Accepter son enfant tel qu’il est

Nous aimerions tous avoir un / des enfant(s) à l’aise en société, souriants, polis, indépendants, partageurs. C’est tellement plus rassurant qu’un enfant qui ne vous quitte pas d’une semelle dès qu’il est en terrain inconnu, qui préfère jouer seul (ou seul avec vous) qu’avec les autres, qui fond en larmes dès que vous vous absentez quelques heures.

Et nous parents, nous avons sans cesse besoin d’être rassurés. Il faut dire que nous nous posons souvent des tonnes de question et doutons énormément de nos capacités à bien élever – éduquer nos enfants. Sommes-nous à la hauteur ?

Et puis disons le haut et fort nous comparons énormément. Nous sommes faits sur ce modèle. Les autres sont notre baromètre (pas le meilleur). Tout le monde a beau nous répéter que tous les enfants grandissent à leur rythme et que chacun est unique, on se dit quand même que s’il ne rentre pas dans la grosse moyenne, il a un truc qui cloche ou il y a un truc qui cloche chez nous. Quoi ?

Je n’échappe pas à cette règle. Tant qu’il était petit, souriant, qu’il mangeait bien, faisait ses nuits, tout était parfait et je vivais sans souci majeur. Et puis il a grandi, a commencé à dire non, à faire des colères impressionnantes. Il refuse catégoriquement de dire bonjour, aurevoir, de manger seul. Il coupe la parole sans arrêt, impose ses volontés, négocie tout. A côté de ça,  il aide, range ses jouets, a été propre très vite. Avec les autres, il est tantôt distant, tantôt partie prenante pour jouer et rire. Il peut passer une journée accroché à mes jambes, toujours en demande, ne me laissant pas souffler une seconde, ni profiter de mes amis. Ou bien se sentir très à l’aise tout de suite. Quand je sors, c’est de plus en plus compliqué. Le laisser quelques heures relève d’un miracle que je m’impose (je dois aussi penser à moi).

Et je me pose moi aussi des questions. D’où vient cette peur de l’autre / l’inconnu ? Comment lui donner confiance quand moi-même j’en manque cruellement ? Comment l’aider à aller davantage vers les autres, à partager jeux et rires, sans moi ?

On veut tellement que nos enfants partagent nos forces mais pas nos faiblesses, que dès qu’on les voit prendre un chemin que l’on connait, on freine des quatre fers. Du coup on les pousse sans vraiment prendre en compte leur identité, leurs limites, leurs souhaits. On se perd. On les perd. On culpabilise.

ik-naitre-grandir-enfant-timide-timidite-comment-aider-1Je suis en train de me rendre compte qu’il est temps que j’accepte pleinement mon fils, comme il est et non comme je voudrais qu’il soit. Ce n’est pas tous les jours facile car il a parfois certains comportements que je ne comprends pas. Mais je sais trop ce que c’est de devoir rentrer dans un moule. Je le voudrais pleinement libre et heureux d’être lui…

Et vous, vous comparez vos enfants ? Comment gérez-vous les différences ? Quel rapport avez-vous avec la séparation ? Comment vos enfants interagissent avec les autres ?  Avez-vous du mal à accepter votre enfant tel qu’il est ?

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34 thoughts on “Accepter son enfant tel qu’il est

  1. Pour aller vers les autres sans toi peut-être l’inscrire dans un sport co ? Genre handball. Dans les sports co’ tu es obligé d’écouter l’entraîneur (donc éviter de lui couper la parole) et puis surtout, pour mettre au point une stratégie, s’envoyer la balle, c’est mieux si on se parle ! C’est aussi un moyen d’apprendre la confiance en soi et en son équipe (écoutez-là l’autre qui a jamais fait de sport de sa vie xD) Ça peut peut-être fonctionner ?
    Il est clair que vouloir façonner son caractère profond ne fonctionnera pas, mais peut-être que son comportement actuel ne reflète pas son caractère profond mais simplement une période que le sport pourrait l’aider à faire passer ?

