Posted in Emprise et Renaissance

Se rassurer en chemin

Ca évolue en toile de fond. Je lui dis que ce n’est qu’un point noir, un tout petit point, petit pois. Je lui dis pour le rassurer, essayer au moins, pour me rassurer aussi. De tout ce que j’ai vécu, c’est peut-être cette étape là la plus difficile, entendre sa souffrance, sa colère, écouter ses peurs et ne rien pouvoir y faire. Juste être là et accueillir. Juste être là et tenter à ma manière de l’apaiser. Savoir que je ne peux rien panser ni réparer.

Un petit point, de loin, pendant 6 ans. Et qui revient, qui réclame son dû, ses droits, enfin ce qu’il pense être à lui. Les années passent vite mais elles restent nombreuses, je les compte presque pour me rassurer encore un peu – je ne fais que ça, comme une amie bienveillante, une épaule qui pourrait porter mon fardeau sur une partie du chemin. Je ne fais que respirer au présent pour chasser le “et si” qui s’insinue.

Si il faut repartir au combat, j’irai bien sûr, je serai la première à défendre ses intérêts, dans les tribunaux et les cabinets d’avocat, je lâcherai la vérité sans état d’âme. Je serai celle qui ne néglige rien et qui résiste à toutes ces belles paroles qui se distillent comme un venin. Je serai dans le franc et le sans fard.

Je tente de ne pas y penser, de laisser le temps faire et défaire les pensées qui bloquent parfois encore ma respiration, je tente d’être dans le présent, ce temps là nous appartient pleinement. Et dans ce temps il n’est pas, juste un point noir quelque part. Un point comme ce qu’il est, une particule de rien.

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Ce qui doit être écrit

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J’ai débuté la lecture de ce livre conseillé par ma libraire. Il trônait dans la salon depuis dix jours. Il m’appelait de toutes ces forces et je reculais presque le moment de le commencer. Et j’ai plongé dedans, dans le drame et la vie en suspend.

Et je me suis souvenue pourquoi il était si important d’écrire, sur les silences et les failles, sur les tabous et les silences, sur toutes ces absences figées. Sur les mains qui font l’enfance éclatée et les doigts qui maquillent les cris. Sur les mères qui blessent et les grands qui trahissent. Sur la mémoire et les blessures, les peurs du noir, les secrets planqués derrière le masque des jours de joie, les secrets calfeutrés, qui pourrissent dans l’obscurité et qui se révèlent et brisent l’éternité.

Ecrire comme un archéologue fouille les viscères de la terre, comme un médecin s’acharne à déceler et anéantir le mal. Aller là où est l’ombre pour au grand jour la mener et la voir se disloquer devant la clarté éblouissante du jour.

Je n’aime pas beaucoup le lisse, je m’en rends compte. Il est souvent mirage, masque, image. Derrière tout s’effondre et se brise. Et les morceaux écorchent les visages, ils s’incrustent là où on pose la poudre, la couleur, là où on croit s’en sortir avec des apparences.

Ecrire tous ces non-dits pour tous ceux en apnée, en survie, tous ceux qui tentent d’esquisser un peu de côté pour un nouveau chemin, un autre destin. Ecrire tous ces mystères qui enflent sous la croute de la terre et qui dans l’abime creusent l’oubli. Ecrire pour les faire exister, au-delà d’un déni, au-delà des fissures qui hurlent. Ecrire pour extraire le pire et dans un demi-souffle redonner à ces êtres en déséquilibre le droit de prendre leur place dans le grand et formidable chaos de l’existence.

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 21.01.2022

Credit Photo @mariekleber37

Vendredi, voilà arrivée l’heure des états d’esprit! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur (Zenopia et The Postman), qui permet à certains de continuer à écrire un peu.

La fatigue appartient à un autre temps! Je fais de bonnes nuits et je prends des vitamines. Puis le soleil revient plus souvent et ça booste aussi!
Mon humeur est au beau fixe, pas mal de choses bougent, je pose un regard différent sur la vie, le quotidien. Les périodes de chaos chez moi précèdent souvent les grandes transformations!
Mon estomac trouve mes idées de menus plutôt sympa! J’innove un peu.
Mon esprit se libère et je me rends compte que je me pose un peu moins de questions. Et puis les doutes je les prends comme des enseignements. La vérité me semble un leurre.

