Posted in Carnets de route

La valse agitée de mes émotions

Crédit Pixabay

Histoire de ne perdre personne en cours de route et que personne ne se tire en courant en pensant que je suis complètement barrée, je vais tenter tant que faire se peut de rester sobre dans cet article.

D’abord la mélancolie…

Pour celles et ceux qui connaissent, qui la côtoient, la voient rappliquer illico presto après chaque moment de pur bonheur, ce sera facile à comprendre. Pour les autres, imaginez une vague qui arrive à l’improviste, charriant un condensé de vos plus précieux souvenirs et de vos plus grandes angoisses. Vous vous retrouvez alors seul, avec votre lot d’émotions à fleur de peau. Et vous tentez de maintenir le cap devant la mer enragée, prête à vous engloutir.

La mélancolie, chez moi, n’arrive jamais seule, elle est souvent accompagnée des deux grandes forces qui gèrent le monde, la vie, la mort. La mélancolie rappelle que le temps d’avant n’est plus et ne sera plus jamais. Pour autant que nous en ayant pleinement profité, nous pourrons revivre le temps de quelques instants ces moments de félicité. Tout en sachant que le passé n’est plus que points de suspension dans un no man’s land dépassé. Et que bien souvent plus personne n’y pense, à part nous!

Avec le temps, j’ai appris, non pas à gérer, mais à accepter ces vagues qui m’assaillent sans que je ne puisse ni les anticiper ni les contrer. Fut un temps, j’allais contre elles et le résultat était rarement positif. Désormais, je les laisse venir, je leur donne une place, puis je les laisse me dire ce qu’il faut que je retienne et ce que je laisse partir. La mort n’est pas quelque chose qui me fait peur en soi. Je sais qu’elle est là, en moi. Elle est mon rappel, ma boussole. Pas seulement la mort physique d’ailleurs.

Dans ces moments de profond déséquilibre, je vois la vie sous un prisme différent. Je la vois en format RAW, comme un corps sans la peau. Je la vois dans sa vérité, dans ses possibles. Je la vois dans tout ce que le monde pourrait être et faire, dans tout ce que je pourrais être et faire. Je la vois dépourvue de tous ces oripeaux qui en font un terrain de jeu souvent dangereux. Je la vois dans sa vérité. Mais cela ne dure que le temps de me dire qu’il est peut-être temps de vivre justement, vivre avant que quelque chose de dur, de douloureux, de grave ne me fasse oser davantage, ne me fasse lâcher mes peurs, ma colère pour aller vers ce en quoi je crois, ce qui est fait pour moi.

La réalité, ma réalité alors me rattrape et la mélancolie se carapate, en me laissant un goût acre au creux du cœur. Car une fois de plus je n’aurai pas saisi ma chance, je retournerai à mes démons, à mes doutes, à des pas cadencés, habitués, je retomberai dans mes chers travers. Et tous mes rêves d’autre chose s’envoleront dans le vaste univers. Jusqu’au prochain raz de marée…

Dites-moi, ça vous arrive à vous aussi ces moments là? Vous les gérez comment? A moins que vos creux de vague ressemblent à autre chose. Dites-moi!

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

25 thoughts on “La valse agitée de mes émotions

  1. Non je ne peux pas vraiment me mettre à ta place mais cela me rappelle des personnes pour qui le bonheur fait peur car ils craignent d’avoir des comptes à rendre s’ils en possèdent trop. Comme si le bonheur engendrait forcément le bonheur. Alors pour éviter d’être malheureux plus tard ils se rendent malheureux tout de suite et transforment leur bonheur actuel en détresse. Le principe de la dépression qui sous un masque apparent de félicité se ronge d’angoisses permanentes. J’espère avec l’affection que j’ai pour toi que tu n’es pas là-dedans.

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    1. J’y ai été. Je sais ce que c’est. On va dire que dans la famille on carbure pas mal à ça. Mais c’est du passé pour moi pour le coup.
      Le bonheur j’y crois. Pour moi aussi. Et je le vis. Même si au début ça a été bizarre. Ce sont justes des vagues qui viennent me rappeler l’essentiel et m’aident à avancer. Parfois elles sont un peu fortes mais je sais que ce n’est que temporaire. Mon ciel reste bleu.
      Merci Bruno.

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      1. Parfois j’ai envie de cliquer deux fois trois fois j’aime pour te montrer à quel point j’écoute tes aléas tes émotions et que je suis de tout cœur avec toi, partageant tes interrogations. Il faut profiter à fond (1000%) des bons moments, ce que tu fais, et dans l’adversité laisser venir ces moments mélancoliques en se disant qu’ils renforcent nos moments de bonheurs et non qu’ils les appauvrissent….

