Qu’est-ce qu’une sexualité « normale » ?

A la base j’étais partie sur un article plus personnel, mais j’avais trop de choses à dire et je ne savais pas trop comment les dire, alors j’ai remis à plus tard. Puis m’est revenue en mémoire une conversation avec ma voisine. On en a déjà discuté sur le blog, la sexualité ce n’est clairement pas le sujet dont on parle facilement avec tout le monde. Alors quand l’occasion se présente, autant en profiter!

Nous étions donc en train de discuter quand est venue dans la conversation la phrase à l’origine de ce billet « tant qu’on a une sexualité normale… ».

Il faut déjà savoir que tout ce qui commence par « norme » j’ai du mal. La norme ça enferme et tout ce qui enferme, ça ne me convient pas. Je déteste les cases, les catégories, les mots qui cloisonnent.

On sera tous d’accord pour dire que la sexualité est quelque chose d’ordinaire. Cela fait partie de nos vies à tous à différents niveaux. Et d’assez extraordinaire aussi. Dans la sexualité, se mêlent la vie, la mort, le corps, le cérébral, les sensations, le plaisir, le vide, soi, l’autre, la rencontre, les interdits, nos pulsions, nos fantasmes, nos limites, nos envies, le partage, la tentation et j’en passe. Nous abordons tous la sexualité avec une sensibilité qui nous est propre. Ce qui sera primordial pour l’un ne le sera pas pour l’autre. L’essentiel étant bien pour chacun d’avoir une vie sexuelle épanouie et épanouissante.

Si je devais définir une sexualité normale, je dirai que c’est une sexualité basée sur le respect. Respect de soi et respect de l’autre. Toute relation imposée sous la contrainte n’est pas une relation « normale ». C’est bien souvent un acte puni pénalement. Pour le reste, c’est un peu chacun ses goûts, non ?

Ce qui me gêne avec cette idée de « sexualité normale », c’est que dès qu’on a des envies un peu différentes de la moyenne, on se colle soi-même des étiquettes et on se sent hors-norme et potentiellement « pervers ». On culpabilise et la sexualité, loin d’être une joie, devient un malaise, que nous gérons comme nous pouvons et qui souvent nous pèse. Ce qui veut dire que soit on va vivre ce qu’on a à vivre en gardant en soit une « honte », soit on va se fermer et rentrer dans le « moule » en renonçant à une vie sexuelle positive.

Sans compter que ce qui sera « normal » pour une personne ne le sera pas forcément pour une autre. Tant que rien n’est imposé, tout me va. Personne ne nous oblige a adhéré à quelque chose qui ne nous tente pas, ne nous convient pas. La sexualité est une histoire personnelle d’abord et de couple ensuite. A chacun de trouver le tempo qui lui convient. Tout est possible et tout peut être expérimenté. Tant qu’à chaque instant un « oui » est un « oui » et un « non » entendu. Tant que chacun s’y sent bien. Tant que chacun peut dire les choses, que le dialogue reste ouvert.

La sexualité est riche. Je trouve qu’il serait dommage de se priver de toute la gamme d’expériences à notre disposition. Sans compter que la sexualité est un merveilleux outil de connaissance de soi !  Et qui enrichit considérablement notre rapport à l’autre!

*Il est clair que cette réflexion je ne l’aurai pas eu il y a un an. Elle est le fuit d’un cheminement personnel. La personne qui m’a accompagnée dans cette démarche se reconnaîtra!

Et vous, vous en pensez quoi ? J’ai hâte de lire votre avis sur la question ?

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34 thoughts on “Qu’est-ce qu’une sexualité « normale » ?

  1. Tout est dit, je pense comme toi Marie, Une sexualité épanouissante ne doit certes pas s’enfermer dans la routine. Cependant, à trop vouloir innover, le couple peut en oublier spontanéité, sensibilité et véritable créativité. Ainsi il n’est pas utile de tout connaître en terme de techniques amoureuses pour accéder au nec plus ultra de la relation érotique. Beaucoup de couples en arrivent aujourd’hui à se considérer hors norme s’ils ne correspondent pas aux canons véhiculés par les médias (en terme de nombre de rapports hebdomadaires, de durée, de techniques etc.). Comme si seul un savoir-faire en la matière avait le pouvoir de donner la recette de l’amour. Tout au plus peut-on puiser de l’inspiration en étant interpellé par certaines pratiques érotiques, à condition que le désir de chacun soit déjà là. Explorer de nouveaux domaines, s’ils sont en adéquation avec la sensibilité érotique des partenaires et s’ils ne sont pas subis par l’un ou par l’autre.

