Les femmes seraient-elles des hommes ratés ?

C’est ma réflexion du moment. Une réflexion au goût amer dans une société où être une femme est presque devenu un véritable défi, voire un défaut de la nature.

On nous parle à tout bout de champ de l’égalité des sexes, de la théorie du « genre ». On ne veut plus de différence, alors même que fondamentalement, nous sommes différents. On reprend une fille qui aime trop les poupées et on demande au garçon de moins s’intéresser aux petites voitures. Comme si nous voulions créer un demi-genre, un être « mi-fille, mi-garçon ». Et pour le coup un être sans repère, un être façonné à l’image qui nous semble juste. L’égalité des sexes, c’est notre cheval de bataille. Mais je crois surtout que l’on se trompe de bataille.

La liberté des femmes est en pleine régression, dans le monde, mais au sein même de notre société tout autant. Il n’y a qu’à voir la multitude de mains levées contre l’avortement, les milliers de femmes victimes de violence, les corps dénudés qui vendent tout et n’importe quoi.

En tant que femme, je me demande bien ce qui s’est passé pour qu’aujourd’hui mon identité soit autant remise en question. Le fait que je pleure devant un film, que je porte une jupe ou que je sois sensible à la misère du monde, ne fait pas de moi un « sous-homme ».

L’homme n’est pas la référence ultime de ma vie. L’homme n’est pas la référence, tout court. Et le combat des femmes ne doit pas être un combat qui viserait à démontrer leur valeur, par rapport à celle des hommes. Ce n’est pas un combat contre les hommes mais bien un combat de légitimité de leur être, de leur nature pleine et entière, dont elles peuvent être fières.

Enseigner autre chose à nos filles, c’est les induire en erreur, les réduire à sans cesse chercher leur place dans la société de demain. Nous pouvons influencer les mentalités, certes, mais nous ne pouvons pas changer l’ordre établi. Le faire serait criminel. Criminel pour les hommes également, que l’on a pris comme référence et qui se sentent investis d’une responsabilité qui n’est pas la leur.

Nous sommes, hommes et femmes, faits pour marcher main dans la main, pour construire le monde de demain. Et depuis des années, nous tournons autour du pot, nous cherchons à savoir qui à tort, qui à raison. La question reste en suspens et le monde continue de stagner.

Triste réalité.

 Source Image – Autodiktat Blog

Advertisements

18 thoughts on “Les femmes seraient-elles des hommes ratés ?

  1. Moi j’ai plutôt l’impression qu’à défaut de se féminiser, la société se fait de plus en plus androgyne en gommant les genres et leurs spécificités. Les femmes ne sont plus entièrement femmes, et les “vrais” hommes manquent cruellement, tant en termes de valeurs que d’apparence. Sur ce dernier point, un regard dans la rue suffit pour voir à quel point ils se sont “féminisés”, eux aussi.

    Like

    1. On finit par tous perdre notre identité à force de vouloir entrer dans un moule qui ne nous convient pas. Merci Polina pour ton commentaire.

      Like

  2. “On reprend une fille qui aime trop les poupées et on demande au garçon de moins s’intéresser aux petites voitures. Comme si nous voulions créer un demi-genre, un être « mi-fille, mi-garçon ». Et pour le coup un être sans repère, un être façonné à l’image qui nous semble juste. L’égalité des sexes, c’est notre cheval de bataille. Mais je crois surtout que l’on se trompe de bataille.”

    Quand tu dis cela, j’ai l’impression que tu n’as pas tout à fait compris la démarche … ils souhaitent simplement que le genre ne soit pas facteur de stigmatisation pour les enfants et les futurs adultes. En leur disant que garçon ou fille ils peuvent jouer aux jeux qu’ils veulent, sans que cela ne leurs soient reproché, c’est les aider à se construire et aussi à être plus tolérant. En ne les bloquant pas dans des vieux critères dans lesquelles nos/notre générations a été élevé, on leur permet de mieux s’accepter et accepter l’autre. Ce qui plus tard, amènera, notamment à l’adolescence au moment où la sexualité, l’image de soi sont des sujets importants en pleine constructions. C’est juste pour un mieux vivre ensemble.

    Sinon, pour le reste de ton propos, je le rejoins, tout à fait. Il ne faut pas que cela soit une raison pour gommer les genres, féminins ou masculins etc.

