Posted in Carnets de route

Pauvre(s) Petit(s) Chou(x) ou quand la société débloque…

Merci de noter que cet article est à prendre au second degré…

En ce moment, à part vivre dans une grotte au fin fond des Cévennes, et encore, on ne peut pas passer à côté de tous les drames qui touchent les femmes de ce monde, et de notre belle France en particulier.

Et les hommes aussi.

Ceux qui résistent bien entendu, qui se sentent complètement démoralisés face à cette vague infernale de violence et qui malheureusement sont catalogués illico presto comme des machos, manipulateurs, fous, pervers, violents. Il ne fait pas bon être un homme en 2018 !

Et ceux qui sont les victimes de la folie des femmes, du monde, des autres hommes (qui ne sont pas solidaires pour deux sous). Entendez les mecs qui violent, tuent, harcèlent, menacent, battent, insultent…pleurent sur leur triste sort.

C’est bien connu les femmes sont des affabulatrices tyranniques. Elles attirent les hommes dans leurs filets pour mieux les détruire. Elles inventent des histoires complètement insensées pour les faire trébucher et tomber. Ce sont des bourreaux au cœur de pierre, des hystériques, d’irréductibles menteuses.

Et la société gobe ça. La société inverse les rôles. Elle donne du crédit aux dires de ceux qui impunément violent les lois les plus élémentaires du code pénal, et quand elle ne leur en donne pas, elle minimise le vécu des celles qui vivent l’enfer. Le monde marche donc sur la tête. Peut-être que nous devrions tous aller nous réfugier dans les Cévennes. Au moins là-bas nous pourrions peut-être retrouver le sens des choses…

Parlons expérience, avant d’aller nous enterrer pour respirer l’air pur de la nature. Un petit coup d’œil en arrière, et je retrouver Roger, en larmes. Et oui chers lecteurs, Roger m’aimait (pour les non-initiés, Roger, c’est mon ex). Il était même prêt à se tuer pour moi. Pourquoi la séparation, pourquoi la rupture, nous étions heureux après tout. Oui à partir du moment où je fermais ma gueule, nous étions heureux. En surface. Qui aurait eu l’idée d’aller creuser un peu. Chaque couple est différent, il ne faut pas juger et bla bla bla…

Il ne voulait que mon bonheur c’est pour ça qu’il faisait la gueule pendant des jours, qu’il me bousculait de temps en temps, pour me remettre dans le droit chemin. Parfois il me parlait mal, mais c’est toujours moi qui avais commencé. Œil pour œil, dent pour dent. Parfois il pleurait parce que c’est moi qui étais injuste, je faisais des choses qui le mettaient mal à l’aise, je ne le respectais pas assez. Quel sacerdoce pour lui ! Moi je me demande sincèrement pourquoi il voulait à tous prix me garder. Les menaces. Quelles menaces ? Jamais il n’aurait faut ça, j’étais comme sa chaire. Les cris. Quels cris ? Oui il avait peut-être parlé un peu fort, ça va, faut pas exagérer. Le harcèlement. Quel harcèlement ? Tout de suite les grands mots.

Il ne fallait pas trop lui en vouloir, il était malheureux. La chute était rude pour lui. Pauvre petit chou ! Pour le reste, voilà, chaque couple trouve son équilibre. Il y a plus grave. Et puis vous étiez d’accord, consentante. Ok il en a un peu profité. Il n’y a pas mort d’homme, ni de femme. Allez soyez indulgente, comprenez le…

Voilà où nous en sommes rendus. A devoir comprendre l’inacceptable.

Les vraies victimes ne seraient donc pas celles que l’on croit. Les femmes aux vies démantelées, brisées, bien amochées (je ne parle même pas des enfants) ne seraient pas tant à plaindre que ça au final. Allez, les filles, demain ça ira mieux ! Buvez une bonne dose de positivisme, ajoutez-y quelques gouttes de gratitude, parsemez votre boisson de pépites de « nos pensées créent notre réalité » et vous aurez le cocktail de choc pour vous en sortir, comme des grandes, sans l’aide de personne !

Et puis oubliez bien vite ces vilaines mésaventures. Le reste de la terre est déjà passé à autre chose.

