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En quête de simplicité et de conscience

Crédit Pixabay

Il ne m’est pas toujours aisé de poser des mots sur mes ressentis. Parfois ça prend du temps, de comprendre pourquoi, pour ensuite poser les bases d’un nouveau départ.

Ces derniers jours, je sentais comme un trop plein, que pour une fois je n’ai pas tenté de combattre, mais que j’ai accueilli, avec la conscience que tout bouge dans l’existence et que tout arrive à point nommé, avec un peu plus de neutralité et moins de mental que d’habitude.

On parle beaucoup de surconsommation. Elle existe belle et bien et pas seulement d’un point de vue matériel. Les réseaux sociaux, les newsletters, les programmes de coaching, de développement personnel qui jurent avoir le clé à tous les maux de notre siècle, les livres, les lives, les vlogs, les podcast et j’en passe certainement. Nous luttons pour consommer mieux et nous oublions la pollution quasi permanente de nos cerveaux. Nous ne jurons que par le bio, l’écologie et nous passons des heures sur notre téléphone portable, de peur de “rater” quelque chose.

J’avoue que par moments cette avalanche d’idées me perturbe. Je me sens tiraillée entre toutes ces propositions. Je me sens un peu prisonnière d’un système où il faudrait absolument être au courant de tout à tout instant, mettre des centaines d’euros dans des dispositifs qui – croix de bois, croix de fer – vont m’offrir la solution, vont répondre à mes questions, m’apporter le réconfort que je cherche depuis longtemps.

On parle de plus en plus d’influenceurs et pour cause. La majorité de la population déteste le lundi et attend le weekend avec une impatience non feinte, rêve de ses prochaines vacances au moment même où les précédentes s’arrêtent, est en quête omniprésente d’elle même, sinon elle ne serait pas obnubilée par ce petit écran qui la sépare du monde.

Je n’ai jamais été très réseaux sociaux, je déteste m’inscrire à une newsletter et recevoir un mail par jour qui me vante les mérites du Programme Miraculeux, voir ma boite mail crouler sous les messages de ventes privées. De temps en temps, je fais le tri. De temps en temps, je déconnecte, je coupe Instagram, je supprime les notifications. Je n’allume pas la télévision. Je laisse mon téléphone à la maison quand je pars me balader.

Je libère de l’espace dans mon esprit. Je fais de la place pour revenir à ce qui compte. J’apprends à vivre sans pour mieux être dans ce qui fait sens, pour moi, à cet instant là. Je recherche quiétude et simplicité dans un monde qui va très vite et qui, si on ne fait pas attention, nous fait perdre la conscience de nos actes. Voilà, je veux retrouver la conscience, faire des choix qui me correspondent, ne plus me vautrer dans ce luxe illusoire de l’argent qui achèterait tout, même la paix de l’âme.

Ma paix à moi, elle existe dans les moments simples, les partages du quotidien, un bon repas, un livre qui me transporte, la mer et le bruit des oiseaux au petit matin, regarder les nuages bouger et y voir des visages, méditer, prier, me reconnecter à la terre, au vent, à la danse de mes pas, à la musique de mon cœur.

Et vous, comment vivez-vous cela? Arrivez-vous à déconnecter? Vous sentez-vous libres ou bien pris dans un engrenage? Pensez-vous que vos choix sont conscients ou dictés par les influenceurs modernes?

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

24 thoughts on “En quête de simplicité et de conscience

  1. Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’en rendre compte mais je suis d’accord avec toi… Je la ressens souvent cette peur de “rater” quelque chose alors que j’essaye d’avoir un mode de vie plus sain au quotidien. Je me pollue toute seule par les réseaux sociaux et l’influence (parfois néfaste) qu’ils ont sur moi et ma façon de vivre…

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  2. Ma vie est Fauve Marie, à chaque moment tout peut basculer…on passe par tous les sentiments, mais pas un jour se ressemble.
    Un équilibre stable, pas simple, il y a tellement de variables.
    J’ai une règle, le respect de ce que je reçois jour après jour.
    Bel après-midi Marie.

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  3. Je partage tout à fait tes analyses et il est une chose certaine pour moi, je ne suis sur aucun réseau social tel qu’on les entend (Instagram, Fesse book, Twitter, Linkedin, etc…) mais je suis sur le réseau social de mes blogs amis ou du moins des blogs et sites que j’apprécie. Et cela me suffit tout à fait. J’essaie au maximum de ne pas me laisser influencer par les courants, je n’aime pas les mots à la mode qu’on entend dans toutes les bouches, je me méfie des infos et des journalistes sauf d’investigation…. et encore…. bref j’essaie d’être moi et avec moi. Certains jours on se sent un peu paumé par rapport aux autres qui sont à la pointe de tout mais que c’est bon aussi de pouvoir s’extraire de l’inutile.

