Posted in Carnets de route

Pour lâcher le passé, il faut déjà être capable de lui faire face.

Crédit Pixabay

On entend souvent dire “pense positif”, “il faut tourner la page”, “le passé est le passé”. Je ne suis pas contre tout cela.
Cependant je crois qu’il faut être conscient des choses à assimiler avant cette étape. Et souvent on fait l’impasse sur cela. Parce que ce n’est pas le moment. Parce qu’il faut passer à autre chose et qu’on nous le serine à longueur de journée, parce qu’on ne sait plus trop où on en est.

Je pense qu’étouffer le passé, le planquer quelque part ne fait que reculer l’échéance, le moment où il faudra lui faire face. Parce qu’on ne dépasse le passé que quand on l’a compris, intégré, quand on a pardonné, digéré. Fait son deuil. Personne ne peut le faire à notre place.

Beaucoup refusent cette étape. C’est vrai que mettre les mains dans le cambouis, c’est souvent loin d’être une partie de plaisir. Mais reconstruire à partir de friches, de pièces mal agencées, ce n’est pas non plus l’idéal. Au premier gros coup de vent, tout risque de s’effondrer. Retour à la casse départ. Alors que prendre le temps de monter des bases solides, c’est s’assurer plus de stabilité pour la suite. Bien sûr, cela demande temps et énergie, de s’impliquer, d’apprendre, de fouiller, de faire face à des choses / évènements / sentiments délicats.

Gérer le passé ne veut pas non plus dire s’appesantir outre mesure dessus et passer à côté de sa vie. Cela veut dire prendre les mesures nécessaires, faire un travail sur soi, pour que le passé ne soit plus un poids, un fardeau pour notre évolution.

Ensuite on pourra en effet le laisser partir…

Qu’est-ce que vous en pensez?

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

21 thoughts on “Pour lâcher le passé, il faut déjà être capable de lui faire face.

  1. Retour à la CASSE départ : ce lapsus qui révèle tant ce que nécessite les nouveaux départs. Revenir en arrière qui à souffrir et parfois casser pour toute reconstruire.
    Je rejoins entièrement ta pensée Marie !
    Plein de bises

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  2. Le passé est souvent difficile à affronter simplement parce qu’on a peur et qu’on se dit “il n’y a pas le feu, il finira bien par se faire tout petit”. Je pense qu’il faut parfois aller jusqu’à une thérapie pour que tout reprenne sa place, pour qu’on relativise et qu’on se lave de tous ces encombrants qu’on a traversés ou que d’autres ont traversé avant nous mais dont on a reçu les éclaboussures

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  3. Je te rejoins totalement ! Affronter, digérer, réparer pour se reconstruire sur des bases solides et pouvoir avancer et enfin tourner la page. L’exercice est fastidieux mais nécessaire ! Bises

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  4. Faute d’avoir réussi à laisser complètement derrière moi le passé, je n’ai d’autres choix que de cohabiter avec, en essayant de faire en sorte qu’il se fasse le plus discret possible…
    Je trouve cette solution plus saine, je ne renie rien de ce qui a été, et j’avance résolument en allégeant le maximum possible le poids du passé.
    Bisous Marie

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    1. Ce n’est pas chose aisée Rachel. Le tout comme tu le dis est de vivre avec sans lui laisser prendre trop de place.
      Renier ce qui a été est dangereux en effet. Et certainement pas viable à long terme.
      Grosses bises et bon weekend

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  5. J’en dis… j’en dis que je suis d’accord sur toute la ligne.Ce à quoi on fait face fasse s’efface. Peu à peu, bien sûr, pas d’un jour à l’autre, comme par miracle, bien sûr. En tout cas, ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est refouler.

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  6. Je rejoins : sauter l’étape et oublier le passer au lieu de l’intégrer comme une partie de son histoire n’est pas forcément une “bonne idée”… Faire face à son passé, plutôt que de le fuir 🙂

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  7. Je trouve que tu restitues bien l’importance de ne pas fuir ce qui nous est donné à vivre, aussi déplaisant, détestable ou anxiogène que puisse être l’évènement à traverser et sa durée. Il est impératif d’accueillir nos inquiétudes, nos angoisses, nos peurs, comme nous le ferions pour un parent aimé ou un ami très cher car éviter la difficulté la renforce et nous la retrouvons un jour ou l’autre sur notre chemin, mais décuplée. cette sagesse ne s’apparente que de très loin à de l’acceptation. Elle permet de considérer que tant que nous cherchons à balayer ce qui nous gêne, nous ne pouvons pas agir. Ce qui revient à nous empêcher d’exister. La pire des condamnations.

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Un mot doux pour la route...

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