Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Le temps de ce qui fut

Photo by Fernando Cabral on Pexels.com

Nous ne sommes jamais très loin des nouvelles qui dérangent, qui viennent comme un grain de sable perturber la marche de notre monde. Ce que l’on croyait acquis et ce qui d’un coup n’est plus. Deuils, séparations, nouveaux départs.

C’est un peu comme les cycles, comme les marées qui déposent sur le sable le fruit de leur récolte et puis les vagues qui repartent en quête de nouveaux horizons. Tout parait fort, tout est fragile. Tout nous apparait d’un coup tel que ça a toujours été, tel que nous ne voulions pas le voir, nous y étions tellement habitués.

Les habitudes, justement, quand sont elles fiables, quand deviennent-elles dangereuses? A partir de quand devrions-nous savoir que quelque chose ne tourne pas rond, qu’il y a comme une faille dans les rouages? Avec le recul, on se souvient, on pourrait presque dire le jour et l’heure exacte, ce qu’on a ressenti, cette intuition profonde, cette sensation intense, déstabilisante qui est venue titiller nos certitudes. Et puis la vie a continué, comme si de rien n’était, fidèle à elle-même.

Les sentiments sont-ils faits pour durer éternellement? Est-ce qu’il y a quelque chose qui fait que pour certains, c’est une histoire à vie et que pour d’autres, c’est juste quelques pas sur le chemin? Pourquoi est-ce que parfois ça tient et parfois ça lâche, en laissant un vide comme une balle d’obus dans la roche?

Sommes nous tous à risque ou bien, existe t-il un de ces secrets bien gardés qui fait fi du temps et des années, des aléas de la vie, des chemins pris et qui offre un équilibre à tout jamais indestructible?

Hier encore, nous faisions tous partie de la même entité, de la même amitié et puis le décor change et il faudra s’habituer, à ne plus rire ensemble, à ne plus vivre à côté. Il faudra le temps pour pouvoir parler, de ce qui fut, sans sentir le cœur au bord des lèvres et les yeux mouillés, le temps d’apprendre à vivre sans, mais sans les souvenirs c’est un pari impossible. Alors le temps pour que les souvenirs se teintent d’une douce nostalgie, sans regret et sans heurt.

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Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

5 thoughts on “Le temps de ce qui fut

  1. Au fur et à mesure que passent les jours il devient difficile de se souvenir avec exactitude de ce qu’était notre vie d’avant . Nous étions dans la Liberté et le bien-être , il aura fallu en être privés pour le réaliser ! Il faudra réapprendre à vivre ensemble ! Grosses bises

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  2. Je pense que nous ne pouvons maîtriser ce qui doit être ou arriver, enfin nous avons un semblant de maîtrise peut-être et beaucoup d’illusions… peut-être… ou la conscience que nous mettons dans les choses, les évènements, les personnes n’est elle-même qu’illusion…

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    1. Un commentaire plein de points d’interrogation, comme je les aime Patricia!
      Je crois qu’il y a des choses qui échappent complètement à notre pouvoir. Même si nous restons libres des choix que nous posons.
      La vie a sa manière pas toujours délicate d’envoyer valser nos idéaux. Aussi.
      Merci

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Un mot doux pour la route...

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