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  4. Me déconnecter j’y arrive sans soucis depuis quelques années. Sans doute y avait il pour moi une urgence à écouter mes ressentis et pas ce que l’on me disait de croire. Je suis entrée dans la spiritualité comme dans une histoire d’amour, entièrement, c’était vital. Pour autant, je n’ai suivi que de rares personnes, celles qui pouvaient et qui m’ont apporté une sorte de lumière et d’apaisement. Écouter son cœur et son intuition me semble être la seule façon d’évoluer aujourd’hui.
    Bises affectueuses Marie.

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  5. Eh bien Marie, cet article fait joliment écho au mien et tu parles de ce que j’ai ressenti ces derniers temps: cette surconnexion, cette surinformation qui nous fait oublier le vrai, le simple, l’ici et maintenant. J’ai moi aussi une envie terrible de me reconnecter au quotidien, à la vraie vie, et tu es dans le vrai en liant les comportements compulsifs sur les RS à la surconsommation. Je te souhaite plein de beaux moments sans écrans.

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  6. Une règle existe chez moi… pas de cellulaire au restaurant. Dérangeant pour les autres, dérangeant pour la personne qui nous accompagne. Pour ce qui est des réseaux sociaux, je dirais que sans ma passion pour la photographie et mon blogue, je ne fréquenterais probablement pas Facebook et cie. Tout comme le commentaire précédent, je fréquente quelques blogues et je participe à des ateliers d’écriture, tout ça comble mon besoin de lecture.

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  7. Je suis ce que l’on appelle une anti-pub. Plus jeune, je profitais toujours des coupures pubs à la télé pour faire autre chose. Aujourd’hui, je ne regarde plus la télé, n’écoute pas la radio et le peu que je subis lorsque je suis chez et/ou avec les autres m’insupportent et m’indignent toujours autant. Sur les réseaux sociaux, je squizze ou supprime les pubs. Quant aux “influenceurs”, je n’en suis pas ou très peu.
    Des bises Marie !

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  8. “Ma paix à moi, elle existe dans les moments simples”.
    Très jolie phrase, pour une belle philosophie de vie.
    La simplicité volontaire, appelée aussi sobriété heureuse, est une source de petits bonheurs au quotidien, loin de la consommation à outrance, des influences et de la surmédiatisation.
    Respirons et écoutons battre nos coeurs. ♥

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  9. “Ma paix à moi, elle existe dans les moments simples, les partages du quotidien, un bon repas, un livre qui me transporte, la mer et le bruit des oiseaux au petit matin, regarder les nuages bouger et y voir des visages, méditer, prier, me reconnecter à la terre, au vent, à la danse de mes pas, à la musique de mon cœur.”, ce passage me fait tellement plaisir, ça me rappelle une citation de Oscar Wilde qui dit:” j’aime les plaisirs tout simples de la vie, ils sont le dernier refuge des êtres complexes.”
    Merci et bonne journée à vous.

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  10. C’est tellement ça ! J’ai osé faire le pas de supprimer les réseaux sociaux. Mon bonheur, c’est de lire les blogs que j’ aime. Ça me suffit. Et vu que je ne suis plus les réseaux sociaux, je m’en fou de louper une information. Toujours moins, c’est mon but de cette année. Toute belle journée Marie et encore merci pour ton bel article 😘🙏

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    1. Ce commentaire, et d’autres ci-dessus, m’ont rappelée un éco-défi publié il y a 2 ans sur Echos verts : gérer son temps de manière durable : https://echosverts.com/2018/01/12/eco-defi-gerer-son-temps-de-maniere-durable/
      Il y avait notamment des petites cartes avec des objectifs à atteindre pour se libérer progressivement de l’addiction numérique (par exemple : je ne me connecte pas avant le petit-déjeuner) : https://echosverts.com/2018/02/07/50-minidefis-pour-se-deconnecter/
      Je trouve l’idée très sympa pour les addicts du net et des réseaux sociaux. 😉

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  11. N’ayant jamais eu Twitter, pas trop utilisé Instagram et plus sur Facebook depuis 3 ans au moins je crois que j’ai déjà fait pas mal de vide

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  12. Je m’oblige à ne jamais être connectée en permanence, à prendre le temps. Et c’est vrai que ça peut vite être chronophage tout ce qui peut se passer alors je me force à mettre de la distance par mes loisirs, le travail et les relations que je peux voir.

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  13. Pour moi être libre est n’avoir aucun compte à rendre, ne pas subir de pression, d’intrusion, de contrainte temporelle ou matérielle, être libre c’est aimer ce que l’on fait, bref un truc qui n’existe pas dans ce monde mais vers lequel on tente d’aller pour recueillir quelques miettes quelques illusions….