    Pour ma part, je n’ai pas d’enfant (en même temps à 20 ans c’est plutot rassurant xD), cela dit je crois que mes parents ont beaucoup de mal avec le fait que je sois peu sociable et que je comprenne peu les codes de discussion, comment se faire des amis, tout ça…

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    1. Il est trop petit Melgane mais je pense que c’est une idée à garder en tête quand il sera plus grand. Moi même je vivais énormément dans ma bulle, mon monde. Donc il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit sur la réserve. Mais pour des parents, ce manque de contact avec autrui est toujours source de stress…

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  2. J’ai une de mes filles qui est “spéciale” et qui a entre autre de gros problèmes pour s’insérer avec les autres.C’est usant et c’est une vraie souffrance de la voir malheureuse. Mais à coté de .ca elle est fabuleuse et pleine de surprise et de tendresse. Elle demande plus de temps, plus d’attention et plus de discussion. Petit à petit j’arrête de me dire qu’elle devrait faire ça ou ça. On écoute plus sont rythme et ses envies.On la motive a faire des activités. Et puis on est très fier d’elle. Mais je crois qu’il n’y a pas de notice, juste de la patience, de l’écoute et du temps. Je te souhaite plein de bonheur avec ton petit bonhomme

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    1. Merci pour ces mots plein de bon sens. En effet, il faut laisser à nos enfants le temps et l’espace pour apprendre et avancer à leur rythme. C’est aussi ça leur donner confiance, avoir confiance en eux et les encourager.

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  3. Comparer son enfant aux autres, c’est humain. On cherche des repères et surtout tout est construit sur la comparaison dans notre société (les courbes de poids et taille, les notes à l’école…)
    Mais c’est un leurre. Les autres enfants tu ne les vois qu’à l’extérieur, tu ne sais pas comment ils sont réellement avec leurs parents, en famille. Tu ne connais que ce que leurs parents en disent en toute subjectivité…
    Ne t’affole pas pour l’Escargot, je ne sais pas exactement son âge (3-4 ans ?) mais il a le temps. Les colères, ils passent tous par là, c’est sain, c’est leur façon de se forger le caractère en quelque sorte. Et puis tu es SA maman, son pilier c’est normal qu’il soit accroché à toi, tu es son repère.
    Il est en construction ton bout de chou ❤

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    1. Merci Aileza. Tes mots m’ont fait beaucoup de bien. En effet j’ai souvent du mal à intégrer qu’il est encore petit et que toutes ces étapes sont nécessaires à sa construction. Doucement il gagne en indépendance mais je reste sa référence. Forcément. Il est bon d’en parler, les échanges sur le sujet remettent les idées en place!
      Grosses bises ma belle.

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  4. Coucou Marie. Depuis toute petite, on m’a cataloguée de timide, trop réservée, pas assez ceci, pas assez cela, tu ne feras jamais rien de bien dans la vie, tu n’y arriveras pas etc …j’en ai beaucoup souffert et cela m’a bloquée jusqu’à ma vie d’adulte car effectivement, à force d’entendre tout cela toute ta jeune vie d’enfant et +, tu finis par y croire … alors je me suis jurée le jour où j’aurai des enfants de ne jamais jamais jamais faire cela et au contraire, de les prendre tels qu’elles étaient et de toujours positiver leur façon d’être. J’ai 4 filles, mes deux aînées étaient assez réservées et aujourd’hui elles sont ouvertes, épanouies, bien dans leur peau et je me dis que j’y suis peut etre pour quelque chose. Mes deux petites ne sont absolument pas réservées, ce qui est parfois gênant pour moi qui suis toujours discrète 🙂 ma 3ème adore faire des exposés, et ma 4 ème pas du tout. Quand elle me demande si ce n’est pas bien de ne pas y arriver, tu penses que je dédramatise et que je lui dis qu’un jour elle y arrivera et qu’en attendant ça n’était vraiment pas grave. Qu’on pouvait être timide mais faire de grandes choses, il faut juste être patient 🙂
    Aujourd’hui ce qui est douloureux pour moi, c’est quand je me demande comment mon père et ma belle mère ont pu tellement me rabaisser tout au long de ma vie. Quand je regarde mes filles, jamais je ne pourrai avoir un tel comportement. Mes parents ont fini par me tourner le dos, mon remariage ne leur a pas plu. Mon 1er mari était pire qu’eux et j’ai été si malheureuse, manipulée, soumise … aujourd’hui ils se fréquentent … et moi et bien mes complexes n’en sont plus, je suis réservée, discrète et heureuse d’être ainsi … et en m acceptant telle que je suis, ce fut long, j’ai 47 ans, aujourd’hui je me sens bien et pas une ratée. Une bonne mère ? Ça j’ai tjs des doutes mais bon dans les yeux de mes enfants, je crois que oui.
    Voilà Marie. Il est rare que je sois aussi bavarde mais ton billet a remué de vieux souvenirs et j’avais sûrement besoin de parler 🙂
    Je t’embrasse.
    Affectueusement
    Christine

