Posted in Carnets de route

Quel choix?

Photo by cottonbro on Pexels.com

Un commentaire sur mon billet de samedi dernier m’a inspiré cet article.

Lâcher, partir, faire des choix, n’est-ce pas le plus difficile finalement, ce qui nous coute le plus? Comme on dit souvent “on sait ce qu’on laisse, pas ce qui nous attend”.

Alors on s’attache à nos habitudes, nos relations, nos schémas de vie, à ce qui est d’un certain côté rassurant même si cela menace insidieusement notre équilibre, nos bases. On fait avec, faute de pouvoir faire sans. Et puis ce qu’on connait finalement ce n’est pas si pesant, on s’en accommode pas si mal de nos obligations, alors bon, pourquoi pas remettre des sous dans la machine et repartir pour une nouvelle dizaine?

J’entends souvent des personnes dire “c’est la faute de”. En effet, on peut passer beaucoup de temps à rejeter la faute sur autrui, à vouloir prouver par A + B que si on ne fait pas telle ou telle chose c’est parce que nous manquons de confiance, nous n’avons pas eu la chance des autres, nous avons manqué le coche.

J’entends souvent aussi “pour moi c’est trop tard”, comme si il y avait une date de péremption pour faire des choix en accord avec nos valeurs et nos souhaits, comme si passé un certain âge nous étions forcés d’admettre que ce n’est plus la peine d’essayer.

Lâcher, quitter quelque chose, ça ne veut pas non plus dire claquer la porte et repartir à zéro, remettre en question toutes les sphères de sa vie, tout quitter sans un regard en arrière. Ca peut simplement vouloir dire faire quelques aménagements, changer de cadre, choisir un nouveau loisir, passer plus de temps avec d’autres personnes, abandonner une mauvaise habitude, commencer une thérapie pour soigner un mal être ou un trouble, se mettre au sport…

J’entends beaucoup de gens avec des excuses plein la bouche. Les enfants, les parents, les conjoints, l’âge, la situation géographique, l’argent et j’en passe. Je ne dis pas que tout choix est simple, loin de là! Je ne dis pas qu’il n’y a pas des personnes qui doivent être prises en compte dans nos décisions. Mais il n’y a qu’un pas entre l’impossible et le début de quelque chose de possible. Et c’est à la portée de tous.

Quels sont les actes qui vous ont semblé les plus difficiles à poser? Qu’est-ce que vous souhaiteriez lâché aujourd’hui? Qu’est-ce qui vous empêche de le faire? Qui rendez-vous responsables (on le fait tous un jour ou l’autre!)?

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

20 thoughts on “Quel choix?

  1. Comme d’habitude, on voit dans la même direction. C’est vrai que changer ou simplement améliorer certaines choses n’est pas toujours facile et qu’il est plus simple de se plaindre. Bravo pour cet article qui va donner envie à celui ou celle qui hésite à oser faire ce premier pas vers le changement. Bisous 😘

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    1. Merci Nicole!
      Le changement peut être source de stress mais à chacun de choisir. Je trouve qu’en acceptant sa part de responsabilité on se donne une chance de faire autre chose.
      Je t’embrasse bien fort en espérant que tu vas bien.

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  2. Bonjour Marie,
    le plus difficile pour moi, et le plus lourd de conséquences, c’est d’avoir fait le choix d’avoir recours à une FIV pour devenir maman. Ensuite la machine s’est un peu emballée : la FIV a réussi du premier coup et doublement réussi parce qu’au lieu du bébé désiré sont arrivés des jumeaux, j’ai dû démissionner et emménager avec le papa…
    J’ai perdu un peu le contrôle de ma vie. Aujourd’hui, la sagesse me dicte de chercher un emploi à l’extérieur (je le fais un peu mollement, parce que ce n’est pas ce que je veux intimement), mais j’ai surtout envie de réaliser mes rêves d’écriture et d’édition et de voir où ça m’emmène et je me sens un peu coincée entre ces deux orientations qui demandent toutes deux beaucoup d’énergie. Pour le moment, je suis mon envie. J’écris. Mais le choix reste difficile. Je suis partagée entre mon devoir de maman (gagner de l’argent pour le bien être de ma famille) et mes désirs personnels (me lancer à corps perdu dans l’écriture, comme j’en ai toujours rêvé). Ce n’est jamais simple de se lancer dans de nouvelles activités. Il faut arriver à garder un certain équilibre, mais je suis toujours persuadée que notre volonté est souvent ce qui nous porte ou nous fait défaut. Bisous d’ici

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    1. Tout à fait, notre volonté, notre partage entre le choix du devoir et du droit, notre devoir envers les enfants, notre droit de nous épanouir selon nos rêves…. Je passe par là en ces moments. Je suis coincée entre le choix de quitter mon travail pour mes enfants ou de combiner les deux. Mais pour être sincère, cette combinaison ne marche pas bien, je perds beaucoup du côté ‘enfants’. Je salue votre courage d’avoir pu abandonner votre boulot, bonne chance pour le reste.