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  14. Je partage totalement ton ressenti Marie. Il y a 10 ans, de part mon métier à l’époque, j’étais hyper accro aux réseaux et hyper connectée. Puis je me suis lassée. Je n’ai ” que ” Facebook et Instagram.
    Facebook je ne supporte pas, je trouve ce réseau très malsain, très négatif. Je n’y vais que pour répondre aux commentaires. J’avoue n’intervenir presque jamais sur les autres comptes. Par contre Instagram j’aime beaucoup. J’y suis active mais pas accro. Et je peux ne pas m’y connecter pendant plusieurs jours sachant que je n’ai plus aucune pression professionnelle de par les réseaux. Par contre maintenant que tu en parles, par moment, oui c’est vrai il y a cette petite crainte de louper un truc.
    Par contre j’adore m’inscrire aux newsletter des blogs que je suis et recevoir les nouvelles dans ma boite mail, que je peux lire tranquillement quand bon me semble.
    Je ne regarde plus la tv depuis les attentas du Bataclan ( ça m’a traumatisée ) par contre je suis très Youtube et Netflix. Ca me permet de choisir ” ce que je fais rentrer dans mon cerveau ” lol

    Et pour le côté influence oui ! Ça me permet de connaitre les tendances, les nouveautés mais je crois que c’est d’avantage de l’inspiration. Car je n’achète pas plus pour autant.

    Je t’embrasse fort Marie !

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  15. J’avoue que je regarde peu la télé. Je regarde peu les infos. Mon seul réseau social est fb ou je n’ai pas grand chose a part des vidéos de chat, de groupes, de concerts, de spectacles d’humoristes.
    Pas de média. Ou kombini peut être, qui mêle un peu tout.

    Alors je suis certainement influencée, c’est évident. Mais j’évite les réseaux. Je sais l’effet que ça peut avoir sur les gens.

    Je fais au mieux.
    Par contre, je me pollue moi même.
    Entre les envies que je souhaite mettre en place et la réalité du quotidien. La fatigue aussi..

    Bref les mots de bousculent et sont peu clairs.

    Bisous Marie 🙂

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  16. Cet article est criant de vérité et donne extrêmement envie de retourner à la simplicité également… Au calme, à la douceur.. J’ai pu expérimenter ça pendant ma petite pause et en revenant, je sais déjà que je vais très rapidement réitérer l’expérience. Tant pis si je perds des abonnées parce que je ne suis pas assez présente. Tant pis si je ne dis pas tout de suite sur la toile ce que je ressens, et même tant pis si je ne le dis jamais. Je préfère le ressentir, justement, me concentrer et vivre l’instant. C’est compliqué pour moi de vivre l’instant présent, j’ai toujours vécu en ressassant le passé et en imaginant comment j’allais me servir de ce que je vis plus tard.. Mais le peu de fois ou j’y arrive, je savoure. Et en te lisant, je me rends compte que c’est peut-être aussi lié au fait que je suis sur internet et les réseaux sociaux depuis que le collège et que ça n’aide pas… Mais j’y arrive encore, dieu merci et j’aime ça, contrairement à d’autres personnes de mon âge ou aux plus jeunes qui ont vraiment du mal à “déconnecter”, justement.
    Pour terminer ce loooong commentaire, je tiens à te dire à nouveau merci, parce que tes mots m’ont donné très envie de profiter de mon dimanche en douceur, sans me préoccuper de quoi que ce soit, juste en savourant la simplicité 😀

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  17. Très transporteur comme article. Bravo! Je rejoins votre constat qui est purement véridique. Très peu de personnes vivent selon leur propre personnalité et leur propre vision. Je pense profondément que tout être humain a besoin de développement personnel car si nous devions tous avoir un objectif commun ce serait devenir les meilleurs versions de nous-mêmes chaque jour. Et pour cela un développement personnel fréquent est nécessaire. Cette démarche peut se faire simplement par le biais des livres, du coaching, des vidéos YouTube . . . Mais beaucoup oublient que l’une des clés du bonheur est de rester soi-même. Avec l’engouement des réseaux sociaux tout le monde veut imiter tout le monde en pensant que les autres ont une vie bien meilleur. C’est une erreur fatale qui nous empêche de nous concentrer sur ce qui nous est essentiel et ce qui nous rend pleinement heureux . . . La famille, nos passions, la santé, les moments conviviaux, devenir une meilleure version de soi-même chaque jours, inévitablement par le biais du développement personnel car pour devenir une meilleure personne cela nécessite d’apprendre de personnes meilleures que nous. Mais faisons de nous des priorités, soyons premièrement fan de nous-mêmes. Car trop de personnes sont influencés par la vie virtuelle de ceux qu’ils pensent être mieux qu’eux. La ressource la plus importante que nous avons tous est laquelle? Je vais vous le dire. C’est le temps et nous accordons beaucoup plus de temps aux autres qu’à nous-mêmes. Favorisons notre bonheur selon nos valeurs et pas celles des autres.

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Un mot doux pour la route...

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