Posted in Carnets de route

De l’amour mais pas d’à peu près

J’ai lu, je lis, j’écoute les histoires des unes et des autres, entre les lignes, entre les mots. Je lis l’envie de partage, de tendresse. Je lis le besoin, il est humain. Je lis parfois la peur de la solitude. Je lis la peur de donner sa confiance, le cœur souffrant qui se demande si les blessures cicatriseront. Je lis parfois l’abandon. Mais aussi l’espérance.

J’écoute la résignation « l’amour ce n’est pas pour moi », « c’est ma dernière chance », pire « qui voudrait de moi ». Je vois des personnes se lancer dans des relations sans émotion, sans sentiment, un peu perdues face à l’avenir. Le bonheur à deux n’est peut-être qu’une illusion…

Le célibat choisi et donc accepté est source de paix et d’harmonie. Celui que l’on vit contraint et forcé peut être un poids lourd que nous trainons comme une charge supplémentaire – dommage collatéral de toutes nos expériences passées (ratées).

J’ai longtemps écrit moi aussi sur ces craintes, doutes. Est-ce qu’on en revient de tout ce qui nous attache à des maux qui nous dépassent ?

Tout cicatrise avec du temps, de la patience, une forme quelconque de pardon (en fonction de ce qui nous convient le mieux à un instant T – tout évolue), avec beaucoup d’amour pour soi.

L’amour existe. Il ne se trouve pas forcément au coin de la rue. Il attend le bon moment, l’heure qui fera que les destins qui se croisent se sentent prêts à écrire une histoire, ensemble.

Oui, on en revient. Toutefois il est important de savoir ce qu’on veut, ce qui compte et ne pas se satisfaire d’à peu près, d’une relation à deux illusoire, qui n’est là que pour nous faire oublier quelqu’un d’autre, nous faire passer à autre chose, nous faire oublier notre solitude, pesante, angoissante.

On en revient plus forts, plus ancrés, avec plus d’estime de nous-mêmes, prêts à nous engager, à faire confiance. Sans nous sacrifier, sans nous dénigrer, sans laisser l’autre faire de nous ce que bon lui semble. On en revient, à même de dire « non », « stop », à même de partir si la relation ne nous convient pas ou plus, à même de nous écouter, de nous livrer.

A vous que j’écoute, que je lis, ne vous laissez pas aller à l’à peu près, ne laissez pas vos peurs vous dicter votre manière d’être, de faire, d’agir, de réagir. Ayez confiance en vous. Reconstruisez-vous et regardez l’horizon le cœur léger. On en revient. L’amour un jour croisera votre chemin. Vous saurez alors lui prendre la main !

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

30 thoughts on “De l’amour mais pas d’à peu près

  1. Et quand on se monte des barrières, une tour d’ivoire pour ne plus qu’il vienne et qu’il toque… Terrible de jeter un oeil et de se renfermer parce qu’on n’est pas prêt mais qu’on a le “et si?”… Et si c’était lui alors qu’on s’était jurée que non… 😦

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  2. Tellement subjectif 🙂 Ce qui convient à l’une ne va pas à l’autre ! Mais ce qui est sûr c’est qu’il ne faut pas se jeter ( voire forcer ) une relation sous prétexte que la solitude pèse ! LA rencontre est souvent le fruit du plus grand des hasards, laisser faire le destin ! Mais rester attentive et ne pas passer à côté de l’âme soeur ! Grosses bises Marie

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    1. Oh oui Paulette! Nous avons chacun / chacune notre vision de l’amour (et heureusement d’ailleurs).
      Je suis bien d’accord pour la rencontre…ça a beau être très cliché, elle arrive souvent quand on ne s’y attend pas. Après il faut savoir en effet saisir sa chance!
      Grosses bises et merci

