Les filles des villes

Les filles des villes portent des bas

Des jupes courtes qui dévoilent

Leurs jambes fines, nues

Sous le voile fin de leurs incertitudes

Les filles de villes se maquillent

Entre deux bus,

Leurs longs doigts blancs

Dessinent des idéaux fragiles

Les filles des villes sont charmantes

Parfois un peu bruyantes

Elles se chamaillent sous les yeux avides

De leurs amants puérils

Les filles de villes apprennent la vie

Sous couvert du silence de la nuit

Leurs rêves de petites filles

Bien accrochés à leurs cœurs transis

Les filles des villes s’ennuient

Se délectent de fantaisies

Bonbons sucrés

Musique saccadée

Les filles des villes

S’accrochent, décrochent

S’enivrent, désirent

Et aiment à la folie

Marie Kléber

c20298fbafdc0e73bc8618bafa117432_resizedJ’ai écrit ce poème d’une traite en pensant peut-être à l’adolescente que j’ai été, à cet entre-deux mondes, entre l’enfance et l’âge adulte, au cours duquel on perd quelques plumes et on se demande souvent ce qu’on fait là, qui l’on est et même où l’on va…

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23 thoughts on “Les filles des villes

    • Merci Charly! Je suis heureuse que le rendu soit aussi agréable. C’téait le but mais au fond tant qu’on ne le lit pas de l’extérieur on ne sait pas vraiment ce que ça donne.

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    • Tout le plaisir est pour moi Karine. Contente qu’il t’ait plu. Le ressenti des autres est important, il porte nos mots encore plus haut.

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Un petit mot doux pour la route...

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