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Mauvaise excuse

Crédit Pixabay

Quand j’ai partagé, autour de moi, mon souhait de reprendre mes études pour devenir thérapeute, tout le monde a trouvé l’idée géniale!

Quand j’ai demandé, autour de moi, qui serait partant pour passer à la pratique, de manière ponctuelle ou en suivi, bizarrement il n’y avait plus personne au rendez-vous! Sauf 1! Du “on se connait trop bien” à “je ne vois pas de quoi je pourrais te parler”.

Sur le coup, je me suis dit “peut-être”, en effet. Je suis comme ça, je remets rarement en question la parole des autres. Et puis en en discutant avec mes copines de promo, je me suis rendue compte que c’était une mauvaise excuse, la première. Elles ont toutes débutées avec des proches, amis, famille. Donc le fait de bien se connaître ne rentre pas en ligne de compte. Pour la deuxième, là, c’est tout simplement un refus de voir la vérité en face. Nous avons tous des problématiques, petites ou grandes, selon notre échelle de valeur. Il n’y a que les sages qui vivent au-delà de la souffrance. Je pense qu’on est en loin…

Ce que je comprends parfaitement, c’est que ce soit compliqué pour certains de parler, de se confier, de tirer le fil. Même quand nous sommes dans une démarche avec un thérapeute, c’est assez déstabilisant. Tout travail sur soi l’est. Pas plus tard que le weekend dernier, une de mes profs a mis l’accent sur un truc qui m’a pas mal bousculée. Et tant mieux. C’est aussi comme ça qu’on avance.

Ma première analyse de rêve, je l’ai fait avec ma sœur et niveau proximité, intimité, il n’y aurait à redire! Il faut savoir que dans la relation d’aide, le thérapeute est là pour amener le patient, au fil des questions, à trouver en lui ses réponses. Le thérapeute n’a pas de solution, il n’a pas d’avis sur ce que vous lui confiez. Il est neutre, formé à l’écoute active et bienveillante.

Alors peut-être que je n’ai pas assez expliqué ma démarche, je suis douée pour me remettre en question, ou bien je suis entourée de personnes qui ne sont pas dans la même dynamique que moi et je l’accepte. Cette réalité va me forcer à sortir de ma zone de confort et à en parler davantage autour de moi, pour trouver des personnes en qui cela fera écho.

Il est un peu, beaucoup décousu cet article, je vous l’accorde. Je l’ai écrit pour que chacun, chacune, à son niveau, se pose la question de toutes ses excuses du quotidien qui l’ empêche de se réaliser, d’oser, qui le maintienne dans un confort relatif, dans une évolution contrôlée. N’oublions pas, sauf situations très particulières, que nous avons toujours le choix!

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

39 thoughts on “Mauvaise excuse

  1. Je suis art thérapeute et il ne m’est jamais venu à l’idée de tester cette compétence sur des intimes. Dans un cadre thérapeutique je pense (avec certitude) que tu ne peux pas être neutre avec des amis, de la famille… Et que le cas se présentant, j’adresserais la personne à un collègue. Je suis même étonnée que tes formateurs ne te conseillent pas mieux sur le sujet. Neutralité et bienveillance… C’est quoi comme formation ?

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    1. Je comprends et merci pour ton retour. C’est une formation de thérapeute en relation d’aide. Pour le moment, il ne s’agit que d’entrainement aux différentes techniques apprises en cours et en aucun cas d’un suivi thérapeutique.

      Quand tu as fait ta formation, tu avais des pratiques j’imagine à “tester”. Comment t’y es tu prise?

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      1. Je pense que tu devrais chercher un terrain de stage. C’est la meilleure façon d’appliquer et de tester ce que tu as appris, et ce en toute “sécurité” autant pour toi que pour ceux que tu veux accompagner. J’étais déjà infirmière depuis une quinzaine d’années et la psychopathologie faisait déjà partie de mon quotidien avant que je me lance sans ma formation. Aujourd’hui, c’est moi qui reçois des stagiaires et j’essaie du mieux possible leur transmettre mes connaissances. C’est toujours très riche comme rencontres.