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    1. Christine, merci de partager une partie de ton vécu avec nous. Cela donne un éclairage supplémentaire au débat. Comme toi, je suis une grande timide, j’étais très secrète et réservée petite, je vivais dans mon monde. A la différence que mes parents m’ont toujours encouragée, m’ont toujours poussée vers l’avant, m’ont fait confiance. Pour moi, un parent ne devrait jamais dévalorisé son enfant. Cela va à l’encontre de la conception de la parentalité et de l’amour. Je suis heureuse de lire que tu as offert / offres à tes filles un cadre beaucoup plus sécurisant et bienveillant et que tu t’acceptes enfin telle que tu es (une belle personne) . C’est une belle victoire.
      Je t’embrasse. Amicalement. Marie

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  5. Tout ça pour te dire Marie que ton petit est encore bien petit et pour moi , Tu es là avec lui et c’est l’essentiel à son épanouissement.
    Bisous bisous.

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  6. Quel âge à ton loustic? Je ne compare pas trop ma fille car tout les enfants sont différents. En ce qui concerne la séparation je pense que cela lui a mis un sacré coup et un deuxième plus gros depuis la naissance de mini bébé ! Et oui les autres le disent, nous n’avons pas de manuel pour les élever et l’on doit jongler avec des tonnes de paramètres et faire du mieux que nous pouvons pour les mener vers une vie confortable pour eux 😉
    (Tout ce laïus bien plus simple à dire qu’à mettre en pratique, je te l’accorde ….)

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    1. Avec le recul, je me rends compte qu’il est très jeune, à peine 4 ans et qu’il est en pleine période de construction…Je crois que déjà faire de son mieux et les aimer sans condition, c’est un bon début. Merci pour tout ma belle.
      ps – jamais facile l’arrivée d’un 2e…

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  7. Je me dis que ça devrait être facile à son âge, d’assimiler ces règles, les autres enfants le font eux! (Ou la plupart ).
    Alors oui, je le.compare inévitablement. .. et j’espère que ça va s’arranger et que ça ne va pas devenir un gros boulet à l’école dont personne ne saura que faire. ..

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    1. En te lisant je me dis que j’ai sûrement été ce boulet à l’école, ultra-timide, sur la réserve, dans mon univers. Et que ça a dû être délicat pour mes parents d’entendre sans cesse des choses négatives sur moi…pas assez sociable, jamais assez bien. Au final je suis assez fière de la vie que je mène (et eux aussi), l’amour peut beaucoup et les apprentissages se font tôt ou tard…

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      1. Mince, je me rends compte que mon commentaire est incomplet. Il manque la première partie.
        Je parlais de mon fils évidemment.
        Il fait colère sur colère et a du mal à s’adapter à l’école (rien avoir avec la timidité, bien au contraire ) (il est très à l’aise avec les adultes et les autres enfants ).
        C’est juste qu’il n’en fait qu’à sa tête et refuse l’autorité.
        D’où ma crainte, car des ados comme ça, j’en ai quelques uns et ils m’inquiètent.
        J’espère que tu n’as pas mal pris ce message tronqué involontairement. Je ne voulais évidemment pas dire que ton fils était un boulet !
        Mais je t’avoue que j’angoisse parfois qu’on considére le mien comme tel.

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      2. Je ne l’ai pas mal pris…je comprends tout à fait. J’ai moi aussi du mal avec toute cette colère à gérer…et quand je vois les ados de nos jours, je me dis moi aussi qu’il va falloir joué serrer pour redresser la barre!

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      3. Oui mais c’est vrai qu’en ne lisant que la deuxième partie de mon commentaire , on avait l’impression que je parlais de toi alors que non.
        Surtout que je ne considère pas du tout les élèves timides comme des boulets.
        Mais j’ai peur que Chucky n’arrive pas à s’adapter à l’école. Et c’est pour ça que je le compare parfois. ..
        C’est pas très glorieux 😦

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      4. Je suis pareille tu sais…en plus moi j’étais HYPER timide petite, je me retranchais facilement dans mon univers, je parlais très peu en classe, j’étais d’ailleurs devenue la risée de la classe et je garde un atroce souvenir de mes 5 années de primaire. J’avoue que j’aimerais que les choses soient différents pour mon fils…C’est bien normal!