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    • Dans un couple est-ce la routine qui tue ou bien la lassitude ? Des couples peuvent s’ennuyer de situations très variées et d’une absence de routine alors que d’autres s’éclatent en faisant l’amour à la même heure et au même endroit, pas de règles !

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  2. Je te rejoins tout à fait. La norme, en sexualité comme dans le reste, ça n’existe pas. La limite, c’est de ne rien faire qui sort du cadre du consentement, de ne pas dépasser la limite de la loi (il y a des hommes qui ont du mal à comprendre un non pour une invitation à boire un verre, je n’ose imaginer ce que ça donne ensuite). Tant que tout acte est concerté et approuvé par les deux partenaires, on se fout de la norme. On cherche le plaisir. Je n’ai pas la chance d’avoir un partenaire qui m’accompagne à longue échéance sur le sujet mais j’ai beaucoup avancé et je crois que mes écrits prouvent que j’assume tout à fait ce que j’aime.
    Dans le couple, parler de sexualité est important. En parler librement. Je crois que lorsqu’on en arrive à ce stade, c’est qu’on peut parler de tout, il n’y a pas de tabous. Pas de honte. La liberté sur ce sujet sera acquise pour d’autres tellement la sexualité est difficile à aborder. C’est pourtant une composante du couple (plus que choisir la couleur des murs, mais c’est un avis personnel, chacun ses priorités).
    Bref, tu as déjà tout dit je crois. Par contre, j’aimerais bien que la sexualité fasse partie de ma vie aussi lol

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    • Tout est dialogue, partage, on peut proposer mais jamais imposer, le couple est un jeu d’influences mais non de manipulation, heureux les couples qui communiquent et qui s’entendent sans compromis sans attentes. Ils sont rares mais ils existent. Sinon pour accéder à la sexualité durable lol, il faut trouver la bonne personne et pour trouver la bonne personne il faut les bonnes conditions : s’aimer, avoir confiance en soi, se bouger, voir du monde. SE BOUGER. Il est rare que le nouveau voisin de pallier soit le mec de sa vie. Cela marche que dans les films avec Meg Ryan.

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  3. J’ai du mal avec l’expression, sexualité normale, ça veut dire quoi ? Les asexuels sont anormaux ? Ceux qui ont des sex friends aussi ? Non, chacun fait ce qu’il veut. Y’a pas de normes, tant que c’est dans le respect de soi et de l’autre ou des autres impliqués.
    Je trouve que parler de “sexualité” normalise discrimine pas mal. Ca me gêne.
    Bonne journée

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    • Je te comprends Dounia. Moi aussi ça me gêne.
      C’est pourquoi je trouvais important d’écrire cet article, de réfléchir et partager sur le sujet.
      Merci à toi.

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  4. Mais qu’est-ce qu’une sexualité normale ? Et puis, je rajouterais que la sexualité, les envies peuvent également évoluer avec l’âge, les partenaires, les situations, le moment, tout simplement. Comme tu dis, tant qu’on est dans le consentement et le respect de l’autre, il n’y a pas de normalité et d’anormalité …

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    • Je te rejoins ma belle. La sexualité est en effet une et multiple. Elle évolue au fil de notre vie, de nos expériences. Rien n’est figé.
      Merci !

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  5. La sexualité est très personnelle et doit être basée sur le respect sinon pas d’épanouissement ! Me sachant très en retard sur ce sujet, j’avais profité d’un séjour en Inde pour me procurer le kamasutra ! Mamma mia ! Lorsque j’ai vu les performances d’équilibristes, j’ai aussitôt pensé que je ne serai jamais normale 😀 Je redis donc que la sexualité normale est celle qui nous convient ! grosses bises

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  6. Bonjour,
    Je suis allergique aux normes parce qu’elles voudraient nous faire croire que nous serions tous semblables… Or, il n’en ai rien. La sexualité, c’est une question de goûts personnels, d’envie du moment et surtout de personnes…. Avons-nous la même sexualité quand nous changeons de partenaire ? Quand nous avons 20 ans ou quand nous en avons 50 ? Je pense que tu as raison : tout est bien, du moment que c’est pleinement consenti et que chacun y trouve son plaisir (une notion que j’ai toujours trouvé importante dans le sexe au même titre que les sentiments… mais là, c’est du ressenti personnel).
    Belle et douce journée à toi

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  7. J’ai attendu d’avoir le temps de bien te lire pour, au final, simplement dire que je suis tout à fait de ton avis sur ce sujet. Rien n’est normal ou anormal, il faut juste que les deux partenaires soient sur le même chemin. Et comme tu l’expliques fort bien, ce qui plait aux uns ne plait pas forcément aux autres et c’est bien ainsi. L’essentiel est d’être épanoui avec les choix que nous faisons en matière de sexualité et de désirs

