Jour et Nuit

C’est souvent là, sur l’écran de la nuit que se jouent les heures les plus cruelles. A l’heure où le corps au repos s’expose aux fantaisies les plus sensuelles.

Elle scrute le jour qui disparait derrière l’horizon, la boule de feu qui s’enfonce dans la terre. Elle compte les secondes avant la chute fatale, dans un dédale d’envies qu’elle-même ne saurait définir et qui la lient à tant de fantasmes inassouvis.

Les mots se cognent et des images naissent, un chaos vertigineux qui épouse l’attente impatiente d’un corps à corps soumis à l’impulsion des sens. Au tempo de ses doigts qui pianotent des sensations sur sa peau parcourue de frissons.

Elle s’offrirait alors à tout, indépendamment des mots qui parfois la tracassent. Elle se donnerait à toutes les propositions même les plus indécentes. Pourvu que ce soit lui qui mène la danse.

Le noir la libère de ce qui régit sa vie. Comme si le soir tout était permis. Comme si la lumière lui volait ses tendres folies.

Qu’est-ce qui sépare le jour de la nuit?

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2 thoughts on “Jour et Nuit

  1. Moi, je te dis juste merci, Marie, pour tout ce que tu as le courage d’écrire, d’avoir pu passer la barrière entre, le penser et l’écrire, c’est magnifique, c’est sincère, c’est simple, sans tabou, et c’est même plein de bienveillance, bravo ! Du coup, j’ai acheté ce livre magnifique “éloge de la jouissance féminine” (je crois qu’il manque un mot dans le titre …), du coup je me sens légère, je me sens femme merci !

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Un mot doux pour la route...

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