Niveau condition physique et bien-être, une séance de yoga, une séance de danse (quel bonheur!) et de la lecture, de la peinture.

Mon grand projet en ce début d’année reste de terminer mes cartes de voeux personnalisées. Plus que 15! Je vais y arriver
Parlons bien, parlons culture, niveau films: Sister Act et Belle et Sébastien avec Loulou et niveau lectures: j’ai terminé un funambule sur le sable de Gilles Marchand et je découvre l’Ile au Trésor de Stevenson avec loulou – quelle écriture!
Penser à définir et communiquer ses besoins et ses envies.

Une semaine pleine de douceur(s) avec la reprise de la danse, une soirée créative avec Manon, un déjeuner et un réveil en amoureux, des rires échangés avec loulou, des parties d’échecs (où je me suis lamentablement ramassée à chaque fois!)

Ca fait longtemps que je n’ai pas partagé un avis personnel. Alors allons-y! On entend beaucoup de thérapeutes dire sur les réseaux sociaux qu’il est important de montrer ses fragilités, ses failles, ses moments de doute et ses montées émotionnelles (car tout le monde en a) mais j’avoue que pour ma part, j’ai besoin de sentir que le thérapeute en face est assez stable psychologiquement pour m’accompagner dans ma démarche. Qu’est ce que vous en pensez?
Je considère que mes messages personnels sont personnels donc je ne sais pas si c’est essentiel de les partager ici. Je préfère le faire en vrai.

Monsieur Loulou est en pleine forme, avec que tous ses camarades tombent comme des mouches. Le Covid fait des ravages. Il gagne toutes nos parties d’échec, se sert du salon pour faire des tournois de foot, a découvert des petits livres sympa qu’il dévore, pense à qui il va inviter pour son anniversaire.

Les amies, en vrai le weekend prochain, sinon par mail, messages audios et cartes postales. Love, plus de temps ensemble, plus de liberté, plus de légèreté. Vivre aujourd’hui.

Niveau sorties, quai des marques demain, histoire de faire les soldes un peu, marché dimanche et peut-être une petite balade familiale dans le quartier. A suivre…
L’essentiel, tout simplement être vivant!
Pour les courses, ça sera marché et soldes pour loulou et moi.
Quant à mon envie, là, maintenant, c’est de rentrer retrouver mon petit prince, pour une soirée tranquillou.

Photo: Balade de quartier

Zic: La nouvelle chanson des Frangines!

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Sur la déchirure…

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Sur la déchirure – cette faille sismique qui me dit que tout ce qui est aujourd’hui ne sera peut-être pas demain, que rien sur terre ne nous appartient, que ceux qui sont là ne font que passer, qu’un jour il faudra les laisser partir vers des horizons que je n’ose imaginer – sur la déchirure, j’écris le nom des rêves et sur le lit des jours, je passe et trace du bout des doigts nos histoires.

Sur la déchirure, je dessine l’amour, ses rires et l’incertain. Je l’ai su dès que son petit corps a été posé contre le mien, dès que son cri a percé le silence de la nuit, dès que son souffle s’est détaché du mien. Il n’était déjà plus de moi, je l’offrais au Monde et je le regardais partir, le cœur bouleversé.

Je brode des cœurs à l’infini, comme un défi au temps qui passe. Je m’enivre de la chaleur de sa présence, là, maintenant. Ensemble, nous n’avons pas d’âge et il n’y a pas de demain. Contre lui, j’oublie la fissure ou je la transforme, je laisse la lumière passer entre les interstices des points de suspension. J’ai retrouvé son cœur au bord du précipice, là où seule j’avais laissé le malaise me torturer. Comme si ce qui adviendra s’était déjà produit, comme si la mort l’avait déjà pris.

De confidences en aveux, nous construisons un espace sacré de liberté. Les mots se disent et les maux se taisent. Rien ne nous gardera vivants, alors savourons intensément.

Sur la déchirure, la flamme ouvre une brèche, celle dans laquelle je me glisse, pour vivre aux cotés de ceux qui, jour après jour, me rappellent la beauté et la force de l’amour. Alors je sais que ma présence est requise, présence attentive pour honorer et sublimer la vie.

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Le un, le rien, le tout

Credit Photo @mariekleber37

Là où il y a la tristesse, là où d’autres ne voient pas, il y a aussi la possibilité d’une guérison, transformation. Les chemins des uns ne sont pas ceux des autres. Les verres que nous portons, consciemment ou non, filtrent la lumière et les ombres. De vérité, il n’y en a aucune, sinon la mienne. Ou la tienne. Celle de chacun et celle de personne.

