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Je suis l’unique créatrice de mon chaos…

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Ce sont toujours les mots qui me ramènent, qui éclaircissent le chemin. Ce sont eux qui, quand je prends le temps, dénouent les fils qui me retiennent à des pensées contradictoires.

Je peux en vouloir à la terre entière, parfois, mais je reste bien l’unique créatrice de mon chaos intérieur. Je suis à l’œuvre à chaque instant dans le tissage de cette toile d’araignée, dans ce non choix de mes contrastes, dans ce tiraillement entre tout ce que je suis et tout ce que je suis.

Ces derniers mois ont été quelque peu mouvementés. Comme me le faisait remarquer une amie récemment, cette année marque la fin d’un cycle important. Neuf ans. Les fins de cycle portent en eux ce flou et ce flow intense. C’est le temps de lâcher, de faire le tri quelque part entre de qui n’est plus essentiel, sur ce qui ne nous apporte plus, sur ce que nous sommes prêts à laisser partir. C’est déroutant, tout inconnu l’est, mais essentiel si on écoute sa voix, si on fait confiance à la vie.

C’est indéniablement un des cycles qui m’a le plus bousculée, qui m’a mise face à mes plus profondes peurs, mes plus intimes blessures, qui m’a donné aussi l’impulsion de faire face enfin à tout ce que je taisais, ce que je gardais, à cette colère déroutante en moi, à ces mémoires qui ne sont pas miennes et que j’ai choisi de porter en pensant que ça dissoudrait le chagrin des autres. Quelle folie!

Je le dis souvent et c’est certainement ce qui m’est le plus difficile à accueillir, d’être tout et son contraire, de vouloir tout et son contraire en fonction des heures de la journée, des jours du mois, de passer du rire au larmes en deux secondes top chrono, de ressentir des émotions fortes très souvent, de naviguer entre mon besoin (intense) de solitude, mon indépendance et mon besoin des autres, d’évoluer en terrain incertain, non balisé.

Je ne m’autorise pas encore à être pleinement qui je suis, parce que j’ai tout simplement du mal à moi même me regarder telle que je suis. Avec certaines personnes je ne me pose pas de questions, ça se fait naturellement et en soi c’est un grand pas!

Ces derniers mois ont aussi mis en lumière certaines réalités. Je sais qu’à l’avenir mes confidences ne se diront plus dans la même insouciance. Peut-être même qu’elles ne se diront plus. J’ai beau souvent chercher une validation de mes idées, de mes propos, une approbation de mes choix de vie, je sais que je suis l’unique maitresse de ce jeu, qui finalement me fait plus de mal que de bien. Je peux y mettre un terme, là, maintenant.

C’est peut-être bien le chemin de ce nouveau cycle, prendre le temps, être sans chercher à appartenir à quoi que ce soit, sans vouloir rentrer dans un moule parce que ça semble plus sécurisant, revenir à moi quand les vagues bousculent, quand les émotions à fleur de peau font tanguer les fondations, quand je me sens dériver ou bien aller à contre courant. Me laisser porter quand c’est nécessaire, revenir à l’instant, au présent, à ce qui est, seule évidence, unique chance de vivre ici et maintenant.

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Peut-être

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Est-ce le temps qui manque ou le manque d’envie?

Etrangement, il m’arrive toujours de me dire que je pourrais partir, laisser les choses en l’état et prendre la petite porte du fond, m’éclipser sans faire de bruit.

Ce serait une fin, un début, quelque chose de nouveau. Je ne sais pas. Les mots sont là mais souhaitent-ils être partagés?

Simple constat d’un temps comme en pause. Peut-être que c’est nécessaire pour repartir sur autre chose.

Je laisse cet espace ouvert pour plus tard…

Peut-être.

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 23.07.2021

Après une semaine de vacances, une semaine de travail! Place aux états d’esprit du vendredi! Avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [12:23]

Photo: Vacances

Fatigue: des nuits un peu courtes à mon goût!
Humeur: heureuse
Estomac: en attente
Esprit: ça varie
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga et soins énergétiques

Projet/Boulot: ça sent les vacances. Sinon j’avance sur mon recueil de poésie “chemin de guérison”, du coup moins présente ici.

Culture: LIVRES: Les souvenirs de David Foenkinos (toujours aussi fan!) – Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle / FILMS / DOCUMENTAIRES: “Loue moi” à la télé cette semaine

Penser à: vivre au présent (ça m’inspire de plus en plus cette relation au temps!)