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  8. Pas facile de les accepter tels qu’ils sont avec leurs défauts et leurs qualités un peu comme toute personne finalement quand on y réfléchit. .. Ce sont nos enfants on les aime et on fait notre possible pour les élever et les soutenir quoiqu’il arrive de mes 3 enfants le plus apte à s’adapter et à se fondre avec tous est celui que tu as rencontré à la maison en août et cela depuis tout petit cesg ds son caractère ma fille est plus réservée et Cherubin à plus de mal encore il est plus solitaire et a plus de mal a se fondre avec les autres mais au final je pense que tous sont heureux dans leur monde curieusement celui le plus à l’aise avec les autres est le plus enclin à la dépression justement parce qu’il ne supporte pas d’être seul. Loulou va grandir et s’affranchir petit à petit mais tu lui donne tout l’amour donc il a besoin pour devenir une belle personne plein de bises à nous deux

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    1. Merci Catherine, oui chaque enfant a son identité propre et son tempérament. Rien ne sert d’essayer de les faire rentrer dans un moule qui nous rassure…laissons les libres d’être qui ils sont. Grosses bises et merci pour ta jolie carte!!

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  9. Je n’aurai pas le recul d’un parent, mais je peux dire que tu essaies d’entourer d’autant d’amour que tu peux ce petit bonhomme qui grandit et cherche certainement à définir les choses par lui-même. Et s’il était le reflet de certains de tes comportements ? Avant de penser que quelque chose cloche, je penserais plutôt qu’il explore. Peut-être parfois se méfie-t-il des autres. Peut-être sent-il ce besoin de se protéger, de te protéger. Et puis parfois il se sent à l’aise et alors il se laisse aller aux jeux, aux rires… Je crois que les enfants sont très naturels, spontanés, et également très sensibles. Ils sentent le danger, tout comme ils peuvent apporter insouciance et légèreté. Il va absorber tout ce qu’il voit, tout ce qu’il entend parce qu’il commence tout juste à apprendre du monde autour de lui. La seule chose que tu puisse faire je crois c’est de continuer de le couver d’un regard aimant, et l’accompagner tout en veillant sur lui.

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    1. Je te rejoins Julie. Les enfants sentent et ressentent les choses. Le mien a besoin d’étudier les personnes avant de faire un pas vers elles. Il a besoin de temps pour faire confiance. C’est un affectif. Mais dès qu’il ouvre son coeur, il se donne à fond!
      Je prends en compte ton conseil bienveillant. Mille merci pour tout ma belle.

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  10. Les enfants sont tous différents, même dans une même fratrie. Nous, on a essayé pour nos 2 filles de ne pas trop les comparer, surtout l’une devant l’autre, et de même par rapport aux autres enfants.
    On peut les inciter à tenter certaines choses pour leur permettre de faire des découvertes, et d’aller vers les autres mais si cela ne fonctionne pas,je crois qu’il faut se faire une raison et accepter son enfant comme il est, s’il n’y a pas de vrai problème.
    En revanche s’il y a un vrai problème, il faut tenter de le comprendre et surtout ne pas culpabiliser l’enfant.
    Je me pose parfois la question de savoir si on impose les bonnes règles, si on n’est pas trop dur avec eux (justement si on compare avec les autres), mais je crois qu’il faut un peu se fier à son instinct et ses valeurs, et savoir lâcher les choses qui ont au fond ne sont pas si importantes en y réfléchissant de plus près.
    Petites, mes filles sont allées en vacances jusqu’à 2 semaines chez les grands-parents sans nous; donc, ce genre de séparation, çà allait. Pour aller dormir chez une copine, ça a été plus difficile pour la grande que pour la petite. Je pense que la grande a eu besoin d’être plus rassurée que la petite. Cela se révèle encore vrai aujourd’hui….et on ne saura jamais pourquoi nos filles ont des caractères si différents alors qu’on n’a pas l’impression de les avoir élevées différemment…et il ne faut pas trop chercher “de quel parent ça vient” car de toutes façons, cela n’y changera rien.
    Ton fils est à l’âge où il commence à comprendre le pouvoir qu’il peut avoir sur toi et les autres personnes, en refusant de faire ce qu’on attend de lui. C’est normal, il ne faut surtout pas dramatiser. A la rigueur, ce qui marche le mieux, c’est de l’ignorer dans ces moments là, de ne pas insister, si c’est faisable. Et il n’y a rien de plus vexant pour un enfant que de le laisser faire sa colère et de l’ignorer comme si on ne se rendait compte de rien : en général, il s’arrête assez vite.
    Bises et bon courage Marie

