Deuxième Naissance

Elles sont combien autour de moi à parler du deuxième, à évoquer le bonheur d’une nouvelle vie qui grandit au fond d’elles. Elles sont combien à espérer, planifier. Elles sont combien à m’annoncer une naissance. Un nouveau visage. Une joie à célébrer.

Chaque naissance est pour moi synonyme de tant de choses, de promesses, d’espoir. Il y a la vie qui bondit, qui fleurit ici et là, qui nous enveloppe, nous étreint dans sa beauté, sa légèreté, sa douceur.

Certaines naissances sont plus douloureuses que d’autres. Mais elles en sont toutes fières et pleines de reconnaissance pour cette chance qui leur est offerte, une seconde fois. Elles se souviennent. Elles disent que c’est plus facile. Elles disent qu’elles profitent davantage, qu’elles sont plus sereines.

Elles sont combien autour de moi à accueillir un petit être, à offrir un petit frère ou une petite sœur à un enfant qui a 1, 2 ou 3 ans. A peine plus bien souvent. Elles sont combien à se projeter, à regarder leur famille s’agrandir, réalisant un rêve d’enfant. Quand je serai grande, je serai maman.

8743c25ca7adabd49d34c32191ea2753_resized_1

J’accueille chaque nouvelle avec bonheur. Je découvre des yeux rieurs derrière une photo de nouveau-né, encore si petit dans un berceau de maternité. Je me mélange un peu les pinceaux avec mes propres souvenirs.

Je me souviens. De tout. De la paix qui transpire de partout quand on pose ses yeux sur l’enfant que l’on vient de mettre au monde. Tout peut s’effondrer, l’espace de quelques secondes le temps s’arrête. L’enfant dort à côté de nous.

Je pense alors moi aussi à cette deuxième grossesse que j’aurai aimé annoncer, à ces pépites de joie dans les yeux de mes amies, de mes parents. Je pense alors à mes rêves, ceux que j’ai faits il y a longtemps, remplis de rires et de cris. Quand je serai grande, j’aurai six enfants.

Parfois je ne me vois pas vivre une autre grossesse. Je suis heureuse avec mon petit homme. Comblée. Et puis souvent quelque chose au fond de moi me fait trépigner. D’autres fois je me dis que je serai peut-être un jour à la tête d’une grande famille, avec des enfants qui ne viendront pas de moi, mais que j’aiderai à grandir. A deux, je pense qu’on voit les choses différemment. J’ai le temps. De me projeter. De me décider. Rien n’est écrit d’avance. Et puis j’ai déjà porté la vie, une chance que beaucoup de femmes n’ont pas, des femmes qui ont pourtant tant d’amour à offrir, tant de générosité à partager.

Alors même si quelques fois j’ai un pincement au cœur en lisant vos messages, en voyant vos yeux scintillants, en découvrant vos ventres ronds, si pleins de vie, sachez que je partage votre joie, que dans mon coin je lève les mains au ciel et je dépose au creux d’une église une bougie pour ce deuxième miracle de la vie.

Crédit Photo – All Woman’s Talk

Advertisements

Un petit mot doux pour la route...

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s