Les jolis moments: vacances entre amies, le silence, un déjeuner en terrasse, dire ce qu’on ressent, les photos des loulous qui s’amusent comme des fous, le soleil, sa présence

Message perso: (1) plus qu’une semaine de travail! (2) merci de m’écouter toujours sans porter de jugement (3) cette couleur te va bien!

Loulou: en vacances, chez ses grands-parents, avec son cousin, fait du poney, va à la plage et pêche des palourdes

Amitiés : c’était bien, très bien, et en fin de semaine prochaine…
Love : a l’écoute, très occupé, en vacances dans quelques heures, attentif toujours

Sorties : mémé demain, la fin de soldes et peut-être un massage et/ou un ciné
Essentiel: ici et maintenant
Courses: un short et des cartes postales
Envie de: être là, être bien

Zic: Les Stones…Légendaires!

Fin [12:40]

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Challenge Ecriture 20

Quel vacarme !
Ce train bondé me donne envie de retourner au frais, une citronnade à portée de main, à l’ombre d’un bosquet, picorer dans les restes du dernier apéritif tardif. Je regarderais les coccinelles, divas parées pour la soirée, et leur ballet gracieux dessiner un labyrinthe d’heureux dénouements. Une vraie régalade.
J’avance d’un pas sûr dans l’allée qui me mène à mon fauteuil. Je reste focus sur la destination. Elle seule a de quoi me maintenir en action.
Une action comme une ritournelle qu’on fredonne les soirs d’hiver pour se tenir chaud. J’ai fait le grand saut.
J’ai laissé derrière moi le pavillon de banlieue et les cris des enfants sur les pelouses voisines, mon ectoplasme de misère qui me donnait l’illusion de servir à quelque chose.
J’ai laissé toutes ces choses qui ont composé ma vie pendant plus de 40 ans. Une évidence, de celle qu’on nomme un jour quand tous les recours pour vivre ont été épuisés, quand on s’est plus trompés qu’aimés.

Le challenge écriture reprendra en septembre. En attendant, je vous souhaite un bel et doux été!

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 09.07.2021

Credit@mariekleber37

Voilà la semaine de travail s’achève et c’est l’heure des états d’esprit! Avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [16:27]

Photo: Montmartre

Fatigue: comme un début de vacances
Humeur: joyeuse & amoureuse
Estomac: riz, poulet, yaourt
Esprit: serein
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga d’1h et une heure de danse, écriture, sophrologie, soins énergétiques

Projet/Boulot: le bureau des pleurs quant aux projets: profiter de la vie!

Culture:

LIVRES: Wonder de RJ Palacio (un petit bijou!) et Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle

FILMS / DOCUMENTAIRES: Soul de Disney Pixar

Penser à: vivre au présent car c’est le seul temps au compteur

Les jolis moments: nouveaux bureaux, une soirée en amoureux, porter des robes longues, danser, les réflexions qui donnent des ailes

Message perso: (1) merci pour nos échanges, c’est super enrichissant! (2) bon courage pour ce mois de juillet full time (3) heureuse que nous ayons pu prendre le temps de nous parler et de nous voir (4) merci pour tes mots, tes attentions et tout ce qu’on partage

Loulou: en vacances, chez ses grands-parents, on se retrouve ce soir pour partir en vacances dimanche

Amitiés : dès dimanche 15h40!!
Love : il nous fallait ce temps pour nous dire, nous retrouver, nous confier, embrasser d’un même regard le présent

Sorties : mémé demain et départ en vacances dimanche
Essentiel: le présent et la saveur des instants partagés
Courses: vacances
Envie de: lui! et d’apéritifs qui s’éternisent pour refaire le monde…

Zic: à venir…

Fin [16:40]

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Contrastes et Variations

Crédit Ornella Petit

Je suis le rouge
Le blanc nuptial
Le noir corsé

Le coton sobre
La soie raffinée
Les dentelles froissées

Je suis la colère
La rage ensanglantée
La joie ensoleillée

Les larmes d’ivresse
L’amour maternel
L’amie attentionnée

Je suis l’amante
Le frisson aérien
Le corps possédé

La puissance illimitée
La force tranquille
L’onde protectrice

Je suis l’arabesque
L’arc prêt à tirer
L’eau sur le bord de tes lèvres

Je suis la passion
Le stylo fou
Le regard doux posé sur tes rêves

La vie sublime
La mort inaccessible
Un sanglot dans la poitrine

Le tumulte des vagues
La cascade entre les rochers
Le rose aux joues, poudré

Je suis l’ombre et ses tourments
La violence tentatrice
L’âme du serpent

Invincible
Charmeuse
Rebelle

Fragile
Douce
Inconditionnelle

Je brave le jour
Pour affronter la nuit
J’embrasse la nuit
Pour adorer le jour

Je suis Eve
Et Venus
Lilith mise à nue
Déesse et Vierge

Contrastes cathartiques
Variations extatiques

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L’éternité à portée de regard

