Dans ma calebasse!

Crédit Pixabay

Dans ma tête, ça bouillonne. Sans cesse. C’est la grande foire du mois, pas une minute de répit. Les idées se bousculent et me bousculent parfois. C’est sans fin. Ça vient, ça part, ça s’installe pour quelques minutes ou ça prend ses aises.

Dans ma tête, on ne s’ennuie pas. Il y a toujours quelque chose à faire, une pensée qui se balade, un sujet qui m’interpelle, une phrase qui fait naitre une ribambelle de questions.

C’est loin d’être un grand bazar, puisque je m’y retrouve assez pour mener une vie normale. Mais j’avoue que ça a prit du temps. A une époque, j’étais sous l’eau, incapable de gérer ce flux continu d’informations. Depuis, j’ai appris à me poser, à noter, à méditer aussi. Une pause salutaire sans parasite. Lire, cuisiner, découper, coller, peindre, jouer, rire… Juste être là dans ce que je fais.

Avant la nouvelle vague. J’écris beaucoup justement parce qu’une fois posées je peux classer les pensées. Je mets de l’ordre, je tri, je lâche ce que je juge sans intérêt et je me concentre sur ce qui mérite une attention particulière.

J’ai lutté contre mon caractère et je me suis fait du mal. Aujourd’hui je suis dans l’accueil de ce petit vacarme intérieur. Je travaille sur moi, je cherche à comprendre plein de choses. Je suis curieuse du fonctionnement de l’humain. Je crois que c’est ça mon moteur, la passion de l’autre et de nos manières d’interagir, d’être, de vivre. Je me libère en continue d’attaches, de limites. L’autre étant mon meilleur miroir, j’apprends de lui aussi.

Je sais toutefois m’émerveiller, profiter de l’instant, le saisir aussi, le respirer, l’intérioriser.

Et puis ça repart. Mais quand on a réussit à reprendre sa respiration ça va beaucoup mieux!

Et vous, ça fonctionne comment dans la vôtre?

Ps: Merci Marie pour ton commentaire à l’origine de ce billet.

16 thoughts on “Dans ma calebasse!

  1. Ma tête… ce bazar inextricable dans lequel parfois je m’empêtre. J’aime beaucoup ce que ton petit vacarme intérieur te permet de poser sur le papier. Je suis toujours très heureuse de venir te lire car souvent, tes mots me font du bien. Bisous du soir !

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    1. Merci Sandra.
      Je suis heureuse que mes mots te parlent et t’apaisent.
      Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans tout çà mais nous avons l’écriture et je trouve que c’est une chance.
      Belle journée et prends soin de toi.

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  2. Il m’est arrivé d’avoir comme un besoin urgent de déconnecter mon cerveau, ne serait ce que pour pouvoir m’endormir (du genre, le mettre dans un bocal sur ma table de nuit quoi ! C’est gore comme image)…
    Avec les années et la maturité (peut-être), je ressens de moins en moins ce besoin…
    Je crois aussi que j’ai appris à le canaliser… On est devenu amis ! 😉

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    1. C’est génial quand on devient amis!!
      Fut un temps j’avais beaucoup de mal à m’endormir justement parce que le mental ne s’arrêtait pas.
      Et puis aujourd’hui j’arrive à faire le vide de pensées à ce moment là. Au moins.

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  3. Oh Marie, si tu savais comme ça se bouscule au portillon, des fois. D’où ce grand besoin de me vider la tête, que dis-je la nécessité…. soit de faire une vidange d’esprit, je note…. j’écris les idées, pensées…. comme ça pèle mêle sur mon grand bloc quadrillé, voire même n’importe quel bout de papier qui me tombe sous la main; soit j’aère mes neurones au cours d’une bonne balade. Puis quand vient le soir, je lis (si je n’écris pas. Lire, ça m’évite de cogiter.
    Belle et douce nuit à toi.Bisous. A bientôt.

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    1. C’est ce qui est bien quand on peut noter, tout et rien. Au moins ça ne pollue pas trop notre esprit!
      Je te comprends pour le soir. Moi aussi je préfère lire sauf quand j’ai quelque chose à sortir d’urgent.
      Belle journée à toi et au plaisir de te lire.

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  4. Je me reconnais si bien dans ton témoignage. Impossible de faire une pause, de ne pas associer plusieurs idées à la suite, d’arrêter cet engrenage de pensées.
    Cela peut être extrèmement fatigant et angoissant. Mais nous ne pouvons rien faire contre, c’est dans notre nature…
    Belle après-midi !

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  5. L’esprit qui bouillonne, qui pédale sans cesse j’ai connu … Tout et rien se bousculait, mes neurones hyperactifs ne savaient plus ou donner de la tête. Et puis il y a eu la maladie, qui m’a appris la lenteur. Choisir de ne rien faire comme le dit Nowo, est un choix, toute une organisation, qui commence par faire taire le mental en méditant et écouter le corps quand il a besoin de repos. Aller plus lentement, juste ralentir, c’est faire en conscience et pour moi c’est un véritable équilibre.
    Bises Marie.

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    1. C’est juste Catherine. J’apprends à prendre le temps aussi. La cuisine m’apporte beaucoup et méditer.
      Ce sont souvent les épreuves de la vie qui nous font réagir.
      Je suis heureuse que tu te choisisses, car c’est bien de cela qu’il s’agit au fond.
      Je t’embrasse et merci de tout coeur.

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Un mot doux pour la route...

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