Là où il y a la tristesse, il y a aussi la joie, celle des jours de liesses et des plaisirs tous simples. Et pour qui ne connait pas les larmes, alors comment nommer les éclats de rire?

On ne s’échappe pas de la vie, on choisit parfois de prendre une porte dérobée, en pensant que par là, on évitera les creux, les ronces et tout ce qui pourrait ralentir notre marche. Mais alors on évite aussi les fleurs et les bosquets, les aurores aux allures de début du monde.

Là où il y a le chagrin, ce petit vague à l’âme qui transporte avec lui son lot de deuils et de doutes, il y a aussi le possible, le phare qui illumine la nuit, la chaleur d’un souffle ami, le tremblement de nos lèvres assoupies.

Vivons alors le tout, ce grand chaos en mouvement, cet équilibre précaire relié à l’éphémère de toute chose et même de l’être. Pour s’enivrer d’une main qui se pose et d’un regard qui nous frôle, il faut pouvoir accueillir ce qui nous déstabilise et ce qui nous euphorise. Un monde de l’un sans un monde de l’autre est un monde sans définition, un monde neutre où les plus belles émotions se retrouvent étiquetées.

Vivons ce qui vient et ce qui passe, dans un rythme qui nous glace ou nous soutient. Laissons l’instant être ce qu’il est pour puiser dans son étreinte l’essence de ce qui nous rend humains!

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Un “oui” sans retenue

Je marchais sous le ciel bleu du jour et mes pensées m’emmenaient vers toi. Tu es là, tu as toujours été là. Je me suis éloignée, prise dans les filets du passé. Typiquement moi. J’ai négligé mes besoins et retardé le moment de les partager, par crainte du déjà vu. Et si ce qui a été pouvait être à nouveau?

Non, nous ne partons pas tous avec les mêmes bagages. Dans les miens se côtoient le silence, les conflits, la violence, l’absence. Et si peu de partage. J’en ai déduis que je n’étais pas intéressante.

Alors pourquoi avec toi ça serait différent? Voilà ce que je me suis racontée. Une histoire abracadabrantesque qui donnait raison au passé. Inconsciemment, sûrement la solution de facilité.

Et puis, face au risque d’une déviation, d’un abandon, j’ai choisi de changer de direction. Au pire, c’était fini, mieux valait le savoir. Au mieux, je me donnais la chance d’un nouveau départ.

Parce qu’au fond, tout au fond, derrière la peur et les doutes, derrière mes blessures et tout ce que je tiens à distance, derrière les cicatrices et les manques, il y avait ce qu’il y a toujours eu, mes sentiments, intacts. Ces sentiments qu’hier encore je tentais d’ignorer, planquée sous une chappe de silence, ces sentiments étouffés pour qu’ils ne viennent pas troubler la suite de l’histoire. Celle du flashback. Celle de ce mois de janvier il y a 18 ans.

Finalement peut-être que je suis “aimable”, que les autres n’étaient que des abrutis finis, des indécis, des récalcitrants. Ou bien tu es un peu fou. Je ne veux pas savoir. Je veux juste profiter, savourer ce temps qu’il nous est donné de vivre. Et ne plus comparer aujourd’hui à hier, juste regarder le bonheur dans les yeux et le suivre dans un “oui” sans retenue.

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 14.01.2022

Cela fait près d’un mois que je n’ai pas pensé aux états d’esprits, je reprends du service en apportant quelques aménagements, avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur (Zenopia et The Postman).

Niveau Fatigue, je fais de longues nuits donc je me remets bien. Une petite carence en fer mais rien de bien méchant!
Mon humeur est excellente, après cette fin d’année très mouvementée émotionnellement, j’ai retrouvé mon centre. Si vous avez vu mon dernier article vous comprenez que les émotions chez moi c’est très déstabilisant en général!
Mon estomac aime manger des choses de saison. J’essaie de varier les menus et Loulou est content et c’est bien le principal!
Esprit, es-tu là? Oui toujours et apaisé en ce moment. J’en profite.

Niveau condition physique et bien-être, j’ai repris le yoga at la sophrologie. La danse, ça sera la semaine prochaine!