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    1. Mille merci Linette d’avoir partagé ton témoignage de maman. C’est toujours très enrichissant et cela permet en effet de voir qu’il n’y a pas une méthode qui marche plus qu’une autre ou une ‘norme’. Chaque enfant est unique. Je le vois avec ma soeur, nous avons été élevées de la même façon et pourtant nous sommes très différentes. Doucement j’apprends à lâcher prise et à lui faire confiance. Car au fond c’est aussi de cela dont il a besoin pour avancer. Je t’embrasse et belle semaine à vous tous.

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  11. C’est difficile de ne pas comparer, on sait bien tous les enfants sont différents et évoluent a leur rythme. Mais on les compare entre eux, c’est comme ça. Les “normes” nous rassurent, et la société entretient ce phénomène en nous cloîtrant dans des cases une fois adultes.

    Le plus dur je crois, c’est de lâcher prise. De se dire que son enfant a sa manière d’être, son caractère, sa personnalité. Il donne l’impression d’être “sauvage”? Non, peut-être qu’il est simplement timide et sur la réserve quand une situation lui est étrangère. Il fait les choses plus tard que les autres? C’est juste qu’il prend son temps!
    C’est ce que j’essaye de me dire pour Lilas, et de répondre aux gens parfois (ça ne m’empêche pas de me poser des questions et de comparer, j’avoue!). Mais ça m’aide à lâcher un peu de lest et à l’accepter comme elle est en ce moment.

    Je pense que ton fils est dans sa construction et qu’il y va en tâtonnant, sans trop savoir où il met les pieds, d’où le changement de comportement. Il cherche à la fois un cadre solide, une sécurité, puis il s’affirme en tant qu’être à part entière mais a besoin de toi aussi. C’est dur cette ambivalence, pour vous deux. Courage! Je commençe à passer par là aussi 😉

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    1. Quand ils grandissent, on se pose davantage de questions en effet. Et comme tu le dis bien, la “norme” rassure autant qu’elle angoisse. Pourtant nous sommes les premiers à dire que ce qui importe c’est bien que nos enfants soient avant tout heureux! Je lâche doucement du lest pour le laisser aller à son rythme et je me souviens que petite j’ai été moi même une énigme pour mes parents et que c’est leur amour qui m’a construite. Grosses bises et merci pour tout.
      ps – mes commentaires sur ton blog doivent passer en indésirables…

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  12. C’est vrai que nos enfants ne se comportent pas toujours comme on le souhaiterait. Mais chaque chose en son temps. Je crois que la meilleure chose à faire pour leur donner confiance en eux, c’est de les entourer d’un amour inconditionnel qui sera un filet de sécurité quoi qu’il arrive. Et de les laisser faire leur chemin sans les forcer, en leur faisant confiance. C’est ce que mes grands-parents ont fait avec moi et ce fut salvateur ! Bises à vous 2

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    1. Mille merci pour tes mots Marie. C’est ce que je m’emploie à faire désormais. La prise de conscience a été salutaire. Je le force beaucoup moins, j’ai compris que c’est en le laissant aller à son rythme qu’il accomplit les choses par lui-même, au temps qui lui convient. Grosses bises de nous 2.

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  13. Je crois qu’à l’âge qu’ils ont, il y a une part évidemment de caractère personnel qu’il nous faut accepter tel quel, et une part qui tient encore à un passage obligé. On parle du terrible 2, mais le terrible 3, quelle galère !! Refuser de dire bonjour, négocier, râler, crier, ne pas vouloir attendre… C’est clair qu’on est loin de l’image de l’enfant qu’on se faisait avant. C’est clair aussi que c’est difficile à assumer en société. Je ne pense pas qu’il ai une quelconque difficulté à aller vers les autres, il est juste petit, on lui demande beaucoup (école, etc), mais il va grandir et il est top ton loulou!!

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    1. Et tu crois qu’il y a aussi un Terrible 4? Petit à petit, je lâche prise sur des choses qui ne sont pas primordiales (comme le laisser hurler dans la rue parce qu’il ne veut plus marcher) et je ne le force pas à dire “bonjour” par exemple (ils disent que plus tu le forces, plus il te tient tête et moins il est enclin à faire les choses). C’est vrai qu’on leur demande beaucoup et que nous, parents, nous oublions facilement qu’ils sont encore bien petits. Merci ma belle!!

