Une histoire de confiance en soi

On en revient toujours à la confiance en soi.

L’affirmation de ses idées, points de vue passe par la confiance.

Se sentir en accord avec ses valeurs passe par la confiance.

Echanger, discuter avec des étrangers, c’est possible grâce à la confiance.

Prendre confiance en moi, c’est un chantier débuté il y a pas mal de temps. Doucement j’avance mais ce n’est pas facile. D’où me vient ce manque de confiance ?

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Ma mère, avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord, travaille beaucoup sur elle. Elle se pose des questions, trop parfois, mais elle est récemment arrivée à une conclusion très juste.

Elle m’a dit : « j’ai eu les enfants dont j’avais rêvée »

Qui ne se projette pas dans l’avenir en se disant que son enfant sera comme ci ou comme ça. On essaye de ne pas trop imaginer l’enfant à naître ou celui qu’il deviendra. Mais il y a toujours une part de nous qui rêve que l’enfant fasse mieux que nous, comprenne les leçons de la vie plus vite et surtout réussisse là où nous avons échoués.

Ma mère, après une enfance catastrophique, sans amour, le cœur en vrac, n’a eu de cesse que de nous en donner en cascade. Elle nous a rêvées et nous avons été à la hauteur de son rêve. Des enfants parfaits. Ma sœur un peu moins que moi. Elle s’est vite rebellée. Elle a eu raison. Moi, je me suis fondue dans le moule. J’étais sage, je mangeais bien, je dormais bien, je ne pleurais pas beaucoup, je ne faisais pas de caprice. J’étais une enfant tranquille, trop dirait-on aujourd’hui.

Le problème c’est que l’enfant rêvé est une pure illusion. L’enfant existe mais pas en tant que lui-même. Au fil du temps il devient un autre, il change sa personnalité, il la perd aussi. Il devient une photo de magazine. Et puis un jour, l’enfant devenu grand en a marre de jouer le jeu et il détruit le rêve. Tout le monde tombe de haut. Tout le monde se fait mal. C’est la crise. Le chagrin dévaste tout sur son passage. L’enfant reprend ses droits. Quand j’ai repris contact avec ma vie, l’image de ma perfection s’est fissurée profondément et le peu de confiance que j’avais gagnée, à la force du poignet, au fil des années, s’est fait la malle. Aux yeux de mes parents, j’avais tout gâché. J’avais bousillé leur rêve.

Je n’ai jamais eu confiance en moi. Mes parents ont fait ce qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient. J’ai d’ailleurs mis du temps à comprendre qu’eux non plus n’avaient aucune confiance en eux. Comment auraient-ils pu nous transmettre quoi que ce soit dans ces circonstances ?

C’est bien pour ça que je me donne à fond dans cette quête. Si je ne transmets qu’une chose à mon enfant, je veux que ce soit ça, la confiance en soi. C’est si précieux et essentiel.

Et vous la confiance, ça vous dit quoi?

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6 thoughts on “Une histoire de confiance en soi

  1. fedora says:

    ça me dit que t’as raison “la plupart des parents font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont”… Mes parents ont été et sont toujours comme ça… Ils n’ont pas trop mal réussi leur job 😉 j’essaye de faire de même avec la poulette… Est-ce que j’ai confiance en moi ? euh… pas toujours, plus qu’avant mais pas toujours…

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    • Marie O' says:

      L’enfant ne nait pas avec un manuel qui te dit comment faire. Alors oui Fedo on fait comme on peut, avec une bonne dose d’amour! Et on prend doucement confiance en soi, avec le temps et nos victoires.

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  2. Marie says:

    Ca me dit que j’en manque cruellement aussi ! Du moins, je perds vite mes moyens face au regard des autres, au point de vouloir parfois disparaître dans un trou de souris – alors qu’intérieurement, je suis consciente de mes capacités et même fière de ce que je suis ! C’est totalement paradoxal, je le sais bien. L’enfance laisse de fameuses traces…
    Ce que je m’efforce de transmettre à mes enfants en priorité, c’est d’être toujours eux-mêmes. Être plutôt que paraître. Aller chercher au fond de soi ce qu’on est vraiment, plutôt que de se conformer à je ne sais quelle norme. Chaque personne est unique. Je tiens beaucoup à ce qu’ils cultivent leurs différentes personnalités et à ce qu’ils les mettent en avant posément, avec en toile de fond, la certitude que quoi qu’ils fassent, je serai toujours leur plus grande fan 🙂
    Jusqu’à présent, je trouve que j’ai pas mal réussi !!!

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    • Marie O' says:

      On est tous un peu pareils Marie. Je me reconnais bien dans tes mots.
      L’important est de garder sa ligne de conduite et d’appliquer le modèle d’éducation qui nous convient le mieux. Etre soi, je crois que c’est le plus important et je suis contente que pour le moment le résutat te plaise. Tu peux être fière de toi!

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  3. missfujii says:

    Peut-on raisonnablement induire que l’enfant est le miroir des parents et par voie de conséquence, que l’enfant situe le devenir de ceux-ci ? Ainsi, les réactions des parents ne seraient-elles que la résultante des comportements de leur chérubin ? Autrement dit,on ne naît pas parent mais on le devient….

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Un petit mot doux pour la route...

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