Day: November 8, 2019

Les États d’Esprit du Vendredi 08.11.2019

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Une semaine avec, une semaine sans, quand le temps me le permet. Voici mes premiers états d’esprit de Novembre. Une pensée particulière pour les fondateurs de ce moment particulier de la semaine, autour duquel on se retrouve tous avec plaisir!

Début [21h31]

Photo: Vue de…

Fatigue : la semaine du mois synonyme de fatigue et de maux divers et variés + les cauchemars ça fait un peu beaucoup
Humeur : bonne
Estomac: omelette, compote maison et tisane
Esprit: heureux et tourné vers la quête du bonheur
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: une semaine chargée avec de nouveaux dossiers
Culture: Harry Potter 7-1 – côté livres, difficile d’accrocher à quelque chose. Avec Cécile Coulon mais je n’accroche pas trop

Penser à: aux exercices donnés par le psy
Avis perso (1): faire à la place de l’enfant, c’est pas terrible pour développer la confiance en soi!
Avis perso (2): je comprends de plus en plus ma peur de l’abandon (en cours de guérison)
Avis perso (3): se balader à Paris un jour de semaine quel délice!

Message perso (1): peu mais de qualité (2) c’était une bonne idée de changer de lieu pour le déjeuner (3) je suis heureuse que tu ai pu parler avec tes parents et que ta maman t’accompagne pour ce moment spécial (4) merci!

Loulou: compliqué en ce moment, a du mal à gérer ses émotions, ne voit que ses erreurs, adore l’école et apprendre
Amitiés : cartes, mails, en vrai
Love : attentif, prévenant, attentionné
Sorties : yoga, anniversaire, atelier d’écriture
Essentiel: être heureux et prendre soin de soi
Courses: food only!
Envie de: retrouver une certaine sérénité à la maison
Zic: Lynda Lemay – Cagoule

Fin [21h52]

Bon weekend de trois jours à tous! A mardi pour la suite de nos aventures respectives.

Voler vers soi-même

Tout devenir. Tout conquérir. Le nord, le sud, la lune et les étoiles. Et les planètes dans la vaste galaxie, pépites solitaires aveuglées par la lumière. Il rêvait, allongé sur son lit, inventait des histoires à partir des bribes du tout et du rien, de jour comme de nuit, créait des mondes dans l’espace du sien, qui s’étalait du lit au mur de la salle de bain.

Il aimait le football et les feuilles de novembre qui tombent, égayant de leurs couleurs les rues sombres de la ville. Il mettait de la passion dans ses courses folles, dans ses interprétations de chansons. Il faisait de chaque instant un jeu, devenait mélancolique quand le temps tournait à l’orage et que le soleil se perdait derrière les nuages.

Il avait été un poupon sage et câlin, aux yeux rieurs, au sourire serein. Il était un enfant plein de vie et de douce folie. Tant d’insouciance et de curiosité que nous, adultes, avions du mal à canaliser. Rentrer dans des cases c’était beaucoup moins compliqué à gérer.

Il faisait preuve de complaisance, de plus en plus, pour plaire, ne pas déranger, ne pas se faire gronder. Il devenait une définition de dictionnaire, un enfant sur papier glacé. Avec des perspectives d’avenir toutes tracées.

De l’extérieur ça faisait peur ce modelage, cette adaptation à une norme, une manière de voir. On ne l’accompagnait pas, on faisait à sa place. On ne le laissait pas être, on lui imposait une manière de se comporter, de s’exprimer. Doucement on faisait de lui ce qu’il n’avait jamais été.

Par peur sûrement. Nos peurs si bien ancrées. Nos limites si bien installées.

Il était grand temps de casser les schémas pour lui permettre d’ouvrir ses ailes et de voler vers lui-même.

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: étoile – complaisance – football – perspective – novembre – passion – poupon