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  14. Je n’ai aucun conseil à donner comme tu le sais 🙂 je n’aurais jamais pu être maman. Le lien mère enfant c’est quelque chose de tellement spécial, et qui se construit sur toute la vie. La petite enfance n’est pas le plus évident! Imagine dans 10, 20, 30 ans… oui ça ne nous rajeunit pas tout ça. Je sais que tu es au top, tes doutes et tes questions le prouvent 😉 Dans mon métier je vois tellement d’enfants qui “poussent” tous seuls, leurs parents n’auraient pas l’idée de se remettre en question…

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  15. Bonjour,
    j’ai beaucoup aimé ton article plein de sensibilité ainsi que les commentaires qui ont suivi.
    Je suis l’heureuse maman de trois enfants : un garçon de 24 ans et deux filles de 21 et 14 ans. J’ai donc, en toute humilité, un peu de recul et d’expérience 😉
    Mes enfants sont très différents l’un de l’autre, mais une chose est sure c’est que nous avons une très grande complicité. Je m’entends à merveille avec eux et ils s’entendent à merveille entre eux. Ils se respectent et respectent leurs différences. Bien sur, tout n’a pas été facile. J’ai été confrontée à deux crises d’adolescence “gratinées” lorsque j’ai quitté leur père (je suis divorcée). Mais une fois la crise passé, je me suis rendue compte que les valeurs transmises pendant leur enfance étaient toujours présentes. J’ai récemment eu un problème de santé assez important (qui heureusement s’est réglé). Non seulement, ils ont fait bloc autour de moi pour me soutenir mais ils se sont aussi soutenus entre eux, s’appuyant les uns sur les autres pour affronter leurs angoisses.
    A mon avis le secret de cette réussite (et la j’en viens à ton questionnement) c’est d’aimer chacun de ses enfants exactement comme il est, sans chercher à changer quoique ce soit. Leur père et moi on a su les aimer différemment selon leur personnalité, sans chercher à tout prix l’équité. Lorsque l’un d’eux, pour une raison x, avait besoin de plus d’attention, on expliquait aux deux autres qu’ils devaient se soutenir car nous serions un peu moins disponibles tant que l’attention se focalisait plus sur l’un.
    Ils ont faits des choix d’orientation que nous avons toujours soutenus, même si d’emblée ça pouvait paraitre compliqué. Nous sommes partis du principe qu’il valait mieux un choix épanouissant qu’un choix de raison qui les amènerait à vivre une vie qui n’est pas la leur.
    Aujourd’hui nous avons donc :
    – un jeune homme (un peu perché comme disent ses sœurs) brillamment diplômé en philosophie (je ne vous raconte pas les commentaires de la famille et des amis, lorsqu’il s’est engagé dans cette voie) qui est enseignant et qui reprend cette année ses études en doctorat.
    – une jeune femme (pas du tout perchée mais au contraire très encrée dans la réalité) qui après quelques méandres a passé un bac pro pour devenir aide soignante et qui à force de volonté a réussi un concours d’entrée en école d’infirmière. Elle vient de rentrer en deuxième année 🙂
    – une adolescente (un peu perchée aussi et gentiment rebelle) passionnée d’arts et qui a de l’or au bout des doigt. Elle souhaite entrer dès la seconde en section spécifique arts appliqués. Je soutiendrai son choix jusqu’au bout même si c’est un gros stress car les débouchés sont peu nombreux et il est difficile de renoncer à une orientation en seconde général, d’autant plus qu’elle en a le potentiel. Je souhaite avant tout qu’elle ait la chance de se réaliser et de s’épanouir comme son frère et sa sœur.
    Désolée, j’ai fait un peu long mais je voulais juste que tu mesures à quel point il est indispensable d’aimer son enfant exactement tel qu’il est.

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    1. Merci pour le partage de ce superbe témoignage. Tous les parents ne sont pas capables d’accepter leurs enfants et leurs choix avec autant de respect. Je ne pense pas que ce soit un manque d’amour, mais plutôt comme une envie de renverser la vapeur par rapport à leurs propres limites, leur passé.
      Tes mots m’aident énormément. Je crois que l’amour inconditionnel donne de ailes et permet ainsi à chaque enfant de se développer selon son caractère, sans suivre une voie dictée. Un amour libre.
      Mille merci encore.

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Un petit mot doux pour la route...

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