Photo by JV Buenconcejo on Pexels.com

Certains mots ne peuvent décrire l’intensité de ce qui se vit. Ils planent entre l’instant et sa traduction sur le papier. Si je les mets bout à bout, ils pourraient bien faire fuir ceux qui voudraient me lire. Je passerai pour une illuminée. Je serai détentrice d’un mystère que nul ne souhaite approcher.

Et pourtant…

Dans l’éclosion du désir, dans l’élan qui pousse mon corps contre son corps, quelque chose s’éteint en moi, une nouvelle flamme s’allume. Je ne suis plus dans le « devoir », je n’évolue plus dans un souci d’être ce qu’on pourrait attendre de moi, ce que je considère comme « bien » ou « mal ». Je ne porte plus d’étiquettes, celles que je me mets seule d’ailleurs. Je ne réponds plus à de quelconques injonctions.

Si je me laisse couler dans cette fusion, si je lâche prise, mes peurs, mes doutes s’éloignent, mes responsabilités ne me paraissent plus si lourdes à porter.

L’étreinte est saturée de sentiments qui s’expriment sans verbiage. Elle sera soit douce, violente, enveloppante, intense, en fonction de ce dont mon corps a besoin. Je me poserai dans un espace sans contrainte autre que celles auxquelles j’adhérerai.

Si je ferme les yeux, le ressenti sera différent. D’autres sens prendront le relais. Je me livrerai peut-être plus effrontément, sans mon regard posé sur un quelconque « trop » ou « pas assez ». Si je cale ma respiration sur la sienne, alors je me fonds dans son univers. Nos désirs s’ajustent. Nos êtres créent une dimension qui n’existe que dans cette bulle-là – celle d’ébats qui nous relient à un cycle fait de dépossession de soi et d’éternité à apprivoiser.

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La liberté d’être soi

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You can’t blend in when you are born to stand out” – Wonder de RJ Palacio

Quand j’ai lu cette phrase elle m’a tout de suite plu!

La grosse claque émotionnelle de juin m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. J’ai ouvert les vannes et je crois que c’était nécessaire. Les questions que je me pose, les doutes que je peux avoir, résultent souvent de ma relation à moi-même. J’ai toujours eu et j’ai toujours du mal à me positionner entre ce qui est juste pour moi et ce qui est juste au niveau de la société., entre ce qui fait sens pour moi et ce qui est acceptable en société.

Aujourd’hui, les choses et les genres sont moins cloisonnés. Nous ne sommes plus contraints de vivre d’une certaine manière. Toutefois il y a toujours des codes, des règles, des cases, des choses jugées correctes et d’autres moins. Il y a une trame, plus ou moins flexible, en fonction de notre éducation et de nos valeurs. Il y a tout ce que nous connaissons et les chemins un peu plus à l’écart qui nous attirent mais sur lesquels nous n’osons pas toujours nous aventurer – sous prétexte que ça ne se fait pas!

Pourquoi?

Parce que cela, bien souvent, vient remettre en question l’ordre établi, la vision que les autres ont de nous, nos liens. Nos choix ne sont pas toujours bien vus, acceptés. Ils peuvent parfois profondément bousculer ceux que nous aimons. La liberté de penser, d’être, autant d’évidences qui, au cœur du quotidien, peuvent peser un peu lourd. Parce que tout un chacun juge aisément. Parce qu’il y a encore énormément de sujets tabous, de clichés, de visions moralisatrices.

J’ai beaucoup vécu dans ma tête, dans mes rêves, comme pour m’évader d’une réalité dans laquelle je ne trouvais pas mes marques. Déjà très jeune, je ne voulais pas des modèles qu’on me proposait, je n’avais pas les mêmes envies que beaucoup de mes amies. Je me suis sentie en marge très souvent et puis j’ai plus ou moins adhéré à un moule. J’ai trouvé que c’était plus simple d’appartenir que de me démarquer.

