On ne va pas en faire tout un plat…

Standard

Crédit Pixabay

Justement non.

L’idée première de cet article a cédé sa place. J’ai bien trop écrit sur cette histoire, sur les maux, sur le silence, sur tout ce qui déconstruit et empêche même de respirer, sur la colère, la peur (là on peut vraiment la nommer parce que le danger est bel et bien réel).
Beaucoup écrit sur ce qui n’avait aucun sens.

Comme le dit si justement Sand dans un de ses article: Ne pas oublier qu’il n’est pas ” les autres “.
Ça coule de source. Et pourtant ce n’est pas toujours si évident surtout quand un petit quelque chose vient raviver la flamme des mauvais souvenirs.
Il est naïf de penser que nous pouvons les faire disparaitre. Ils existent. Par contre nous pouvons à chaque instant leur dire “non”. C’est notre seul pouvoir, de les empêcher de venir perturber notre présent. Ces souvenirs n’ont rien de bon à nous apporter.

Il faut bien avouer qu’au départ c’est troublant, quelqu’un qui s’intéresse à vous et qui vous trouve aussi assez intéressant(e) pour avoir envie d’être avec vous. C’est presque incongru. Généralement vous vous touchez cinquante fois dans la journée pour vous assurez que c’est bien vrai, que c’est bien vous et que l’autre existe et qu’il n’a pas du tout l’air de faire ça par dévotion ou avec l’intention de vous “posséder”.
Oui comme on possède une table, un canapé. Un objet du décor quoi!

Il a l’air très bien, même épanoui. Et même vous, vous vous sentez bien. Plus besoin de faire semblant. Vous pouvez vous exprimer sans crainte que cela explose, vous pouvez avoir des envies, dire oui, dire non. Vous vous sentez en phase et vous intégrez que vous avez même le droit de ne pas être d’accord et que cela ne va pas changer la profondeur de vos sentiments. Vous découvrez la vie sans cri, sans silences, sans portes qui claquent, sans cette impression de toujours être à côte de la plaque, sans cette sensation de ne jamais être assez.

Je crois qu’il faut du temps pour se réapproprier son corps, son identité, sa valeur. Et de la volonté pour ne plus laisser le passé l’emporter. Il est, bien heureusement, derrière nous et moins nous nous intéresserons à lui, plus son énergie diminuera. Ce qui implique qu’au préalable nous ayons bien entendu travaillé dessus, que nous l’ayons compris et intégré. Sinon c’est juste reculer pour mieux sauter!

29 thoughts on “On ne va pas en faire tout un plat…

  1. C’est juste. Tu l’expliques très bien. Cependant, ce n’est pas facile de tourner la page, d’aller de l’avant. Réussir à faire taire l’égo, se pardonner et avancer, c’est un long travail. Et je dirai aussi, apprendre de cette relation pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Et enfin, oser croire, comme tu l’écris si bien, qu’il existe autre chose que la souffrance et qu’oser à nouveau faire confiance, ça peut nous surprendre plus qu’on l’avait imaginé. Merci pour ce joli partage. Moi aussi, j’aime beaucoup te lire 😉

    Liked by 1 person

  2. En fait, je pense qu’au lieu de leur dire ‘non’ à ces souvenirs, je dirais plutôt qu’il faudrait bien les regarder en face, pour les ‘intégrer’ et puis : ‘Oui, OK, je t’ai bien vu mais maintenant on arrête là, tu peux t’en aller’, un truc du genre…

    Liked by 2 people

  3. J’aime ta façon de penser ! Regarder en face le passé, les souffrances et se dire, voilà j’ai saisis, je ne tomberai plus dans ton piège. Accueillir le passé c’est aussi accueillir le présent. Pouvoir enfin dire oui à l’autre …
    Merci Marie et belle fin de journée. Gros bisous.

    Liked by 1 person

    • Merci Catherine.
      C’est tout à fait ça. Ce sont de nouveaux mécanismes à s’approprier.
      J’ai vraiment envie de profiter d’aujourd’hui.
      Merci et belle fin de journée à toi
      Je t’embrasse affectueusement

      Like

  4. Si le privilège de l’Homme réside en sa faculté de penser, cette faculté peut aussi se retourner contre lui lorsqu’il l’utilise à mauvais escient. Ainsi, ressasser à outrance les bons souvenirs ou les peines empêche tout simplement l’action juste. Pourtant en réalisant que le passé n’est plus d’actualité, celui-ci perd alors de son pouvoir. Mis à l’épreuve de la réalité de l’instant, il cesse alors toute emprise et nous pouvons rompre avec lui sans états d’âme et sans regrets… Mais comme tu le dis dans ton bel article, rompre avec son passé consiste aussi à l’accepter car tant que les rancœurs d’une autre époque se réactualisent, il paraît difficile d’avancer. Il devient donc necessaire de mettre en lumière les causes profondes de cet attachement à une histoire qui n’est plus…

    Liked by 1 person

    • C’est juste Sabine. Notre faculté de penser nous entraine parfois sur des chemins qui ne nous servent pas.
      Ta dernière phrase m’a fait réfléchir. L’histoire n’est plus mais elle reste là, quelque part, mon fils est ce lien entre nos deux vies. Si l’emprise n’est plus, c’est parce que j’ai posé des limites nécessaires à notre bien être. Limites qui sont de temps à autre remises en question par un message, qui vient réactiver des blessures que je croyais guéries…

      Like

  5. Oublier les souvenirs déplaisants non, mais se détacher de la souffrance qui s’y rattache, c’est ce à quoi j’aspire pour beaucoup d’entre eux. Peu à peu, on y arrive. Le mieux c’est d’en créer des nouveaux,des beaux, qui prennent toute la place dans notre esprit et notre coeur… Doux bisous !

    Liked by 1 person

  6. Houlala le passé comme je m’en tape !! Je déteste déjà me fricoter avec les cauchemars de la nuit alors le pourquoi du comment basta ! Chacun fée comme cela lui plé plé plé ! Le futur c’est mieux aujourd’hui alors pourquoi irais-je m’enquiquiner avec ce qui n’est plus moi je me passionne pour ce qui est et toute ingestion de toxique non nécessaire me chaloupe le palais, alors non pas de ça chez moi !

    Liked by 1 person

  7. Nous n’oublions pas. Dans un sens, heureusement. Ses souvenirs font partis de nous, ils nous guident parfois dans des meilleurs choix. Mais parfois, les souvenirs entrainent un gout amer et un inconfort. On le sait, nos pensées jouent un rôle majeur dans notre bien être…. Oublier non, mais accepter, se reconstruire 🙂

    Liked by 1 person

  8. sweetiejulie

    Se reconstruire prend du temps.
    Prends soin de toi, et pardonne-toi ces moments où les souvenirs douloureux s’invitent un peu trop dans le présent. Ils sont là que pour te rappeler le chemin parcouru, la force que tu as, et toutes les belles choses qui aujourd’hui t’entourent.
    Je t’embrasse avec douceur, et amour.

    Liked by 1 person

Un mot doux pour la route...

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.