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          1. Le hasard ? J’animais déjà, depuis peu un atelier d’expression dans la structure dans laquelle je travaillais et une de mes collègues devait faire une sensibilisation à l’art thérapie. La semaine avant d’y aller, elle a eu un accident de voiture nécessitant une hospitalisation et mon chef de service m’a proposé d’y aller à sa place. J’ai dis oui ! Plantant mari et 3 enfants encore petits pour une semaine ! Durant ces 5 jours, j’ai expérimenté et j’ai trouvé ça magique quand lors d’un exercice, j’ai compris ce que c’était que le lâcher-prise ! En gros, alors que je voulais représenter le soyeux d’une robe (rose) d’un tableau du 18ème, m’est apparu un utérus ! Je ne raconterai pas la suite de séance, mais j’ai trouvé ça “magique” de pouvoir laisser s’exprimer mon cerveau et surtout de pouvoir faire du lien ! Du coup, j’ai fait une formation sur 3 ans ! Et je ne regrette ni ce choix ni les sacrifices qui allaient avec…

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      2. Je t’ai répondu et pchittt ! Plus rien… Alors je recommence…
        Quand j’ai commencé ma formation d’art thérapie j’étais déjà infirmière depuis pas loin de 15 ans et donc déjà bien familiarisée avec la psychopathologie, ce qui m’a franchement bien aidé dans ma nouvelle pratique. Je crois que ce qu’il te faut c’est un terrain de stage ! Comment appliquer en toute “sécurité” pour toi et ceux que tu veux accompagner sans ça ? C’est pas prévu au programme dans ta formation ? En art thérapie, c’est à mon tour de recevoir des stagiaires (par stage de 120 h minimum) et de leur faire profiter au mieux de mes connaissances et de mon atelier. La théorie c’est bien, mais quand il faut la mettre en œuvre, c’est plus compliqué. Et l’être humain a besoin qu’on prenne soin de lui. Il ne s’agit pas de mettre le pied dans la fourmilière et de ne pas savoir comment gérer ensuite. C’est du sérieux tout ça !

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        1. Il n’y a pas de stage à proprement parler, mais un rapport avec des pratiques justement à faire tout au long des deux années de formation.
          On a aussi des mises en situation régulières avec des élèves de notre promo et des superviseurs. Pour voir les points qui posent problème, les améliorations à apporter à notre pratique et nos points forts aussi.
          Oui c’est du sérieux! On ne rigole pas avec l’être humain.

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  2. Coucou Marie ! Peut-être que certaines de ces personnes reviendront vers toi après avoir réfléchi. Ce n’est jamais facile d’aller creuser au fond des choses… On n’a pas toujours envie de regarder ou de découvrir certaines vérités sur soi (je suis en pleine introspection en ce moment, il y a des choses qui sont douloureuses quand on met le doigt dessus). De gros bisous d’ici

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  3. Oh que oui des excuses je m’en trouve beaucoup lorsque cela m’arrange mais dieu merci j’en suis consciente du moins je l’espère.
    A part ce point, tu recherches des personnes à proximité ou à distance te convient aussi ? Car je sera partante pour ta pratique Marie !

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    1. Nous en sommes tous là Sand!
      Le tout est d’en avoir conscience…
      A proximité c’est mieux surtout sur ces thématiques. Merci en tous cas pour ton intérêt. Si ça évoluait je n’hésiterais pas Sand!
      Grosses bises

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      1. Je t’en prie Marie ! Saches que même si l’on ne s’est jamais rencontrées, je trouve que cette reconversion, cette formation est faite pour toi ! Tu vas être excellente dans ce domaine dans j’en persuadée.
        Grosses bises, belle journée et à plus tard 😉

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  4. Magnifique article et je suis vraiment contente de ta démarche.

    C’est vrai que se remettre en question, c’est pas donné à tout le monde.

    Et pourtant, c’est tellement passionnant d’avoir la possibilité de parler de son passé, de ses problèmes et qu’on puisse recevoir de l’aide pour continuer son chemin.

    Je te souhaite plein succès dans cette nouvelle voie que tu as prise.

    Magnifique fin de semaine 🥰

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    1. Merci beaucoup Nicole!
      C’était un désir lointain et souvent refoulé. Et puis un coaching a mis à jour ce que je ne voulais pas voir, par peur de plein de choses!
      Je t’embrasse et te souhaite une douce et belle soirée.
      Au plaisir…

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  5. Quand la démarche parait trop intime les gens ont tendance à se refermer sur eux mêmes ! C’est là que se pointent les excuses qui n’en sont pas ! J’espère que tu vas trouver quelqu’un qui réponde favorablement 🙂 Grosses bises

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  6. ça me semble beaucoup plus difficile de déballer ses petites affaires intimes avec un.e thérapeute qui fait partie de nos proches… je pense qu’on a besoin d’avoir quelqu’un de neutre en face de soi, quelqu’un aussi qui ne nous reverra plus, après 😉

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  7. Bel article! Je crois que ça dépend des sujets de discussions et des personnes : certaines personnes préféreront parler à un intime, d’autre à un illustre inconnu.
    Et pour ce qui est de se trouver des excuses, ça fait particulièrement écho en moi qui ais envie de changer de vie et qui me donne comme excuse les problématiques financières…ça me fait réfléchir!
    Bonne fin de journée

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    1. Merci
      Oui tu as raison. Nous sommes tous différents.
      Bienvenue au club, je mets toujours en avant le financier pour ne pas faire de choix. Tout cela est lié à nos peurs. Il faut travailler dessus et les dépasser. C’est tout un travail là encore sur nos croyances…
      Bon weekend à toi!

