Posted in Carnets de route

Quand je le regarde…

Quand je le regarde, que nous parlons de choses et d’autres, de la vie, du plaisir d’être ensemble, je me surprends parfois à me dire “je suis là, je suis bien, je ne pense à rien d’autre, je ne pense pas à ce que je vais dire après, à la manière dont je vais le dire, à la place de mes mains, à ce qu’il va penser.”

Comment j’en suis arrivée là?

Comment j’en suis arrivée à être aussi sereine et heureuse avec quelqu’un?

Est-ce parce que c’est lui? Il dirait que non…

Est-ce parce que c’est nous tout simplement? Que c’est la vie, que c’est ce que toute relation devrait être, basée sur la confiance, le partage, l’envie toute simple d’être ensemble, d’être heureux?

On me pose souvent la question. Comment est-ce que j’ai réussi à remonter la pente, à prendre confiance, à m’aimer, à retrouver le sourire?

Sincèrement je n’en ai aucune idée. C’est venu avec le temps, à force de le vouloir, au rythme des coups de blues, des envies d’en finir, des larmes, des batailles qu’il m’a fallut mener. C’est venu avec cette envie de reprendre vie, de laisser l’hiver s’en aller. C’est venu avec l’apprentissage de la maternité, avec le besoin de prendre soin, de lui, de moi. C’est venu au fil des jours, des mois, au fil des questions que je me suis posée, qu’il fallait se poser, au fil des réponses que j’ai trouvé ici et là, au gré des mains tendues qui m’ont propulsé vers l’avant, qui m’ont donné la volonté de me dépasser. C’est venu sans que je m’en rende vraiment compte. Les mille morceaux de mon cœur se sont recollés au fil des souvenirs qui se sont envolés, laissant de faibles traces à la surface de la terre. C’est venu au fil des échanges, de mes rêves qui ont pris forme. C’est venu avec la certitude que la vie m’offrait une chance d’apprendre à me connaître, de revenir à moi. Je l’ai juste saisie, sans certitude au début. Avec foi, par la suite. C’est venu avec cette complicité qui s’est installée entre nous, ces moments où son amour de petit garçon a eu raison de mes doutes, de  mes peurs les plus tenaces. C’est venu avec l’envie de reconstruire.

Apprendre à m’aimer a sûrement été la meilleure décision que j’ai prise. Si tout n’est pas encore acquis, le processus est engagé. Et les résultats sont là.

Alors quand je le regarde, que nous parlons de choses et d’autres, de la vie, du plaisir d’être ensemble, je me dis que ça en valait vraiment la peine…

Author:

Auteur - Blogueuse et Poète. J'écris comme je respire... Author - Blogger and Poet. Writing is my breath, my voice, my dream...

16 thoughts on “Quand je le regarde…

    1. Je constate que tout le monde a perçu ce texte d’une manière différente…
      Je ne parlais pas de mon fils (quand je le regarde, mon fils, je suis pleine de joie et de peurs, je me demande comment je vais faire de lui un homme. Je suis souvent désorientée, perdue, et en même temps considérablement émerveillée par ce miracle de la vie!!)

      Like

  1. moi je pensais que tu parlais d’un homme mais en voyant les commentaires… je ne sais pas; mais ce qui est important est que tu te sois relevée et que tu te sentes mieux et plus sûre de toi. Joyeuses fêtes

    Like

  2. Tu me fais rêver. Oui il existe avec un grand A et je crois que je m’enligne pour le découvrir aussi. Mon cadeau de Noël.
    Merci de ce beau partage rempli de douceur et d’espoir. Joyeux Noël ma chère amie virtuelle🥂🎉🎄

    Liked by 1 person

Un mot doux pour la route...

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.