Quelques mots pour ELLE (Hommage à Ptite Delph)

La solitude nous pousse parfois dans nos retranchements. Par crainte de ne pas savoir comment se comporter, comment être. Par envie d’envoyer tout balayer, ou d’en finir.

Parfois la vie nous joue des sales tours. Nous avons beau nous persuader que ça ira mieux demain, ou que ça n’ira pas mieux mais qu’on arrivera à surmonter, à survivre, qu’on se perd dans nos maux.

La souffrance morale nous épuise. Mais à coups de mots, nous arrivons plus ou moins à sortir la tête de l’eau. A force d’en parler, d’accueillir la main qui se tend, on se sent moins seul, une force nous pousse doucement vers l’avant.

La douleur physique est toute autre. Les médicaments ne sont parfois pas assez puissants pour nous soulager. Nous nous sommes tous, un jour ou l’autre, sentis patraque, obligés de garder le lit pendant quelques jours. Nous avons tous un jour ou l’autre subi une opération qui nous a laissé par terre, même une opération toute simple qui nous a fait prendre conscience que notre corps pouvait nous lâcher, qu’il était un bien précieux, qu’il fallait le bichonner.

A côté de ça, il y a des personnes pour qui la vie est une perpétuelle souffrance. Les médicaments font effet mais jamais assez longtemps. La vie est lourde à porter. Chaque jour, il faut gérer spasmes et incapacité à faire face aux obligations du quotidien. Il faut accepter qu’il y ait des choses que nous ne pourrons jamais faire. Il faut faire un trait sur l’idéal qui ne verra jamais le jour. Il faut composer avec ce corps qui nous maintient prisonnier.

Et chaque jour ces personnes se lèvent et donnent le meilleur d’eux-mêmes. De l’extérieur on ne le voit pas toujours. Et pourtant, les exploits sont là. Les petites victoires viennent redonner confiance, avant que tout ne lâche à nouveau et que les larmes de joie se transforment en cris de douleur.

A toi, derrière ton écran, qui a le courage de parler de ce mal qui te ronge, (en notre nom à toutes) je voudrai que tu saches que nous sommes là, à tes côtés, que nous avons confiance en toi, que nous ne lâcherons pas ta main, que nous savons que demain tu te relèveras, la tête haute, que tu auras un joli sourire au coin des lèvres. S’il y a une chose que tu ne dois jamais oublier, c’est que nous t’aimons très fort et que quand la vie nous joue des sales coups, c’est ton courage et ta persévérance, qui nous poussent vers l’avant.

Ce texte est dédié à Delphine, auteur de Une vie, entre tourbillons et bonheurs

54ac1067370a54862296f7136ca17ed2

Source

Advertisements

26 thoughts on “Quelques mots pour ELLE (Hommage à Ptite Delph)

  1. fleurlilas (béa) says:

    Ton article est très touchant ! je lui ai laissé un petit mot et j’espère que tout ira bien pour Delphine et que son avenir sera meilleur. Bises Marie.

    Like

  2. ptitedelph says:

    Ma Marie pff… je ne sais pas quoi dire tellement çà me touche. Il y a les grandes eaux pour le coup, dans mes ptits yeux. Toi qui sais si bien manier les mots, tu as réussi à trouver les miens, là où je ne les ai plus forcément comme je le voudrais. Je vais l’imprimer pour l’avoir à porter de main, vous serez avec moi. Merci c’est si petit pour un tel article… j’ai espoir qu’un jour, j’aurai l’occasion de te serrer bien fort dans mes bras, c’est ce que je ferais si tu étais en face de moi, ce soir. Tu es une personne formidable, le coeur sur la main et merci de croire en moi autant. En la vie aussi. Je te fais de gs bisous ❤ ❤

    Like

    • Marie Kléber says:

      J’ai cet espoir moi aussi un jour de te voir et te serrer dans mes bras ma belle Delphine.
      On est quitte donc pour les larmes (!). Ca fait du bien de les laisser couler parfois.
      Je sais que nous sommes nombreuses à te soutenir même de loin, ces lignes viennent de nos coeurs à toutes, pour que tu te sentes un peu moins seule.
      Des pensées s’envolent de Paris à cette minute. Prends soin de toi. Grosses Bises

      Like

    • ptitedelph says:

      Plein de courage Delphine, je suis sûre qu’elle savait les choses les plus importantes. Si j’avais eu Marie en face de moi, ce jour là, je sais que sans rien dire, elle aurait été capable de me rendre moins seule et sa présence aurait tout atténuée, sans forcément me parler, parce que c’est comme çà quand on se sent proche de quelqu’un. Ton amie a sûrement dû le ressentir ❤ je t'embrasse

      Like

  3. Illyria says:

    C’est vraiment gentil et généreux de ta part de dédier à article à Delphine qui souffre beaucoup trop et à toutes celles qui souffrent aussi… Bravo à toi d’être aussi généreuse Marie!

    Like

    • Marie Kléber says:

      Un peu de soutien, on en a tous besoin. Et je n’oublie jamais celui que moi même j’ai reçu quand tout tournait à l’envers dans ma vie.

      Like

  4. dhelicat says:

    cetait un tres beau billet Marie comme tu sais si bien le faire! merci pour elle et pour nous, plein de bises a toi et le petiot

    Like

    • Marie Kléber says:

      La souffrance physique est quelque chose qu’on ne peut qu’imaginer quand on ne la vit pas au jour le jour. Et rien que de l’imaginer ça fait mal, alors le vivre je n’ose imaginer.
      Merci et grosses bises Catherine

      Like

  5. PureNrgy says:

    Merci Marie d’envoyer un peu de ta lumière, de ton amour vers l’autre ❤ Nous pouvons tous le faire et, si nous le faisions, nous changerions littéralement le monde…

    ☼ & ♥ pour Delphine

    Like

Un petit mot doux pour la route...

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s