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  8. Sexualité normale oh l’expression de merde !! Vite je me lave la bouche ! Parlons de sexualité épanouissante. Ce serait celle qui nous remplit de bien-être au détriment d’aucun être vivant. Donc du respect, du partage et zéro souffrance pour qui que ce soit. Le désir, le fantasme, l’imagination, l’envie sont l’affaire de chacun et tant que cela reste en comité réduit où est le problème ? Faites l’amour dans un local à poubelles déguisés en pingouins si cela vous chante du moment que personne ne peut vous voir et être mêlé malgré lui à ces ébats. Certains mecs aiment partager leur nana (avec son accord c’est mieux) et s’éclatent ainsi. Très peu pour moi. D’autres fantasment de le faire mais ne le feront jamais car la réalité n’est pas le virtuel et leurs rêves les dégoûteraient s’ils se réalisaient. Liberté absolue pour tous du moment que personne n’en paye le pots cassés !

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  9. Une sexualité “normale” est avant tout une sexualité consentie, a deux, a 3…Ce qui est “normale est ce que nous désirons et pouvons accepter sans aller contre soi pour aussi faire plaisir à l’autre. Rien n’est plus plaisant qu’une sexualité assumée et libre de ses envies. Pas facile d’être épanouie tout en écoutant les désirs de l’autre qui peut-être sont à l’opposé des nôtres. Pour ma part, je reste à l’écoute et ne juge pas les goûts des autres. De manière générale c’est comme les épinards … BEURK au début (le souvenir de la cantine) et puis l’on rencontre quelqu’un qui sait les rendre plus attractifs …pourquoi ne pas essayer après tout 🙂

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  10. Pour moi, c’est valable dans tous les sujets, l’idée de norme dénormalise (si je puis dire) ce qui en sort, mais sert de repère de façon générale. La norme, je pense qu’il faut la voir comme une statistique. La norme actuelle des femmes pour grossir le trait, c’est : pulpeuse des lèvres, des seins, des fesses et mince de tout le reste. La norme d’il y a quinze ans, c’était la femme mince de partout et surtout un petit cul et ventre extra-plat. Il y a deux siècles, la femme devait être charnue de partout, et la cellulite était bienvenue, car c’était un signe de bonne santé.

    Quelque part, la norme est beaucoup soumise à la mode et la culture biensûr. Il est normal chez les musulmans de pratiquer la sodomie. Ca ne fait pas tout à fait partie de la norme chez les chrétiens, ça devient donc un fantasme.

    La norme se base sur un statistique, rien de plus. Alors si tes envies en sortent un peu, il faut le voir comme une richesse et non, une tare, tu ne crois pas ?

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    • C’est intéressant ce que tu dis Ornella. Je voyais plus la norme comme un système fermé. Alors que tu m’ouvres une autre perspective – celle d’une grosses moyenne. A chacun ensuite de faire selon ses envies. Oui, alors, sous cet angle là, la différence est source de richesse
      Mille merci!

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  11. Je suis complètement d’accord avec toi !
    Et comme toi, j’ai mis du temps à penser comme ça, il faut avoir l’esprit ouvert, apprendre, retenir…
    Je ne pense pas qu’il y ait de sexualité normale, chacun à la sienne.
    Je dis souvent qu’il y a pleins de choses que je ne ferais jamais mais que je ne jugerai jamais ceux qui le font.

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  12. Allez, je vais donner une vision différente du billet sur lequel je ne suis pas d’accord. 🙂

    Je ne considère pas que j’ai une sexualité “normale” et je ne me considère pas comme un pervers.
    Par contre, comme elle est hors ce qui est commun, je suis obligé de prendre du temps à l’expliquer à mes partenaires éventuelles.
    A partir du moment où je suis obligé d’expliquer quelque chose à TOUTES mes partenaires, je sais que je ne suis pas dans la norme mais cela ne me dérange pas.
    Par exemple, mon orgasme (pas forcément celui de mes partenaires suivant ce qu’elles recherchent) est absent de ma sexualité.
    Cela il faut à chaque fois que je l’explique longuement surtout que pour certaines femmes éjaculation=orgasme.
    Cela ne fait pas de moi quelqu’un de pervers. Juste quelqu’un qui a une sexualité différente de la majorité.

    Ensuite, pendant longtemps j’ai dis des choses comme “Chacun fait comme il le souhaite tant que tout le monde est consentant”.
    Qui même si vous ne le dites pas sous cette forme est ce qui transpire ici.
    J’en suis revenu.
    De l’acceptation, je suis passé à la tolérance au sens premier du terme:
    “Ce que vous faites c’est mal (même si je reconnais que c’est selon mon échelle de valeur), mais je ne vais pas vous accabler pour autant”.
    Ce sont des rencontres qui m’ont fait basculer.
    Dont une en particulier entre un père et sa fille. Adulte et consentant tous les deux donc légal en France.
    Mais là, on franchit un tabou que je n’arrive pas à accepter.
    A tolérer, mais pas à accepter.