    Like

    1. Merci pour la précision Véronique. Oui c’est vrai que je suis un peu perdue avec toutes ces idées. Ne pas faire du genre un élément de distinction, mais notre genre en lui-même est une distinction…

      Like

  3. Vrai sujet Chère Marie.
    Les femmes occupent une place difficile. Et nier cela c’est faire offense à la femme.
    Les femmes occupent une place difficile et ce même en Occident.
    Je voudrais éviter les poncifs du genre “dans les pays traditionnels les pauvres femmes etc etc”.
    Concentrons nous d’abord sur ce qui est notre réalité occidentale.
    Il y a eu ces batailles menées par nos ancêtres proches : mères / grand-mères. Rien que dans les années 70, cela remonte à seulement une QUARANTAINE d’années seulement – des gens – des femmes et des hommes aussi ont fait en sorte que nous obtenions l’autorisation d’avoir un compte bancaire séparé. Vous vous rendez compte dans l’histoire ? Cela ne fait que 40 ans que nous en tant que femmes sommes autorisées à avoir un compte bancaire séparé. Rien que ce “détail” parle du sort des femmes.
    Bref.
    OK il y a eu toute cette promotion afin que la femme soit reconnue comme un être à part entière. C’est OK pour moi.
    Ce que je pense, c’est que tout cela est encore très très récent. Et comme toute chose récente, la chose reste vulnérable. En d’autres termes, rien n’est vraiment acquis. Soyons tout à fait vigilantes.
    Quand je constate que dans l’inconscient collectif, nous devons presque nous excuser d’être des femmes.
    Autre chose que je souhaite souligner chère Marie : les femmes ne devraient pas confondre indépendance financière et autonomie psychique. Cette équation me parâit trop simpliste. Alors il suffirait dans un couple d’avoir pour la femme un travail pour gagner son autonomie. Ce n’est pas si simple. Combien de femmes actives et en couple et encore aliénées ? Et oui, nous continuons à vivre dans une société très yang où les valeurs de compétition sont plus conformes aux attentes sociales. La douceur, la lenteur….passent pour de la mièvrerie.
    A nous femmes de valoriser au quotidien en couple ou pas en couple / actives ou au foyer / nos aspirations profondes. Et d’en être fières. Si la nature a voulu aussi des femmes, c’est que nous avons des valeurs à porter et à assumer.

    Like

    1. Merci pour ce commentaire Islandia. Merci pour tes mots toujours aussi justes. Merci pour défendre la femme, la féminité avec autant de passion.

      Like

  4. je trouve ta façon d’aborder la problématique assez juste… j’ajouterai que je crains souvent le féminisme car, j’ai parfois l’impression, en tout cas dans nos pays, que le féminisme est devenu, non pas une lutte pour l’égalité mais une lutte contre les hommes…

    Like

    1. Je te rejoins entièrement Fedora. On se bat contre les hommes alors qu’il faudrait se battre avec eux pour un monde plus juste. Merci!

      Like

  5. Je crois pour ma part que l’homme et la femme sont fait pour se compléter. Chacun devrait pouvoir accepter de bon coeur ce que l’autre peut lui apporter. Cela devrait être une coopération et non une compétition. Mais tout est faussé dans ce monde. Personne ne sait plus vraiment quel est son rôle, sa place… et c’est dommage. Pourquoi ne pas jouir de sa féminité ou de sa masculinité en toute quiétude ? Enfin, c’est un vaste sujet celui que tu abordes là, chère Marie… Passes une belle soirée. Bises

    Like

    1. Un vaste sujet Karine en effet. Nous devrions en effet apprendre les uns des autres, au lieu de lutter les uns contre les autres. Mais les mentalités ne changent pas, les hommes sont toujours vus comme des lâches et les femmes, des victimes des hommes.
      Belle soirée à toi et merci!

      Like

  6. La médecine a longtemps pris le corps de l’homme comme une référence et délaisser (négliger) l’étude du corps féminin. Exemple le plus frappant, l’étude et la compréhension du clitoris qui est très récente, alors qu’on a étudié le sexe masculin sous tous les angles depuis bien des décennies. Le sujet était semble-t’il négligeable. Ce qui devrait être notre référence, ce n’est pas d’être homme ou d’être femme, mais d’être humain.

    Like

  7. ❀✻❀ ✰ ✰ ✰ ❀✻❀
    Bonjour à toi chère Marie
    MERCI pour ce post, je partage ton avis.
    DOUX BISOUS d’Asie pour vous deux !!!!
    ❀✻❀ ✰ ✰ ✰ ❀✻❀

    Like

Un petit mot doux pour la route...

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s