Se vendre ou l’importance de se faire confiance

Carnets de route

Je souhaiterais dire qu’il est facile de parler de soi. Ce n’est pas le cas. Se vendre est un acte de courage et une profession de foi de la confiance que nous avons en nous-même. J’apprends. Non sans prendre de drôles de routes, des chemins de traverse, non sans perdre patience aussi – ce n’est pas mon fort de toute façon.

L’acte d’écrire, de faire le premier pas semble alors d’une simplicité déconcertante. Après coup, bien entendu. C’est toute la complexité de l’autoédition : d’un côté, la liberté d’écrire ce que bon nous semble  et de le livrer au monde, d’un coup de clics – de l’autre, gérer seuls la promotion de notre œuvre. Beaucoup moins aisé qu’il n’y parait.

En parler autour de soi ne suffit pas. Il faut trouver des idées, faire parler de soi, présenter son projet de façon à susciter l’intérêt d’inconnus. Ne pas lâcher. Ne pas hésiter à relancer, à mettre les mains dans le cambouis de Facebook pour promouvoir son travail.

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Se vendre, c’est s’exposer. Au bon. Comme au moins bon. C’est prendre le risque de déplaire. Se vendre, c’est affirmer que nos mots valent quelque chose, qu’ils ont du poids, qu’ils méritent qu’on les regarde de plus près. C’est faire un pas dans le vide, accepter nos limites, notre vulnérabilité mais ne pas avoir peur de dire « j’écris – C’est ma vérité »

Tout ça pour dire que j’essaye chaque jour d’aller plus loin dans l’audace. Que chaque semaine, en faisant un point sur le progrès des ventes, je tente d’analyser le résultat avec le maximum de bienveillance possible et je me fixe de nouveaux objectifs plus raisonnables.

Oser se vendre, c’est aussi une manière de dire « j’ai une voix – j’en suis fière – écoutez là et partagez. »

Crédit Image – Fitness is Pink

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27 thoughts on “Se vendre ou l’importance de se faire confiance

  1. Cet article ne peut que me toucher Marie, étant personnellement impliquée dans ce défit de mon côté. Il faut de l’audace, de la confiance, un peu de niac et aussi… tu dis bienveillance, moi je dis : “se laisser le droit de se reposer aussi. que la vie ne se résume pas au défit.”

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    1. Tu as raison Céline; se vendre sans en faire la raison de notre vie. Ecrire est bien plus important!Merci.

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  2. C’est bien là le problème de tout artiste qu’il soit écrivain, peintre ou autre. A un moment il doit quitter son monde intérieur et mettre son énergie et sa créativité au service du “résultat et du rendement”. Choses qui bien souvent le dépasse. Comme il est humain malgré son génie (humour^^) il doit se nourrir d’autres choses que de mots et d’eau fraîche et pour ça il doit savoir se vendre. Or il y a comme un gouffre entre son univers de création et l’univers impitoyable du commerce et du chiffre.
    Comme je te comprends Marie !
    Bises et bon courage 😉

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    1. Tu as tout compris ma belle Aileza. C’est là que la bas blesse. Je me trouve confrontée à une réalité que je n’imaginais pas.
      Au fond beaucoup de gens s’en fichent pas mal de toutes ces valeurs qu’on défend avec nos talents divers et variés.
      Mille merci.

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      1. Il y a quelques années, j’avais eu une conversation avec un éditeur qui souhaitait m’éditer mais on devait partager les frais… Bref, et il m’avait dit vous savez dans le milieu de l’édition on vend des livres mais ça pourrait aussi bien être des patates, ne croyez pas qu’on ait une éthique différente des autres commerciaux… C’est dur à entendre mais je pense très vrai, malheureusement.
        Bises Marie.

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  3. Marie, O S E R c’est ma devise depuis que je me suis installée en tant que free-lance. Je n’ai jamais eu la sensation d’être “forte” pour me vendre alors que pour vivre de sa vie de free-lance, il faut “se vendre” sinon on mange que trois patates… Tout cela pour te dire qu’on est tous capables d’y arriver, il y en a qui vont très très vite, certes, d’autres un peu moins mais il ne faut pas perdre de vue que ce ne sera qu’en O S A N T qu’on pourra y arriver… ou au moins l’essayer, qui ne tente rien, n’a rien. J’ai longtemps observé les autres (par exemple, j’ai une cousine qui sait très bien se vendre, alors, je me suis-dit, pourquoi pas toi ? et je tente mes petits posts, mes petits messages, etc.) mais sans jamais me mettre la pression et sans jamais trop me comparer. On a tous notre style, notre plume, notre signature 😛

    L’auto-édition, oui, bien sûr, il y a tous ces à-cotés qu’il faut aussi gérer mais ne crois pas tu que c’est un peu le cheval de bataille de tout auteur ? (sans compter ceux qui sont pris par les grandes éditions, of course).

