Posted in Carnets de route

Et si assumer c’était pas si facile!

Assume !

J’assume. C’est si facile à dire. Mais si, pour de vrai, j’assume. Tout ce que vous voudrez.

Jusqu’à ce que le corps dise l’inverse. Alors ?

La vérité c’est que je n’assume pas du tout. Je peux dire les mots, les répéter, histoire que ça rentre. Mais ça ne changera rien à la donne.

Retour à la case départ. La case  de toutes les idées toutes faites sur tout. La case des idées / pensées à lâcher. Pour piocher de nouvelles idées / pensées en accord avec ce que nous devenons.

Lâche prise !

Ça aussi c’est facile à dire. Moins à faire. Il y a un moment où les idées se télescopent, les anciennes, les nouvelles et ça pète dans tous les sens. On se retrouve dans un no man’s land terrifiant.

On a beau connaître la route à prendre, on se sent un peu comme un pingouin qui pose la première fois son pied sur la banquise. Ça glisse !

Et clairement c’est ça. On se casse la figure à chaque virage un peu serré, chaque descente un peu rude, chaque choix complètement à l’opposé de nos idées d’avant. Et on se demande si ça en vaut vraiment la peine, tout en sachant qu’on ne fera pas marche-arrière.

On culpabilise de ne pas y arriver. On culpabilise de ne pas assumer. On culpabilise parce que les autres, eux, ça n’a pas l’air de leur poser de problème. Et le corps continue à nous envoyer ses signaux. Et on continue à se dire qu’on va guérir et que cette fois-ci c’est bon, on a compris la leçon.

Jusqu’à la prochaine fois…

Dites-moi, comment fait-on pour assumer ses choix ?

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

33 thoughts on “Et si assumer c’était pas si facile!

  1. Qu’est ce qui dérange vraiment dans le fait d’assumer ses choix ? En même temps si nos choix sont davantage en accord avec qui nous sommes aujourd’hui même s’ils sont à l’opposé de qui nous étions avant, cela n’est-il pas libérateur ? De vivre en accord avec notre nous dans le présent je veux dire. Et puis si on a du mal à les assumer, peut-on dire que ces choix nous correspondent vraiment ? Cela mérite réflexion.
    Il me semble que j’assume mieux un choix qui est en meilleure résonnance avec ce que je suis, sinon, c’est peut-être que non. Quelque fois aussi il faut simplement se laisser le temps de s’habituer.

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    1. C’est intéressant.
      Je suis d’accord sur le fait que ce soit libérateur. C’est plus agréable de vivre en accord avec soi même c’est certain.
      Toutefois certaines prises de positions sont plus délicates que d’autres et nous renvoient à nos pensées limitantes. Et là, il faut démêler le vrai du faux, c’est parfois un peu compliqué!
      Merci pour ton partage!

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  2. Pas facile le changement…
    Pas facile de laisser sortir ce qui était enfouie…
    Pas facile de se tenir droit et de dire haut et fort à ceux qui croyaient vous connaître “oui, c’est bien moi !”
    Comme pour beaucoup de chose il faut une phase de digestion, et peut être que certains éléments seront même rejetés

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  3. Assumer n’est pas si dur, c’est matérialiser dans la réalité ce qu’on assume qui l’est. Et il n’y a pas besoin de virage serré pour faire une sortie de route. Ca marche en ligne droite aussi.

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      1. Au moins ça se matérialise.
        Je lis mais je ne blogue plus c’est tout. (et je ne me suis pas encore mis la tête dans le four …)

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              1. Je ne lis plus, je n’écoute plus de musique, je ne joue plus de guitare. Mon cerveau est focalisé sur ma non-vie. Et je suis fatiguée surtout.
                Bonne fin de journée Marie

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  4. J’assume… mais non, ce n’est pas toujours facile. Il y a toujours cette fichue culpabilité, ce fichu regard de l’autre… Et pourtant, j’assume et je pense au fameux : “quand tu auras porté mes chaussures, tu pourras me critiquer” ^^
    Je t’embrasse Marie ❤

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    1. Ce n’est pas tant le regard des autres que le mien Cécile. Je donne des conseils mais je suis incapable de me les appliquer. Au boulot!
      Mille merci. Grosses bises ma belle. ❤

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  5. Sur la route, pour me rendre au travail, depuis quelques jours, il y a des travaux. La sortie d’autoroute que je prends d’habitude est complètement bloquée et je dois prendre soit la précédente à 13 km et filer par les petits rangs de campagne, ou alors prendre la suivante et revenir sur mes pas, Cette dernière option moins agréable, allonge mon parcours d’une vingtaine de minutes. Hier, j’étais un peu dans la lune et j’ai raté la sortie précédente en rageant intérieurement à l’idée du délai supplémentaire que je venais de m’imposer et puis, J’ai pris une grande respiration et je me suis dit que de toutes façons je n’y échapperais pas et j’ai donc décidé de porter attention à la forêt bordant la route, avec toutes ces couleurs magnifiques qui illuminent l’automne. J’ai syntonisé un canal de musique destinée aux Baby Boomers et j’ai monté le volume. Au fond, pourquoi ne pas profiter de ces vingt minutes qui venaient de s’ajouter à ma vie. Avais-je choisi délibérément de rater la sortie? Peut-être inconsciemment, peut-être pas, peut-être aussi parce que sur cet autre trajet un malheur aurait pu se produire (le destin qui me protège), je n’en sais rien, mais au final j’ai accepté de tirer le maximum de la situation. Je pense que c’est un peu ça assumer ses choix et je tente de le faire partout, dans les petits comme les grands changements, en décidant délibérément de voir le bénéfice que je peux en tirer et, autant que possible, en oubliant le reste.