Mon grand projet en ce début d’année se résume ainsi: cartes de voeux! J’adore les faire et les écrire.
Etant donner que la culture c’est comme la confiture, je ne vais pas trop m’étaler. En même temps, c’est assez orienté astrologie et tarot en ce moment.
Penser à COMMUNIQUER. On a beau tous le savoir, on l’oublie tous très souvent.
Et pourtant sans cela on passe à côté des jolis moments! Entre autres, cette semaine, déjeuners en amoureux, papoter entre amies, jouer en famille, inventer des histoires, donner et recevoir des cadeaux.
Mes messages personnels tiennent dans une mot MERCI. Merci pour nos longues conversations, enrichissantes et spontanées. Merci pour ton temps, ton écoute – Loulou m’a dit “tu sais, je crois qu’il t’aime bien!”. Merci pour tout ce que tu comprends, entre les lignes très souvent.

Monsieur Loulou va bien, il a retrouvé ses copains et l’école avec plaisir, il est toujours un peu triste le soir, je me dis que ça doit être son caractère, il se marre souvent mais parfois il dit des choses qui me font froid dans le dos. On va dire que c’est l’enfance et ses tourments.

Du côté des amies, de grandes discussions sur des sujets forts intéressants, une belle écoute aussi qui m’a permis d’y voir plus clair, par cartes et par mails également.
Et de l’amour, des mots mis sur des maux, des besoins partagés et la confirmation que nous avons envie des mêmes choses. Il fallait juste en parler…

Niveau sorties, on ne fait rien d’extraordinaire, mais ça nous repose, on prend le temps de vivre. Demain pour la visite du mois que personne n’aime trop mais ça sera fait! Une balade à notre libraire chouchou et marché dimanche.
L’essentiel est et reste que ceux qui comptent soient en bonne santé (corps, coeur et esprit) et que nous puissions passer du temps ensemble
Pour les courses, ça sera marché et librairie. Il faudrait que je trouve le temps aussi d’aller m’acheter une paire de chaussure, ça urge!
Mon envie, là, maintenant, c’est d’écrire encore et toujours. On ne se refait pas!

Photo: Balade hivernale

Zic: Robert Plant & Alison Krauss

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Ma sensibilité +++

Photo by Jill Burrow on Pexels.com

Il faut savoir que je déteste le terme Hypersensible.
Hyper ça me fait penser aux Hypermarchés, ces magasins à taille inhumaine.
D’ailleurs Hyper ça exprime l’excès, le trop. Et moi, le trop, je l’ai tellement entendu que ça ne passe plus.
Trop sensible
Trop gentille
Trop timide
Trop réservée
Trop idéaliste
Trop rêveuse
Trop calme
Trop susceptible

Je pense que vous avez compris !
Je lui préfère Supersensible. Comme Superhéros. C’est quand même plus vendeur et ça fait moins penser à quelque chose de pas « normal », pas dans l’ordre des choses. Comme si il y avait un ordre des choses, mais bon là on part sur une autre discussion et ce n’est pas le but de cet article !

Sur le sujet, vous pouvez aller lire l’excellent article de Nina ICI. Il y a autant de supersensibles qu’il y a de couleurs dans l’univers !

La super émotivité : les montagnes russes en quelque sorte. C’est sûrement le plus dur pour moi à accueillir et à vivre. Je peux passer du rire aux larmes en 30 secondes chrono, je vis un mix d’émotions variées en peu de temps. Je suis à fleur de peau sans cesse, même si ça ne se voit pas le plus souvent. Je suis un peu comme le temps Irlandais !

La super empathie : c’est le plus difficile à expliquer, je crois que mes écrits parlent pour moi. Je ressens ce que les autres vivent, comme si je le vivais moi-même. Pendant des années ça a été extrêmement douloureux, je portais une souffrance qui n’était pas la mienne, pour rien. Et puis les mots sont arrivés et ils m’ont permis de libérer ces ressentis intérieurs.