    Et puis, bien sûr que tu as une voix !!

    Des bises et de l’audace !

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    1. Oser sans perdre son équilibre – j’apprends. Tout comme toi tu as dû le faire Margarida. Le chemin n’est pas simple mais je trouve qu’on se découvre au fil des pas que nous faisons.
      Ne pas se mettre la pression, ni se comparer, un sage conseil que je vais appliquer (je me le répète mais je retombe vite dans ce travers!)
      Je crois en effet que tout artiste, professionnel est un jour confronté à cette phase là en effet. Mille merci pour tes précieux conseils ma belle.
      Grosses bises

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    1. Je me demande si ça en vaut la peine Christine…
      Je t’embrasse et te souhaite une belle journée sous le soleil.

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    1. Je me pose des questions Paulette. C’est vraiment un domaine dans lequel je ne sais pas par où commencer ni comment faire. J’ai l’impression de faire beaucoup de bruit pour rien. Merci pour tes encouragements en tous cas. Bises

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  4. Se vendre, ça demande une sacrée bonne dose de confiance en soi et d’audace, comme le dis Céline.
    Je trouve que tu te poses les bonnes questions. Pour le coup, quand tu cherches à te vendre, c’est brûlant d’authenticité. Ce n’est pas une de ces énièmes campagnes racoleuses qui ne cherchent qu’à attirer pour mieux berner. Non, toi tu cherches réellement à toucher, et ça on le ressent tout de suite.

    Ca fait partie du job 😉

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    1. Je te remercie pour ces encouragements Pidiaime. Aujourd’hui j’ai réussi à parler écriture avec deux collègues. Et j’ai appris qu’elles aimaient écrire aussi. Du coup 2 livres de vendu!
      Doucement j’ose sans me mettre de pression.

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  5. Oser. Croire en soi. Dépasser ses propres limites. Ne pas cesser d’être soi-même dans cette étape qui consiste à promouvoir son travail, à le transmettre, tout en respectant sa valeur. Récolter le fruit de notre travail pour vivre et continuer à créer. Et sur ce chemin difficile, on peut rencontrer des personnes qui nous aident, nous encouragent, nous assistent parfois.

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    1. C’est là que j’ai du mal, rester soi même et se vendre. Chez moi les deux ne vont pas ensemble. J’avoue j’aimerais pouvoir compter sur quelqu’un pour le faire à ma place. Même si il est vrai que j’apprends beaucoup sur moi, mes limites et mes forces au quotidien.Merci Julie pour tes mots justes et qui parlent au coeur.

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  6. En Amérique du Nord, cela fait partie notamment du processus de recherche d’emploi. Il est normal, du moins à mes yeux de Française, de chercher à se vendre. Lorsque je devais recruter des collaborateurs, je trouvais que certaines lettres, certains CV, frisaient la vantardise alors que c’est qq chose de très naturel que l’on apprend dès le départ ici.

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    1. Autant je trouve ça normal, autant j’ai beaucoup de mal à le faire Lexie. Chez les autres, ça parait toujours mieux!!
      Merci

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  7. Coucou Marie, comme dirait mon premier boss, il faut “se faire acheter” !

    Quand on fait ce que l’on aime, cela dégage une énergie qui donne envie aux autres 😉 Et j’ai confiance pour toi que les graines que tu sèmes (s’aime 😉 !) vont porter leurs fruits !

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    1. Mille merci Una Idea.
      J’ apprends beaucoup sur moi dans cette démarche. Et quand je perds mon équilibre, j’en profite pour revenir à l’essentiel, ce que j’aime et ce que j’aime partager. Le reste est affaire d’opportunités!

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  8. C’est comme quand tu veux demander une petite augmentation à ton chef, le jour de ton entretien annuel : il faut la justifier, montrer ce que tu as fais qui mérite d’être récompensé, et mois, à cet exercice-là, je suis très mal à l’aise. Y’en a qui arrive à se vendre alors que tu te demandes bien ce qu’ils ont fait de bien, et toi, même quand tu sais que tu es pourtant reconnu(e) pour ton travail, tu a presque l’impression que cela ne justifie pas ta demande….le syndrome de l’imposteur…

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Un petit mot doux pour la route...

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