Day: March 26, 2019

Pourquoi j’ai déserté Instagram?

Crédit Pixabay

Autant j’adore bloguer, autant je n’ai jamais été adepte des réseaux sociaux – trop chronophage et sans réelle valeur ajoutée pour mon goût personnel, d’ailleurs je me suis souvent demandé comment les gens avaient le temps d’être partout. J’ai essayé Facebook sans succès. Quand j’ai découvert Instagram, j’ai aimé l’idée de partager des photos. J’ai commencé comme ça. L’engouement du début a vite laissé place à la lassitude au fil du temps. Je venais, je partais, je revenais, un peu au gré de mes envies.

Et puis je me suis prise au jeu, découvrir de nouveaux comptes, suivre les nouvelles des amies (que tu découvres parfois de cette manière d’ailleurs – no comment), lire des articles. Oui, Instagram a changé. Aujourd’hui, sous les photos on retrouve des articles longs comme le bras. Sur un écran aussi petit qu’un téléphone portable, ce n’est pas forcément très pratique. Moi qui aime tant écrire, j’ai aussi succombé à la frénésie, je ne m’en cache pas.

Puis c’est devenu presque omniprésent dans ma vie. Prendre des photos, lire, commenter, écrire, répondre aux commentaires, pianoter sur mon clavier, toujours à l’affut d’une notification, de la bonne prise de vue. En fin de compte, jamais sans mon smartphone! J’étais devenue une fille qui ne me plaisait pas. Même ma relation au monde avait changé, dans les transports en commun, au lieu de regarder autour de moi, j’avais les yeux rivés sur mon petit écran. A la maison, les notifications me cueillaient au saut du lit et perturbaient ma vie de famille. Et puis d’un compte à un autre, le fil d’actualité s’allonge, les propositions aussi. A la fin j’avais l’impression de voir défiler des pubs à l’infini sur telle technique, tel service, tel livre, telle source d’inspiration. Bien sûr, il y a du positif, le contact à l’autre, les rencontres. Mais tout cela reste superficiel. Et comme chez moi c’est tout ou rien, et que le tout n’était plus vivable, j’ai opté pour le rien.

Au départ, c’était un peu compliqué je dois l’avouer. J’avais envie de retrouver mes copines, de savoir comment elles allaient, ce qu’elles avaient publié de nouveau. J’en ai donc fait un objectif de carême – l’occasion était bien trouvée: revenir à ce qui compte vraiment. A force de passer du temps derrière mon téléphone , je perdais contact avec le quotidien et j’en oubliais mes priorités. Puis je me suis rendue compte que je vivais très bien sans, sans ce flux ininterrompu d’informations diverses et variées, que ce n’était pas essentiel à mon équilibre. Je rate certaines choses c’est certain, mais je ressens moins cette impression de passer à côté de ma vie et de ceux que j’aime.

Et vous comment gérer vous votre présence sur les réseaux sociaux? Tout ou rien comme moi? Ou vous arrivez à déconnecter sans problème?