Le mythe de la cravache!

Crédit Pixabay

Çà y est je reviens de vacances et à défaut d’avoir eu le temps d’écrire pendant ces trois belles et riches semaines, j’ai pris soin de noter tout ce dont je comptais vous parler en rentrant. Bien sûr, je vous conterai mes vacances, tous ces instants gravés dans le sable mouillé. Laissez-moi juste le temps de trier mes photos, de faire le point, car si chaque été est différent, celui-ci l’est encore plus que les précédents.

L’idée de cet article est née d’un commentaire sur mon poème « L’Amazone ». En un mot comme en cent, la cravache fait rêver, elle est au cœur de nombreuses fantaisies. Comme peut-être l’est la cavalière ou le cavalier, son allure, sa tenue, son assise, ses talons bas en contact permanent avec l’animal.

De mon expérience personnelle, je considère que le cavalier n’a pas besoin d’artifice pour diriger sa monture. Son corps tout entier fait très bien le travail, c’est tout l’enjeu de la pratique, apprendre à utiliser son corps pour amener le cheval à faire ce que nous voulons qu’il fasse. Je mentirai si je vous disais que je n’ai jamais utilisé de cravache. J’en ai une d’ailleurs. Comme j’ai déjà utilisé des éperons. La pratique en club permet justement de se faire à ces aides artificielles, qui à un instant T peuvent être précieuses, un cheval réticent face à un obstacle ou une rivière à franchir par exemple.

Les utiliser avec parcimonie est ma devise, pour encourager ou soutenir ses aides de base, ou quand le besoin s’en fait sentir, certains chevaux sont plus rebelles, revêches que d’autres. Certains ont un peu plus besoin d’être matés que les autres. Apprendre à maitriser ces instruments est également primordial, le but n’étant pas de faire mal ou de punir sa monture. Le cheval ne mérite pas plus de mauvais traitement qu’un être humain. Les cavaliers qui en abusent me donnent la nausée, ils installent un rapport de force qui n’a pas lieu d’être et ne nourrit que leurs pulsions dominatrices ou destructrices. La relation cheval – cavalier est une relation de respect, de partage et de confiance. Sans ces ingrédients, la relation est biaisée et le résultat improductif, quand il n’est pas synonyme de ravages sur le long terme.

On peut aussi monter avec une cravache, juste pour nourrir les fantasmes de celles et ceux pour qui cet instrument représente un potentiel objet de jeu érotique – un conseil prenez la de bonne qualité, mieux vaut la morsure d’un bon cuir sur la peau – quitte à se faire plaisir, autant faire les choses bien !

Et vous, ça vous inspire quoi la cravache? Si vous montez à cheval, en utilisez-vous une ou pas? Pourquoi?

17 thoughts on “Le mythe de la cravache!

  1. Moi aussi, je préfère la méthode de Jean François Pignon (je suis fan), celle de l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Personnellement une cravache ne me fait pas spécialement fantasmer, elle me fait penser à l’esclavage qui sévissait dans les champs de coton !

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    • Tout dépend du cheval Sabine. Mais oui de la souplesse et du respect. Frapper pour frapper je ne vois aucun intérêt à cela.
      Personnellement pas particulièrement non plus. C’est trop violent à mon goût. Mais il en faut pour tous les goûts!

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  2. J’ai un peu de mal à l’utiliser, mais ma jument est assez caracterielle et suffisamment intelligente pour comprendre le message… je m’en sert occasionnellement et cueille parfois une branche avec quelques feuilles au bout, cela intimide bien !

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    • Parfois c’est nécessaire en effet Faby. Tout dépend du cheval et de la relation…
      Une branche et quelques feuilles fait très bien l’affaire également, en balade c’est pratique et tout aussi efficace.
      Merci pour ton partage

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  3. N’étant pas cavalière et n’aimant les chevaux que si je ne suis pas sur leur dos (je les aime beaucoup mais j’ai tenté de monter une fois et ça m’a suffi, j’ai besoin d’avoir les pieds ancrés sur le sol), je suis plutôt pour le SANS cravache car je pense qu’on peut obtenir ce qu’on veut d’un animal par la complicité et la douceur mais je ne suis pas spécialiste…

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    • Tout partage est intéressant Marie.
      Je me suis mise tardivement à l’équitation et c’est devenu une passion!
      Chaque animal est différent mais dans beaucoup de cas oui je pense que la cravache est un outil superficiel. Après en compétition c’est différent et je crois que l’utilisation est d’ailleurs réglementée…

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Un mot doux pour la route...

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