Une sombre histoire de devoir conjugal

Crédit Pixabay

Un corps recroquevillé,
La clé dans la serrure, une porte qui claque,
Bruit assourdissant de ce qui se trame,
L’autre corps se glisse et se colle,
Les peaux se frôlent dans la fraîcheur d’une énième nuit morcelée.
Avoir envie là, maintenant.
Toujours. Forcément
L’autre corps attend sa dose journalière,
Se laisser prendre maladroitement,
Consentir
Au risque de…

Lire la suite sur Short Edition où mon poème participe au Grand Prix du Court – Automne 2018. Ce poème fait partie d’un recueil non édité (Copyright 2017).

 

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12 thoughts on “Une sombre histoire de devoir conjugal

  1. By Marie July 19, 2018 / 10:59 am

    Au risque de… un jour… bloquer complètement et ne plus supporter. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu mais je crois que si on avait voulu me contraindre au devoir conjugal, j’aurais fait mes valises dès le lendemain. Un corps doit se donner, pas s’acheter par des liens conjugaux sacrés ou simplement civils

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    • Latmospherique July 19, 2018 / 11:01 am

      Parfois ça se fait plus insidieusement Marie. On a l’impression d’adhérer. Puis avec le recul…
      Je suis d’accord, un corps doit se donner. C’est pour ça que j’ai du mal avec le terme “devoir conjugal”. Comme si on était tenu à quelque chose, comme si on n’avait pas le choix.
      Merci

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      • By Marie July 19, 2018 / 11:05 am

        Les religions sont pour beaucoup dans ce “devoir conjugal”. L’homme tout puissant voulait avoir droit de cuissage et les curés et autres rabbins ou imams y allaient de leurs sermons pour que la femme se sente “la chose” de l’homme. Je n’ai jamais admis cela et ce sont d’autres détails du genre qui ont fait qu’après avoir été élevée catho, j’ai finalement déserté tout univers religieux. On a culpabilisé les femmes mais aussi les hommes avec les religions et au final, quand ils se sont enfin libérés, cela a été parfois vous virer dans les excès contraires

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        • Latmospherique July 19, 2018 / 11:09 am

          Tout à fait Marie.
          Les religions ont fait beaucoup de mal et en font encore beaucoup. Tout comme la libération tu as raison.

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  2. Petitgris July 19, 2018 / 11:46 am

    La religieuse qui me disait “tu es mariée, tu lui dois obéissance ! ” Il est vrai que j’ai connu un village des Alpes dans les années 1965 où le curé s’octroyait le droit de cuissage sur la jeune mariée…jusqu’au jour où l’une d’elle s’est suicidée pour y échapper ! Lorsque j’ai enfin opté pour la liberté, j’ai quitté à la fois l’époux et la religion ! Grosses bises

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    • Latmospherique July 19, 2018 / 1:53 pm

      C’est une des raisons pour lesquelles j’ai de plus en plus de mal avec la religion ou du moins l’usage qu’on en fait.
      Grosses bises et quel bonheur la liberté Paulette!

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  3. Antony'M July 19, 2018 / 6:40 pm

    Le corps est un secret bien gardé, il encaisse et répond aux exigences en se taisant discrètement.
    Mais le corps reprend toujours ses droits, comme la nature…
    Bises Marie
    Tony

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    • Latmospherique July 20, 2018 / 11:05 am

      Oui Tony le corps reprend ses droits. Il renait à lui même. Il guérit.
      Merci et belle journée à toi

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  4. zenopia July 20, 2018 / 7:59 am

    Dur… violent… en quelques mots, on comprend toute l’horreur de la situation…

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    • Latmospherique July 20, 2018 / 11:04 am

      C’est une situation trop grave et dont on parle si peu Cécile
      Je trouve que c’est la beauté de la poésie, pouvoir dire sans tout dire
      Merci ma belle

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  5. Le Cercle Parfait July 20, 2018 / 10:31 am

    Beaucoup de personnes pensent que c’est facile de ne pas être dans cette situation avec le fameux ” si tu veux, tu peux”.
    Comme tu le dis dans un commentaire, c’est mis en place de manière insidieuse . De façon à ce que la personne qui ne subit pas, te dira ” fallait me le dire si tu voulais pas ” sauf que derrière il y a une pression. Des chantages affectifs. Des mots, des regards qui te glacent le sang et qui te font vomir.

    C’est facile à dire ” tu n’avais qu’à’ partir” lorsque l’on ne le vit pas. Parce qu’il y a aussi un moment où on ne se rend même pas compte de la situation.. on sent que c’est anormal mais on ne sait pas ce qu’il ne va pas. Jusqu’au moment où l’on comprend :).

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    • Latmospherique July 20, 2018 / 11:11 am

      Je pense que beaucoup de personnes ne comprennent pas la pression, l’emprise. Ce n’est pas tangible, ça fait partie du ressenti. Tu as raison ce sont des mots, des regards, des silences méprisants glaçants. Face à ça, tu acceptes ce que tu n’accepterais pas dans une situation normale, tu sais qu’à tout moment ça peut déraper et qu’il y a un risque à dire “non”.
      C’est très facile à dire et je crois que c’est LA phrase à ne pas dire à quelqu’un dans une telle situation. On ne se rend compte réellement des choses qu’une fois hors de la relation. Et tout nous apparait tel qu’il est et tel que nous l’avons accepté.

      Merci pour ton commentaire et ta bienveillance.

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Un petit mot doux pour la route...

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