mes pérégrinations sur le net, je suis arrivée sur le projet de Ma dans j’ai beaucoup entendu parler chez mes amies blogueuses! L’occasion rêvée de fouiller dans mes archives et de vous parler d’une autre de mes passions!

Le thème de cette semaine est métallique. La photo des états d’esprit d’hier aurait été parfaite! J’en ai choisi une autre. Je me souviens très bien de cette photo, c’était fin mai 2020, ma première sortie après le confinement, le bonheur de retrouver la nature. Et regarder cette nature qui essaie de s’échapper par delà le métal de la clôture, en quête de liberté!

Pour retrouver les autres participations c’est Chez Ma ! Bon samedi à tous et à toutes!

Posted in Variations Littéraires, Extraits Livres Publiés

Balade poétique

A l’heure où le jour baisse ou se lève, je suis à ma table, crayon en main, carnet ouvert sur une page lignée. Un rituel d’il y a longtemps. Que ce soit pour noter les rêves de la nuit, pour mettre de l’ordre dans mes pensées ou juste mettre en forme ce qui me passe par la tête.

J’ai renoué avec la poésie, pas celle du coin de table, entre deux émotions. J’ai renoué avec celle des débuts, celle des premières rimes, celle né du déclin du jour sur un air de Van Morrison, dans une petite chambre d’un quartier Dublinois. La poésie aux accents anglais, la virevoltante dans l’air frais, la poésie de la pluie et des saisons.

J’ai retrouvé l’envie, celle d’écrire et de décrire le monde devant moi avec les vers d’autrefois. Ne plus seulement dire ce qui est mais le faire danser sous mes doigts et me joindre au ballet des mots.

J’ai décoré la couverture de mon carnet. Un écrin pour poser là tout ce qui passe. Un peu moins de chaos et un peu plus de paix. Tout ou presque de ce qui m’émeut et en plein cœur me touche. Un brin de nostalgie à l’écoute d’une chanson, les feuilles des arbres qui se transforment, les nuages en mouvement, un thé fumant.

Et si j’y arrive un jour, le sourire qui se dessine quand je le regarde vivre, rire surtout, oui rire aux éclats, inventer des monde à partir de trois fois rien. Et si je le peux, peut-être, la force élégante de ses mains, ce quelque chose d’insaisissable que je ressens quand mon regard se pose sur la contracture, le tracé des veines, la peau voyageuse.

J’explore des territoires jusqu’alors inconnus, je me laisse porter par ce qui vient, cet air transparent, le tumulte, le silence profond, la grâce de cette nouvelle saison. Et les mots s’offrent à moi comme si ils attendaient depuis longtemps que je retrouve le chemin des poèmes d’antan…

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Vendredi 01.10.2021

Loulou est chez un copain, j’ai une soirée solo pour partager mes états d’esprit de la semaine, avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman) ou autres jours!

Début [20:55]

Photo: Souvenirs d’été

Fatigue: de bonnes nuits encore (même si les rêves bousculent)
Humeur: au top
Estomac: crumble courgettes et tomates, tisane
Esprit: libre
Cond. phys / Bien être. : 1h de yoga et 1h30 de danse

Projet/Boulot: je ne me pose plus de questions et qu’est-ce que ça fait du bien!

Culture: LIVRES: Soie de Alessandro Baricco et dans Les Honneurs Perdus de Calixthe Beyala (Merci les Boites à Livres!) FILMS / DOCUMENTAIRES: Accross the Universe (revu avec plaisir)

Penser à: se mettre dans la paperasse administrative pour enfin avoir un livret de famille à jour!

Les jolis moments: déjeuners entre collègue, déjeuner à deux, le square avec les parents du quartier, la souplesse du temps à la maison, mon cours de danse, l’arrivée de l’automne.

Message perso: (1) Ca approche à grands grands pas! (2) Merci pour ton temps dans tes semaines ultra chargées (3) J’ai les yeux rivés sur ma boite aux lettres!

Loulou: a eu TB à sa récitation de poésie, travaille avec le sourire avec sa grand-mère, est fan d’Ariol, attend l’anniversaire de ses copains avec impatience

Amitiés : cartes et messages
Love : esprit focus sur l’évènement du weekend prochain, attentif, sait se rendre disponible, plein d’idées pour la retraite (il y a un âge où il faut commencer à y penser j’imagine!)

Sorties : chez le coiffeur demain, déjeuner entre collègues mardi
Essentiel: le présent
Courses: pour la semaine plus cadeaux d’anniversaire
Envie de: me faire un cadeau mais lequel??

Zic: Trois cafés gourmands…

Fin [21:17]

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture – Fin

Photo by Vie Studio on Pexels.com

Il faut un début et une fin à tout. J’ai moins de temps et vous aussi. J’ai envie d’autres choses et vous aussi sûrement. Les idées ne manquent pas, mais je crois qu’il est temps de tourner la page de ce rendez-vous. Il y a bien un peu de nostalgie, de ce temps où les participations se comptaient sur les doigts des deux mains! Ce temps est révolu et ce n’est rien de moins, ni de plus que le cycle de la vie. “Go with the Flow”…

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé, pour tout ce que chacun m’a apporté, de rires, d’émotion. Nous continuerons à échanger différemment et peut-être que de temps en temps je vous glisserai, ici ou là une idée, à décliner à votre façon!