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      1. Ce choix-là n’est jamais simple. Je vous souhaite de trouver l’équilibre entre travail et enfants. Je n’en ai pas été capable : j’ai choisi les enfants, mon travail était trop lourd à supporter émotionnellement (j’étais gérante d’un agence postale en campagne et il y avait une dimension sociale que je n’arrivais plus à endurer). Bonne chance à vous aussi et bon courage. Belle et douce journée !

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        1. Je crois avoir trouvé le bout de puzzle qui me manquait dans votre réponse : “il y a un temps pour tout et chaque temps compte”. Alors là, merci infiniment. Sincèrement, Merci à toutes les deux !

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    2. Bonjour Sandra, en effet les choses se sont précipitées pour toi et il t’a fallut vite t’adapter à une nouvelle vie avec deux enfants.
      Pas facile de savoir quoi faire ni comment. Pour ma part j’ai fait le choix de la sécurité, d’un boulot bien payé, pour le moment intéressant. J’arrive à écrire tout de même mais certains rêves restent en l’état. C’est mon choix d’aujourd’hui et demain on verra.
      Je te souhaite de t’épanouir dans les tiens. L’écriture fait partie de toi et je crois qu’il faut aussi savoir oser ses rêves!
      Grosses bises et à très vite

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  3. Je pense avoir mené ma vie et ne veux pas regarder dans le rétroviseur de la vie ! Pourtant il m’arrive de penser que si j’avais eu une mère digne de ce nom je m’en serais mieux sortie ! Trop de temps a passé et il me faut faire avec ! Passe une bonne soirée Marie Grosses bises

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    1. On ne pas malheureusement pas changer la donne de départ Paulette! Je crois que beaucoup donnent le meilleur d’eux mêmes avec des cartes pas toujours belles. Et n’est ce pas ce qui compte, mener sa barque et compter les +, en tentant de lâcher les –
      Grosses bises Paulette

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  4. ça me pousse à refléchir, ça fait deux ou trois jours que je fais ce genre de reflexions dans ma tête. Je sais exactement ce que je dois faire, je sais que c’est le meilleur choix pour moi, je me retiens et finalement, je culpabilise. Je n’accuse personne, je suis tout simplement lâche.

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    1. Oh non pas lâche. Quand on n’engage que soi c’est plus simple que quand on a une famille derrière, des obligations. Je ne dis pas que ce n’est pas possible mais on y réfléchit bien souvent à deux fois tout de même.
      Bon courage!

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  5. This is a thought-provoking post, as well as insightful, Marie. I found myself nodding in agreement while reading your thoughts. My husband and I are in the empty nester phase, finally falling into a comfortable routine and enjoying the time together as we approach 33 years. Our children are across the country, doing well, but we miss them and loathe the many states in-between us. So, we plan to slide into retirement in the next couple of years, but we’re deciding if we stay or if we move closer to them. I think moving will be the choice, but it’s a scary one also. Several factors to consider and a big choice to make is the bottom line. This is what came to mind after reading your post. Have a good weekend! xo

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  6. Je pense qu’on a toujours le choix et on a toujours la possibilité de faire quelque chose. Par exemple j’ai décidé de donner la priorité à mon roman, du coup j’ai naturellement réduit ma consommation d’Instagram et de blogs (j’ai 15 articles à rattraper sur le tien !). Alors évidemment, quand on a des enfants, etc. et que les “incompressibles” de temps s’accumulent il reste pas beaucoup de temps-libre, mais justement c’est parce qu’il en reste pas beaucoup qu’on doit en faire ce qu’on veut vraiment…
    Je pense que, quand on veut vraiment changer, quelque chose dans sa vie ou dans soi-même, on trouvera toujours un moyen d’y accorder la priorité et de lâcher le reste, même si ça peut faire peur.

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  7. Ce billet me parler beaucoup (comme souvent).
    J’ai entamé un énorme chantier. Cela fait deux ans. Je ne suis plus certaine d’être encore tout à fait alignée avec mes objectifs du début mais comme tu le dis , c’est la mise en route qui compte, c’est de se mettre en chemin vers le changements, ne pas nécessairement tout mettre à terre en 60 secondes, ni affronter le versant le plus raide de la montagne.
    Je me sens parfois frustrée, parfois perdue, parfois angoissée d’avoir secouer le cocotier mais je n’ai pas envie de faire marche arrière. Je continue car je sais que c’est quelque chose de profond, quelque chose d’essentiel qui m’ a poussée même si je suis lente et prudente sur ce chemin.

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Un mot doux pour la route...

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