Je m’estime et je dis “stop”…

Je n’écoute plus. Je ne t’écoute plus.

Dans quelques minutes je vais raccrocher. Tu déverseras ton venin dans le vide. Je n’en veux plus.

Je sens que je rentre dans une nouvelle phase.

Il y a eu le premier cap, la petite musique dans ma tête qui tantôt disait « ne lui fais pas confiance », puis « donne lui une chance. »

Je faisais taire l’une, sans grande conviction, et croyait dur comme fer à l’autre.

Ne plus te faire confiance c’était comme accepter ma faiblesse d’avoir cru en toi et accepter que dorénavant nous n’avions plus aucune chance de garder le contact, en toute intelligence, pour notre enfant.

Un jour, j’ai compris. Ne plus te faire confiance, loin d’être un acte négatif, devenait un acte conscient, une manière de nous protéger, lui et moi, de ton emprise, de ton égoïsme, de ta manipulation.

Le deuxième cap est là, à portée  de main. Le jugement de divorce doit y être pour quelque chose. A moins que ce soit moi qui ai décidé qu’il était grand temps de dire stop.

Oui stop à tes mots qui vont trop loin. Stop à tes jugements sans fondement. Stop à ta manière de me hurler dessus quand ce que je fais ou dis ne te convient pas. Stop à tes menaces toutes aussi fausses les unes que les autres, énoncées dans le seul but de me foutre la trouille et de me faire plier. Stop à cette manière dont tu as de me parler, avec dégoût. Stop à ta mine de chien battu, qui veut me faire croire que tu es au fond du trou. Stop à ton mépris.

Je vaux mieux que ça. Je m’estime davantage pour ne plus penser que je mérite tout ça ou à défaut n’ai d’autre choix que celui d’encaisser sans broncher, sous peine de te mettre hors de toi.

Aujourd’hui je dis stop et je n’y pense plus.

Je vais te raccrocher au nez. C’est la seule chose que tu comprends. Tu vas certainement me maudire derrière ton écran de téléphone. Ca ne me fait ni chaud ni froid. Il y a quelque temps de ça, j’y aurais pensé pendant quelques heures, me remettant en cause, essayant de saisir le moment où tout avait basculé. Maintenant, j’oublie aussi vite. Tes sautes d’humeur ne me font plus d’effet.

C’est dans ces instants là que je me rends compte du chemin que j’ai parcouru et que je me félicite pour ces limites que j’arrive à poser, en toute sérénité…

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6 thoughts on “Je m’estime et je dis “stop”…

  1. Tu sais ce qui est bon pour toi, et ne plus l’écouter, lui, c’est t’écouter, toi. Tu as été plus que patiente, et si tu estimes qu’aujourd’hui ne plus l’écouter c’est vous protéger, alors je pense que tu ne trouveras pas une seule personne pour te dire que tu as tort. Onward.

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  2. Et comme tu peux être fière de ce chemin parcouru ! Comme je suis heureuse pour toi !
    Lui raccrocher au nez est la meilleure chose à faire s’il est incapable d’avoir une conversation normale, sur un ton respectueux. Tu n’as plus à subir ses humeurs, tu n’as plus à accepter de t’exposer à sa violence.
    Toi, et Petit Escargot valaient beaucoup mieux qu’un homme nocif qui pense pouvoir encore vous manipuler. Le divorce t’a offert la liberté dont tu avais besoin pour redevenir son égale alors qu’il avait mis tant de haine et de colère à te rabaisser par le passé. Je pense que tu lui as donné assez de chance, au détriment de ton bien-être. Maintenant, il est temps que tu penses à toi, et à ton petit bout, que tu fasses ce qu’il faut le garder à distance de vos vies.
    Je te souhaite beaucoup de courage, et t’envoie beaucoup d’amour !

    PS : j'ai retrouvé la carte que je pensais avoir perdu et que je vais t'envoyer sous quelques jours, le temps d'y écrire quelques mots doux.

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    • Lui et les conversations, ça fait deux Julie. C’est soit on l’écoute et on fait tout ce qu’il dit sans broncher. Soit on n’adhère pas à son discours et on devient à ses yeux la pire personne du monde. La médiatrice qui nous a suivi au début avait du mal à lui faire comprendre le processus de médiation et de respect de l’autre et de son droit de parole.
      Difficile de savoir quoi faire pour l’escargot – c’est son père et nous avons l’autorité parentale conjointe…(un jour je demanderais l’autorité exclusive surtout si il n’obtient jamais ses papiers – ce que je souhaite pour le bien de tous!)
      Mille merci à toi pour tes encouragements jolie Julie. Je t’embrasse affectueusement.

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  3. Soit fière Marie de la personne que tu est devenue capable de lui faire face de lui tenir tête et de raccrocher quand tu estimés qu’il n’y a aucun dialogue possible cesg la mots la seule chose à faire c’est dommage que nous ayez la utilité parentale conjointe mais en même temps à des centaines de km sans venir voir son fils cela ne sert pas à grand chose qu’à te compliquer l’existence espérons qu’ils ne les obtiendra pas ces papiers et qu’il finira par comprendre que c’est terminé … Bravo en tout cas à toi je suis si contente que cette étape soit achevée tu te rends compte tout ce chemin accompli crois en toi tu es une belle personne et une super maman je t’embrasse ainsi que le petit loup

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    • Merci Catherine! Oui cette autorité ne sert à rien. On tente le call cette semaine encore et si ça ne fonctionne pas on fera une pause. Il pense trop à lui pour se poser la question de ce qui est bien pour son fils…
      Plein de bises de nous deux. Le chemin a été long mais la lumière est magnifique, surtout avec les yeux grands ouverts et le coeur apaisé.

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Un petit mot doux pour la route...

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