Parlons fantasmes!

Quand on parle fantasmes,  on entre dans un univers où codes, limites, barrières, peurs s’écroulent.  On est dans l’imaginaire et dans l’imaginaire tout est possible.

Entre les « on-dit », les « non-dits », les tabous, des expériences plus ou moins agréables, pour ne pas dire déstabilisantes, la sexualité est devenue un sujet délicat à évoquer. Dans le couple ou en dehors du couple. Ok, il y a certaines personnes très à l’aise, les veinardes!

Quand il est question des miens, je détourne assez facilement la conversation. Au-delà du fait que ce soit très intime, ça renvoie, je trouve,  à une sexualité sans fard, sans artifice. J’irais même au-delà, sans sentiment particulier. Nos fantasmes n’existent pas forcément à l’intérieur d’une relation, ils existent juste en tant que tels, à l’état brut. Ils renvoient à des images, des projections de soi, de l’autre. D’ailleurs nous n’avons pas besoin d’être deux pour en avoir.

Au sein d’un couple, quelques soient les choix de ce couple d’ailleurs, les sentiments, la confiance, l’écoute, le respect, le dialogue, l’amour, les envies communes, le plaisir créent une harmonie, une vibration particulière. La sexualité prend une autre dimension.

Je pense que si certains fantasmes sont réalisables, d’autres relèvent plus du domaine du jeu. Ils existent dans un espace, une réalité qui est complètement déconnectée de nous-mêmes (prenons un exemple commun à beaucoup de femmes – faire l’amour avec une star de cinéma !).

Comme je le disais, dans nos fantasmes il n’y a pas vraiment de limite (prenons cette fois-ci l’exemple du viol). Si dans nos scénarios les plus torrides, ce fantasme active notre libido, fait monter notre désir, il est clair qu’une fois revenues les pieds sur terre, un viol reste un cauchemar que nous ne souhaiterions jamais vivre.

Nos fantasmes sont amenés à évoluer avec le temps, au fil de nos expériences et de nos rencontres. Nos limites aussi. Avec un partenaire, telle ou telle chose sera envisageable, avec un autre, ce n’est même pas la peine d’y penser. Un fantasme réalisé pourra nous plaire un temps et puis on se lassera. Un autre ne sera jamais réalisé parce que nous souhaitons que cela reste du rêve, comme quelque chose d’inaccessible (mais qui de temps en temps nous fait du bien). Un fantasme, une fois énoncé, pourra se cogner aux “barrières” de l’esprit – je pense à la soumission par exemple – si le mot même ne vous fait pas sursauter, c’est que vous êtes plus avancés que moi sur le sujet! Il y aussi les fantasmes de l’autre qui ne collent peut-être pas avec les nôtres et vice-versa (pour ma part, l’échangisme par exemple est hors de question!).

Assumer ses fantasmes reviendrait donc à assumer sa sexualité, son imagination (débordante parfois), son potentiel érotique, sa sensualité.  Au-delà de ça, assumer LA sexualité comme une des pierres fondatrices de nos existences et de nos relations, un cocktail d’émotions, de pulsions, de sensations. Accepter notre sexualité c’est accepter notre part d’animalité, de violence. C’est un merveilleux outil de connaissance et de dépassement de soi. Encore faut-il être prêt à laisser nos peurs de côté et à lâcher prise…

Il est clair que parler de fantasmes, des siens, de ceux de l’autre permet d’établir une certaine complicité au sein du couple. Après tout, ce n’est pas parce que vous allez dire qu’un plan à trois vous tente que demain votre partenaire va inviter son meilleur pote ou sa copine pour que votre fantasme devienne réalité !

Encore une fois, la réalisation (ou non) d’un fantasme au sein du couple devra rester un choix à deux. Un fantasme ne devrait jamais être imposé, un « non » respecté.

Ça méritait bien un article en effet!

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28 thoughts on “Parlons fantasmes!

  1. Joli article où on sens l’émotion et la passion.
    Les fantasmes sont un joli sujet d’échange dans un couple, leurs devenir concret dépendant de l’envie du couple , ou pas

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    1. Je crois que c’est comme tout ça dépend des couples et de l’ouverture d’esprit de chacun.
      Partager ne veut pas toujours dire qu’on a envie de le réaliser. Et parfois on en a envie mais il faut temps et patience pour que les choses se fassent.

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  2. “Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.”
    Marie Darrieussecq

                   -Je pense que le fantasme fait partie intégrante de la vie, ne rien dire ou le vivre seul, conduit soit au secret assouvi, la tromperie en quelque sorte, ou à la perversité personnelle ! Peste ou choléra, je préfère y remédier...
    

    Bon WE Marie.

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  3. Joli billet 🙂
    Et puis parfois il y a des fantasmes qui ne sont pas sexuels mais qu’on aimerait réaliser peut-être encore plus que ceux dont tu viens de parler. Des exemples ? Changer de vie, devenir écrivain…

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  4. parfois mieux garder en rêve son fantasme car ça peut être frustrant lorsqu’on n’a pas pu ou si on a été déçu…je voulais faire l’amour en plein nature avec des fleurs autour et une végétation verte mais deux personnes ont tout gâchées,on pensait être seuls et j’ai entendu une voix et une voiture est arrivée,là ça été un échec total,lui en caleçon et moi en soutif!!!lol

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  5. Je suis assez rigide et les fantasmes ne font pas partie de mes désirs. Je laisse l’échangisme ou les trios ( voire plus ) à ceux que ça intéresse mais je n’en ferai jamais partie ! Coucher avec un acteur de cinéma même super beau, non ! J’aurai trop peur qu’il joue un rôle 😀 Je pense que je me contente de vivre pleinement ma vie de couple sans histoire 🙂 Grosses bises

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    1. J’ai jamais fantasmé sur un acteur de cinéma non plus!
      Je pense que certains fantasmes sont peut-être juste liés à des “interdits”, “tabous”. Et en parler peut nous faire évoluer vers une sexualité plus libre.
      Je te comprends complètement pour l’échangisme ou les relations à trois ou plus, j’avoue que la j’atteins mes limites Paulette. Après chacun ses goûts en effet!
      Grosses bises et merci

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  6. Ah les fantasmes, quand on me demande si j’en ai, j’ai toujours vachement de mal à trouver, pourtant je me considère débridée dans ma sexualité. Mais, je n’ai pas vraiment de réel fantasme.

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      1. Peut-être qu’Ornella agit de façon spontanée sans rien prévoir, saisissant l’occasion au bond car le fantasme perd toute sa puissance quand il est soigneusement préparé. Le plus grand fantasme c’est la surprise !

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                  1. ils ont une morale et des tabous mais des quotidiens bien plus proches de la nature et de la simplicité, un rapport avec le bonheur basé sur des satisfactions plus basiques de l’existence loin du comportement occidental qui se complaît dans les extrêmes souvent fruits de la publicité ou de la culture romanesque.

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  7. Le seul fantasme vraiment nocif est celui qui consiste à penser que l’autre va nous juger. ce n’est pas parce que l’on a une envie qu’elle doit à tout prix être assouvie. Par contre, elle peut être dite. L’important étant d’avancer en adéquation avec son couple. Le sexe est avant tout une question de relation… Une fois la parole manifestée, les corps n’en seront que plus à l’aise.

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Un mot doux pour la route...

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