    (Le cas Armin Meweis m’a aussi fait beaucoup cogiter sur ce genre de sujet).

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    • Merci pour votre partage. Ce billet existe pour que chacun s’exprime sur le sujet.
      Je pense que dans certains cas il s’agit d’une question de vocabulaire et de ce que nous mettons derrière les mots. Concernant votre sexualité je dirai qu’elle est différente de celle des autres – mais n’en sommes nous tous pas là?
      Pour ce qui est du cas que vous citez, je ne peux que vous rejoindre. Un père et sa fille, je ne peux pas accepter non plus. Çà dépasse même les limites de mon entendement. Quant à la tolérance, c’est un mot que je n’aime pas beaucoup…

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      • Nous avons chacun des différences, mais il y a des lignes communes qui sont partagées par le plus grand nombre. Et qui quand tu t’en éloignes trop, tu as intérêt à le signaler avant de passer à l’acte.

        En général, d’ailleurs beaucoup de personnes attendent un peu avant d’aller dans les choses trop différentes de ces ligne communes.

        C’est assez rare de sortir la croix de saint andré à la fille que tu as vu pour la première fois il y 4 heures au mariage de ta cousine.
        Et quand cela arrive, tu as vite fait de récupérer la réputation de pervers avec la fille qui s’enfuit en courant.

        La tolérance, dans nos sociétés modernes, est mal vue car généralement, les personnes cherchent l’acceptation. Qu’on les accepte. Pas qu’on les tolère.
        Comme dirait l’autre: “La tolérance il y a des maisons pour ça” (même si elles ont disparut depuis).

        Et pourtant, moi je trouve la tolérance vitale.
        Je me fous que l’on accepte mon mode de vie car on a une morale différente de la mienne et je ne veux pas trouver bien des choses que je trouve moralement répréhensible.
        Mais je veux pouvoir vivre en paix.
        Je ne veux pas que l’on me force à dire: “C’est formidable l’inceste entre adulte consentant. Ce n’est pas illégal, tu dois donc accepter ceux qui vivent comme ça”.
        Mais je ne veux pas non plus condamner des gens pour quelque chose de contraire à ma morale.
        C’est là où la tolérance est importante:
        “Oui pour moi, ce que tu fais est mal selon ma morale. Maintenant tu es libre de vivre comme ça et la loi n’a pas à te punir car ta morale n’est pas la mienne.
        On ne sera pas ami, mais on a le droit de vivre sur la même terre en bonne intelligence”.

        La tolérance, n’aurait pas lieu d’être dans un monde bisounours ou tout le monde aimerait tout le monde et où on se ferait pleins de bisous et la solidarité serait merveilleuse.
        Je ne vis pas dans ce moment, et il ne me fait même pas rêver.
        On a le droit de ne pas m’aimer, j’ai le droit de ne pas aimer tout le monde.
        Et par contre on a le droit à la paix.

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        • Oui en effet il y a des lignes communes. Et ce qui ne l’est pas doit être abordé en fonction de chaque relation.
          Je comprends votre vision de la tolérance – merci de l’avoir expliquée en détails.
          Chacun ses valeurs en effet, ses idées. Nous ne les partageons pas tous et c’est ce qui fait aussi le richesse de notre monde, je suis bien d’accord.
          Peut-être que je tolère alors…je ne sais pas. J’ai tendance à accepter l’autre, même si je ne comprendre pas ses choix et que je n’y adhère pas non plus.

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          • J’ai pendant un moment était dans la recherche de l’acceptation.
            Puis je me suis rendu compte que cela m’amenait à devoir accepter des choses qui allait contre ce que je pensais bon.

            Finalement, la tolérance, c’est mon niveau de gris.
            Ce qui est entre l’acceptation et le rejet et qui me permet de garder une morale qui me convient.

            Un exemple, je pense que chaque femme doit avoir le droit de s’habiller comme elle le souhaite;
            Mais je pense que la burqa est quelque chose de mauvais.

            Sans la tolérance, je serais obligé soit de penser qu’une femme n’a pas le droit de s’habiller comme elle le souhaite, soit d’accepter la burqa.
            Et aucune de ces deux possibilités ne m’intéresse.

            Après si vous arrivez à concilier votre morale avec l’acceptation, c’est sans doute l’idéal.
            Mais, à titre personnel, j’ai trop d’exemple en tête où je vois que ce n’est pas possible pour moi.
            Et donc je ne cherche pas cet idéal.

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Un mot doux pour la route...

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