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  3. Pour moi, c’est un célibat choisi et non subi. Mais je ne l’explique plus, car au fond, personne n’y croit. “la pauvre” se disent-ils… et puis, soyons honnêtes, l’âge aidant, le célibat est vécu différemment : à presque 50 ans, je ne crois plus à l’effet Impulse me concernant, et je le vis bien. enfin, bref, pour moi, l’amour, c’est le visage enfoui dans les poils de mon chien au matin, c’est ma petite chatte qui fait hammam le matin dans ma douche, c’est les personnes âgées croisées à l’arrêt du bus chaque matin, c’est le sourire des enfants chaque jour (même si j’ai envie de changer de boulot, cela ne m’empêche pas de profiter de l’amour”). Au final, nombre de personnes passent leur existence à ruminer l’amour perdu, à chercher “l’âme soeur” (comme je n’aime pas cette expression) ou à papillonner dans les pensées amoureuses, oubliant le lézard se chauffant les fesses à côté de nous. L’Amour, c’est la beauté de la vie. J’ai encore beaucoup de doutes et commets encore des erreurs. Mais au sujet de l’Amour, c’est une certitude à 3000% : l’Amour Est, maintenant 🙂

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    1. Je crois que l’essentiel est d’être en phase avec soi-même. Parfois on peut vouloir expliquer telle ou telle situation toutefois si l’autre en face est certain de détenir la vérité, il n’entendra que ce qu’il veut bien entendre.

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  4. AAAh, oui c’est totalement. Ma dernière relation qui a vraiment compté remonte à décembre 2015. Puis, j’ai enchaîné les aventures sans grand intérêt et ne cherchait pas vraiment autre chose. Quelques fois, je souffrais d’être seule, mais la plupart du temps j’étais bien heureuse de pouvoir profiter de mon indépendance. En septembre 2017, mon chéri m’est tombé dans les bras, je ne sais pas combien de temps ça tiendra, nous verrons bien mais je l’aime passionnément !

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    1. L’indépendance c’est quand même bien agréable, de temps en temps Ornella! Enfin je la préfère à une relation sans intérêt ou ultra compliquée.
      ” je ne sais pas combien de temps ça tiendra, nous verrons bien mais je l’aime passionnément !” J’ADORE!

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  5. Il est un sujet avec lequel on ne peut transiger.
    Soit on s’y lance à fond avec confiance soit on laisse le train passer

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  6. L’amour peut nous dessus sans prévenir, l’amour peut grandir d’une amitié, l’amour peut ne pas nous parvenir… Il y va de la vie, d’une rencontre, de décisions prises, d’entente…
    Pour ma part, j’étais prête à être seule. Avec moi-même. Pour guérir de l’amour que je sentais me blesser plus qu’autre chose. Et puis il y a eu une rencontre, des mots échangés, des regards, des sourires… Et aujourd’hui une vie à deux se dessine lentement, j’ose dire au fil des saisons. J’étais pourtant prête à accueillir la solitude comme une amie avec laquelle je pourrais partager du temps. Et l’amour est arrivé, différent, un peu désinvolte, surprenant, un peu fou-fou…
    Merci pour tes mots. Il est vrai qu’il est important de s’aimer, et de se pardonner. Il faut avancer lentement, chacun et chacune à son propre rythme, en respectant son individualité. Pour accueillir l’amour comme un cadeau parce qu’il ne devrait jamais être un fardeau !

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    1. Merci pour ton joli partage Julie!
      Oui l’amour ne devrait jamais être un fardeau ni quelque chose de trop compliqué.
      Après chacun est libre de faire ce que bon lui semble. Parfois aussi on se voile la face (je suis passée par là), on pense qu’on est heureux (ou on se persuade qu’on l’est.
      Se connaître permet peut-être de rencontrer l’autre différemment, de l’accueillir avec plus de bienveillance, de s’accueillir soi avec plus de bienveillance.
      C’est toute une alchimie propre à chaque couple.

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Un mot doux pour la route...

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