La super sensibilité au bruit : je déteste les « tic-tac » , les portes qui claquent, les chamailleries d’enfants, les chats qui miaulent pendant des heures, les gens qui mâchouillent – je peux chercher pendant 1h la source d’un bruit qui me gêne – j’entends le chant des oiseaux même au milieu des travaux…

La super sensibilité au toucher : je fuis tout type d’étiquette sur les vêtements, les matières qui me dérangent – un frôlement et tous mes sens sont en éveil – je sursaute si on me touche par surprise – les chatouilles me font bondir – je suis très très tactile…

Et dans le désordre : j’ai les centres commerciaux en horreur, la foule, la chaleur, au bout d’un moment je vacille – je ne peux pas entendre parler d’une opération au risque de faire un malaise – je n’ai donc jamais participer de A à Z à un cours de biologie – je ne supporte pas les parfumeries, toutes ces odeurs me donnent la nausée, je pleure facilement même pour rien, les aurevoirs me submergent, j’ai besoin de temps sans bruit et sans lumière pour me ressourcer…

Pendant longtemps je n’ai pas saisi l’ampleur de ma sensibilité, tout simplement parce que je me suis toujours adaptée à mon environnement. Je savais que j’étais sensible mais pas plus que ça. On va dire que je passais plus souvent pour l’empêcheuse de tourner en rond, la susceptible, l’enfant difficile à cerner, à comprendre.
Il faut savoir que chez les supersensibles, le besoin d’être aimé et apprécié est quelque chose de fondamental. Donc autant se fondre dans la masse plutôt que d’assumer son « étrangeté » dans une société qui aime que les choses soient le plus lisse possible.

Entre le « trop » ou « pas assez », pas toujours aisé de trouver sa place, son équilibre.
Pourtant acceptons le, nous sommes tous spéciaux, uniques, particuliers. A nous de transformer ce que les autres voient parfois, souvent, comme un handicap, une faiblesse. A nous d’apprendre à nous aimer pour en tirer le meilleur.
Ma sensibilité est ce qui me permet d’entrer en contact avec le monde et pour moi c’est un des plus beaux cadeaux ! (même si parfois encore j’aimerai l’être moins!)

Réédition d’un article écrit en 2021

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Avec le coeur

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“Avec le cœur, tu ne peux pas te tromper!” Les enfants, ces grands sages. Il a dit les mots que j’avais besoin d’entendre finalement. Le cœur ne connait pas de dilemme, il sait. L’esprit extrapole, il invente des scénarios, il voudrait des certitudes, il attend des mots pour compenser les silences, du bruit pour défier l’absence.

Le temps court pour tout un chacun et si nous n’en prenons pas soin, le temps s’égare. Avec nous ou sans nous. Si nous ne faisons plus attention à ce qui compte, alors ce qui compte se dissipe dans l’aurore d’un nouveau jour. J’ai toujours voulu vivre, avant toute chose, vivre à me brûler les ailes parfois. Et à côtoyer les sommets aussi. Vivre avec passion et avec l’expérience, un soupçon de raison. J’ai tenté de retenir le bonheur et il s’en allé plus d’une fois. Il n’y avait peut-être pas assez de cœur dans mes choix, trop de manque, pas assez de “je t’aime” partagés pour pouvoir tenir la route face aux vents contraires.

Peut-être que tout n’est qu’une question de cœur, de ce qui le serre et ce qui le touche, de ce qui le fait trembler aux premières lueurs de l’aube et l’enveloppe d’une chaleur que nul ne peut deviner. Avec le cœur, les masques tombent et alors on s’avoue, à fleur de peau. C’est fragile comme du cristal et ça peut se briser à tout moment. Mais si ça tient c’est que quelque part quelque chose vibre plus fort.

Ses mots je les prends, je les fais miens. C’est comme s’il savait par delà ce que je tais, ce que mon cœur retient comme pour me protéger d’un éventuel chagrin. Il me prend la main et me dis: “tu sais, maman tout ira bien!”

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Après la traversée du désert…

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L’histoire s’est écrite, avec notre participation et celle de tant d’autres. Le passé a marqué l’histoire, il s’est imprimé quelque part et il a laissé dans son sillage un souvenir, quelque chose qui si on n’y prête pas attention ne se rappelle pas à nous. Ce qui fut n’est pas ce qui est. Et pourtant il suffira d’un instant pour que le passé refasse surface, qu’il menace notre équilibre, qu’il nous susurre que si, si nous ne prêtons pas attention à ce qui est, ce qui a été peut se reproduire.

Je n’ai jamais fait mes deuils, je n’en jamais eu l’occasion. Parce qu’il fallait toujours avancer, parce que c’était comme ça. Oublier et aller de l’avant. Alors les blessures quelque part n’ont jamais été guéries. Elles sont devenues des souvenirs qui se rappellent à moi quand je ne m’y attends pas. Et alors je chute avec elles.