Aujourd’hui, ça devient plus difficile d’appartenir! Parce que ça ne me correspond pas. Et si je peux mentir aux autres, je ne peux plus me mentir à moi-même. La liberté est une audace que je veux pouvoir m’offrir. Même si je sais qu’il y aura encore ces moments où mes envies seront chahutées par mon mental et ses idées toutes faites, où je reculerais par crainte de décevoir celles et ceux qui comptent pour moi, par crainte de ne pas être comprise, acceptée.

Elles sont rares les personnes dans mon entourage qui me connaissent vraiment, avec qui je partage tout ce que je suis, sans crainte. Elles sont d’autant plus précieuses. Pour les autres, j’ai conscience qu’il y a peut-être des choses qui ne se disent pas. J’enlève pas à pas les masques qui ne me plaisent plus, je slalome entre les lignes, je teste ce qui peut être confié ou pas.

L’ouverture de l’esprit, du cœur c’est ce que j’expérimente un peu plus chaque jour. Je deviens celle que j’ai toujours été, cachée derrière des couches de protection et de contrôle. Il y a des sentiments qui offrent cette chance de s’affranchir de ce qui pèse, qui donnent des ailes, même si cette liberté peut faire peur, même si c’est à des années lumières de ce qu’on croyait envisageable.

Entre moi et moi, ce sera peut-être toujours un peu folklorique, douloureux. Mais quand je regarde le chemin parcouru je réalise que tous ces moments de profonde réflexion, introspection ont débouché sur un réalignement personnel essentiel et une relation aux autres plus vraie.

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Je te…

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L’espace entre
Pores à la limite du corps
Effleurer le manque
La fièvre entre les interstices
Funambule en quête de risque
Attente impétueuse
Frissons fous à la base du cou

Je te
Voeu entier
Offert
Voeu chasseur de possibles
À la surface des cils

Je t’attends
Dans un temps impatient
Entre les fibres
Des voiles sur mes jambes nues
En pleine rue

Je te
Désir intense
Cruel
De ne pouvoir
Devoir de patience

Quand tout de toi m’appelle
À la célébration des sens

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Créer demain

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Egrener les souvenirs
Pépites de vie se glissant dans la mer
Gisements de terre
Or, argent, pierres

Temps d’avant gardé
Comme un trésor sacré
Nos voix mêlées

La marée est passée
Vagues, à l’âme secouée
Sable par l’écume ensorcelé

Egrener les souvenirs
Pour faire revivre l’histoire
A la lumière des nuits d’ivoire
Moments d’intense espoir

Dessiner demain
Sans laisser nos mains
Se perdre aux confins
D’une histoire ancienne

Hier fut aux couleurs de l’été
Saison sans faille avérée
Cœurs scellés
Pour le meilleur

La vague a chahuté
Nos corps séparés
Tels des chiens enragés
Lâchées les peurs

Nouveau matin
Perles de pluie sur le chemin
Complicité aux creux des reins
Infatigables créateurs de notre destin

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Challenge Ecriture 20 (Report)

Je ne vous ai pas oublié mais j’ai laissé filer le temps.
Et puis à part Josée personne n’a répondu à l’appel. Pas de souci, je comprends !
Du coup l’atelier de cette semaine est reporté à lundi prochain.

Comme vous avez apprécié la liste de mots, je renouvelle l’expérience avec ceux-ci : vacarme, coccinelle, ectoplasme, labyrinthe, pavillon, régalade, picorer, diva, focus, ritournelle

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 02.07.2021

Le vendredi tout est permis, donc c’est parti!! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [16:27]

Photo: petites mains!

Fatigue: un peu
Humeur: joyeuse
Estomac: légumes rôtis, risotto et thé
Esprit: créatif
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga d’1h et deux séances de 20 minutes, soins énergétiques, danse, écriture et créativité, réaménagement de mon salon/chambre

Projet/Boulot: on ne vit pas tous sur le même planète!! / Cercle des muses d’été ou pas? Faire ses propres cartes Oracle c’est très tentant!!

Culture:

LIVRES “la guerre des lulus” avec loulou BD sur la première guerre mondiale – Wonder de RJ Palacio (un petit bijou!)

FILMS / DOCUMENTAIRES: L’âge de glace 2 pour la vingtième fois!!! Les temps modernes avec loulou

Penser à: me rappeler que je tombe souvent très bas pour remonter souvent très haut. Les grands changements se font souvent dans le chaos!

Les jolis moments: discussions téléphoniques, déjeuners entre collègues, découvrir nos nouveaux bureaux, les jours ensoleillés, un déjeuner à deux, faire le zouave avec loulou

Message perso: (1) Merci pour la vidéo et nos échanges (2) Ca fait du bien de pouvoir se parler longtemps (3) Belle journée demain!