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

20 thoughts on “Pauvre(s) Petit(s) Chou(x) ou quand la société débloque…

  1. C’est de pire en pire, les victimes sont immédiatement accusées et on finit par plaindre le bourreau ! Dans cette société d’ingratitude, tu dois t’en sortir seule sans rien attendre des autres . j’en ai fait l’amère expérience ! Grosses bises Marie

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  2. Mais oui, voilà, on devrait être un peu plus reconnaissantes ! On voit toujours le verre à moitié vide aussi, on confond et on n’y comprend rien… Les pauvres petits !!!

    Je t’embrasse Marie 😘

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  3. Plus d’education civique, plus de respect ferait du bien a chacun: homme et femme.
    Tout part en vrille, tout va trop vite, on prend, consomme, jette.
    Comprendre la vie a 2 devient parfois trop complique. Mieux vaut partir que d’avoir une situation qui part en vrille.

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  4. Lundi je suis allée voir un film en avant première au cinéma, il s’appelle “Jusqu’à la garde”, et il traite de tout ce dont tu parles à travers tes articles qui décrivent les violences conjugales. Une réalisation particulièrement marquante, et en le voyant, je t’avoue que je n’ai pu m’empêcher de penser à toi. A la fin du film j’ai entendu une femme dire à une autre, je n’aurais jamais cru que ce soit possible à ce point…Son commentaire, m’a vraiment interpellé !

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  5. Aussi bien pour les hommes que pour les femmes, quand il y a un malaise, quand il y a un problème, quand il y a violence, quand il y a menace, on veut faire du coupable la victime. On déresponsabilise… Si je peux parfois envie de fuir dans les Cévennes, j’ai aussi envie d’essayer d’agir pour faire la différence. Arrêtons de se voiler la face et parlons des choses telles qu’elles sont ! Quand on fait du mal à quelqu’un, qu’on soit un homme ou une femme, la justice est la même. Qu’on soit un homme ou une femme, les règles d’une vie en société, les notions de respect et d’égalité sont les mêmes !

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  6. On ne veut pas comprendre, on nie alors la vérité…
    Ce ne pouvait quand même pas être à ce point….

    Et bien si, c’était à ce poing….

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  7. Et que dire de l’avocate de mon ex qui dit: “après tout, ils étaient en couple, il avait donc le droit de disposer d’elle.” et puis tout ça ce ne sont que des “enfantillages idiots”… “le pauvre, c’est lui qui est seul et malheureux maintenant”…
    Bref je suis la tentatrice, castratrice, qui aurait du fermer sa gueule… Et puis un jour on m’aurai retrouvée dans un fossé après être partie faire du jogging…

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    1. De la part d’un avocat c’est à vomir. Je sais que chacun doit défendre son client mais il y a quand même des choses qui sont inadmissibles.
      “disposer de” on se croirait à l’époque de l’esclavage.

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  8. Belle leçon d’humour noir !
    Sinon, il y a peu avec la Carne on parlait du Larzac mais les Cévennes, ça me tente bien aussi. Je suis pas compliquée je m’adapte.
    Bises ❤

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  9. Merci ça fait du bien à lire pour évacuer… Et plein de pensées car ça doit être encore plus rageant quand on est concernée de plus près

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  10. Son avocate m’avait dit lors de la non conciliation je ne vous comprends pas c’est un homme charmant c’est de la non communication entre vous ( bien sur!) J’ai répondu mais aucun problème maître je vous prête l’homme charmant pour quelques semaines vous me ke rendrez bien vite! Ce qui a fait rire mon avocat je trouve navrant que au final on excuse des actes odieux en disant que c’est la faute de la victime …on regresse bises marie

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  11. Sans parler des hommes battus par leurs femmes. Je persiste toujours à défendre les hommes parce que personne n’y pense. Et il n’y a qu’en politique qu’on accepte de parler en priorité des Minorités. A ce sujet, les femmes sont toujours les “pauvrettes” victimes de leur sexe. Il faut y penser aussi. Ca ne minimise en rien ton vécu, comprends-moi bien. Je t’embrasse !

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    1. C’est tout à fait vrai Ornella. Les hommes battus existent malheureusement et je pense que leur voix n’est pas plus entendue. La violence touche toutes les personnes et toutes les populations.
      On pourrait aussi parler des enfants parce que la maltraitance est belle et bien réelle pour eux aussi…

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Un mot doux pour la route...

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