Mais demain, je sais, que je referai surface, comme toujours, que je laisserai les ombres au passé et le passé à sa place, que j’oserai un pas dans une direction qui me demandera une fois de plus de baisser la garde et de lâcher l’armure. Je le ferai parce que je sais qu’après chaque traversée du désert, se présente un chemin de paix.

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Prix Portez Haut les Couleurs – Mon texte sur Short Edition

Quand je passe devant le cimetière en revenant de mon entrainement, je rends toujours une petite visite sur la tombe de mamie, une tombe toujours très fleurie, des mots de partout et de tout le monde, de belles couleurs qui rendent le lieu presque agréable.

Cette vision me ramène instantanément à l’enterrement, ce jour terrible où il a fallu lui dire adieu pour de bon, la laisser partir avec ses histoires et sa magie. Ce jour-là nous étions nombreux, il y avait de la musique et des hymnes qui résonnaient un peu partout, il y avait des vieux et plein de jeunes aussi, des garçons, des filles, des petits, des grands avec tous une larme au coin des yeux, un mouchoir à portée de main, un souvenir pas très loin. Tous unis, nous étions, dans ce temps de recueillement et de remerciements pour elle qui avait tant donné, dans la vie et sur le terrain, qui avait tant encouragé offrant à chacun, un mot, un conseil, une étreinte, un bon chocolat chaud, ce dont il ou elle avait besoin pour continuer.

Pour découvrir mon texte et le soutenir, c’est par iciSa plus belle victoire – Prix Portez haut les couleurs

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Dans ma bulle #5

Je reviens avec un épisode de “dans ma bulle” pour le plaisir encore une fois de partager mes découvertes. L’avantage du temps de repos imposé par cette fin d’année, c’est qu’il m’a permis de visionner des reportages et vidéos. Donc aujourd’hui, place aux sujets de société qui m’intéressent, m’interpellent, donnent à réfléchir, font un peu peur parfois ou font juste simplement rire! J’espère que cette sélection vous plaira.

La virginité, le Saint Graal, même si ça n’a plus la même côte qu’avant, ça reste d’actualité dans beaucoup de familles et de couples. Comme pour toute chose, en la matière, chacun ses choix, mais là j’avoue que ce reportage m’a un peu donné la nausée! Surtout dans les rapports père-fille. A vous de me dire…

A suivre, un court métrage sur les mariages forcés. Je vous préviens il est dérangeant, très dérangeant et c’est pour cette raison qu’il est fort. Et que le regarder, le partager, c’est déjà dire “non” et soutenir ces 14 millions de cris d’enfants.

Des larmes au rire. Oui histoire de se remonter un peu le moral. Parce que c’est également très bon pour la santé. Et qui de mieux que Florence Foresti pour le faire! Imaginez un monde où les femmes diraient la vérité, toute la vérité, rien que la vérité…

On poursuit avec une des chroniques de Marina Rollman découverte grâce à Isa du blog Aujourd’hui je m’aime et qui me fait mourir de rire à chaque fois. Et oui, aujourd’hui on ne meurt plus beaucoup d’amour. Un bien ou un mal, à vous de choisir!

Le clip suivant est en anglais (mais vous pouvez obtenir les sous-titres), il parle du Gaslighting (ou détournement cognitif = forme d’abus mental dans lequel l’information est déformée ou présentée sous un autre jour, omise sélectivement pour favoriser l’abuseur, ou faussée dans le but de faire douter la victime de sa mémoire, de sa perception et de sa santé mentale)

Une chronique de Baptiste Beaulieu, médecin et écrivain, que je découvre et que j’apprécie beaucoup, tout simplement parce qu’il est humain. Et c’est bien ce qui fait la différence dans ce monde!

Pour terminer un reportage sur les sorcières modernes. Je me demande quand même si les sorcières d’hier ne se retournent pas dans leur tombe en ce moment. Est-ce que ce nouveau mouvement féministe leur fait vraiment honneur? Une fois de plus je vous laisse vous faire votre propre idée…

C’est fini pour aujourd’hui et pour ce numéro. Au plaisir d’échanger avec vous sur les sujets qui vous auront parlé ou pas. Au delà du partage, il y a la discussion et c’est aussi cela qui est enrichissant!