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  8. Je suis comme toi, je me remets toujours en question. Je te l’avais déjà dit, je fais des soins qui s’apparentent au Reiki. Mais compte tenu de ce que j’ai vécu ces derniers mois, je suis allée voir un thérapeute parce que là vraiment j’en avais besoin. Donc pour l’instant je ne fais plus de soins.
    Quel type de thérapie proposes tu ?

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    1. Je me souviens en effet Catherine, nous en avions parlé.
      Il y a des moments où il faut savoir se faire aider, c’est la base. S’occuper de soi pour pouvoir accompagner les autres.
      Je fais une formation pour être thérapeute en relation d’aide. Je m’intéresse aux massages et au journal créatif en plus. Maison verra par la suite ce qui m’appelle. Chaque chose en son temps!

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  9. Sujet intéressant…
    C’est vrai qu’on se trouve de bonnes excuses pour ne pas faire, ne pas bouger, ne pas essayer, ne pas oser…
    Dans ce cas particulier certains on peut-être peur d’ouvrir leur jardin secret. Ce serait bien au moins qu’ils le disent.

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    1. Oui je suis pense que ce n’est pas évident de se livrer, quoi qu’il arrive.
      Et tout le monde n’a pas forcément envie de travailler sur soi aussi. Nous sommes tous différents.
      Mais ça passe mieux en le disant!

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  10. Je pense que pour devenir une bonne thérapeute il faut avoir une pleine confiance en soi, avoir guérit et pansé ses blessures émotionnelles . Faire un travail sur soi en profondeur, être en paix et en harmonie avec soi-même avant de vouloir aider les autres. Vouloir apporter soutien aux autres quand on a soi-même des propres blessures enfouies non guéries, cela s’apparente au syndrome du sauveur (dont j’ai parlé sur mon blog) Avant de vouloir sauver et aider les autres aller mieux, commencer par se sauver soi-même. Ne deviens pas psychothérapeute qui veut. Je te souhaite du courage dans cette voie.

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    1. Merci pour ton message. Je pense que nous n’en avons jamais fini de panser nos blessures. C’est le processus d’une vie ! Et ceux qui pensent les avoir toutes guéries sont alors des sages. Restons toujours humbles…
      Quant à aider, cela ne veut pas dire sauver. Mais bien accompagner en effet dans un moment de vie. Nous avons tous plus ou moins besoin d’avancer en cordée.
      Tous les therapeutes font un travail sur eux en parallèle du soutien qu’ils apportent aux autres.
      Quant au “sauveur” n’oublions pas qu’il est en chacun de nous et peut être activé / réactivé à tout moment!!
      Merci pour tes encouragements.

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  11. Je trouve que la thérapie est un très beau travail. C’est une voie qui m’intéresse aussi, mais j’ai beaucoup de doutes pour l’instant, car je suis moi-même en train de chercher à résoudre ma propre condition mentale. Je pense que l’auto-thérapie peut donc aussi être bénéfique 🙂
    Comme tu l’as écrit, être en démarche avec un thérapeute, même lorsqu’on est un proche, c’est plutôt déstabilisant. L’idée de confier ses ennuis demande beaucoup de courage, et surtout lorsque des personnes se connaissent, il y a la peur de décevoir ou de créer des tensions. Peut-être est-ce pour cela que les proches se sentent inconfortables à l’idée de s’exprimer ?

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    1. Merci pour ton partage.
      Nous sommes tous plus ou moins en quête de nous-mêmes.
      Tous les thérapeutes sont supervisés, travaillent sur eux, cherchent à se connaitre, se comprendre davantage.
      C’est l’oeuvre d’une vie!!
      Oui je pense qu’il y a beaucoup de personnes dont mon entourage qui ne sent pas à l’aise. Et pourtant même en tant que personne, je suis plutôt dans la bienveillance et général et l’absence de jugement sur les idées et parcours des uns et des autres.

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Un mot doux pour la route...

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