Loulou: soirée pyjama ce soir, il est aux anges! attend les vacances avec impatience, grand amateur d’échecs!

Amitiés : au téléphone, en vrai pour bientôt
Love : compréhensif, à l’écoute, présent, attentif

Sorties : pique nique, soirée à deux, cadeaux
Essentiel: avoir foi en la vie et se choisir!
Courses: vacances et anniversaires
Envie de: temps à deux, bord de mer, papotages entre amies jusque tard dans la nuit, vivre dans le présent…

Zic: Fever

Fin[17:07]

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La troisième voie

Photo by Vlada Karpovich on Pexels.com

Rester ou Partir

Tout est choix, c’est ce qu’on ne cesse de nous répéter. C’est ce qu’on ne cesse de nous proposer. Toujours un choix entre deux choses, deux situations, deux histoires. Choix de vie à peser pour que celui ci ne pèse pas. Pas trop lourd. Choix facile ou fragile. Tout dépend de tellement de choses.

Le bien, le mal. Le vrai, le faux. Le juste, l’injuste. Le froid, le chaud. Le rêve et la réalité. Un mode binaire engrammé dans nos gênes. Nous restons bien souvent attachés à une certaine vérité. Qui n’est en fin de compte que la nôtre.

Et si?

Si il existait une troisième voie? Et pas seulement une troisième d’ailleurs, mais une multitude de chemins. Et si il y avait autre chose, quelque chose que nous pourrions créer de nous-mêmes, entre partir ou rester. Même pas. Entre rien. Juste ouvrir une brèche, une porte et voir où cela nous mène.

Il est des situations dans lesquelles rester ou partir s’impose. Et puis d’autres dans lesquelles, si nous nous ouvrons à plus grand, à moins figé, si nous restons dans l’instant, alors au bout de nos émotions parfois violentes, au gré des mouvements et des cycles, il y a je pense une variété de possibles.

C’est cette voix que je choisis d’écouter, cette voie que je souhaite suivre, voie créative par excellence, qui me dit que je suis actrice de ma vie. Voie colorée et parfumée. Une voie qui voit au-delà des codes et des routes tracées. Une voie qui m’appelle à m’ouvrir aux opportunités, à ne pas rester prisonnière de ce qui se fait ou ne se fait pas.

Une voie qui me relie à l’énergie du vivant. Le chemin est inconnu, il se déroule sous mes pas, à mesure que j’avance. Il est aujourd’hui sans demain précis. Il est ce qui est juste pour moi.

Et vous, ça vous parle cette idée là?

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Challenge Ecriture #19

Madeleine, sur sa terrasse, harangue les foules. “Une femme honnête cette Madeleine” !
Sa mère, sa pauvre mère, qu’elle dit aux passants, un peu plus près des étoiles aujourd’hui. Sa mère lui disait « Madeleine tu seras quelqu’un ! »

Madeleine préfère les plaisirs démodés aux technologies actuelles. Un peu trop intelligents pour elle tous ces techniciens qui lui promettent un autre monde.
Elle ne vit que dans le sien, face au soleil et au-dessus des nuages.

Dans sa tête c’est une drôle de fête qui se joue. Elle est un peu ici et un peu dans le passé. Elle est la vielle du 5e, un peu barrée comme disent les jeunes.
Elle s’offre des voyages et divague, se croit funambule sur un fil, se rêve danseuse de cabaret, effectuant des tours de piste sur des musiques langoureuses.
Elle est à tour de rôle la Bohème, Angie, Diva ou la rockeuse de diamants.

Sur son balcon elle raconte à tous et à personne des histoires, s’invente un paradis blanc, se souvient mélancolique du rire du sergent, des filles faciles dans les villes de grande solitude.
Elle en a fait des choses, elle en a conquis des cœurs, elle a même vu Dieu ! Dans le supermarché de sa banlieue rouge.
Elle lui dédie ses mélodies, chansons mal tournées, qui dégoulinent du 5e étage sur le bitume ravagé.

Certains se disent « dommage » quand ils passent, mais pas vraiment finalement.
Pour elle, tout est simple, la vie est un cadeau empaqueté dans du joli papier de soie rose. Avec son chapeau coloré, ses mains gantées, ses robes longues, elle a des allures de princesse.
La Cendrillon qu’elle rêvait d’être à 4 ans.