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  6. Ne pas assumer ses désirs ou ne pas aller jusqu’au bout de ses rêves repose sur un système d’angoisses liées entre elles. Toute peur du changement s’étaye sur une difficulté à traverser ce que l’on ne connaît pas (encore). Il s’agit de prendre conscience que l’on désir en finir avec son profil conservateur cristallisé dans notre filiation. Cette difficulté, qui élimine toute modification, relève d’une problématique de limites : par fidélité familiale, sur des générations, il n’est pas question de bouger quoi que ce soit.Je pense que pour assumer ses choix, il convient en première intention de faire confiance à son gouvernail intérieur. Tout simplement parce qu’on a réglé un processus insidieux : la peur de l’abandon. On trouve alors l’énergie d’assumer ces choix, de changer de cap et de laisser en route ce qui ne nous correspond plus.

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  7. Assumer n’est pas le mot le plus simple, j’essaie juste de me souvenir d’où je viens, ce que je ne veux plus, dans ces cas-là, j’essaie d’en parler même si ce n’est pas facile parce que je ne suis pas avec un grand bavard. Je fais comprendre que j’ai besoin de mots pour calmer mes maux passés et expliquer pourquoi certaines réactions parfois un peu vives quand il s’agit justement de continuer notre chemin et donc faire des choix. Souvent c’est dur, parfois j’ai juste envie de tout envoyer balader en me disant que c’est la direction que je souhaite prendre et qu’on verra bien. Mes pensées de celle qui n’a pas confiance en elle, qui doute, a peur remontent vite à la surface… mon coeur est mon meilleur indicateur je crois bien…

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  8. J’assume mes choix en faisant tout pour bien me rappeler dans les moments un peu durs pourquoi je les ai faits. Et je ne laisse personne me faire douter. Parce que je trouve que le plus dur c’est le jugement et la critique des autres.

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  9. Assumer c’est accepter perdre le contrôle. On est malheureusement trop attaché à cette image parfaite nous mettant en valeur tandis qu’on tient les rennes. Apprendre à lâcher prise, laisser les rennes choisir la route à prendre, cela demande une confiance importante dans notre capacité à nous adapter à tous type de situations… Mais la encore je parle de contrôle. je me perds dans mon propos parce que je veux montrer que c’est moi qui tient les rennes. Et je tombe dans le paraitre. Je veux faire croire que je maitrise, que je contrôle tout. Ainsi je ne m’assume plus du tout. Je n’assume pas le fait d’être imparfait et de me tromper. J’ai peur du regard des autres, eux aussi. Nos regards se croisent, chacun dans sa tête incapable d’oser aborder l’autre. Les rapports humains se perdent mais qu’importe… Je garde le contrôle…

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  10. “Je voulais de toutes mes forces devenir une personne de mérite et j’étais obligée de me demander comment cela est possible si l’on n’a pas dans sa vie quelque chose comme une âme ou comme un esprit qui est en nous et qui peut subir n’importe quel malheur ou n’importe quelle difformité sans en être diminué. Pour une personne de mérite ce mérite ne peut être un état tributaire des caprices du hasard. Il faut que ce soit une qualité qui ne peut pas changer. Quoi qu’il arrive. Bien avant le lever du jour je savais que ce que je cherchais à découvrir c’était quelque chose que j’avais toujours su. Que tout courage est une forme de fidélité. Que c’est toujours à soi-même que le lâche renonce en premier. Après cela toutes les autres trahisons deviennent faciles.”
    De si jolis chevaux, Cormac Mc Carthy

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  11. C’est marrant, moi je ne dis pas souvent “j’assume ! “. Et quand quelqu’un le dit, j’ai toujours au fond de moi, un truc étrange qui se passe. C’est pas facile d’assumer ses choix, d’être sur de soi, de ne pas douter…je vais me poser la question un peu plus en profondeur ! très bonne question Marie comme d’habitude.

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    1. C’est pas facile Kathou. Est-ce que c’est une histoire de confiance, de peur du regard de l’autre, peur du rejet de l’autre?
      Au fond nos choix nous appartiennent, ils n’ont pas à être validés par qui que ce soit. J’en suis là de ma réflexion!
      Grosses bises et merci

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      1. C’est vrai mais c’est aussi vis à vis de nous même. Moi quand je fais des choix, je suis rarement sur de moi, c’est le temps qui valide ou non. je n’arrive pas à me dire, hop j’ai fait ce choix, je l’assume quoi qu’il arrive ! je reconnais que ça serait plus simple mais bon…

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  12. Etre lâche c’est ne pas se sentir coupable mais culpabiliser c’est se lâcher, ne plus se tenir… oublier le regard de l’autre ça aide à assumer, c’est le prix de la liberté !

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Un mot doux pour la route...

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