Réflexions d’un jeune écrivain en herbe #2

Je vous livre aujourd’hui la suite de mes réflexions…Et je vous laisse la parole à la fin.

On veut écrire. On se dit peut-être ou pas. La plume file. Au bout du compte, rien. Le vide. L’inspiration se faufile, se défile. Les mots s’ajoutent les uns aux autres. Tout est fade, sans âme. C’est étrange comme parfois on veut dire quelque chose mais les mots ne sortent pas. Ils restent coincés quelque part. Ils décrochent. On s’accroche. L’idée est là. Les personnages ont un nom. On a des lieux, des descriptions en tête. Mais quand on se lance, tout flanche. C’est fatal. On se relit. On efface. Ca ne sert à rien de continuer.

Les mots ont sûrement besoin de repos. Nous aussi peut-être. Mais qu’il est dur de se résoudre à ne rien écrire.

On poursuit sans grande conviction. Et le résultat est banal. Pourtant les mots cognent. On se sent prêt à faire le vide, à les laisser sortir, à les voir envahir l’espace. On voudrait qu’ils glissent sous nos doigts, qu’ils caressent le papier. Mais rien ne se passe.

A force de contrarier le destin, on passe des heures à élaborer des plans qui ne verront jamais le jour. On se force à essayer, rien qu’une fois et les secondes se transforment en minutes et les minutes se chamaillent. Et le temps passe. Ca nous agace.

La vie est ainsi faite qu’on peut ici et là trouver des idées de dialogue, des situations à décrire, des personnages à faire vivre sous notre plume. Les penser et les faire exister. Mais comment les faire sortir de notre esprit et leur donner vie ?

Nous pensons parfois y arriver, le temps de quelques lignes bien huilées. Et puis le crayon s’arrête. Il n’y a plus rien. Ni idée. Ni mots. Le vide sous nos mains. Il faut se résigner, nous n’avons pas le talent des grands écrivains. C’est même très facile à admettre. C’est même ce qui nous sauve d’un éventuel fiasco littéraire. Nous ne souhaitons pas creuser plus loin et nous abandonnons d’un coup nos projets et nos rêves.

A suivre lundi prochain…

Crédit Photo – Tina Smithers Tumblr

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24 thoughts on “Réflexions d’un jeune écrivain en herbe #2

  1. Petitgris says:

    Tout est normal : tu as l’idée, tu sais où vont te mener tes personnages mais la page reste blanche ! Le cauchemar de l’écrivain ! Et puis un jour, l’inspiration est là et les mots coulent sans difficulté ! Être écrivain c’est aussi être artiste et accepter qu’il y ait des jours plus fastes que d’autres pour écrire ! Mais non Marie, n’abandonne jamais ! Belle soirée Gros bisous

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    • Marie Kléber says:

      Tu as tellement raison Bernie…Mais la page blanche énerve beaucoup les artistes en général. Une autre façon d’apprendre à être patient.

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    • Marie Kléber says:

      Je crois que le bruit du monde finit par nous faire perdre notre équilibre ma belle. Laisse toi le temps. Un jour, ça reviendra, c’est certain.

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    • Marie Kléber says:

      Le roman ce n’est pas mon style, même si j’adore en lire. Je suis à fond dans un recueil de nouvelles en ce moment. Ceci est juste le fruit de réflexions passagères que j’ai eu à un moment de ma vie où l’inspiration me faisait grandement défaut. Je m’avoue rarement vaincue Catwoman! Merci

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  2. sweetiejulie says:

    Quand ça ne vient pas, il ne faut pas forcer. C’est que ce n’est pas le bon moment. Et peut-être même que ce n’est pas le bon endroit. Sortir, respirer, se gaver de vie et peut-être qu’après les mots reviendront et glisseront sur le papier.

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    • Marie Kléber says:

      Je crois qu’il faut arrêter de se tourmenter avec cette page blanche, oui, Julie, tu as raison, sortir, s’enivrer du monde. Ecrire ce n’est pas rester coincer chez soi, c’est s’inspirer de tout ce qui nous entoure.

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      • sweetiejulie says:

        A chacun et chacune sa source d’inspiration. L’écrivain est comme un témoin du monde qui l’entoure, qu’il nourrit de sa sensibilité. D’autres vont puiser leurs mots dans leur imagination seulement, s’éloignant du monde réel.
        Autant ne pas donner trop d’importance à cette page blanche, si ce n’est la considérer comme l’opportunité de réfléchir sur son travail et son positionnement, son attitude, pour mieux avancer ensuite.

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  3. sophie says:

    Ce qu’il y a de bien avec les grand écrivains, ce qu’on ne les voit pas galérer, alors ils entretiennent le mythe. Mais un grand écrivain, ça vaut son pesant de douleur et de travail 😉 et de moments désemparants 🙂

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    • Marie Kléber says:

      On se dit que pour eux c’est facile alors que tout travail créatif quel qu’il soit est une longue suite de moments d’extase, de passion et d’instants où tout va de travers, où tout se déglingue, où la vide nous oppresse. Le tout est d’aller de l’avant. Merci Sophie.

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    • Marie Kléber says:

      C’est très vrai. Tout demande du travail dans la vie, l’écriture n’échappe pas à cette réalité. Et c’est sûrement mieux comme ça aussi.

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    • Marie Kléber says:

      Oui Catherine, toujours. Ces réflexions sont assez générales. Je crois qu’elles s’appliquent à tout écrivain en devenir.
      Je t’embrasse fort.

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Un petit mot doux pour la route...

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