Elle n’a pas d’âge Madeleine. Elle perd le nord. Elle s’invente des chansons comme Marylin.
Elle se sent aussi jeune qu’à 20 ans et alors que l’horloge tourne, elle oublie.
A l’heure qu’il est, c’est tout ce qui compte.

Retrouvez les autres participations ici: Chez Josée, Chez Mébul

***

Pour la dernière semaine (déjà!) sur le thème des mots, je vous propose de participer en partageant en commentaire: le nom d’1 objet + 1 mot original + 1 mot que vous aimez. Une fois cela fait je regrouperais tout ici et vous pourrez écrire votre texte! A très vite!

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Fidèle

Photo by Elizaveta Dushechkina on Pexels.com

Hier, j’étais belle. Magicienne, fée aux multiples pouvoirs. J’apaisais les cœurs esquintés. Souveraine de mes pensées les plus indiscrètes. Je savais donner, donner, donner. Si bien donner que j’y ai perdu ma sève.

Hier, j’étais amante. Etoile filante dans le ciel de tes nuits. Un morceau d’atmosphère en tenue de bal. Je m’enroulais sensuelle dans les plis de draps imaginaires. Tu épousais d’un regard les courbes de mon corps, blessé, aux cicatrices invisibles.

Hier, j’étais gardienne d’un secret, de ceux qui serrent un peu le cœur et font danser l’âme, qui se fiche bien du bien et du mal, qui a raison ou qui a tort.

J’ai existé. Dans le toucher de ta peau. Dans l’énergie de ton souffle. Dans la passion de ton étreinte. J’ai existé. Dans le vertige de tant de “il ne faut pas”. Dans la confiance de tout ce qui ne se dit pas.

Hier, j’étais femme aux milles voiles et fantaisies. De soie et de saphir. De lianes et d’or. J’étais le désir incarné, qui se consume en silence, par crainte de l’exubérance, à la limite de la folie. Tu m’as libérée de ce fardeau porté comme un sanctuaire à ne pas offenser.

J’ai existé. Dans tout ce qui a été donné. Généreusement. Et pourtant je me suis oubliée. J’ai oublié que j’avais ce pouvoir moi aussi de me ramener à la vie. Je n’ai jamais voulu que tu sois le pilier, le garant de ma sécurité intérieure, le gardien de mes rêves. Je ne veux pas que tu sois mon réconfort ou mon rempart. Comme une bouillotte les soirs de cafard.

J’ai oublié ma voix dans le tumulte des autres, dans tous ces yeux interrogateurs qui se demandaient pourquoi. Dans toutes ces vies bien mises qui ne comprennent pas. Moi, je veux vivre jusqu’à l’épuisement. Je ne veux plus entendre que je le mérite ou pas. Je veux retrouver le contact chaud de ta peau et la complicité, je veux me foutre du temps qui passe, amarrée à la saveur fou d’un instant avec toi. Le reste, ce sera pour une prochaine vie!

Nous ne pourrions pas vivre ensemble, nous le savons depuis le commencement. C’est sûrement pour cette raison que nos chemins se sont croisés, que nous avons fait ce choix, même inconsciemment. Parfois, je voudrai avoir les mêmes envies que les autres, pour ne plus me sentir si différente. Si souvent.

Reconquérir mon identité, ma place, dans cette vie. Une priorité. Celle que j’ai choisi d’honorer. Tout amour est une prise de risque. Peut-être que demain nous aurons pris d’autres chemins. Je ne veux pas que ce soit par défaut. Par dépit, parce que quelque part j’aurai, une fois de plus, laissé à d’autres, le pouvoir sur ma vie.

Oui je me suis manquée de respect bien souvent. Même avec toi. Pour quelques minutes, parce que je ne savais pas. Ou plus. Parce que j’avais peur. Parce que j’avais froid, j’avais perdu la conscience de qui j’étais.

Retrouver ma voix dans le chaos du quotidien, dans le manque fulgurant, dans l’inconfort. Laisser la peur filer. Reprendre ma plume pour exorciser les démons et faire vibrer la force de ce qui est. Ca ne durera peut-être pas. Je ne veux pas de liens, de ceux qui attachent. Je veux la liberté, tout en sachant qu’elle est parfois souffrance et chagrin, pour un cœur si peu habitué. L’avenir est à ciel ouvert, rien n’est écrit. L’avenir même en CDI a une part d’incertitude. Aucun engagement ne fait le poids.

Si j’en fais un, c’est celui de rester fidèle à moi même. Désormais.