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  2. Difficile de dire quelque chose sur la mélancolie. Certains l’ont régulièrement, d’autres pars, je fais partie de la seconde catégorie. Chez moi il peut y avoir de la triste, de la colère, de la tendresse, de la haine, des joies, des coups de gueule mais je ne crois pas que j’ai pu éprouver un jour de la mélancolie. Mais je dirais bien, comme le dit bien “Ecrirature” qu’il faut vivre les bons moments quand ils passent, la vie est trop courte pour s’habiller triste

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    1. C’est cela Marie. Nous faisons tous avec différents paramètres, qui font partie de nous. Moi par exemple la haine je ne connais pas!
      Vivre le présent et bien le vivre, oui c’est la clé!

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  3. Je me suis laissée engloutir par ces grands moments de doute, de peurs et de tristesse. Je me suis tellement laisser faire qu’ils ont finir par me faire faire des crises d’angoisses énormes qui m’ont un peu plus fragilisées. Et puis un jour, j’ai voulu sortir du cercle vicieux pas pour moi mais pour celui que mes angoisses finissaient par angoissé.
    Il m’a fallu 4 ans, la fin d’un procès, un parcours en PMA et toutes les mauvaises nouvelles que cela engendre pour me relever entièrement. Aujourd’hui je donne 2h à mes angoisses pour se manifester et après je remonte sur le ring et les chasse de mon esprit en me battant.

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    1. Les angoisses, un vrai cercle vicieux. Heureuse que tu t’en sois sortie. Plus forte c’est certain. Oui il faut les laisser venir et être prête aussi à les lâcher sans tarder. Pour repartir de plus belle et avancer!
      Merci pour ton partage. Belle fin de journée

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  4. Ma petite Marie, demain on s’en tape, c’est aujourd’hui qui compte…Profitons-en pleinement !
    Let’s Go 😉
    Des bisous
    Tony

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  5. Pas question de me laisser engloutir par du défaitisme ou autre mélancolie. Réagir précède du reste les passages à l’acte salvateurs et libérateurs. Donc ma façon de gérer tout ça consiste en un simple coup d’œil sur les situations apparemment inextricables que j’ai dénouées et résolues et ce que tout cela m’a apporté et en général ça me suffit pour me recentrer..

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    1. Je n’associe pas défaitisme et mélancolie Sabine, mais je vois ce que tu veux dire.
      C’est vrai que le coup d’oeil aide bien à aller de l’avant.
      Merci pour ton partage

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  6. Il semble que ce soit vraiment une question de personnalité.

    Il est extrêmement rare que je sois prise de mélancolie, je ne l’ai vécu que quelques minutes dans ma vie, c’est très furtif. Je suis toujours restée perplexe face à la mélancolie dans la littérature. J’ai à chaque fois l’impression que je ne pourrais jamais saisir !

    Je crois que tu fais bien de ne pas te battre contre, mais au contraire de l’accueillir. C’est une règle constante, quand on accueille plutôt que de lutter vainement, ça va mieux.

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  7. Je comprends si bien ! J’ai les mêmes épisodes de mélancolie, mais je crois par contre que les miens sont beaucoup plus sombres ; dans ma mélancolie c’est comme si tout était bouché, je prends cruellement et vivement conscience que la vie est vaine et qu’on se débat inutilement. Ce n’est que lorsque la vague passe que j’ai la force de vivre à nouveau – et elle passe toujours, du moins à jusqu à présent…
    Peu importe leur nature, je pense qu’il est important de considérer ce que ces moments “Raw” nous apportent, une vision de la vie sous un angle différent qui forgent et alimentent notre sensibilité d’auteur-e-s 🙂

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    1. Les miens ont été sombres Cléa. Alors je comprends. J’ai connu ces profonds précipices desquels, oui, l’on revient toujours.
      Tu as raison, c’est pour cette raison également que désormais je ne lutte plus et accepte ce qui se présente. Je sais que beaucoup de positif en sortira.
      Merci et belle journée à toi

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  8. La mélancolie me tue, en ce qui me concerne, mais elle est aussi un grand moteur créatif. C’est pour ça que je tends l’autre joue quand elle me frappe.

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  9. La vraie vie est ce mélange de hauts et de bas. l’idéal est de doser et de garder surtout les hauts 😀 J’ai si longtemps cru que la tristesse était mon lot , avoir su m’en défaire est une victoire que je savoure ! grosses bises

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    1. Comme je te comprends Paulette!
      Et tu fais bien d’ailleurs. Oui composer avec ce que la vie nous donne et s’enivrer du bonheur quand il se présente.
      Grosses bises

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  10. c’est compliqué à gérer… j’essaye de méditer, de faire du yoga, c’est mon meilleur remède, néanmoins c’est compliqué !

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Un mot doux pour la route...

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